Le roi de France est-il un ange ? D’une interprétation mystique de l’ordre de Saint Michel.

25 Sep

Réflexions d’un historien des hérauts d’armes sur la jonction entre Moyen Âge et modernité, tout particulièrement sur la culture chevaleresque, politique et emblématique des nobles et des princes à la cour des Habsbourg et des Valois…

La monarchie angélique
Le dimanche 24 janvier 2016

Ceci n’est pas véritablement une chronique mais plutôt la manifestation de mon intérêt pour un traité tout à fait étonnant dont j’aimerais pouvoir faire, dans le futur, une analyse plus poussée.
Le roi de France est-il un ange ? Voici la question qui peut se poser à la lecture de ce « libelle » anonyme, offert en 1532 à François Ier et qui se présente comme une interprétation mystique de l’ordre de Saint Michel. Il s’y développe un mélange d’angélologie biblique, de culture courtoise et de philosophie grecque qui n’est pas sans évoquer certains écrits de l’époque, comme ceux de Jean Thenaud.

Le traité commence comme un éloge de l’ordre du roi, présenté comme infiniment supérieur à ses rivaux bien connus — ordre de la Toison d’or et de la Jarretière — mais aussi à deux compagnies que je n’arrive pas à identifier pour le moment : l’ordre des crosilles et celui du ramel d’or (peut-être des évocations littéraires, s’il ne s’agit pas d’inventions de l’auteur). Cette supériorité tient à ce que l’ordre du roi de France est un don divin et un signe d’élection transmis par l’archange lui-même, tout comme le furent les lis de son écu ou la chaîne du prophète Jérémie.
Repartant de la théorie pythagoricienne de la métempsychose, le traité affirme que ce rapport particulier entre Michel et le royaume vient de ce que le roi est l’incarnation réelle de l’archange. À l’image de ce dernier, chef de la milice angélique et prévôt du paradis, le roi de France est désigné comme le fils ainé de l’Église, comme le prévôt de la Chrétienté et comme son principal bouclier.
Michel devient ainsi le gardien terrestre et céleste du royaume : c’est lui qui a opéré la conversion de Clovis, qui a aidé saint Louis à refouler les Juifs et les hérétiques, qui a mené Charles VII à Reims aux côtés de Jeanne d’Arc. François, nouveau roi-archange est dès lors invité se comporter comme tel à et pourfendre la nouvelle hérésie.
Dans son ensemble, le traité est un condensé du discours sur la sainteté et la sacralité de la monarchie française qui montre assez bien comment des éléments aussi profanes que les ordres auliques pouvaient servir de support à la construction idéologique et à la communication politique des cours de la Renaissance. Il s’inscrit dans une longue tradition d’assimilations du roi de France à l’archange Michel, dont on trouvera une nouvelle occurrence chez Jean Duvet sous Henri II. En procédant à cette dernière étude préliminaire j’aurais enfin un aperçu suffisant des règnes précédents pour pouvoir réfléchir sur celui du fils de François Ier.

L’ordre de Saint Michel, mystiquement interprété (BNF, fr. 5748)

http://plusoultre.free.fr/lire/

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8 Réponses to “Le roi de France est-il un ange ? D’une interprétation mystique de l’ordre de Saint Michel.”

  1. Richard septembre 25, 2016 à 3:44 #

    Le Roi de France ne peut être qu’un homme qui a réalisé son unité intérieure. C’est donc un homme complet. Personnellement, tout autre interprétation est sujette à imagination.

  2. Bzs septembre 26, 2016 à 4:08 #

    Tout en restant un homme, du fait qu il tient son pouvoir que de Dieu seul et non de lobbys ou de suffrages portant à cautions , il est certain qu il apparaît comme un peut plus qu un simple quidam qui aurait réussi à se hisser au poste le plus glorieux car La Christ n est jamais très loin de lui. C est meme , s il s abandonne spirituellement , l instrument de Dieu qui guidera la nation France et le monde à travers elle , vers sa vraie destinée , celle de la Cité de Dieu , chère à St Augustin.

  3. Hervé J. VOLTO septembre 27, 2016 à 11:01 #

    Fondé fondé à Amboise le 1er août 1649 par Louis XI, sur une idée de son père Charles VII voulant remier le Chef des Milices Célestes de lui avoir envoyé Sainte Jeanne d’Arc mais décédé avant d’avoir pu réaliser son souhait, l’Ordre et Aimable Compagnie de Monsieur Saint-Michel a pour but de rassembler une Sainte Chevalerie autour du Roi de France. l’Ordre est mis sous le patronage de Saint Michel Archange, Procteur de la France, qui avait suscitè l’héroïne de la Patrie pour aider le Roi de France à recevoir son digne Sacre et bouter les angalis hosr de France. Louis XI n’avait que 11 ans quand son père reçut la Sainte bergère au Château de Chinon. Mais il s’en rappellait encore.

    L’archange éatait reconnu Comme le Protecteur du Royauime te de son Roi, probabalement en raison du paralèle bien établi entre le Royaume d’Israël et le Saint Royaume de France. La Bible nous prèsente Saint-Michel comme l’archange Protecteur du peuple de Dieu (Daniel 10:13; daniel 10:21 etdaniel 12:1), opposé à satan (Zacxharie 3:1-2 et Epitre de Saint Jude 9), lttant victorieux à la fin du monde, en compagnie des Anges contre le Dragon ou le Serpent (Apocalypse 12:7:12), ce qui convient d’alieurs à merveille au Roi de France qui, depuis le Baptème de Clovis, renouvelle la consécartion de la France à Saint-Michel : aucn Roi de Clovis à Louis XIV ne manquieront de cosnsacrer la France et si Louis XV est le premier Roi à ne pas renouveler la consécration, c’est parce qu’il n’est qu’un petit Prince agé de 5ans au moment de la cérèmonie du Sacre de Reims et le Régent -un mécréant débauché- a jugé inutile de renouveller cet acte Royal pourtant traditionnel.

    La protection Divine faisant défault, la foudre révolutioniaire frappera le Roi suivant…

    La Royauté Franque, pourant Mikalienne dès le pacte de Tolbiac, avait même inscrit le nom di saint Archange dans son cri de guerre :

    -Montjoie Saint-Denis ! Mikaël ! Mikaël !

  4. Hervé J. VOLTO septembre 27, 2016 à 11:02 #

    Pardon : La Royauté Franque, partant Mikalienne dès le pacte de Tolbiac, avait même inscrit le nom di saint Archange dans son cri de guerre :

    -Montjoie Saint-Denis ! Mikaël ! Mikaël !

  5. Hervé J. VOLTO septembre 27, 2016 à 11:05 #

    Charles VII est en train de rédiger les statuts de l’Ordre de Saint Michel quand il tombe malade. Il fait promettre sur son lit de mort à son fils de consituer la Noble compagne. Le premier acte Royal de Lois XI sera d’instituer l’Aimable Compagnie de Monsieur Saint Michel pour domestiquer une Noblesse parfois turbulante.

    L’antique lien de vassalité risquant de se relacher à nouveau, le Roi, pour restaurer une hiérarchie pyramidale entre sa Noblesse et lui, se réfère tout naturellement à la hiérarchie angélique et créé cette confrérie de fidélité qu’il préside à la manière du Roi Arthur et des Chevaliers de la table Ronde, l’Ordre Royal de la Cossse de Genêt ayant été aboli, imitant peut êter en celà la Toison d’Or des Ducs de Bourgogne à peine créée et récompendant ses Chevaliers selon le mérite prsonnel et non à cause de la naissance.

    Il sera imité par la suite par les Rois d’Europe. Plusieurs corporations Chevaleresques devaient voir ainsi le jour jusqu’à la Renaissance, et on connait par exemple l’Ordre de la Jaretière du Roi d’Angletrerre, de l’Ordre de L’Ecu d’Or des Bourbons, l’Ordre de L’Hermine de Bretagne, l’Ordre de Saint Maurice du Piémont et l’Ordre Cosntantinien de Saint-Georges du Duché de Parme puis du Royaume de Naples.

  6. Hervé J. VOLTO septembre 27, 2016 à 11:14 #

    L’Ordre des Croisilles est un des surnom de l’Ordre de La Croix.

    Un Ordre de Chevalerie est une puissance Christique, dispensant à ses membres l’initiation, la consécration et l’investiture de la Chevalerie, distribuant aux Chevaliers et à leurs cercles d’influence les lumières et les forces sourdant de l’iimmuable tradition de la garde de l’Eglise et de la défense de la Chrétienté, assumant en son vivant esprit l’honneur de la Catholicité, au service de la gloire de N.S. Jésus-Christ et de l’établissement ici-bas de Son Royaume.

    En 1206, le Roi Philippe II Auguste demende à une partie de ses Chevaliers d’escorter Saint-Dominique en pays cathare et de se mettre à son service pour défendre l’Eglise contre les attaques des hérétiques dits albigeois. Le Roi institut ce petit copr d’armée en Ordre de Chevalerie aooelé par lui Ordre Sacré Royal et Militaire du Saint Empire de la Croix et de la Foi de Jésus-Christ, dit Ordre des Chevaliers de la Croix, ou encore Ordre de la Croix…

    La Croisade des Albigeois (1208-1229) est une Croisade proclamée par l’Église Catholique contre l’hérésie, principalement le catharisme et dans une faible mesure le valdéïsme. Louis le Lion, futur Louis VIII, fils de Philippe Auguste, est le premier Chevalier de l’Ordre de la Croix. Les chevaliers font vœu de protéger la religion et d’employer leurs armes à la destruction de l’hérésie. Ils prennent comme emblème un Croix fleurdelysée noire et blanc : Le blanc représente la bannière du Christ, le noir indique que les Chrétiens sont engagés dans l’action terrestre. L’affrontement d’ombre et de lumière qu’il impose au Chevalier est une épreuve de Dieu et qui convie l’homme à remporter la victoire. Appel d’avant-garde du Croisé, humble parce qu’il n’est pas fait que de lumière mais efficace parce qu’il porte la Croix.

    L’Ordre de la Croix sera appellé suivant les les temps et les lieux :

    -Ordre du Saint Empire de la Foi et de la Croix de Jésus-Christ : C’est le nom originel et complet de l’Ordre, qui se bat ux côtés de Saint Dominique en Languedoc.

    -Ordre des Chevaliers de la Croix : C’est le nom d’un Ordre de Chevaliers qui partent à la mort de Saint Louis à Tunis en 1270 préter main forte aux Chevaliers du Christ et de l’Epée, un Ordre institué en Livonie en 1205 par Albert de Brenne, évêque de Riga, pour dérober les nouveaux convertis aux persécutions des païens et dans le dessein d’établir une milice assez forte pour repousser les infidèles qui attaquaient la Livonie. L’Ordre se nommait Ordre des Frères de l’Epée et Porte-Glaive du Christ, et ses membres étaient dits Chevaliers de l’Epée, ou Chevaliers Porte-Glaive ou encore Frères du Christ.

    Louis II de Bourbon, le Prince Chevalier, après avoir assuré la Régence de Charles VI, part se battre en Livonnie sous la bannière des Chevaliers de l’Epée. Le pape Innocent III confirma cette institution la même année, et donna aux Chevaliers la règle de Cîteaux. Ces derniers ayant eu une guerre à soutenir contre les Livoniens, qui s’étaient révoltés, s’unirent à l’ordre Teutonique, en 1238, et acquirent une certaine célébrité. Ils constituèrent une Langue de l’Ordre Teutonique et prirent le nom de Chevaliers de la Croix pour rappeller leur origines Françaises et se démarquer des germaniques.

    Entre 1237 et 1290, ils conquièrent en totalité la Courlande, la Livonie et la Semigallie. En 1346, l’Ordre achète le reste de l’Estonie au roi du Danemark Valdemar IV. Des colons sont introduits en Bohème par l’Empereur Germanique et les Chevaliers de la Croix y sont rerprésentès en grand nombre. Sous l’Empereur Charles IV (1346-1378), qui fait de Pargues la capitale du Saint Empire Romain Germanique, l’Ordre des Chevaliers de la Croix reçoit des biens : à Pragues, ville de l’Enfant Jésus-Roi, se tourve une petite place en face de la double tour de la vielle ville et qui offre une vue imprenable sur la Moldave : c’est la Place des Chevaliers de la Croix ! au Nord de cette place, surgit l’eglise de Saint François qui fait parti du Monastère des Chevaliers de la Croix. A l’Est, s’élève l’Eglise du Saint Sauveur, qui fait parti du complexe du Clementorum (ex-couvent domanicain de Saint Clément offert par Ferdinand I° aux Jésuites. A l’Ouest, la gallerie Krzvonicku conserve le trésor des Chevaliers de la Croix que de nombreux touristes vistent chaque année. Au centre de la place enfin se trouve une statue néogothique de l’Empereur Charles IV.

    Mais après l’adoption de la religion protestante, en 1525, par Albert de Brandebourg, grand maître des Chevaliers Teutoniques, les Chevaliers de la Croix demenderont dans un premier temps l’indépendance de la Langue de Livonnie et de pouvoir choisir eux-même leur chef, appellé Furstmeister. Ils participent à la Chritianisation de la Lituanie et à la conquète de la Pologne. Le VI° de ces derniers, Gottard Kletter, demendera en 1561 la protection du Roi de Pologne Sigismond qui annexa l’Ordre des Chevaliers de la Croix à la Couronne Polonaise.

    Ils reprennent leur compte la devise des teutoniques:

    -L’engagement au Christ Roi, la protection et la défense des victimes, opprimées, méprisées et des nécessiteux.

  7. Hervé J. VOLTO septembre 27, 2016 à 11:18 #

    L’Ordre de la Croix sera appellé suivant les les temps et les lieux :

    -Ordre du Saint Empire de la Foi et de la Croix de Jésus-Christ.

    -Ordre des Chevaliers de la Croix.

    -Ordre de la Croix :

    C’est le nom d’un Ordre de Chevaliers partent combattre dans le sud de l’Italie aux côtés de Charles I° d’Anjou, frère de Saint-Louis qui les a mis à la dispositon de son frère et de son Ordre du Croissant, institué à Messine en 1268 et destiné à combattre les barabresques dans le Royaume de Naples. En 1241, un des Chevaliers rapporte en France un morceau de la vraie Croix, montée en forme de Croix patriarcale. La relique de la Vraie Croix est confiée à la garde des Cistertiens de N.D. de la Boissière, puis transférée au château Ducal d’Anger pendant la Guerre de Cent Ans. Elle y est vénérée par tous les Ducs d’Anjou et Louis I° d’Anjou, frère de Charles V le Sage, orne la relique des présents joyaux et institue en 1377 un Ordre de Chevaliers pénitants destiné à garder la Vraie Croix, appellé Ordre de la Croix. La relique de la Vraie entre ainsi dans la symbolique des Ducs d’Anjou et prend le nom de Croix des Ducs d’Anjou. Lorsque les Ducs d’Anjou deviennent par mariage Duc de Lorraine, la Croix d’Anjou devient la Croix de Lorraine que tout le nonde connait. le Bon Roi René, beau frère de Charles VII, prendra des membres de l’Ordre de la Croix dans son Ordre du Croissant institué au Château d’Angers le 11 Aout 1448. Les Angevins partis régné en Hongrie et en Slovaquie, ces pays conservent la Croix de Lorraine dans l’héraldique locale. Pour soustraire la relique de la Vraie Croix au vandalime révolutionniare, les membres de l’Ordre de la Croix la transfèrent en grand secret dabns la cajhpelle des Incurables de Baugé, où elle se triouve encore aujourd’hui, confiée à la garde de religieuses, les Filles du Sacré-Coeurs. L’Ordre de lòa Croix fut dissous à la Révolution. Le prince Alphonse de Bourbon, Duc d’Anjou et de cadix vint l’y vénérer le 5 Juin 1987 avec de fidèles.

    -Ordre des Gendarmes de Jésus-Christ :

    C’est le nom d’un Ordre de Chevaliers qui partent combattre avec Saint-Louis en terre sainte. Ce sont les Bons Chevaliers de Joinville et ils partagent la captivité de Saint-Louis avant d’aider ce Saint Roi à réorganiser le Royaume Saint de Jérusalem.

    -Ordre de la Foi :

    C’est le nom d’un Ordre de Chevaliers qui servent de gendarmes du Saint Royaume de France sous Plippe IV le Bel. Ce sont les Chevaliers de la Foi qui interpellent le Vendredi 13 Ocotbre 1307 simultanément tous les Templiers de France sur Ordre du Roi, qui est endetté auprès de l’Ordre qui a accullit, dit-on, l’hérésie cathare en son sein.

    -Ordre de la Milice de Saint-Dominique : C’est le nom d’un Ordre de Chevaliers qui partent combattre en Espagne pour aider les Ordres Espagnols de Calatrava, d’alcantara, de Montesa, de Santiago dans la Reconquista. En remerciment de ce renfort, les Ordres Espagnols predront l’hbitude de fleudelyser la croix qu’ils portent sur leur Blanc-Manteau.

    -Ordre de la Milice de Saint-Dominique et de Saint Pierre :

    C’est le nom d’un Ordre de Chevaliers qui partent combattre au service du pape pour défendre les Etats de l’eglise des pirates barabresques qui infestent les côtes italiennes.

    -Ordre des Chevaliers Martyres :

    c’est l’autre nom des Gendrames de Jésus-Christ.

    -Ordre de la Milice de le Croix de Jésus-Christ, dite Milice de Jésus-Christ :

    C’est le nom d’un Ordre de Chevaliers se joignirent aux membres de la Congrégation de Saint Pierre, développée comme institution Chevaleresque dont les membres se mettaient au service de l’Eglise pour la défense de la Foi et pour la Paix des cités en Italie et en Espagne. En 1870, l’Ordre Chevaleresque de la Milice de Jésus-Christ s’est réorganisé à Rome autour d’officiers pontificaux assistés par le Maître général des Dominicains, le Père Vincent Jandel, encouragés par le Pape Pie IX.

  8. haha novembre 8, 2016 à 3:52 #

    la notion de droit d’auteur vous dit-elle quelque chose ?

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