BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (28 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

28 Sep

 

I. Ce ne sont pas les élèves qui sont malades de l’école, c’est l’école qui est malade de ses élèves

ecole

Le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) a rendu publiques, mardi 27 septembre,  les conclusions d’une vingtaine de rapports concernant ce mythe de l’éducation nationale que l’on nomme L’EGALITE DES CHANCES DE NOTRE SYSTEME EDUCATIF. De nombreux chercheurs – des sociologues aux économistes, des didacticiens aux psychologues – a été mobilisé deux années durant, pour interroger ce serpent de mer.

Une bonne nouvelle déjà : ce n’est pas la faute de l’enseignement privé, dont la responsabilité a encore été pointée du doigt, récemment, par l’économiste Thomas Piketty, en tout cas concernant Paris. Pas non plus celle des stratégies familiales ou de la crise économique. Mais on s’en doutait.

Ce vaste travail met en cause trente ans de politiques éducatives qui, au lieu de résorber les inégalités de naissance, n’ont fait que les exacerber sans se poser la question de savoir pourquoi.

On le sait maintenant depuis plusieurs années : d’élève moyen dans les années 2000, l’école française est devenue la plus inégalitaire de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’enquête internationale PISA, dont on attend la prochaine mouture en décembre, vient le rappeler tous les trois ans. Baisse des résultats des élèves qualifiés de défavorisés, amélioration du niveau des élites : le fossé se creuse. Et c’est là une singularité française : la plupart des pays ont su mener, ces quinze dernières années, des politiques volontaristes. Encaisser le « choc PISA » et en tirer des conséquences. Pas la France.

La synthèse du Cnesco détaille une « longue chaîne de processus inégalitaires » qui se cumulent et se renforcent à chaque étape de la scolarité : inégalités de résultats, inégalités d’orientation, inégalités d’accès au diplôme et même inégalités d’insertion professionnelle. Limités à l’école primaire, les clivages explosent à partir du collège. C’est, par exemple, à ce niveau-là de la scolarité que les élèves des établissements les plus mal en point, en fin de 3e, ne maîtrisent que 35 % des compétences attendues en français contre 80 % dans un contexte scolaire meilleur. A même niveau scolaire, ils ont deux fois moins de chances d’intégrer le lycée général.

Voilà pour le diagnostic. Mais le Cnesco va au-delà en interrogeant les responsabilités. En premier lieu, la politique si idéologiquement conçue des ZEP (zones d’éducation prioritaire – entendez là où l’on rencontre la quasi totalité des  » Chances pour la France  » – ) en prend un coup. Fondée en 1981 (sous le règne de François Mitterrand) sur le principe de la discrimination positive – « donner plus à ceux qui ont moins » –, l’éducation prioritaire aboutit, aujourd’hui, à produire de la discrimination négative : on donne moins à ceux qui ont moins. Pourquoi ?

« Au départ pensé comme temporaire, le dispositif s’est étendu (20% de l’ensemble des élèves aujourd’hui !), les moyens se sont dilués, avec des effets de stigmatisation assez forts : dès lors qu’un établissement passe en éducation prioritaire, il y a une désertion des familles (natives) pour scolariser leur enfant dans un autre collège », résume Georges Felouzis, sociologue à l’université de Genève. Tout simplement parce que ces parents ont pris le mesure des méfaits de l’acculturation (appelée mixité sociale) sur le développement intellectuel et culturel de leurs enfants.

©PHOTOPQR/L'ALSACE/Loos. STRASBOURG LE 12/10/06 - DEMONSTRATION D'UTILISATION DE TECHNIQUES D'INFORMATION ET DE COMMUNICATION (TIC) AU COLLEGE DU STOCKFELD CLASSE ZONE PRIORITAIRE D'EDUCATION (ZEP) A STRASBOURG. SUR CETTE PHOTO UTILISATION D'UN TABLEAU ELECTRONIQUE DANS LE CADRE D'UN COURS DE FRANCAIS (MaxPPP TagID: maxnewsworldtwo736144.jpg) [Photo via MaxPPP]

Dans une classe de collège d’une ZEP. Pas à Dakar mais  à…Strasbourg !

Le Cnesco prétend que, en éducation prioritaire, la taille des classes n’est pas suffisamment réduite pour avoir un impact : seulement 1,4 élève en moins au primaire ; 2,5 élèves de moins au collège. Veut-il dire qu’il faudrait un précepteur pour chacun de ces enfants venus d’ailleurs ? De qui se moque-t-on ? Et il ajoute que les enseignants y sont moins expérimentés : 17 % ont moins de 30 ans dans le secondaire, contre 9 % hors éducation prioritaire. Et beaucoup ne font qu’y passer. La raison en est simple : quel professeur de qualité et un tant soit peu expérimenté souhaite s’embarquer dans de telles galères ?

La preuve se trouve dans la plainte de la plupart des enseignants de ZEP qui estiment consacrer 21 % du temps de classe à « l’instauration et au maintien d’un climat favorable – bel euphémisme pour nous dire qu’ils ont les plus grandes difficultés à faire respecter la discipline nécessaire à la transmission du savoir –  », contre 16 % hors de l’éducation prioritaire et 12 % dans le privé. C’est autant de temps en moins dédié à l’enseignement. Les 4 heures de français par semaine programmées en 3e deviendraient 2 h 30 en ZEP, 2 h 45 hors ZEP et 3 heures dans le privé. Problèmes de discipline donc mais aussi exclusions, absences d’élèves et d’enseignants, pèsent sur les emplois du temps.

impro89

« Les élèves de ces établissements n’ont pas accès aux mêmes méthodes pédagogiques que ceux de milieux plus favorisés, souligne la sociologue Nathalie Mons, présidente du Cnesco. En mathématiques par exemple, les tâches sont moins ambitieuses, les attentes plus basses, l’environnement pédagogique moins porteur. »

Pour réduire son noyau dur d’échec scolaire, la France a, au fil du temps, toujours avancé les mêmes recettes par-delà les alternances politiques : plans de relance de l’éducation prioritaire, dispositifs dits de « compensation », ou encore formes diverses d’aide individualisée. Peu efficaces, ces aides ont été malgré tout reconduites dans le temps, faute d’évaluation et surtout par refus d’admettre qu’à table, on ne mélange pas les serviettes et les torchons.

L’organisme que préside Nathalie Mons en a dressé une frise chronologique impressionnante : depuis le « soutien aux élèves » de 6e et 5e institué en 1977, jusqu’à « l’aide personnalisée » instaurée par la réforme du collège de 2016, en passant par « l’aide individualisée » dans années 1990-2000, l’aide au travail personnel, etc.

najat-vallaud-belkacem

Najat Belkacem dans une classe de collège de ZEP. La liste de ses élèves (à gauche) est instructive

Alors, que nous propose le Cnesco pour remédier à ce désastre ? Rien d’autre que… » Une politique volontariste de mixité sociale » ! Sachez qu’il ne s’agit en réalité que de mixité ethnique…

Nous avons un autre projet, autrement plus pertinent et efficace : LA REMIGRATION.

II. La courbe du chômage peine à s’inverser

Malgré les manipulations statistiques organisées par le gouvernement et ses complices des organismes chargés de l’emploi, le chômage ne cesse d’augmenter. Pauvre François Hollande qui eut l’imprudence de lier son sort politique à l’inversion du nombre des chômeurs. À moins qu’une fois encore les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…

blog-courbe-chomage-hollande-forgeron

Le mois d’août, période estivale propice aux défauts d’actualisation, réserve souvent des surprises sur le front des chiffres de Pôle emploi. Et le gouvernement, qui tablait sur une baisse sensible du nombre de demandeurs d’emploi d’ici à fin 2016, doit faire face, ce mois-ci, à une hausse importante.

Le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A a augmenté de 50 200 personnes en France métropolitaine, selon les chiffres publiés lundi 26 septembre, dans la soirée, par Pôle emploi et le ministère du travail. Cela représente une hausse de 1,4 % par rapport au mois précédent, de quoi largement compenser la baisse spectaculaire mais artificielle de 19 000 personnes inscrites en catégorie A en juillet.

En août, 3,5 millions de personnes étaient donc inscrites dans les registres de l’organisme. En tout, c’est-à-dire en comptant les travailleurs en activité réduite et les chômeurs en formation, le nombre de demandeurs d’emploi en France métropolitaine s’établit à 6,2 millions de personnes .

 » Le nombre de chômeurs sans activité connaît une hausse significative en août, mais la tendance sur douze mois reste bonne. Nous restons mobilisés « , a réagi mardi, avec la pertinence qu’on lui connaît, Myriam El Khomri, la ministre du travail, sur Twitter. Et écoutez bien les explications de ses services : ce mauvais résultat s’explique d’abord par un  » trou d’air conjoncturel  » qu’a connu l’économie française en août, lequel est principalement dû aux  » difficultés rencontrées dans certains secteurs d’activité particulièrement affectés par les attentats de juillet (tourisme, hôtellerie-restauration, commerce de loisir, notamment) « .

Pour éteindre l’incendie, un comité d’urgence économique pour le tourisme a été créé cet été par Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères. Son but ? Promouvoir  » la destination France  » et relancer le tourisme, en particulier en Ile-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, particulièrement touchées par la crise après les attentats de novembre 2015 (à Paris) et de juillet 2016 (à Nice). Ne nous étonnons donc pas de voir affluer dans nos villes et bientôt nos campagnes des milliers de migrants sub-sahariens tentés par cette promotion touristique !

201501031238-full

 

Mais l’explication tient aussi au coup de mou qu’a connu la croissance française au deuxième trimestre (– 0,1 %). Une analyse partagée par Mathieu Plane, analyste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) :  » Ces chiffres sont le signe que la situation est incertaine, et qu’il faut la consolider si on veut que la tendance des chiffres du chômage soit vraiment baissière d’ici à la fin de l’année.  » On s’en doutait.

Alors, au ministère du travail on avance aussi une autre hypothèse, laquelle est moins économique mais s’inscrit davantage dans les manipulations de l’information qui caractérisent notre gouvernement. Tenez-vous bien ! Les mauvais chiffres du dernier mois s’expliqueraient par  » une augmentation inhabituelle du nombre d’actualisations des demandeurs d’emploi « . En août, le nombre de jours ouvrés était supérieur à celui des mois derniers, ce qui aurait donc donné plus de temps aux demandeurs d’emploi pour mettre à jour leur situation. Les chiffres ont donc mécaniquement augmenté, nous explique-t-on au ministère. Sachant que, si c’est vrai, cela signifie bien que les mois précédents…les chiffres donnés n’étaient pas sincères.

Là encore on s’en doutait.

III. Ça marche et  » ça leur f… les boules  » !

propriete-privee-defense-dentrer-30cmx20cm-autocollant-sticker-pb499

Souvenez-vous des cris d’horreur de nos dirigeants politiques et de leurs complices de médias officiels lorsque la Hongrie construisit le long de ses frontières une barrière anti-migrants. Ils prétendaient même (ce que nous réfutions) que, nulle part, des barrières n’avaient réussi à empêcher les migrations. Ils avaient non seulement oublié la grande muraille de Chine ou le mur d’Hadrien mais, surtout, l’efficacité du mur dressé par l’Etat d’Israël entre lui et les territoires palestiniens ou des barrières anti-migrants qui interdisent aujourd’hui tout passage de clandestins entre le Maroc et les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla dans ce pays (Lire « Quand on veut…on peut » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/09/03/bulletin-climatique-quotidien-3-septembre-2015-de-la-republique-francaise/).

 

Ouvertement hostile à l’accueil des migrants, le gouvernement du premier ministre Hongrois Viktor Orban a multiplié depuis l’été 2015 les dispositifs destinés à décourager les migrants de transiter par son pays : clôtures barbelées aux frontières serbe et croate, accès au compte-gouttes aux procédures de demande d’asile, expulsions musclées hors du pays, centres de détention…

94ba1aac7e18f28bea64b0728d79410c826ceb23

 » Défense d’entrer « 

Alors, Amnesty international, prétend que Budapest a choisi de se placer dans « l’illégalité » au regard du droit européen en « refusant un accès réel à l’asile » et par les « traitements dégradants » infligés aux migrants. En outre, à l’approche du prochain référendum sur la politique du gouvernement, « la toxique rhétorique anti-réfugiés a atteint un paroxysme » dans le discours officiel, s’alarme l’organisation. Il nous faut quand même lui rappeler que les Hongrois n’ont rien demandé et que envahir un pays étranger au prétexte d’aller voir si l’herbe y est plus verte que chez soi expose à n’y être pas nécessairement accueilli à bras ouverts !

Quelque 8 millions d’électeurs sont appelés aux urnes dimanche prochain par M. Orban pour valider sa politique opposée à la répartition de migrants au sein de l’Union européenne et, comme on pouvait s’y attendre, un collectif du lobby immigrationniste local a appelé à un boycott du scrutin, jugeant celui-ci « inhumain ». Le mot n’est pas trop fort.

Il ne faut donc pas s’étonner que, mi-septembre, le chef de la diplomatie luxembourgeoise, Jean Asselborn, ait proposé d’exclure, au moins provisoirement, la Hongrie de l’UE pour violation de ses valeurs fondamentales

En vérité, ils enragent tous de voir réussir en Hongrie ce qu’aucun dirigeant politique européen n’ose proposer contre l’idéologie politiquement correcte du métissage ethnique et culturel.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

coat_of_arms_of_the_bourbon_restoration_1815-30-svg

« Réconcilier la France avec son histoire »

Samedi 24 septembre 2016, avait lieu une conférence de presse de « l’Association pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons* « .

BRM174409 Portrait of Charles X (1757-1836) King of France (oil on canvas) by Rouget, Georges (1784-1869) oil on canvas Private Collection Giraudon French, out of copyright

Charles X

« Notre objectif est que l’Etat engage des négociations avec la Slovénie pour le transfert des cendres« , expliqua Nicolas Doyen, le président de cette association, qui a présenté samedi son projet à la mairie de Saint-Denis. Car à la différence de plusieurs souverains morts en exil dont les restes ont été rapatriés en France, Charles X est, avec Napoléon III, le seul « à ne pas reposer sur sa terre natale« , souligne l’association qui se veut « apolitique et citoyenne« .

« Il n’est resté de lui que la figure d’un monarque réactionnaire, aveugle aux réalités de son époque et au souhait de ses sujets« , regrette Philippe Delorme, journaliste, historien et président d’honneur de l’association. Pourtant, assure-t-il, « la Restauration, malgré ses insuffisances, a été le premier essai d’un régime parlementaire en France« , oubliant malgré tout que la Charte de Louis XVIII est bien différente de ce qu’il nomme un régime parlementaire. Mais qui le sait encore ?

* Charles X, Louis XIX et son épouse Marie Thérèse (fille du roi Louis XVI et de la reine marie Antoinette), le comte de Chambord et son épouse Marie Thérèse de Modène et Louise d’Artois. Tous reposent actuellement dans la crypte du couvent de Kostanjevica en Slovénie.

Le 28 septembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

Publicités

2 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (28 septembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 28, 2016 à 12:15 #

    Paradoxalement, les plus farouches opposants au retour des cendres de Charles X ne sont pas les fonctionnaires de la V° République mais… les Frères Franciscains du couvent de la Castagnavizza à Nova Gorizia (et non Nova Gorica) , où est enterré le dernier Roi de France: la présence de Charles x, de son fils et de sa belle-fille est la seule chose qui attire des touristes dans ce couvent ! POUR OBTENIR LE RETOUR DES CENDRES DE CHARLES X EN FRANCE, IL FAUDRAIT PEUT ETRE NEGOCIER L’ABANDON DES RESTES DU DUC ET DE DUCHESSE D’ANGOULEME, tant la mesquinité des frères est grande. Les négociations sont toujours en cours…

    Un certain Yves Griffon, historien et Chevalier de l’Ordre de Saint Lazarre, s’est signalé par une exellante biographie sur le dernier de nos Roi Très Chrétiens : CHARLES X, ROI MECONNU (Edition Rémi Perin)…

    • conseilesperanceduroi septembre 28, 2016 à 1:52 #

      Faut-il rappeler que l’ordre de Saint-Lazare n’existe plus depuis la Restauration et que tous les prétendus chevaliers d’aujourd’hui ne sont que des imposteurs.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :