BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (8 novembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

8 Nov

I. Il paraît que gouverner, c’est prévoir…

Ceux qui nous lisent régulièrement savent combien nous nous sommes élevés contre la désertification de nos services hospitaliers du fait non seulement de l’absurde « numerus clausus » limitant les entrées en faculté de Médecine mais aussi du non moins stupide couperet de la retraite des praticiens hospitaliers à l’âge de 68 ans. Eh bien sachez que nous commençons, avec un retard néanmoins coupable, à être entendus : pour remédier au choc démographique le gouvernement a enfin compris qu’il faut encourager la prolongation d’activité des praticiens hospitaliers (PH).

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Il a ainsi prévu, dans la loi du 26 janvier 2016 relative à la modernisation de notre système de santé, plusieurs mesures visant à faire face à ce choc démographique dans les établissements publics de santé. Deux mesures ont été retenues.

1/ L’article 142 porte la limite d’âge des statuts de praticien attaché et praticien contractuel à 72 ans, de façon transitoire jusqu’au 31 décembre 2022, dans le cadre d’un cumul emploi-retraite.

2/ L’article 141 prévoit que la durée maximale de la prolongation d’activité est portée transitoirement de 36 mois à 60 mois, de manière dégressive selon la date de naissance des personnes concernées, afin de permettre un exercice hospitalier jusqu’à l’âge de 70 ans.

Pris en application de l’article 141, le décret no 2016-1426 du 21 octobre 2016 relatif à la limite d’âge et à la prolongation d’activité des personnels médicaux, pharmaceutiques et odontologiques hospitaliers est paru au Journal Officiel du 23 octobre dernier.

Il met à jour la limite d’âge applicable aux personnels médicaux, pharmaceutiques et odontologiques hospitaliers qui est portée de 65 ans à 67 ans de manière progressive selon l’année de naissance. Par ailleurs, la durée de la prolongation d’activité est allongée en vue de permettre un exercice hospitalier jusqu’à l’âge de 70 ans. Sont concernés les praticiens nés à partir du 1er janvier 1955 et qui sont en activité au moment de leur demande. A titre transitoire pour tenir compte du calendrier progressif d’application de la limite d’âge, la durée de la prolongation d’activité est portée, de manière dégressive selon la date de naissance des personnes concernées, de soixante à trente-six mois.Le texte précise la procédure à suivre pour demander une prolongation d’activité.

Une instruction de la DGOS du 11 février 2016 avait rendu cette disposition immédiatement applicable en attendant la parution du décret au JO. Elle précisait qu’un décret serait prochainement publié et actualiserait les dispositions statutaires relatives à la limite d’âge et à la prolongation d’activité.

Dans le cadre de la discussion du PLFSS 2017 à l’Assemblée nationale, les députés ont voté vendredi un amendement du gouvernement prévoyant que des médecins hospitaliers puissent, dans certaines conditions, travailler au-delà de 72 ans dans le cadre du cumul emploi-retraite.(Lire « En 2015… » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/03/bulletin-climatique-quotidien-3-juin-2016-de-la-republique-francaise/).

« Cette disposition vise à permettre aux établissements de mieux gérer les effets de départs à la retraite de personnels médicaux hospitaliers », indique le texte de l’amendement n°930. « Les établissements hospitaliers peuvent avoir besoin de continuer à bénéficier de compétences et de l’expertise très spécialisées développée par des praticiens (…). Il a donc été jugé opportun de préserver une marge de souplesse permettant à des praticiens de continuer à participer notamment à des activités de consultations et de recherche, dans le cadre du cumul emploi retraite ».

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Il est précisé que « ces dérogations sont accordées après avis du président de la commission médicale d’établissement et avis du chef de pôle et du chef de service concernés et sous réserve de l’aptitude physique et mentale des intéressés. » Les praticiens concernés pourront exercer « leur activité à raison de deux demi-journées hebdomadaires maximum dans le cadre d’un contrat annuel renouvelable ».

L’Assemblée se prononcera mercredi après-midi 9 novembre  sur le texte du PLFSS par un vote solennel.

Quant à la grande misère du monde infirmier (qui donne lieu à une grève nationale de grande ampleur aujourd’hui mardi 8 novembre)…on s’en occupera plus tard, comme le reste !

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Que ne l’ont-ils fait plus tôt ?

II. Dictature en Turquie : le silence assourdissant de l’UE

Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés cet après-midi devant le Conseil de l’Europe à Strasbourg pour dénoncer l’indifférence de l’Europe face à l’arrestation de 11 députés du parti Kurde HDP en Turquie, nouveau pas vers la dictature. « Libérez nos députés », « à bas le régime fasciste en Turquie », « Erdogan dictateur ». Et pourtant, chez les grands redresseurs de tort de l’UE comme Angela Merkel ou François Hollande ou les dirigeants de la Commission européenne comme Jean-Claude Juncker ou Donald Tusk…SILENCE RADIO. Ils étaient tous beaucoup plus bavard quand il s’agissait de négocier avec Recep Tayyip Erdogan, le président turc, un accord sur le transfert des migrants vers l’Europe !

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Manifestation pro-kurde à Starsbourg

La mobilisation pour dénoncer le nouveau degré dans la répression farouche engagée contre les forces d’opposition en Turquie par le gouvernement d’Erdogan, ne s’est pas faite attendre. Dès 13h, plusieurs centaines de manifestants se sont regroupés devant le Conseil de l’Europe à Strasbourg.

Cette institution européenne composée de 47 états membres, est en effet tout particulièrement concernée par l’arrestation des députés kurdes, puisque la Turquie fait partie du Conseil. Il y a 15 jours, lors de la quatrième session parlementaire de l’année, des députés turcs, dont certains du HDP, y siégeaient, au côté des députés des autres pays européens. Emprisonner aujourd’hui des députés du HDP, c’est donc s’en prendre directement au Conseil de l’Europe. Erdogan ne l’ignore pas. Certains militants ne manquent d’ailleurs pas de voir dans la décision du maître d’Ankara, une provocation de plus en direction des institutions européennes pour en mesurer la volonté de réaction. Manifestement, Erdogan n’a pas de souci à se faire…

« La Turquie veut entrer dans l’Europe alors qu’elle en bafoue toutes les valeurs », explique Erdogan Coskun, le président de l’association des Kurdes, venu de Sarreguemines, qui dénonce « ce silence de l’Europe face aux crimes commis en Turquie », ajoutant que « c’est ce silence qui crée la barbarie. » Pour nous aussi qui voyons dans la lâcheté de nos dirigeants politique la source de tous nos malheurs et des progrès de cette barbarie.

Représentante des Kurdes dans l’Est de la France, Hélène Dersin explique que dès les arrestations (elles ont eu lieu à 1 heure du matin, heure locale ), des manifestants se sont regroupés dans les principales villes de Turquie et dans certaines villes d’Europe, pour exiger la libération immédiate des députés arrêtés. « Il y a 6 millions d’électeurs derrière ces députés », observe-t-elle, « on nie le pouvoir du peuple qui les a élus. » Rappelant les arrestations massives de juges, de fonctionnaires, de policiers, de journalistes, de maires, la fermetures des médias indépendants et des maisons d’édition, Hélène Dersin en appelle à l’Europe et aux grandes puissances pour faire pression sur Erdogan. La malheureuse rêve.

C’est aussi le sens de l’engagement des militants d’organisations françaises venus se joindre à la mobilisation des Kurdes de la région. Michaël Kugler, le coordinateur EELV, appelle à se mobiliser contre cette « Europe molle » qui « ne prône plus que les valeurs économiques du libéralisme, comme on vient de le voir avec le vote du CETA, et non plus les valeurs pour lesquelles elle a été construite.» Un point de vue partagé par Lucas Rohr, de l’UEC qui dénonce lui aussi le fait que l’Europe « continue à faire la sourde oreille face à une situation en Turquie qui se dégrade de jour en jour. »

Le responsable des Affaires étrangères du HDP, Hisyar Ozsoy voit dans l’arrestation des députés kurdes « un jour noir » qui concerne non seulement le parti kurde, mais qui sonne « la fin de la démocratie en Turquie. » Il appelle à un ultime sursaut tous les amis du peuple kurde « pour être solidaires de sa lutte et éviter que Erdogan plonge le pays dans une guerre civile et dans le despotisme. » Cela semble hélas déjà le cas, avec la complicité des principaux dirigeants de l’UE.

D’ailleurs, dans un communiqué tout en rondeurs, le président du Parlement européen, l’Allemand Martin Schulz, voit dans l’arrestation des députés kurdes « un signal de refroidissement du pluralisme politique en Turquie », formule correspondant tout à fait à cette « mollesse » des institutions européennes dénoncée par les militants kurdes et français. Martin Schulz ajoute tout de même, sans y croire un instant, que « les moyens d’action employés par le gouvernement ( turc) remettent en question les relations durables entre l’Union européenne et la Turquie, et l’engagement du gouvernement turc en faveur des valeurs démocratiques et de ses aspirations européennes

Il n’est pas certain que cette condamnation voilée suffira à émouvoir celui qui est de plus en plus dénoncé comme le dictateur de la Turquie, au moment où l’Europe s’est par ailleurs liée les mains en confiant à Erdogan le sort des migrants. Car le président turc n’est pas dupe, il sait parfaitement que grâce à cet accord (négocié de son propre chef par la chancelière Angela Merkel) il est le seul maître du jeu. Nous l’avions dénoncé en son temps (Lire « Des discussions de marchands de tapis » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/03/09/bulletin-climatique-quotidien-9-mars-2016-de-la-republique-francaise/).

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Les pitres hilares de Bruxelles (sauf François Hollande, roulé dans la farine)

Cette UE nous donne la nausée.

 

III. Et la croissance en Europe ?

Toujours aussi molle malgré les témoignages d’auto-satisfaction des différents responsables de l’Union européenne (UE) et les idées géniales pour en sortir du président de la Banque centrale (BCE), Mario Draghi. Au point que les optimistes jugent le chiffre rassurant tandis que les pessimistes, eux, l’estiment plutôt médiocre : au troisième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro a crû de 0,3 % par rapport au trimestre précédent, selon les statistiques publiées lundi 31 octobre par Eurostat. Une hausse identique à celle du deuxième trimestre.

La bonne nouvelle pour les tenants de l’UE, c’est que la victoire du Brexit au référendum britannique du 23 juin n’a pas créé de choc négatif majeur sur l’activité de la zone euro. « Nous étions nombreux à redouter un tel scénario, mais il ne s’est pas produit, souligne Gilles Moec, économiste en chef chez Bank of America Merrill Lynch. En hausse de 0,5 % entre juillet et septembre, la croissance britannique a plutôt bien tenu, et les marchés financiers n’ont pas cédé à la panique. » C’est très précisément ce que nous avions pronostiqué avant le référendum de juin dernier (Lire, entre autres, « Le Brexit ? Pour eux ce n’est qu’une affaire de gros sous » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/23/le-brexit-ce-nest-quune-affaire-de-gros-sous/).

Contrairement aux annonces des oiseaux de mauvaise augure (en vérité des manipulateurs) les commandes britanniques aux entreprises européennes ne se sont pas effondrées. Et il n’y a pas eu de contagion par le canal des incertitudes.
Mais, même si elle a résisté au Brexit, la croissance du troisième trimestre reste néanmoins poussive. « Ce 0,3 % confirme que la reprise manque de dynamisme », explique Nadia Gharbi, spécialiste de l’économie européenne chez Pictet. La France a fait moins bien encore, avec un PIB en hausse de 0,2 % seulement, tandis que l’Espagne poursuit son rattrapage (0,7 %).

Si les chiffres de l’Italie et de l’Allemagne ne seront pas connus avant le 15 novembre, les derniers indicateurs laissent néanmoins penser que la croissance de la zone euro a, pour l’essentiel, été tirée par la consommation privée. « La baisse continue du chômage, notamment en Espagne, et la faiblesse de l’inflation soutiennent le pouvoir d’achat », analyse Mme Gharbi.
Face à la faiblesse de la demande internationale, affectée par le ralentissement chinois, il est probable que les exportations vers le reste du monde resteront plutôt décevantes. En France, le commerce extérieur a d’ailleurs eu une contribution négative (– 0,5 %) sur le PIB du troisième trimestre.

La tendance devrait se poursuivre ces prochains mois. La plupart des économistes estiment que le PIB de la zone euro devrait progresser de 0,3 % à 0,5 % au quatrième trimestre. Sur l’ensemble de l’année, la croissance pourrait ainsi s’établir autour de 1,6 %, estime la Commission européenne, après 1,7 % en 2015.

Mais 2017 s’annonce déjà sous des auspices encore moins favorables. Y compris en Allemagne. Selon plusieurs sources, le comité des conseillers économiques du gouvernement allemand, qui devait rendre son rapport annuel, mercredi 2 novembre, a ainsi revu ses prévisions à la baisse. Si, cette année, la croissance devrait frôler 1,9 % outre-Rhin, au plus haut depuis cinq ans, les « sages » estiment qu’elle ne devrait, en revanche, guère dépasser 1,3 % en 2017. Au printemps, ils tablaient encore sur 1,6 %. Le gouvernement d’Angela Merkel, lui, a établi sa prévision à 1,4 %.

Plutôt préoccupant, d’autant que le moteur allemand ne sera pas le seul à tourner moins vite, selon M. Moec, la croissance de l’union monétaire ne devrait pas dépasser 1,1 % en 2017. De fait, il ne faudra plus compter sur le fameux « alignement des planètes », qui a porté l’activité européenne en 2015 et en 2016. A savoir, la combinaison d’une inflation faible, d’un euro relativement bas face aux autres devises et de taux d’intérêt modérés. Ces prochains mois, la remontée progressive des prix du pétrole devrait en effet se poursuivre. Tombé à 27 dollars (24,45 euros) en janvier, le baril de Brent évolue désormais autour de 50 dollars. Ce qui reste néanmoins raisonnable.

Malheureusement, la tendance haussière de l’euro par rapport au dollar (un des échecs patents de Mario Draghi) va nécessairement renchérir les exportations européennes et donc avoir un impact négatif sur le commerce extérieur de l’UE.

La baisse de l’ensemble des prix de l’énergie ralentissant, l’inflation moyenne de la zone euro a grimpé à 0,5 % en octobre, au plus haut depuis juin 2014, selon les chiffres publiés lundi 31 octobre par Eurostat. « Elle devrait grimper jusqu’à 1,5 % au printemps 2017 », pronostique Frederik Ducrozet, économiste chez Pictet. Une mauvaise nouvelle pour le pouvoir d’achat des ménages. D’autant que si l’on exclut les prix de l’énergie et de l’alimentaire, très volatils, l’inflation dite « sous-jacente », alimentée par la hausse des salaires, reste, elle, anémique. « C’est plutôt inquiétant, car, même dans les pays au plein-emploi, comme l’Allemagne, la hausse des salaires est modérée », affirme M. Ducrozet.

De quoi compliquer la tâche de la Banque centrale européenne (BCE) car, à mesure que l’inflation se rapprochera de la cible de 2 % de l’institution, les pressions en faveur d’un resserrement de la politique monétaire vont probablement se multiplier. En particulier outre-Rhin : dans son nouveau rapport, le comité des conseillers économiques du gouvernement allemand critique déjà durement les mesures accommodantes de l’institut de Francfort. Taux bas et rachats de dette publique ne sont « plus appropriés », préviennent-ils, et risquent de favoriser la formation de bulles financières. C’est très exactement ce que le CER affirme de longue date.

Pourtant, Mario Draghi, le président de la BCE, devrait maintenir le cap et prolonger ses soutiens à l’économie au-delà de mars 2017, comme initialement prévu… L’Italien, comme la majorité des membres de la BCE, juge en effet que les fragilités de l’économie européenne le justifient. Nous verrons bien mais le réveil pourrait être douloureux.

Rythmée par l’élection présidentielle française en avril et les élections fédérales allemandes à l’automne, 2017 sera dominée par les incertitudes politiques. Nombre de PME et de grands groupes pourraient retarder leurs décisions d’investissement et d’embauche en attendant les résultats. Surtout en France, où les entreprises ne redoutent rien tant que l’instabilité fiscale qui accompagne presque toujours les changements de majorité…

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Un peu plus de stabilité institutionnelle et un peu moins d’échéance électorales ne nous nuiraient pas !

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Au Palais royal d’Aranjuez, le roi et la reine d’Espagne ont assisté à un symposium international consacré au roi Carlos III (Charles III), fils et successeur de Philippe V de Bourbon, arrière petit-fils de notre roi Louis XIV :

 » Carlos III . Las claves de un reinado « 

(Charles III . Les clés d’un règne)

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Charles III de Bourbon (portant la cravate de la Toison d’or et les écharpes rouge de l’ordre de Saint-Janvier -Naples- et bleue du Saint-Esprit -France-)

Dans la cadre prestigieux du Théâtre du Palais royal d’Aranjuez

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Le Palais royal d’Aranjuez

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Théâtre du Palais royal d’Aranjuez

Le 8 novembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

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Une Réponse to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (8 novembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Hervé J. VOLTO novembre 8, 2016 à 6:13 #

    Le Grand Monarque à venir Henri V de La Croix (comme il y eu un Philippe VI de Valois) relèvera la France par un Ordre de Chevalerie triple, Militaire, Hospitalier et religieux. Le Roi futur rendra la France Souveraine, indépendante et rayonnante.

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