Le « Grand Remplacement  » existe, l’Insee l’a rencontré…sans le savoir.

3 Oct

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Forte baisse des naissances de deux parents nés en France, augmentation de celles de parents nés à l’étranger : tels sont les enseignements des données détaillées de l’Insee sur les naissances en France qui viennent d’être publiées. Une tendance qui témoigne du caractère pluriethnique et donc multiculturelle de la France de demain.

Depuis 2011, alors que les naissances d’enfants issus de deux parents nés en France diminuent (de 580 756 en 2011 à 535 302 en 2015, soit une baisse de 7,8%), celles d’enfants dont l’un ou les deux parents sont nés à l’étranger sont en hausse de 6,07%.

Cette évolution récente de la natalité, consécutive de la poursuite d’une immigration à un niveau élevé ces dernières années alors que la population née en France vieillit sensiblement, confirment que le renforcement du caractère multiculturel de la France est inscrit dans sa démographie. En effet, la France des années 2030 sera une France à la population bigarrée, ressemblant de plus en plus aux Etats-Unis, à la différence que les principales communautés ethniques ne seront pas tout à fait les mêmes…

D’une certaine manière, les Maghrébins en France joueront le rôle des Mexicains aux Etats-Unis, constituant une minorité ethnique importante sur laquelle il faudra compter, alors que les migrants originaires d’Afrique subsaharienne pourraient conduire à l’émergence d’un communautarisme « noir » comme en Amérique.

Cette tendance souligne le mouvement de fond d’une société dans laquelle les flux migratoires exercent une influence croissante sur la démographie. Il est clair que le visage de la France de demain sera de plus en plus diversifié. Alors, comment conserver à la société française sa cohésion ? C’est la grande question d’aujourd’hui que les élites médiatiques et intellectuelles refusent de se poser en niant cette réalité.

Par ailleurs, détail intéressant, alors qu’entre 2011 et 2015 les naissances d’enfants de père étranger et de mère française sont restées relativement stables (avec une légère hausse de 1,3%) celles d’enfants de père français et de mère étrangère ont connu une forte augmentation de 9%. Ceci s’explique par la féminisation de l’immigration. En effet, nous sommes passés en France d’une immigration à forte dominante masculine pendant les Trente Glorieuses, en particulier chez les personnes originaires du Maghreb, à une immigration beaucoup plus équilibrée entre les sexes depuis les années 1990, avec désormais autant, voire plus, de femmes que d’hommes.

Entre 1985 et 1993, les naissances d’enfants nés de deux parents nés en France ont connu une légère baisse, liée à la réduction de la fécondité, puis, entre 1993 et 2000, elles ont connu une hausse de leur nombre, du fait d’une augmentation de la fécondité. Ensuite, elles se sont stabilisées à un niveau légèrement moindre jusqu’en 2011. Depuis cette dernière date, on constate une forte baisse, liée à une diminution de la fécondité, mais aussi à une structure par âge plus défavorable du fait du vieillissement de la population autochtone. La tendance est donc baissière (les chiffres du premier semestre 2016 s’inscrivent dans la même tendance).

En 1985, la quasi-totalité des enfants nés de deux parents nés en France étaient d’origine européenne, alors qu’en 2015, c’est moins vrai, puisqu’une partie des enfants d’origine extra-européenne ont désormais deux de leurs parents nés en France (deuxième et troisième générations de  » Chances pour la France « ). Le chiffre de 2015 ne peut donc être totalement comparé avec celui de 1985 si l’on prend en considération le critère de l’origine ethnique de la population et non seulement celui du lieu de naissance. Le nombre d’enfants nés de deux parents nés en France d’origine européenne est donc probablement un peu moindre en 2015 qu’en 1985.

On remarque en outre qu’en 2015 en Île-de-France, 89 335 nouveaux-nés ont au moins 1 parent né à l’étranger sur 179 762 naissances au total, soit près de la moitié. Dans un département comme la Seine-Saint-Denis, ces nouveaux-nés représentent 67% du total des naissances. A l’inverse, dans un département comme la Nièvre, ces nouveaux-nés ne représentent que 16% du total des naissances.
Ce déséquilibre concernant les naissances en fonction du pays de naissance des parents tient à la surconcentration de l’immigration, en particulier extra-européenne, d’où proviennent les populations les plus fécondes, dans les grandes métropoles, dont, avant tout, la première d’entre elle, Paris. Pour les naissances d’Afrique noire, la surreprésentation est très marquée en Île-de-France avec, par exemple, 60% du total national des naissances de mère originaires du Sénégal. Ces tendances signifient que l’on se dirige vers des métropoles multiculturelles, où les Français seront une majorité minoritaire, c’est-à-dire regroupant moins de 50% de la population totale d’un territoire donné, comme c’est le cas aux Etats-Unis dans toutes les grandes métropoles, alors que la France rurale resterait largement peuplée de Français d’origine.

Il s’ensuit deux principaux risques. Le premier concerne l’émergence de tensions ethniques très fortes au sein des métropoles, si le clivage ethnique venait recouvrir un clivage social, ce qui semble se dessiner, mais aussi du fait de l’existence d’une multitude de communautés aux modes de vie sensiblement différents, comme en témoignent déjà les conflits entre Maghrébins et Chinois à Aubervilliers. Le second risque (mis en avant par le géographe Christophe Guilluy) est celui d’une fracture territoriale entre les métropoles et le reste du territoire, qui ne se reconnaîtrait plus dans la démographie des métropoles, les jugeant hors-sol. Cette fracture pourrait être source de tensions politiques très importantes à l’échelle nationale.

Et cet écart est phénoménal… Il souligne l’extraordinaire concentration des phénomènes migratoires sur certaines parcelles du territoire français. Pour des raisons historiques, les flux migratoires se concentrent sur quelques parcelles du territoire français, en particulier la Seine-Saint-Denis. Dans les années 1960 et 1970, les nouveaux arrivants se sont installés autour des bassins industriels de la région parisienne et des grandes cités urbaines. Des cités ont été construites pour accueillir la main d’oeuvre venue notamment du Maghreb. Puis au fil du temps, ce peuplement s’est perpétué.

Cette situation est très grave car elle tend vers une partition territoriale entre deux France, l’une traditionnelle et l’autre diversifiée et confrontée à des difficultés particulières : chômage de masse, exclusion, chaos. A l’intérieur même des ensemble urbains, cette cassure s’exprime au niveau du clivage entre les quartiers populaires et privilégiés, ou dans les inégalités entre les établissements scolaires.

Les Français sont donc dès à présent confrontés à l’alternative suivante : accepter cette situation et, tôt ou tard, disparaître ou bien s’y opposer et, nécessairement… FAIRE LE MENAGE.

Le 3 octobre 2016.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire.

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Une Réponse to “Le « Grand Remplacement  » existe, l’Insee l’a rencontré…sans le savoir.”

  1. Hervé J. VOLTO octobre 8, 2016 à 1:00 #

    Car contre la violence sournoise qui s’exerce partout, contre l’âme de nos enfants, contre les Catholiques, contre les traditions de notre pays, contre son histoire, contre la sécurité et l’honneur de la France, le Royaliste se doit d’opposer sans relache ses valeurs Chrétiennes, familiales et patriotiques!

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