BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (26 octobre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

26 Oct

I. Calais : J+2 , ça se précise

Selon les prévisions, 2 400 exilés auraient dû être évacués de la  » jungle  » lors de ce premier jour du démantèlement, lundi 24 octobre. Mais, en réalité, moins de 1700 l’ont été ce qui laisse prévoir deux évolutions de la tentative de démantèlement du bidonville : soit une évacuation de type  » humanitaire  » dont la durée sera plus longue que prévu par le gouvernement soit une évacuation de type  » sécuritaire « , plus musclée et source d’affrontement avec les migrants autant qu’avec les associations immigrationnistes.

Il faut d’ailleurs noter que pratiquement aucune femme n’a, à ce jour, accepté de quitter ladite  » jungle « , celles-ci n’ayant qu’un seul et unique objectif : le passage en Grande-Bretagne.

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Hier mardi ce ne fut guère mieux à un détail près : le nombre de migrants qui ont quitté le bidonville par leurs propres moyens, au cours de la nuit pour éviter de se faire repérer, a continué à augmenter en direction de la région de Calais jusque vers la frontière franco-belge et même, malgré le déploiement de policiers, sur la côte sud de la Belgique.

Quant à ceux qui semblent encore attendre leur tour…voici ce que nous en dit un journaliste présent sur place :  » En fin d’après-midi, les Afghans et les Pakistanais, qui ne se sont pas précipités vers les bus mis en place par le ministère de l’Intérieur, pour assurer le transport des milliers de migrants qui vivaient là, savourent leurs dernières heures de vie collective. Pour des raisons différentes, Khan, Mustafa et Jamal – trois amis qui partagent une cabane depuis que leur quatrième locataire est passé outre-Manche – refusent de monter dans les bus.

Jamal, lui, a observé les départs depuis son pas de porte et continuera ainsi puisqu’il attendra quelques jours avant de rejoindre Paris.  » La gare de l’Est, je connais. J’ai déjà passé du temps aux alentours avant de venir ici. Comme là j’ai un toit, j’attends que la police me chasse « , glisse-t-il en souriant. Khan sera peut-être de ceux-là. Même s’il a perdu le goût de la France, il compte bien attendre dans la  » jungle  » jusqu’à ce qu’on le prie de partir. «  Je ne crois plus dans ce pays pour avoir vécu trop de violences pendant mes six mois ici. Violences policières, violence administrative, je n’ai plus confiance du tout. Alors pas question de me laisser emmener dans un village où un jour on me renverra en Grèce parce que j’y ai laissé mes empreintes « , plaide le jeune homme.  » Je ne me sentirai pas en sécurité ailleurs qu’ici. Alors, je vais rester dans ma cabane jusqu’à la dernière heure, et ensuite, quand je serai mis dehors, je me trouverai un petit coin pas loin d’ici. Je n’ai qu’un rêve et un seul : la Grande-Bretagne. Personne ne me l’enlèvera ni ne m’empêchera de tenter encore et encore de le réaliser « , confie-t-il, son regard noir comme apaisé par ces mots et peut-être aussi par l’espoir secret qu’il passera la Manche cette nuit, ou la suivante…Pour Mustafa, son ami, c’est encore autre chose. Ce Pakistanais de 26 ans ne veut pas entendre parler des cars du gouvernement parce qu’il a rayé l’Europe de son imaginaire.  » Six ans que je traîne là et je n’ai toujours pas le moindre papier, déplore-t-il. Je ne vais pas partir en CAO alors que la France a déjà répondu non à ma demande d’asile. J’ai demandé à repartir vers mon pays. Je ne rentrerai pas les mains vides, je vais ouvrir un petit commerce avec l’argent du gouvernement. Mais, en attendant, je ne bouge pas. Je reste dans ma cabane « , poursuit-il. »

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Aux yeux de Pierre-Henry Brandet, le porte-parole du ministère de l’intérieur, il est trop tôt pour les qualifier de  » récalcitrants  » à l’opération de démantèlement. Des récalcitrants, pourtant, M. Brandet est conscient qu’il y en aura. Si, lundi matin, le nombre de volontaires montrait un fort engouement, le flux s’est tari en milieu d’après-midi, obligeant le ministère à revoir ses calculs à la baisse.

Comme Khan, Jamal et Mustafa, quelque 2 000 migrants se refuseraient à quitter les lieux pour partir en CAO, estime Christian Salomé, le président de l’association L’Auberge des migrants.  » Ce n’est pas un chiffre qui nous tombe du ciel, insiste-t-il. Il correspond à notre approche du terrain mais aussi à l’analyse de l’Etat. En annonçant son dispositif, il nous a précisé que 80 % seraient intéressés par un départ. Or, 20 % des 10 000 migrants présents à ce moment-là, cela fait bien 2 000 récalcitrants.  »  » Comme après chaque évacuation, nous retrouverons les gens éparpillés, cachés dans des cabanes de fortune, des cabanons de plage, des jardins ou des fossés « , regrette-t-il.

La préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, avait annoncé, dimanche 23 octobre, avoir installé  » un dispositif policier pour prévenir les ouvertures de squats dans Calais « . Si le nombre de policiers chargés de cette prévention reste secret, l’aveu montre bien les insuffisances d’un démantèlement sans un dispositif de prise en charge d’après-évacuation.

Pour Vincent de Coninck, du Secours catholique, il serait déjà urgent de garantir à ceux qui quitteraient Calais par leurs propres moyens qu’ils ne seront pas pourchassés par la police.  » Ni à la sortie de la “jungle”, ni à un kilomètre d’ici « , poursuit le responsable d’une des plus militantes associations immigrationnistes. Pour l’heure, les autorités ne semblent pas décidées à placer en centre de rétention administrative – faute de places notamment – les migrants qui partiraient sans passer par les bus.

L’Etat devait tester dès mardi la résistance des récalcitrants. La préfecture commençait mardi matin à démolir les cabanes autour des conteneurs du centre d’accueil provisoire (CAP), désormais dévolu à l’hébergement des mineurs. Une démolition sans bulldozers, pour éviter les effets d’image désastreux dans une  » jungle  » envahie par les journalistes !

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Carte des CAO en France

Mais c’est sans compter avec le flux de ceux qui ne manqueront pas de quitter les 450 CAO saupoudrés partout en province et qui voudront à tout prix tenter de nouveau leur chance de passer en Grande-Bretagne. Ils reviendront nécessairement dans le Calaisis, au fil des semaines. Et sans compter aussi les nouveaux arrivants en provenance d’Italie (où sont transportés par les bateau de la traite négrière, chaque semaine, des milliers de migrants de toutes origines en provenance de Libye !). Ils arrivent essentiellement par Menton, La Turbie et la vallée de la Roya :

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Rendez-vous avant longtemps.

 

II. L’ UMPS reprend du service

Ce n’est plus un secret. Alain Juppé est, en vérité, le candidat du parti socialiste et ce qui va sans dire va mieux en le disant (Lire « Juppé veut refaire le coup de Bertrand et d’Estrosi » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/10/01/bulletin-climatique-du-week-end-1er2-octobre-de-la-republique-francaise/).

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En validant, en mai 2015, les statuts du nouveau parti Les Républicains, ses responsables (au premier rang desquels figurait Alain Juppé) ont entériné le principe de l’organisation d’une élection primaire ouverte à droite et au centre. On pourrait croire, rétrospectivement, que ses inspirateurs ont simplement sous-estimé un phénomène aujourd’hui confirmé par plusieurs enquêtes d’opinion : la volonté d’électeurs de gauche et du Front national de participer à ce scrutin. Il n’en est rien !

Dans l’enquête électorale du Cevipof, qui étudie depuis novembre 2015 les mouvements d’opinion de 25 000 Français, un noyau dur de 10 % des participants à la primaire (sur un total de 1 200 personnes certaines d’aller voter) se déclarent proches d’un parti de gauche. Au total, un électeur sur cinq susceptible de prendre part à cette primaire n’appartient donc ni aux Républicains ni au centre. Ces électeurs que l’on qualifiera  » d’infiltrés  » existent-ils ? Quelles sont leurs motivations ? Seront-ils décisifs au soir du premier tour de la primaire ?

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Alain Juppé : ne vous fiez pas à sa jovialité

Par définition, une primaire  » ouverte  » rend possible une mobilisation de l’ensemble des citoyens inscrits sur liste électorale. Si les électeurs de gauche représentent 10 % des personnes déclarant être certaines d’aller voter le 20 novembre, ils se singularisent par un vote massif (70 %) sur la candidature d’Alain Juppé contre 4 % sur celle de Nicolas Sarkozy. Le rapport de force est inversé pour les  » infiltrés  » du FN qui préfèrent l’ancien président de la République (34 %) à Alain Juppé (25 %), puis Bruno Le Maire (17 %).

Le plébiscite pour le maire de Bordeaux soulève une question cruciale : s’agit-il d’un vote d’adhésion ou d’un «  vote stratège  » ? L’enquête du Cevipof montre qu’une majorité des électeurs de gauche (52 %) choisissent avant tout Alain Juppé pour faire barrage à un autre candidat. La logique qui sous-tend cette démarche est claire : il s’agit, pour un électeur de gauche, d’éviter de devoir choisir entre Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, lors du second tour de l’élection présidentielle. Par ce choix, l’électeur de gauche anticipe d’office l’absence d’un candidat de gauche crédible au premier tour, et donc présent au second.

Mais ce soutien massif à Alain Juppé, parmi les électeurs de gauche qui entendent participer à la primaire de la droite, ne se résume pas à un  » vote stratège  » sophistiqué, à une forme d’instrumentalisation de la primaire. En effet, parmi 100 électeurs  » infiltrés  » de gauche, si 70 % soutiennent Alain Juppé à la primaire, 33 % envisagent de voter pour ce même candidat au premier tour de l’élection présidentielle.

Il existe donc bel et bien, en faveur du maire de Bordeaux, une forme d’adhésion d’électeurs de gauche déçus par le quinquennat de Hollande mais à l’évidence racolés par l’ancien Premier ministre qui ne s’en cache même plus.

En ce sens, la primaire de la droite est doublement décisive. Elle ne va pas seulement désigner le candidat des Républicains à l’élection présidentielle, elle va influencer les ambitions des  » présidentiables  » de la gauche. En effet, la démarche stratégique d’un électeur de gauche devrait plutôt consister à voter Sarkozy pour augmenter les chances de qualification au second tour d’un candidat de gauche, en misant sur le rejet de l’ancien président de la République.

Bien que minoritaires parmi les participants à la primaire, les  » infiltrés  » de gauche expriment autant un désarroi face à leur propre famille politique que l’acceptation par défaut d’un candidat pas si  éloigné de leurs idées politiques et qui leur permet d’empêcher le retour de Nicolas Sarkozy.

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Alain Juppé : « voici comment je vais m’y prendre pour les entourlouper… »

Reste à savoir si le vote de ces  » infiltrés  » de gauche pèsera véritablement dans la balance car c’est davantage au sein de l’électorat centriste que se situe le vote décisif en faveur du maire de Bordeaux. Par le nombre de participants potentiels concernés, les électeurs proches du centre se révèlent aujourd’hui un électorat pivot qui lui garantit une avance confortable aux premier et second tours de la primaire de la droite. Quant aux électeurs de gauche, ils constitueront une force d’appoint non négligeable pour celui qui entend à tout prix gouverner la France au centre…gauche.

Ne l’oubliez surtout pas lorsque vous mettrez votre bulletin dans l’urne car le sort de la France est au bout.

 

III. Le dernier village gaulois

Pour l’Union européenne, plus ça va et moins ça va ! Ce sont aujourd’hui 3,6 millions de Wallons qui tiennent entre leurs mains le sort d’une négociation commerciale qui concerne plus de 535 millions de citoyens européens et canadiens. Mais, alors que la Belgique a confirmé, lundi 24 octobre, ne pas pouvoir signerl’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Canada, le CETA, cette  » tragi-comédie (…) vient confirmer une tendance de fond, de plus en plus hostile aux échanges internationaux « , estime, dans un billet d’humeur, Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert-Schuman.

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Mis en péril par la valse-hésitation de la Wallonie après sept ans de négociations entre Bruxelles et Ottawa, le CETA n’est pas le seul accord mal engagé. La menace d’un échec plane aussi sur le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement entre l’UE et les Etats-Unis, le TAFTA ou TTIP. Même interrogation pour le Partenariat transpacifique (TPP), qui réunit les pays de la région Pacifique, de l’Asie du Sud-Est aux Etats-Unis : déjà signé, celui-ci risque pourtant d’achopper sur le refus exprimé par les deux candidats à la Maison Blanche, la démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump.

Pendant un quart de siècle, le raz de marée des échanges commerciaux mondialisés a été soutenu par une ribambelle de traités commerciaux, de l’Alena (Accord de libre-échange nord-américain) à Maastricht. Pourquoi la dynamique s’essouffle-t-elle ?  » Les avantages de la mondialisation, dont nous pensions autrefois qu’ils bénéficieraient à tous, (…) semblent se concentrer sur un petit nombre d’élus, la classe moyenne craint des destructions d’emplois, et les PME ne paraissent pas profiter de marchés plus grands mais aussi plus complexes « , énumère Ludovic Subran, l’économiste en chef de Euler Hermes, dans un bulletin sur le commerce mondial publié mardi 25 octobre :

http://actu.orange.fr/france/videos/commerce-manifestations-contre-le-ceta-VID0000002dHG4.html

 » Après huit ans de crise, il y a un sentiment que la mondialisation s’est faite de façon désordonnée et qu’on ne contrôle plus rien, renchérit l’économiste Véronique Riches-Flores. Et le Brexit – la sortie du Royaume-Uni de l’UE – en est une formidable leçon.  »

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Aux Etats-Unis, le débat sur le protectionnisme s’est ranimé à la faveur de la campagne électorale en vue de l’élection présidentielle du 8 novembre. Nourrie par la stagnation des salaires, le déficit commercial avec la Chine et l’explosion des inégalités, l’angoisse face à la mondialisation est exploitée au maximum par Donald Trump qui promet une guerre commerciale avec la Chine et l’imposition de représailles douanières contre le Mexique.

En Europe, la contestation s’est déplacée sur un autre terrain.  » Sur le CETA et le TAFTA, les critiques n’émanent pas seulement des opposants traditionnels au libre-échange « , analyse André Sapir, membre du think tank économique bruxellois Bruegel. Au cœur de la bataille apparaît aujourd’hui, non pas la sauvegarde de l’industrie, mais la défense des normes et, derrière elles, d’un certain mode de vie. En faisant sauter certaines barrières non tarifaires, ces traités supposent un alignement avec des réglementations en vigueur outre-Atlantique.

La société civile européenne s’inquiète d’un abandon de souveraineté. Et redoute un nivellement par le bas des normes environnementales, sociales ou sanitaires du Vieux Continent.  » Ils ne veulent pas de nos fromages au lait cru, on ne veut pas de leur bœuf aux hormones, résume Nathalie Coutinet, membre du collectif Les Economistes atterrés et professeur d’économie à l’université Paris-XIII. Ce genre d’accord n’est vraiment pas la priorité en Europe en ce moment. On nous parle de gains de croissance, mais ceux-là profiteraient essentiellement aux firmes internationales.  »

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Le reproche d’un pouvoir démesuré accordé aux multinationales sert d’ailleurs de cri de ralliement aux détracteurs de ces traités. En cause, le volet très sensible de la protection des investissements. Un mécanisme permet à une grande entreprise qui investit dans un pays étranger de porter plainte contre un Etat qui adopterait une politique publique contraire à ses intérêts. C’est à la faveur d’un tel dispositif que le cigarettier Philip Morris a intenté, fin 2011, une action en arbitrage contre l’Australie, après l’adoption d’une loi obligeant l’emballage neutre des paquets de cigarettes. Le recours a échoué, mais l’exemple continue à servir d’épouvantail.

Les atermoiements autour du CETA posent la question de l’avenir. La Commission européenne ne mène pas moins d’une vingtaine d’autres négociations commerciales en parallèle, du Vietnam à l’Equateur, en passant par la Tunisie. Que se passera-t-il si l’Europe échoue à s’entendre avec le Canada, une économie aux caractéristiques pourtant proches ?  » Le risque, estime Sébastien Jean, directeur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales, c’est un coup d’arrêt de toutes les négociations en cours et une paralysie de la politique commerciale européenne.  »

La mort de l’UE ? Alleluia !

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Et à lire d’urgence :

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Un nième ouvrage sur les querelles d’ego des hommes politiques et leurs stratégies personnelles présentées à l’aide d’anecdotes et de ragots ? Certainement pas. Un livre profitant des futures élections des mois à venir (primaires, présidentielle et législatives) pour faire des pronostics ? Pas plus. Un programme politique ? Encore moins.

Cet ouvrage propose d’analyser l’état des forces politiques françaises, à la fois sous l’angle organisationnel et idéologique : au-delà de la simple description (tripolarisation de la vie politique) et de l’évocation des vraisemblables évolutions (« grande coalition » contre le FN), il s’agit de comprendre le contexte (l’insécurité matérielle et physique, économique et sociale, culturelle et morale) et les rapports de force (les dynamiques qui poussent à une recomposition du spectre électoral et du système partisan).

La vie politique s’est organisée pendant deux siècles sur la base du mouvement sinistrogyre : les nouvelles forces politiques sont apparues par la gauche et ont repoussé sur la droite du spectre politique celles qui étaient plus anciennes. La dynamique s’est inversée à partir des années 1990 : c’est le « mouvement dextrogyre ». C’est désormais par la droite que viennent l’innovation idéologique et la pression politique. Le débat politique majeur se situe donc au sein du camp classé à droite ceux qui défendent une philosophie de l’ordre naturel des choses et ceux qui adhèrent à l’idée du contractualisme social. La guerre à droite aura bien lieu, entre la droite classique qui retrouve ses valeurs et la droite moderne qui est en passe de redevenir la gauche.

 

Guillaume Bernard, docteur et habilité à diriger les recherches en Histoire des institutions et des idées politiques, est maître de conférences à l’ICES (Institut Catholique d’Études Supérieures) et a enseigné dans divers autres établissements, comme Sciences Po Paris. Il fera paraître le 27 octobre l’essai La guerre à droite aura bien lieu. Le mouvement dextrogyre aux éditions Desclée de Brouwer.

Le 26 octobre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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2 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (26 octobre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Hervé J. VOLTO octobre 29, 2016 à 11:51 #

    Yves-Marie Adelyne, Président fondateur de l’Allianec Royale, a écrit dans son livre LA DROITE PIEGEE que le régime républicain étant né d’une pensée de Gauche, la Droite en république devenait de plus en plus insoutenable et que, pour posséder une vraie pensée de droite, voire metter en oeuvre une action réelle, il fallait sortir du labyrinthe républicain…

  2. Hervé J. VOLTO octobre 29, 2016 à 11:55 #

    Amoinas d’un miracle, Marine Lem Pen ne passera pas en 2017 : tote la Gauche donnera ses voix à la Droite molle qui l’emportera contre l’Extrême-Droite. Oui nous risqons Alain Juppé Président en 2017.

    Une entourloupe seulement pour les républicains. Les Royalistes savent qu’il faut, face à l’alternance Guche-Droite devenue inutile, penser à l’alternative Royale…

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