Bien qu’elle ait du plomb dans l’aile, l’Obamania devient un culte pour la gauche française.

30 Sep

1352 une vendredi

Vous aurez remarqué le titre du numéro spécial de Courrier international, daté du 29 septembre 2016 :  » NOS ANNEES OBAMA « . Et non pas, comme on aurait pu naïvement l’imaginer,  » Les années Obama « .

Obama s’en ira bientôt. Obama les quittera à jamais mais Obama restera manifestement dans les coeurs de nos bobos gauchistes, Grands Prêtres du métissage et immigrationnistes militants. On n’y peut rien et on ne les changera pas !

Voici d’ailleurs le texte de l’éditorial de ce numéro, signé de Eric Chol. Tout y est.

 

 » Il faut relire les discours du candidat Obama pendant la campagne de 2008. Son fameux “Yes we can”, sa capacité à transcender les aspirations du peuple américain, son incroyable énergie fédératrice. “Nous, le peuple, en vue de former une union plus parfaite” : c’est avec cette phrase de la Constitution de 1787 que le futur président commençait, le 18 mars 2008, son discours “De la race en Amérique”. Huit ans plus tard, hélas ! la perfection est un idéal oublié, enfoui dans les fragmentations de la société américaine.

Ses deux mandats n’auront pas suffi à panser les plaies et éteindre les ressentiments des recalés du rêve américain. Barack Obama peut certes quitter la Maison-Blanche la tête haute et avec des sondages très flatteurs : le pays est incontestablement en meilleure santé qu’en 2008. Mais trois taches viennent ternir son bilan.

Sur le plan extérieur, la passivité de la Maison-Blanche face au drame syrien est une faute morale. “L’inaction déchire notre conscience et peut conduire plus tard à une intervention militaire plus coûteuse”, plaidait pourtant Barack Obama en 2009, en recevant le prix Nobel de la paix. Deuxième tache dans son bilan, la question raciale. Selon l’institut Rasmussen, 60 % des électeurs estiment que les relations raciales se sont détériorées en huit ans. Les images en boucles d’émeutes, de Ferguson à Charlotte, en apportent la preuve tous les jours.

Enfin, impossible d’exonérer le président de toute responsabilité dans le raz de marée populiste qui ravage la démocratie américaine. Pourtant, le candidat de 2008 percevait déjà le mal-être d’une partie de la communauté blanche. “Ils sont inquiets pour leur avenir et sentent leurs rêves leur échapper ; dans une époque de stagnation des salaires et de concurrence mondiale”, expliquait-il. Les mots étaient justes, mais l’action n’a pas suivi. Une victoire de Donald Trump le 8 novembre sonnerait évidemment la défaite d’Hillary Clinton, et aussi l’échec de Barack Obama. Mais ce scénario peut encore être évité.« 

 » Les mots étaient justes, mais l’action n’a pas suivi.  » Ça ne vous rappelle rien, chez nous ?

Le 30 septembre 2016.

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Une Réponse to “Bien qu’elle ait du plomb dans l’aile, l’Obamania devient un culte pour la gauche française.”

  1. Hervé J. VOLTO octobre 7, 2016 à 12:22 #

    Tout le monde sait que la Gauche Française est en perte de vitesse. Hollande n’ a été élu que pour punir Sarkosy : les Français n’ont pas voté pour Hollande mais… ont voté contre Sarkosy !

    Devant l’alternance Droite/Gauche devenue impossible, il nous faut sérieusment penser à l’alternative Royale…

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