Entre héraldique et onomastique : repenser les armoiries parlantes

1 Nov

NDLRB . La  conférence est passée  mais  ce  qui est  dit  ci-aprés  reste plein d’intérêt                                                                                                      Mercredi 1er juin 2016
à 15 heures
Réunion commune de la
Société française d’onomastique
et de la Société française d’héraldique et de sigillographie

Centre d’accueil et de recherche des Archives nationales (CARAN), salle d’Albâtre
11, rue des Quatre-Fils – 75003 PARIS

Communication de
Nicolas VERNOT
(docteur en Histoire de l’EPHE)
« Entre héraldique et onomastique :
repenser les armoiries parlantes »

S’il est un domaine où onomastique et héraldique convergent, c’est bien celui des armoiries parlantes. Ainsi sont désignées les armoiries dont le contenu tire son inspiration du nom de leur porteur : le lion de la ville de Lyon, les maillets des Mailly n’ont pas d’autre origine. Si ce type de construction est présent depuis le Moyen Age, sa fréquence augmente en même temps que l’usage des armoiries se répand dans la société, à tel point qu’au moins un tiers des armoiries composées au 17e siècle est parlant.

Plus nombreuses, les armoiries parlantes font assaut d’astuce et d’inventivité pour mettre en valeur le nom qui leur est associé : dans un contexte de compétition sociale intense d’où la vanité n’est pas toujours absente, on s’efforce de favoriser les associations d’idées les plus flatteuses. Mais tous les patronymes ne jouissent pas du même prestige : certains évoquent l’ancêtre mal-né, d’autres heurtent la bienséance, ou, pire encore, sont soupçonnés de porter malheur…

Comment les armoiries sont-elles mises à contribution pour détourner les patronymes connotés négativement ? Plus largement, quels liens sémantiques sont établis entre le nom et les armes, et dans quels buts ? Cette conférence sera l’occasion d’interroger non seulement le rôle social de ces deux éléments fondamentaux de l’identité familiale, mais également les représentations qui leur sont associées, tout particulièrement sous l’Ancien régime.

Page Facebook de Nicolas Vernot                                                                                                                            https://www.facebook.com/nicolas.vernot?fref=nf&pnref=story

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4 Réponses to “Entre héraldique et onomastique : repenser les armoiries parlantes”

  1. Hervé J. VOLTO novembre 2, 2016 à 2:29 #

    Héraldique pour les nuls :

    Pour comprendre rapidement et simplement l’Héraldique, ce qu’il faut retenir avant tout c’est :

    1. Les Lys = Famille Royale de France et associés (Royauté Franque, capétiens, Angevins, Bourbons de France, d’Espagne, de Naples et de Parme, tous issus de la Maison Royale de France).

    2. L’aigle : Impérial (qu’il soit Noble Gibelin, ou souverain allemand, russe ou austro-hongrois).

    3. La Croix : Noblesse Croisée (Maison Royale de Savoie par exemple, issu du Comte Amédée I° de Savoie qui prit au retour de Terre Sainte un Blason de Gueule à la Croix d’Argent, dit Croix de Saint-Jean).

    4: Le Lion : parvenu n’étant ni de Sang Royal Français, ni de Sang Royal Impérial, ni de Sang Royal Savoyard et s’étant taillé un Royaume à la force de l’épée (Monarchies du Nord de l’Europe).

    Après, on peut développer. Pour cela on peut lire le livre de notre ami Alain Texier, QU’EST-CE QUE LA NOBLESSE (Tallandier)- 601 pages-, où un chapitre regarde justement l’Héraldique…

    • conseilesperanceduroi novembre 2, 2016 à 6:20 #

      Grâce au ciel la science héraldique ne se résume pas à ces quelques lignes. Pour vous en convaincre il suffit, en plus de l’enrichissante lecture de l’ouvrage de notre ami Alain Texier, de vous (re)plonger dans celle de nos différentes chroniques d’héraldique, publiées sur ce blogue et que vous trouverez aisément en utilisant notre excellent moteur de recherche.

  2. conseilesperanceduroi novembre 2, 2016 à 6:46 #

    Intéressante communication de Nicolas Vernot sur les armes parlantes, sources à la fois de contresens mais aussi de revendications. Mais un autre aspect méconnu de l’héraldique et combien digne d’intérêt : certaines fonctions propitiatoires et apotropaïques des armoiries. Elles sont évoquées par le même auteur dans sa communication au dernier congrès international d’héraldique de Glasgow (août 2016) :
    https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/17/nicolas-vernot-la-question-des-fonctions-propitiatoires-et-apotropaiques-des-armoiries/
    Nous en connaissons personnellement un exemple en Périgord avec les armes des Rudel de Bergerac. Nous pourrions y revenir si l’occasion se présente.
    J-Y Pons

    • alaintexier novembre 2, 2016 à 7:48 #

      Les connaissances héraldiques de notre Régent n’ont d’égal que celles qui lui servent à nourrir ses irremplaçables « Bulletins climatiques quotidiens de la république française ».

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