BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (14 octobre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

14 Oct

I.  » Oui, ça va mieux ! « 

osait dire François Hollande il y a peu

Hélas, à Paris et en Ile-de-France, de plus en plus d’entreprises sont placées en redressement judiciaire. Cela a été le cas de 2 291 sociétés au cours des douze mois achevés fin août, soit 11 % de plus qu’un an auparavant, et 20 % de plus qu’au printemps 2013, selon les pointages de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Paris et de l’Ile-de-France. Un signe supplémentaire de la fragilité de la reprise économique.

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Snif !

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Parmi les entreprises en difficulté, mais jugées sauvables, se trouvent beaucoup de petites et très petites entreprises mais aussi quelques plus gros poissons. A l’image du fabricant de semi-conducteurs Altis, de Corbeil-Essonnes (Essonne), mis en redressement judiciaire le 4 août avec 965 personnes, et cédé, fin septembre, à l’industriel allemand X-FAB.

 « La situation se dégrade en Ile-de-France », dit la CCI : les ouvertures de sauvegarde ou de redressement et les liquidations y ont augmenté de 3,5 % en un an. « Seule la Guyane et la Corse affichent également des hausses », précisent les AGS, le régime de garantie des salaires.

Jusqu’à la fin de 2014, Paris, la banlieue et le reste de l’Hexagone ont connu des évolutions assez voisines. Depuis, les courbes ont divergé : les défaillances sont reparties à la hausse en Ile-de-France, alors qu’elles diminuaient lentement ailleurs. Comment expliquer cet écart ? De nombreux observateurs mettent en avant les conséquences des attentats qui ont ensanglanté l’Ile-de-France en janvier et en novembre 2015. « Cela a fait fuir les touristes, et a contribué aux difficultés de secteurs comme l’hôtellerie, la restauration, certains commerces… », souligne l’administrateur judiciaire parisien Christophe Thévenot. « Je n’ai pas encore de dossier dans l’hôtellerie, mais je m’attends à être sollicitée, commente sa consœur Hélène Bourbouloux. Beaucoup d’entreprises qui dépendent de la consommation des ménages sont à la peine, les attentats ayant accentué les problèmes qui préexistaient. »

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Toutefois, le terrorisme n’explique pas tout : « La montée des redressements en Ile-de-France est nette dans le commerce automobile et la réparation, le commerce de détail, la restauration, mais encore plus dans les services aux entreprises et le conseil », précise Thierry Millon, directeur des études d’Altares Dun & Bradstreet. De même, au tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) on constate que les défaillances d’entreprises montent en flèche alors que le tourisme est faible et que les attentats n’ont guère eu d’impact sur l’activité.

Il y a donc d’autres causes. Ne serait-ce pas la dégradation générale du tissu social et économique ainsi que le racket fiscal déclenché dès 2012 par François Hollande et ses sbires ?

II. Le cheval de Troie est en Sicile

Catane, deuxième ville de Sicile, recèle, le saviez-vous ?…le plus grand camp de migrant d’Europe. On le nomme « Mineo« . Il va falloir vous en souvenir car vous en entendrez parler encore longtemps.

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 » A l’intérieur, on manque de tout, alors les “frères” viennent en ville pour revendre dans le camp « , précise Amin, l’un d’entre eux qui vit de ces trafics en tous genres. Dans l’attente de leur demande d’asile ou pour constituer un petit pécule, avant de repartir vers le nord de l’Europe. Et en particulier chez nous après avoir troqué l’étiquette de « migrants » contre celle, plus honorable, de « réfugiés« .

Amin et quelques autres ont des papiers italiens, mais pas de travail déclaré. Tous deux disent  » souffrir de la crise comme les Italiens « , mais  » se débrouillent « . Et on peut leur faire confiance ! Ce n’est ailleurs pas un hasard si leur tropisme pour la Sicile a été aussi fort…Pour Ibrahim, Congolais qui a ouvert un magasin 100 % africain, «  l’essentiel, c’est d’inventer nos jobs à nous « , insiste-t-il en montrant les alignements de cafetières, de valises, de vêtements qui tapissent ses murs. Autant de marchandises en attente d’un départ vers le Sénégal, la Gambie, le Congo ou le Niger. Autant de pays où, à notre connaissance, ne sévissent ni la guerre ni les répressions sauvages qui font qualifier ces gens-là du titre prestigieux de  » RÉFUGIÉS « . Ce qui confirme la manipulation lexicale de nos pouvoirs publics et de leurs complices médiatiques.

La Sicile est en première ligne pour les arrivées. Plus de 140 000 migrants sont arrivés en Italie depuis le début de l’année. Début octobre, 11 000 ont été ramenés (et non pas sauvés comme on nous le raconte) par des gardes-côtes italiens. Mais Catane n’a pas découvert les migrations avec la vague actuelle. Cette ville compte une forte communauté africaine, implantée de longue date.  » Dans les années 1980, les Maghrébins sont arrivés en nombre, avant que les Subsahariens ne viennent à leur tour « , résume Enzo Bianco, le maire (de gauche) de la ville. L’instauration de visas pour limiter les entrées de Sénégalais en France et en Allemagne, en 1988, a entraîné ce report massif sur la Sicile. Au point qu’aujourd’hui les balcons de rues entières ont troqué les lessives aux étoffes européennes pour des imprimés en batik. Une preuve de plus de l’acculturation qui s’installe dans les pas des migrants.

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Débarquement de migrants à Catane (au fond, le dôme de Sainte-Agathe)

Erythréens et Sénégalais représentent les deux communautés les plus structurées.  » Les Erythréens, dont les premières arrivées remontent aux années 1990, sont venus avec un métier. Pour les Sénégalais, c’est un peu différent. La première génération a commencé par le travail des champs avant de passer au commerce ambulant. La deuxième génération, elle, est sortie du travail au noir, et la troisième va à l’école « , se réjouit avec naïveté Emiliano Abramo, responsable de la communauté de Sant’Egidio, qui leur vient en aide.

Khady Mboupi, qui fait partie de la deuxième génération, a déjà d’autres ambitions. La jeune Sénégalaise, qui a fêté ses 18 ans en août, vient d’envoyer son dossier de demande de la nationalité italienne. Khady aide souvent sa mère dans la laverie où elle travaille au noir. En dépit de vingt-cinq ans de vie ici, elle est passée entre toutes les opérations de régularisation, pourtant moins rares qu’en France. Selon l’institut italien de statistiques, le pays compterait 500 000 sans-papiers comme elle. A Catane, personne ne sait trop combien ils sont. En fait, on s’arrête surtout sur le nombre des ressortissants de chaque communauté qui disposent de titres de séjour : 11 000 Sénégalais, presque autant d’Erythréens, un peu moins de Bangladais ou de Sri-Lankais…

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Catane (Sainte-Agathe) HIER

Mais ces données oublient la masse des clandestins et sont d’autant plus sujettes à caution que de nombreux Africains titulaires de cartes de séjour à Catane travaillent en France. Vous avez bien lu : travaillent en France !

Samba Kanté est de ceux-là. Chez Maman Africa, restaurant communautaire du quartier africain, il se régale d’un mafé à 2 euros en écoutant les informations. Le jeune Sénégalais est venu  » renouveler sa carte de séjour avant de rentrer à Epinay-sur-Seine – Seine-Saint-Denis – « , pour retrouver son travail de soudeur. Ces allers-retours entre la France et l’Italie sont aussi le lot d’Abdeljelil Talbi. Arrivé de Tunis en 1987, il est resté à Catane  » le temps des papiers « , avant d’entamer une carrière de carreleur en France.  » Je suis revenu parce que je n’avais plus de travail en France, mais je vais remonter bientôt. J’ai mon réseau, maintenant, à Grenoble et en Ardèche… C’est un peu chez moi « , confie-t-il. Et vous avez encore bien lu : il a son réseau et…c’est un peu chez lui !

Dans les squares autour de la gare errent les nouveaux venus. Aux migrants juste débarqués d’Afrique qui ont échappé à l’enregistrement et au transfert vers le nord de l’Italie (avant de passer en France ou d’aller plus loin en Europe du nord) s’ajoutent ceux qui sont sortis de Mineo déboutés du droit d’asile, qui sont donc illégaux et devraient être expulsés mais qui ont décidé de rester là. Abdeljelil tente de les aider.  » Il se passe une chose étrange ici, observe Emiliano Abramo. Quand des migrants arrivent à Catane, ils ne vont pas vers leur communauté d’origine. Ils ne la connaissent même pas, parce que les Africains d’ici sont devenus italiens. Je pense que cette ville a atteint un vrai point de maturité en matière d’intégration « , poursuit-il, fier d’y participer…Nous sommes affligés.

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Le souk de Catane (et ses produits de contrefaçon) AUJOURD’HUI

 » Le rapport aux migrations est très fort en Sicile et plus particulièrement chez nous « , insiste Enzo Bianco, qui a mis en place des registres de citoyenneté catanais dans ses écoles, pour intégrer les enfants, avant qu’ils ne soient officiellement italiens à 18 ans. Il a aussi permis aux communautés de résidents d’élire des représentants auprès de la mairie.  » Nous avons longtemps été une terre d’émigration. Puis nous sommes redevenus une terre d’immigration avec les arrivées récentes. Aujourd’hui, la balance s’équilibre entre l’exil de notre jeunesse, qui part travailler ailleurs en Europe et les arrivées « , ajoute-t-il.

Partir, arriver, Catane n’échappe pas à son destin d’actrice du « Grand Remplacement « .

III. Recep Tayyip Erdogan enrage

Ulcéré d’être mis à l’écart de l’offensive en préparation pour reprendre Mossoul, la  » capitale  » irakienne de l’organisation Etat islamique (EI), le président de Turquie a multiplié, ces derniers jours, les propos au vitriol contre le gouvernement de Bagdad.

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Recep tayyip Erdogan

Intervenant, mardi 11 octobre, au 9e congrès de l’Organisation islamiste eurasienne à Istanbul, le président turc, est sorti de ses gonds, enjoignant au premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, qui avait critiqué la présence militaire turque dans son pays, de  » rester à sa place « .  » Tu n’es pas mon interlocuteur, tu n’es pas à mon niveau. Peu nous importe que tu cries depuis l’Irak, nous continuerons à faire ce que nous pensons devoir faire, a vociféré M. Erdogan dans son allocution retransmise par les chaînes de télévision. L’armée de la République turque n’a pas de leçon à recevoir de vous.  »

La présence de 2 000 soldats turcs dans le nord de l’Irak, dont plusieurs centaines sur la base de Bachika, au nord-est de Mossoul, où, depuis 2015, des combattants sunnites locaux (milice Hashd al-Watani) et des peshmergas sont entraînés, est une source de tension permanente entre les deux pays. Bagdad réclame le retrait de Bachika des troupes turques, qualifiées de  » forces d’occupation « . Ankara rappelle que ses soldats ont été appelés à la rescousse en 2014 par le gouvernement irakien et que des accords existent, depuis les années 1990, sur le stationnement de son armée.

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Soldats turcs sur la base de Bachika

Le ton est monté d’un cran début octobre, après le vote du Parlement turc autorisant l’armée à intervenir en Irak et en Syrie. Convocations réciproques des ambassadeurs, menaces de Bagdad de porter la question de la présence militaire turque devant le Conseil de sécurité de l’ONU, déclarations acrimonieuses se sont multipliées.  » L’aventure turque risque de tourner à la guerre régionale « , a prévenu le premier ministre irakien, le chiite Haïder Al-Abadi, après le vote.

Quelques jours plus tard, le président Erdogan livrait sa vision de ce que devrait être la composition ethnique de la ville de Mossoul, une fois libérée de l’EI.  » Seuls les Arabes sunnites, les Turkmènes et les Kurdes sunnites pourront y rester « , a-t-il expliqué, le 3 octobre, dans une interview à Rotana TV, une chaîne de télévision basée à Dubaï. Le premier ministre turc, Binali Yildirim, mardi, mettait en garde contre  » les tentatives de modifier la structure démographique de Mossoul « , ce qui conduirait à  » allumer le feu d’une grande guerre civile, d’une guerre sectaire « . Nous savons au moins à quoi nous attendre.

Turkish army tanks take up position on the Turkish-Syrian border near the southeastern town of Suruc in Sanliurfa province September 29, 2014. Turkish tanks and armoured vehicles took up positions on hills overlooking the besieged Syrian border town of Kobani on Monday as shelling by Islamic State insurgents intensified and stray fire hit Turkish soil, a Reuters correspondent said. At least 30 tanks and armoured vehicles, some with their guns pointed towards Syrian territory, were positioned near a Turkish military base just northwest of Kobani. Plumes of smoke rose up as shells hit the eastern and western sides of Kobani and sporadic bursts of machinegun fire rang out. REUTERS/Murad Sezer (TURKEY - Tags: POLITICS CONFLICT CIVIL UNREST MILITARY) - RTR487NC

Chars turcs à la frontière irako-syrienne

La rixe diplomatique entre Ankara et Bagdad mine encore une fois les relations turco-américaines, déjà au plus bas. Conscients des risques de confrontation géopolitique, les Etats-Unis tiennent l’allié turc à distance, misant sur les forces armées irakiennes, les peshmergas kurdes et les milices chiites pour reprendre Mossoul. «  Nous estimons que toutes les forces internationales en Irak doivent être sur place en accord et en coordination avec le gouvernement irakien, sous les auspices de la coalition « , a mis en garde mardi le département d’Etat.

Nous ne sommes pas assurés que Recep Tayyip Erdogan accepte de manger son chapeau. La situation restera donc compliquée.

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Présentée du 11 octobre 2016 au 6 août 2017, à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris, en coproduction avec l’Inrap

l’exposition « Quoi de neuf au Moyen Âge ? »

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raconte un autre Moyen Âge inédit et captivant et donne un nouvel éclairage sur l’environnement, la gestion des ressources, l’aménagement du territoire, la place de la technologie dans la société, les métissages au cœur des réflexions des sociétés actuelles.

ALORS, QUOI DE NEUF ?

Sait-on que le Moyen Âge est une époque innovante, dynamique, foisonnante d’inventions et de conquêtes intellectuelles ? Qu’au-delà de la peste, des croisades et des invasions barbares, le Moyen Âge connaît aussi d’importants brassages culturels, des perfectionnements technologiques majeurs et met en oeuvre des aménagements durables du territoire ? Qu’il est à l’origine des banlieues et d’un développement sans précédent de l’urbanisme ? Qu’il y avait des dizaines de milliers de moulins en France pour tous types d’usage ? Que la plus ancienne reine de France était… allemande ? Que des habitations rurales ne restent souvent que des trous de poteau, mais qu’on peut les faire « parler » ? Qu’il n’y avait pas que des princes à cheval mais aussi des chevaliers-paysans ? Voici une image bien surprenante du Moyen Âge, ni noire, ni rose. Les dernières découvertes archéologiques et la relecture des sources historiques en permettent désormais une nouvelle approche, plus riche, plus contrastée.

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Les trois ordres de la société médiévale

DÉCONSTRUIRE LES IDÉES REÇUES PAR L’ARCHÉOLOGIE

L’exposition « Quoi de neuf au Moyen Âge ? » vise à déconstruire les idées reçues sur le Moyen Âge. Elle donne aux visiteurs des clés pour mieux comprendre cette période, en lui présentant ce que les recherches récentes en archéologie, en sciences naturelles et en histoire apportent comme connaissances nouvelles. Elle permet ainsi de dépasser l’image stéréotypée du Moyen Âge ancrée dans l’imaginaire collectif. L’exposition montre également, au delà de la richesse et de la complexité de la période, que le Moyen Âge nous a légué de nombreux héritages, encore présents aujourd’hui :

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Armorial médiéval

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Création d’armoiries municipales au XXIe siècle

« Quoi de neuf au Moyen Âge ? » une coproduction Inrap et Universcience, conçue sous le commissariat scientifique d’Isabelle Catteddu, archéologue à l’Inrap.

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Le 14 octobre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (14 octobre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Hervé J. VOLTO octobre 14, 2016 à 1:20 #

    Chez nous, le Roi, c’est la présence du Sacré dans le pouvoir, la continuité de la France, le destin national incarné par un Souverain indépendant des capprices du suffrage universel et du diktat des banques.

    LE ROI, VITE !

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