BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (12 octobre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

12 Oct

I. Pragmatisme ou complicité ?

La première salle « salle de shoot » qualifiée de façon indécente par ses promoteurs de  » salle de consommation à moindre risque «  en France, a été inaugurée mardi 11 octobre au 4 rue Ambroise-Paré, dans le 10e arrondissement de Paris, par la ministre de la santé, Marisol Touraine, et la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo. Elle sera ensuite ouverte aux usagers à partir du 14 octobre.

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Les associations d’ « aide aux toxicomanes« , qui sont plus souvent des crypto-toxicomanes que des acteurs de la prévention, réclamaient depuis longtemps l’ouverture d’une telle salle. En particulier dans le quartier de la gare du Nord, à Paris, où de plus en plus d’usagers de drogue  consomment dans la rue, les halls d’immeuble, les parkings ou les toilettes publiques.

Ces associations prétendaient avoir besoin de leur proposer «  un lieu calme, dans lequel les usagers peuvent réaliser un parcours qui remet leur consommation dans de bonnes conditions sanitaires, avec des produits stériles et une salle de repos où ils peuvent rencontrer des personnes qui vont les aider « , prétend un responsable de  Gaïa, l’une d’entre elles.  » Car si on distribue des seringues stériles mais qu’elles sont utilisées dans les parkings, le progrès sanitaire est très relatif et l’impact sur les riverains quasi nul. »

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Le principe de fonctionnement de cette  » salle de shoot  » sera le suivant : l’usager ira d’abord s’enregistrer, même avec une identité fictive ! A Paris, on lui délivrera un ticket et, comme à la « Sécu », il devra attendre que son numéro s’affiche pour entrer dans la salle. Il devra également présenter le produit qu’il compte utiliser. La question de la qualité pourra aussi être abordée, par exemple si l’équipe de la salle sait qu’une drogue frelatée est en circulation à ce moment-là.

L’usager rentrera ensuite dans le local où a lieu la consommation. Il s’installera, fera sa préparation et disposera de trente minutes pour s’injecter sa dose…Pour ne pas embouteiller sans doute et laisser la place à d’autres dépravés. Le personnel surveillera et se tiendra prêt à intervenir en cas d’overdose (si, si !) ou si un consommateur n’arrive pas à trouver une veine… Ensuite, c’est la salle de repos, et la possibilité d’accéder à un infirmier, un travailleur social ou un médecin.

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La première salle de ce type a ouvert en 1986 à Berne, en Suisse. Il y en a eu depuis près d’une centaine et le discours officiel est qu’elles auraient toutes permis une baisse des taux de contamination et une diminution de la délinquance. D’autres pays s’y sont aussi adonnés : le Canada ou le Danemark par exemple (qui a développé des salles itinérantes, installées dans des bus !).

Le débat en France reste pourtant intense. En accompagnant les usagers, mais en ne soignant pas leur dépendance et en ne les punissant pas, la salle d’injection supervisée est vécue comme une double trahison. Pire, on lève l’interdit : créer une salle de consommation à moindre risque, c’est installer les usagers bien au chaud et leur faciliter l’accès aux drogues. Ce qui n’est pas faux.

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Mais il n’est pas faux non plus que laisser l’usager s’enfermer sur ses consommations, c’est lui laisser peu de moyens pour évoluer : l’aider à moins s’enfoncer, à moins se dégrader, pourrait au contraire renforcer sa motivation à évoluer tout en préservant les moyens de le faire. C’est en tout cas le voeux (pieux ?) de ceux qui s’en occupent. Nous ne le saurons que plus tard, à condition de connaître les résultats AUTHENTIQUES de l’expérimentation et non pas l’avis de militants pro-drogues…

Reste le problème du voisinage de cette salle. Les riverains y sont globalement hostiles, craignant qu’elle ne draine vers le quartier non seulement les toxicomanes locaux mais, forcément, ceux qui viendront d’ailleurs. Alors, les responsables font un pari, celui de pouvoir absorber le surplus. Ce n’est pas gagné et l’augmentation locale du nombre de consommateurs, y compris sauvages, a de grandes chances d’augmenter.

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Souhaitons qu’il n’explose pas.

 

II. La double peine fiscale

Depuis 2014, la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales n’a cessé de s’imposer, à hauteur de 1,5 milliard d’euros en 2014 et 3,47 milliards d’euros en 2015. Les associations d’élus, fortement mobilisées, s’en sont alarmées. Avec un certain succès, puisque l’exécutif a été amené à atténuer la diminution de la dotation globale de fonctionnement (DGF) prévue en 2017 pour les communes, à créer un fonds spécial de soutien à l’investissement et, même, à annoncer le transfert à partir de 2018 d’une partie de la TVA aux régions. Il n’empêche…Le rapport de la Cour des comptes sur les finances locales rendu public mardi 11 octobre précise la gravité de la situation mais en la nuançant…aux dépens du contribuable !

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Sur l’année 2015, l’ensemble des transferts financiers de l’Etat n’a reculé, en réalité, que de 628 millions d’euros, du fait de la hausse de 2,91 milliards d’euros de la fiscalité transférée. Les produits des impôts locaux, pour leur part, ont enregistré une croissance de 5,9 milliards d’euros, la plus forte progression depuis la réforme de la fiscalité locale de 2011. En conséquence, malgré la baisse de la DGF, les collectivités territoriales ont continué à bénéficier d’un surcroît de recettes de fonctionnement qui ne s’est pas déprécié.

Heureusement, note la Cour des comptes,  » les efforts de gestion des collectivités ont commencé à produire des résultats perceptibles « . Ainsi, la progression de leurs dépenses de fonctionnement s’est ralentie. Le rythme d’augmentation de leurs dépenses de personnel a été divisé par trois, hors impact des mesures nationales en matière de fonction publique. Leur épargne brute – le solde entre produits et charges de fonctionnement – a cessé de reculer.
Globalement, les dépenses des collectivités territoriales (qui s’élèvent à 226,9 milliards d’euros) ont diminué de 1,7 % en 2015 alors que leurs recettes (228,4 milliards d’euros) ont progressé de 0,9 %. Pour la première fois depuis douze ans, elles ont dégagé un solde positif de 1,5 milliard d’euros. En 2013, elles présentaient un bilan négatif de 8,5 milliards d’euros et, en 2014, de 4,5 milliards. Les administrations publiques locales ont ainsi contribué pour plus de la moitié à la réduction du déficit public national, qui est passé de 84,8 milliards d’euros en 2014 à 77,5 milliards en 2015….grâce aux impôts locaux des citoyens !

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La preuve en est que ce bilan global de la Cour des comptes est différencié selon les catégories de collectivités. La situation financière des communes, qui ont bénéficié du dynamisme de leurs impôts directs et indirects, s’est améliorée. Après deux années successives de diminution, leur épargne a recommencé à progresser. Toutefois, malgré l’augmentation de leur autofinancement, elles ont réduit leurs investissements pour la deuxième année d’affilée, soit une baisse de l’investissement de 25 % en deux ans.

Le paysage est plus contrasté pour les départements, dont les finances se détériorent depuis plusieurs années sous le poids des dépenses sociales (aides et subventions diverses, notamment liées au poids de plus en plus lourd de l’immigration). Malgré une augmentation continue des dépenses sociales, les efforts réalisés en matière de gestion courante ont cependant permis de limiter la casse. Pour combien de temps ? D’ailleurs, il reste que huit départements présentaient en 2015 une capacité d’autofinancement négative, contre cinq l’année précédente. Tandis que l’investissement y connaissait un nouveau recul, pour la cinquième année d’affilée.

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Les régions, ces nouveaux territoires féodaux, ont enregistré une nouvelle dégradation de leur situation financière sous l’effet de l’accélération des dépenses de fonctionnement due, en grande partie, aux transferts de compétences de l’Etat. En conséquence, l’épargne brute des régions continue de reculer sensiblement pour la cinquième année de suite (-15,76 % entre 2011 et 2015) et leur endettement s’est alourdi (+34 % en cinq ans).

Aussi, la Cour des comptes, met en garde. En 2016, la baisse des transferts financiers de l’Etat devrait être plus prononcée qu’en 2015 (2,16 milliards d’euros contre 628 millions) et la progression des produits de la fiscalité moins rapide. Les collectivités vont donc disposer de marges de manœuvre réduites pour faire face à l’évolution de leurs dépenses de fonctionnement. En outre, l’année 2016 est marquée par de profonds mouvements de réorganisation territoriale – passage de 22 à 13 régions métropolitaines, transferts de compétences des départements vers les régions et les métropoles, resserrement de la carte des intercommunalités – qui risquent de se traduire, dans un premier temps, par des coûts supplémentaires.

Pour la Cour, prudente,  » le maintien de l’autofinancement des collectivités locales passe donc par l’intensification de leurs efforts de maîtrise des charges de fonctionnement, particulièrement de leur masse salariale « . Sur ce plan, les magistrats financiers estiment qu’il existe des marges de progression, à la fois dans la maîtrise des effectifs – qui se sont accrus de 27,5 %, soit 405 000 agents entre 2002 et 2013, dont 243 000 dans les communes et les EPCI – et dans la gestion du temps de travail. Jugez-en.

Ainsi, sur un échantillon de 103 collectivités contrôlées par les chambres régionales, la durée moyenne théorique de travail était de 1 562 heures par an, pouvant aller jusqu’à 1 501 heures dans le département de l’Hérault ou la métropole de Lille. Seules 20 % d’entre elles étaient alignées sur la durée réglementaire de 1 607 heures par an. Quant au taux d’absentéisme, il peut varier de 7,3 % à Vannes (Morbihan) à 15,7 % à Dax (Landes). La Cour des comptes suggère d’appliquer des pénalités financières aux collectivités qui ne respectent pas la durée réglementaire annuelle. Une préconisation qui a peu de chances d’être suivie.

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En résumé, non seulement la pression fiscale (directe et indirecte) s’est accrue au niveau national* mais il faut en plus que le contribuable ajoute au pot pour faire les fins de mois des collectivités locales. Tout cela pour compenser l’impéritie de l’Etat et sa propension criminelle à prendre en charge toute la misère du monde. C’est bien pour nous une double peine.

* Lire « A propos de la fiscalité des ménages » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/08/27/bulletin-climatique-du-week-end-2728-aout-2016-de-la-republique-francaise/

III. Les pleureuses

Les bénévoles des associations immigrationnistes de la « Jungle » de Calais, l’immonde bidonville qui détruit la Côte d’Opale, sont éplorées : elle sont en passe de perdre leurs sextoys ! Nous voulons parler, vous l’aurez compris, des migrants bien montés dont certaines animatrices d’ONG ou autres associations de bienfaisance s’occupent si bien qu’elles vont même jusqu’à leur offrir certaines gâteries que la morale réprouve. Nous en parlions dans notre article intitulé « La Jungle de Calais est devenu le lupanar des immigrationnistes« 😦https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/23/bulletin-climatique-quotidien-23-septembre-2016-de-la-republique-francaise/) dont notre conclusion était la suivante : 

 » Ces « volontaires du sexe » suivront-elles leurs proies jusque dans les centres d’accueil organisés par les préfets de la République ? Une sorte de renaissance des fameux « bordels aux armées« …de migrants !  »

epa05095992 A migrant walks among the tents and huts of the makeshift camp called 'The Jungle' next to the fenced area made of containers recycled in rooms to host some 1,500 migrants in Calais, France, 10 January 2016. A new area of the camp will be inaugurated on 11 January as containers recycled as rooms will host its first occupants. Only half of a capacity of 1,500 places will be filled during the days. Between 4,000 and 7,000 migrants are currently living in 'The Jungle'. EPA/ETIENNE LAURENT

Fragment de la Jungle de Calais

Il se trouve que la question commence à se poser si l’on en croit les manifestations d’hostilité de ces associations au projet de démantèlement de ladite  » jungle « , prévu pour débuter le 17 octobre et que Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse sont venus présenter à Calais mardi 11 octobre.

L’une de ces associations s’est empressée de déclarer qu’elle  » ne cautionnera pas le démantèlement d’ensemble de Calais, qui correspond à une enchère électoraliste nauséabonde « . L’association estime que l’évacuation du campement insalubre où s’entassent quelque 8 000 migrants, n’aura d' » humanitaire que le vernis de communication dans lequel on l’enrobe « .

Le point d’achoppement porte sur le sort réservé aux infrastructures mises en place durant ce quinquennat.  » Le 2 septembre, lorsque le ministre de l’intérieur a annoncé l’évacuation de la “jungle”, il s’est bien gardé de nous dire qu’il planifiait de détruire le centre d’accueil provisoire qui héberge 1 500 personnes dans des conteneurs ; le foyer pour les femmes et le centre Jules-Ferry qui sert entre 3 000 et 4 500 repas quotidiens, offre un accès à des douches et à une école « , déplore le responsable de l’association. Manifestement, le bât blesse bien au niveau des conteneurs qui abritaient sans doute les ébats de ces bonnes personnes

Très bien implantée elle aussi sur le lieu, L’Auberge des migrants (une association qui a pignon sur rue à Calais) estime à l’unisson de ses collègues que  » fermer les centres créés depuis 2012 est une erreur humanitaire et nous ramène à la situation d’après-Sangatte – hangar construit en 1999 et détruit en 2002 – où nous retrouvions des gens dans les fossés ou les jardins, essayant de se cacher après le démantèlement « . Aux yeux de son président, Christian Salomé, c’est ce qui arrivera aux futurs arrivants. Nous n’en doutons pas un instant ! Son association a d’ailleurs déjà commencé à stocker des tentes  » pour les campements qui vont inévitablement se recréer « …(Lire « Natacha Bouchart, la fausse ingénue » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/27/bulletin-climatique-quotidien-27-septembre-2016-de-la-republique-francaise/).

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Côté Médecins du Monde, on reste dans l’expectative. Marie-Elisabeth Ingres, chargée des migrants à l’ONG, s’inquiète, elle aussi, de  » l’après « . Elle rappelle d’emblée que  » ce démantèlement ne réglera pas la question des réfugiés souhaitant se rendre en Grande-Bretagne « . Franck Esnée, chargé lui aussi du dossier, voudrait des garanties sur «  le sort réservé aux mineurs isolés et aux migrants qui peuvent prétendre à une réunification en Grande-Bretagne « . Bernard Cazeneuve a fait un aller-retour express en Grande-Bretagne lundi, alors que depuis des mois le dossier avance à pas comptés.

Même si le ministère de l’intérieur tente de persuader qu’il réalise une opération humanitaire en rasant la  » jungle « , les associations y voient surtout une préoccupation électoraliste.  » Il a fallu une décision du Conseil d’Etat pour que des toilettes et des robinets soient installés dans ce lieu insalubre dont l’Etat a voulu la création en 2015. Et aujourd’hui, à dix mois de la présidentielle, on nous demande de croire que le ministre de l’intérieur se découvre une âme d’humanitaire ? « , ironise un associatif local.

Lors de l’annonce de l’opération, le 2 septembre à Calais, les associations étaient plutôt dubitatives. La levée de boucliers des présidents Les Républicains des régions Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, et Provence-Alpes-Côte d’Azur, Christian Estrosi, appelant les maires à refuser dans leur commune les migrants en provenance de Calais, les a contraints à se rallier au camp gouvernemental, sauf à être accusés de faire le jeu de la droite dure.

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 » Le ministère de l’intérieur devait réaliser un vrai diagnostic, avec prise en compte des cas individuels. Ce ne sera pas fait car le souci qui prévaut est de mener cette opération au pas de charge « , regrette Vincent de Coninck, responsable du Secours catholique. Or, pour lui, cette précipitation  » entraînera inévitablement des violences contre les migrants  » et obligera l’ONG à se  » positionner à leurs côtés, pour que leur dignité soit préservée « .

Mais, comme souvent dans les romans policiers, si vous voulez résoudre l’énigme…cherchez la femme !

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Vous appréciez les points de vue du CER ? Alors ne vous privez pas d’écouter le discours d’Alain Escada, président du mouvement Civitas, prononcé le 2 octobre dernier lors de la Xe Journée nationale et identitaire de Synthèse Nationale à Rungis :

Immigration, cosmopolitisme, avortement, destruction des familles et des nations : Alain Escada parle au pays réel

 

Le 12 octobre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (12 octobre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Hervé J. VOLTO octobre 14, 2016 à 1:15 #

    Face à la pererversion des intelligences et des moeurs portant au suicide programmé de la nation Française ete de la civilisation Chrétienne, c’est à une véritable CROISADE, c’est à une véritabele CONTREREVOLUTION que nous devons en appeller !

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