BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (14 novembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

14 Nov

I. CETA : le chantage de l’UE

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Ils nous auront décidément tout fait à propos des traités prétendument de libre-échange entre l’Europe et l’un ou l’autre des pays nord-américains. Depuis les négociations, menées en catimini pendant plusieurs années pour éviter le plus longtemps possible que les peuples s’aperçoivent des monstruosités qu’on veut leur faire avaler. Jusqu’aux pressions en tous genres exercées par le lobby mondialiste sur les décideurs des différents pays de l’Union européenne pour les amener à accepter l’inacceptable.

C’est à Paul Magnette, le ministre-président de la Wallonie (Belgique), qu’on doit l’entrée dans le débat public du CETA, ce “petit cousin” du traité transatlantique conclu début 2016 par l’Union européenne avec le Canada. En l’espace de quelques jours, par son bras de fer avec les autorités belges, européennes et canadiennes, cet homme a suscité l’espoir que la démocratie l’emporte face aux forces obscures de la technocratie bruxelloise. Hélas, comme nous l’avons vu, les fruits n’ont pas encore été à la hauteur des soins du jardinier (Lire « Mauvaise nouvelle, les Wallons ont fini par céder aux injonctions de Bruxelles » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/10/28/bulletin-climatique-quotidien-28-octobre-2016-de-la-republique-francaise/).

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Il n’est guère étonnant que peu de gens aient lu ou même entendu parler de cet obscur traité jusque-là (y compris certains parlementaires français) tant il est un véritable repoussoir :

– Il fait 493 pages, et 2 286 en comptant toutes ses annexes ;
– Il est rédigé dans un jargon juridique inaccessible au commun des mortels ;
– Il ne peut s’interpréter qu’en référence à un immense corpus d’accords internationaux auquel il multiplie les références ;
– S’il a été été publié en février 2016, sa traduction française n’est disponible que depuis juillet.
– Et pourtant, loin des augustes accords commerciaux qui se contentaient de réduire les droits de douane, le CETA touche aussi bien l’agriculture que le processus décisionnel européen, il crée une justice parallèle pour les entreprises et suscite des craintes pour le climat et les services publics.

C’est à cause de tout cela qu’il faut comprendre la profonde déception suscitée chez les opposants au CETA par le compromis belgo-wallon du 27 octobre : ils y ont vu un lâchage en rase campagne du héraut de la démocratie Paul Magnette face aux offensives d’une Commission européenne peu soucieuse de l’avis des peuples et déterminée à imposer l’accord au forceps. Mais, c’est oublier un peu vite que, pour entrer pleinement en vigueur, le CETA devra être approuvé ces prochains mois par le Parlement européen, puis par chacun des 38 parlements nationaux et régionaux de l’Union européenne (Lire « CETA, les mondialistes se réjouissent un peu vite » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/11/03/bulletin-climatique-quotidien-3-novembre-2016-de-la-republique-francaise/).

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Et pourtant, ne croyez pas que l’heure soit enfin venue pour le débat démocratique autour du CETA !

D’abord parce que le mode de ratification place un couteau sous la gorge des parlementaires : ils vont être sommés d’approuver l’accord en bloc ou de prendre la responsabilité de faire échouer tout le processus en votant contre, sans possibilité de demander des aménagements et de rechercher un consensus. L’insistance de Bruxelles à répéter qu’un échec du CETA signerait l’arrêt de mort de la politique commerciale européenne fera peut-être réfléchir plus d’un parlementaire naïf (ou vénal) avant de voter “NON”.

Mais surtout, de par sa nature, un tel accord commercial est peut-être l’un des objets les moins solubles dans le débat démocratique. Les critiques qui voudront y trouver les mots “poulet au chlore” ou “bœuf aux hormones” en seront pour leurs frais : ils ne figurent pas dans le texte. Les pro-CETA ne seront pas moins en peine pour prouver que le traité ne remettra jamais en cause les normes européennes en matière de santé et d’environnement : la complexité des mécanismes à l’oeuvre va faire de ce traité un “accord vivant” aux effets à long-terme largement imprévisibles. Avec d’autres mots, on appellerait ça « UNE USINE À GAZ« . Et ne croyez pas que soit le fruit du hasard. CAR C’EST LE FRUIT D’UNE VOLONTÉ FAROUCHE DE CACHER LA RÉALITÉ SOUS UN FATRAS D’ARGUMENTS FALLACIEUX.

Ne cherchez pas davantage de consensus sur la protection des services publics, des politiques environnementales ou du principe de précaution : selon que vous interrogiez un expert de la Commission européenne ou un juriste proche des ONG, la réponse sera profondément rassurante ou franchement inquiétante.

La raison en est simple : loin d’être une science exacte, le droit au cœur de ces traités est fabriqué au gré des besoins et à la merci d’interprétations divergentes – surtout quand on se projette sur plusieurs décennies et qu’on confie la résolution des conflits à des tribunaux pas tout à fait publics.

Il est facile, en se penchant sur ce type de texte, de laisser libre cours aux scénarios les plus divers, jusqu’aux plus sombres et aux projections les plus inquiétantes. Il est beaucoup plus difficile d’anticiper leurs effets à long terme sur l’économie ou l’environnement – les études d’experts tous plus “indépendants” que les autres se contredisant sans cesse.

Et comme toujours pour ces traités dits de libre-échange, les économistes sont et resteront divisés : les uns y verront un accord exemplaire, un “anti-Tafta”, mais refuseront le débat sur les points de controverses ; les autres ne cesseront de réclamer une renégociation de l’accord. Alors, comment un citoyen français pourrait-il donc évaluer l’impact futur du CETA sur sa situation personnelle ? IMPOSSIBLE ET C’EST LE BUT DE LA COMMISSION EUROPÉENNE…

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Le plus simple, et de loin la meilleure solution pour chacun, c’est de refuser une fois pour toute cette marchandisation systématique et mondialiste de nos économies.

II. Alleluia !

Le tombeau du Christ, à Jérusalem, a été ouvert pour la première fois depuis plus de deux siècles.

L’édicule du Saint-Sépulcre, construit en 1809 et 1810 dans le style baroque ottoman après un incendie qui avait endommagé toute la basilique, est la dernière en date des constructions qui se sont succédé depuis le IVe siècle sur le site du tombeau du Christ. Il avait rapidement accusé des signes de faiblesse, s’affaissant sous son propre poids et soumis aux intempéries à travers un oculus, alors ouvert sur le ciel, percé dans le dôme. Bref…du travail arabe !

Des facteurs contemporains ont accéléré la dégradation, au premier rang desquels la fréquentation des visiteurs, dont le souffle augmente l’humidité ambiante et altère les mortiers. Les cierges qui se consument à quelques centimètres de l’édicule provoquent de fortes contraintes thermiques sur le marbre, et d’épais dépôts noirs et huileux.
Une semaine après sa réouverture au public dans le Saint-Sépulcre à Jérusalem, les visiteurs et pèlerins sont toujours aussi nombreux à vouloir y entrer. Ce  » kiosque de marbre, d’un luxe à demi barbare et surchargé de lampes d’argent « , que décrit Pierre Loti en visite dans la ville sainte (Jérusalem, 1894), est désormais cerné d’échafaudages et de hauts panneaux blancs qui le préservent des regards.

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Depuis le début de sa restauration, les deux petites salles qui le composent – la chapelle de l’Ange et le tombeau – ont toujours été accessibles aux visiteurs et aux liturgies : les responsables des trois Eglises qui gèrent le lieu et qui sont chargés des travaux (Grecs orthodoxes, franciscains de rite catholique et Arméniens orthodoxes) y mettent un point d’honneur. Sauf entre le 26 et le 28 octobre 2016, lorsque les plaques de marbre qui recouvrent la fameuse pierre, où le corps de Jésus aurait été déposé après sa crucifixion, ont été déplacées par les scientifiques.

 » Ce soir-là, l’église a fermé ses portes à 19 heures, raconte Fredrik Hiebert, archéologue dépêché par la National Geographic Society, associée au projet. Les deux patriarches orthodoxes et un représentant franciscain – le supérieur de l’ordre étant absent ce jour-là – sont entrés ensemble dans l’édicule pour découvrir, sous les marbres tirés, le lit funéraire. Ils en sont sortis avec un immense sourire.  » On les comprend.

Après les responsables, c’était justement au tour des religieux qui habitent le Saint-Sépulcre d’entrer pour vénérer le rocher du tombeau.  » Moi qui crois sans avoir vu, je peux dire désormais que j’ai vu et touché la pierre sainte ! « , se réjouit le Frère franciscain Joseph-Marie Gaffurini, qui vit ici depuis quatre ans. Un moment «  historique « , mais aussi «  d’unité  » en ces lieux où les dissensions et les petites rivalités sont le pain quotidien des communautés. Le statu quo qui régit la vie des groupes religieux sur place remonte à un  » firman  » (ordonnance) ottoman qui remonte à l’année 1852 et stipule que les lieux seront partagés par les Eglises grecque-orthodoxe, latine et arménienne apostolique, avec la prééminence de la première sur les deux autres. Chaque décision concernant la basilique doit cependant être prise à l’unanimité, ce qui peut demander un certain temps.

La cohabitation entre les religions s’avère parfois délicate. Liturgies, temps de prière, encensement : chacun des cultes a ses droits et ses heures.  » Il faut essayer de ne pas perdre ce qu’on a. Si on n’exerce pas son droit au moment et aux endroits qui lui sont associés, on le perd « , résume le Père Samuel Aghovan, supérieur de l’Eglise arménienne au Saint-Sépulcre. Lorsque Grecs et Arméniens, suivis par la petite communauté copte, encensent deux fois par jour leurs biens respectifs, chacun est très scrupuleux sur ce qu’il peut et doit encenser.

La rénovation de l’édicule a officiellement commencé le 8 mai, après Pâques, qui célèbre la résurrection du Christ. A Jérusalem, les festivités de rite orthodoxe commencent d’ailleurs dans le tombeau vide, avec la cérémonie du feu sacré. Sous les deux plaques de marbre qui recouvrent le lit funéraire, quelques centimètres de poussière et de terre, une fois dégagés, font apparaître la pierre originelle du tombeau, taillé dans une roche calcaire locale appelée  » meleke « . Les experts scientifiques en ont prélevé des échantillons pour les analyser avant de remettre en place les marbres protecteurs. Après quoi, l’édicule a pu être rendu aux fidèles.

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Sa structure actuelle date de 1810. Les premières restaurations dans la basilique, dès les années 1970, ont d’abord concerné les colonnes et les dômes, sans toucher à l’édicule,  » parce qu’on n’était pas d’accord sur ce qu’il fallait y faire, rappelle le père Aghovan. Rien n’est écrit, donc rien n’est clair « . D’atermoiements en indécisions, c’est finalement l’Autorité israélienne des antiquités qui donne l’alerte en 2015 et avise les responsables chrétiens de se mobiliser pour restaurer l’édicule dont les murs ont été abîmés par des infiltrations d’eau, le passage des pèlerins et la suie des lampes à huile qui brûlent depuis des siècles.

 » Nous avons donc dû nous rencontrer, raconte le père Aghovan. Les Grecs ont proposé une équipe de l’Ecole polytechnique d’Athènes – le même établissement qui avait été mandaté en 1810 – que nous autres, Arméniens et franciscains, avons acceptée.  » Celle-ci constate sur place l’ampleur des dégâts et conclut qu’une restauration globale est nécessaire. Coût total des opérations : 3,3 millions d’euros, que les trois Eglises devront se partager. La proposition est finalement validée en mars 2016, et la date du chantier arrêtée.

Depuis, près de 70 personnes y travaillent nuit et jour, sous la houlette de l’ingénieure et chimiste grecque Antonia Maropoulou : tailleurs de pierre, marbriers, ouvriers qualifiés dans la restauration murale, mais aussi architectes et conservateurs. Des manœuvres ont également été recrutés localement. Les décisions sont bien entendu prises avec l’accord des Eglises, préalablement consultées.

Prochaine étape : le dallage autour de l’édicule. En son for intérieur, chacun espère que les travaux seront terminés d’ici Pâques, au printemps 2017,  » feu sacré  » oblige !

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Rendez-vous à Jérusalem, le 16 avril 2017.

III. Attention, danger !

Une étude publiée jeudi 10 novembre 2016 par l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), traditionnellement  » classé à gauche  » (puisqu’il faut que tout soit à sa place), sur  » L’état du tissu productif français « , met en évidence un risque majeur de désindustrialisation de la France.

Depuis des années, la perte de compétitivité de la France, cette difficulté de notre économie à rester dans la course mondiale, donne des sueurs froides aux économistes comme aux politiques. Aux craintes que l’Hexagone ne soit relégué au second rang s’ajoutent celles d’un déclassement d’une partie de sa population, terreau du vote contestataire et populiste dont on vient de voir les conséquences aux Etats-Unis. Si l’Allemagne a retrouvé dès 2011 son niveau de production de 2008, la France, comme l’Espagne ou l’Italie, porte toujours les stigmates de la crise.

 » Oui, il y a une vraie menace de décrochage de l’appareil productif français « , assène Lionel Nesta, principal auteur de l’étude, professeur à l’université de Nice-Sophia Antipolis et directeur du département innovation et concurrence à l’OFCE. Une situation intimement liée aux difficultés de l’industrie tricolore, qui joue  » un rôle central dans la croissance économique « , rappelle M. Nesta. Et pour cause. Si elle ne représente plus que 11 % du PIB en 2013 (contre 22,6 % en Allemagne), l’industrie est fortement consommatrice de services marchands et concentre l’essentiel des exportations et des efforts de recherche et développement (R&D) privée. Elle regroupe aussi des emplois en moyenne plus sophistiqués, donc mieux payés, et des possibilités de gains de productivité plus importants.

Mais, dans le secteur, tous les voyants sont au rouge. En septembre, la production industrielle s’est repliée de 1,1 %, a indiqué l’Insee le 10 novembre. Les destructions d’emplois y ont été massives depuis la crise financière (500 000 entre 2008 et 2013). Le déficit commercial, qui se résorbait depuis quatre ans, a totalisé 48,7 milliards d’euros entre septembre 2015 et septembre 2016, contre 45,4 milliards un an plus tôt.

 » On assiste à une dégradation continue de la compétitivité française depuis 2000, sur fond de passage aux 35 heures, de perte d’attractivité de la France et d’érosion de sa base industrielle. Nos exportations de biens et services représentaient alors 17 % de celles de la zone euro, contre 13,4 % en 2015 « , indique Emmanuel Jessua, directeur des études chez Cœ-Rexecode, institut de conjoncture proche du patronat.

Dès lors, que faire ? Pour certains, la partie est déjà perdue. D’un côté,  » faire disparaître l’écart de coût de production entre la France et…l’Espagne nécessiterait une baisse improbable des salaires « , de l’autre,  » on ne voit pas de signe de hausse du niveau de gamme de l’industrie française « , tranchait Patrick Artus, économiste chez Natixis, dans une note de septembre intitulée  » France : l’impossible réindustrialisation « .

L’étude de l’OFCE a le mérite de ne pas réduire le sujet à la question du coût du travail, habituel sujet d’inquiétude en matière de perte de compétitivité, qui incite les entreprises françaises à réclamer toujours plus de baisses de charges. Selon M. Nesta, si l’économie tricolore décroche, c’est qu’elle est  » prise en sandwich entre une concurrence en prix croissante – de la part de l’Espagne notamment, qui a drastiquement réduit son coût du travail (NDCER: Merci Mariano Rajoy !) – et une anémie persistante de son effort de recherche et de ses investissements productifs « .

 » Si l’on veut réindustrialiser le pays, il va falloir monter en gamme « , souligneM. Nesta.Pour l’heure, les entreprises ont beau investir, elles le font davantage dans la construction et l’immobilier que pour s’équiper en machines et robots. Et, en matière d’innovation, la France fait des efforts  » significatifs mais plus faibles que les pays les plus innovants « , comme l’Allemagne. Cela ne va pas sans poser des questions sur la pertinence du crédit d’impôt recherche (CIR), ce dispositif fiscal à 6 milliards d’euros par an. Un tonneau des Danaïdes qui semble surtout profiter aux…actionnaires des entreprises !

Et ça ne semble pas mieux avec le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE).  » Il faut que les politiques fiscales mises en place dernièrement – CICE – se traduisent par des gains réels de compétitivité « , insiste M. Nesta. C’est-à-dire soit par une baisse de prix des entreprises à même de dynamiser les ventes, soit par des investissements pour se moderniser. Problème : les effets du CICE sont encore très discutés, même si son impact sur la reconstitution des marges des entreprises est salué.

 » La prise de conscience par le gouvernement de la nécessité de réorienter la politique économique vers une baisse des charges est positive. Mais ce processus prendra du temps « , abonde M. Jessua. La période qui s’ouvre semble décisive pour la France. En particulier, la hausse de l’investissement productif depuis un an peut expliquer la hausse des importations (surcroît d’achat de biens d’équipements à l’étranger), et donc la dégradation du solde commercial. «  On peut espérer un cercle vertueux, qui permettrait à terme de réenclencher une montée en gamme. Mais, à ce stade, cela reste de l’ordre de la conjecture « , conclut M. Jessua.

On ne peut plus, hélas, qu’espérer…

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Offrons-nous un livre passionnant :

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En voici le descriptif officiel :

L’idéologie républicaine, empreinte d’égalité, postule que les hommes naissent libres et égaux en droit. Mais, sous l’Ancien Régime, c’est la question du rang qui gouverne l’organisation sociale, et, à travers titres et dignités, la place occupée qui dit l’identité des êtres et des lignages, la puissance des acteurs.

Étudié par Fanny Cosandey dans l’entourage royal, le rang s’offre en observatoire des rapports de force des sujets entre eux et, surtout, avec le monarque. Celui-ci, soucieux de manifester son pouvoir d’ordonner, joue du cérémonial comme d’un attribut de la puissance souveraine et d’un instrument des relations sociales.Les manuscrits conservés par les maîtres de cérémonies livrent les ressorts de l’ordonnancement des préséances: de l’organisation palatiale à l’ordre parfait de Versailles : des querelles de rang à l’art du rituel ; du jeu monarchique des placements à la permanence dynastique ; de la conception patrimoniale des rangs à la difficulté de penser l’individu (et la place des femmes en milieu politique masculin).

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Au final, les tensions issues de la loi du rang mettent bien en relief les contradictions de l’Ancien Régime : d’un côté, une royauté marquée par les origines féodales de la puissance souveraine; de l’autre, une société tendue vers un idéal de conservation (des places et des biens) que les déplacements cérémoniels viennent sans cesse contester.Pour dépasser ces contradictions, l’arbitrage des querelles se révélera un puissant outil dans les mains du souverain.

Ses effets se feront sentir longtemps dans les transformations de l’appareil monarchique et la promotion des valeurs nouvelles, lesquelles viendront à leur tour bouleverser la société au point de menacer les fondements mêmes de l’ordre hiérarchique.

Fanny Cosandey est maître de conférence et directrice de centre à I’EHESS. Elle a déjà publié aux Éditions Gallimard La Reine de France. Symbole et pouvoir (Bibliothèque des Histoires, 2000).

 

Le 14 novembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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3 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (14 novembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Hervé J. VOLTO novembre 15, 2016 à 12:59 #

    L’Etiquette : plus que jamais à conserver dans un coin de notre mémoire et à ressortir , en l’adaptant à la situation du moment prescrit , afin que toute personne ayant un rapport quelconque avec le Roy , puisse rester à sa place vis à vis de ce dernier. L humilité de celui qui côtoye dans la continuité le Souverain permet de mieux capter la gloire de ce dernier afin de s’en approprier une partie pour développer ses propres vertus , tout en restant dans une posture conforme à l’ordre donné.

    la hiérarchie des Rangs, selon Saint-Simon, se base sur la primauté du Sacré sur le profane, du pur sur l’impur. Le Clergé consitue ainsi le Premier Ordre du Royaume, la Noblesse le Secon Ordre. Le reste, la roture, cosntitue le Tiers Etat…

    Les vrais Royalistes comprendront que l’une des fonctions Royales soit non seulement rayonner dans le Royaume visible, mais encore de faire rayonner aussi les sujets qui l’entourent: de même que le Soleil, en projetant ses rayons bienfaisants sur les astres qui l’environnent, les fait briller à leur tour. Cette métaphore louis-quatorzienne nous fait comprendre de quelle façon la Royauté, vécue comme l’ascension de chacun vers un idéal moral et politique, est une réalité à nouveau envisageable.

  2. Hervé J. VOLTO novembre 15, 2016 à 1:20 #

    Pourquoi kla France sortirait des problèmes avec le Roi de France ?

    Les Lois Fondamentales du Royaume de France prévoient que la Royauté – la Souveraineté qui lui est attachée- est déléguée patr Dieu UNIQUEMENT à l’aîné Salique, Catholique, né en France Légitimement : ce Roi Légiime est Empereur en son Royaume, il ne relève ni de la papauté ni d’aucune puissanec étrangère -ni encore moisn de l’Union Européenne!- et se trouve placé au-dessus de toute cìfaction à l’intérieur.

    Un Roi rendrait la France Souveraine, indépendante et rayonnante sur le plan politique, Fille Aîné de l’Eglise et Educatrice des Peuples sur le plan religieux.

  3. Hervé J. VOLTO novembre 15, 2016 à 1:22 #

    Une France prospère car Souveraine, indépendante et rayonnante ? même les Français non pratiquants seraitent fiers à nouveau d’être Français.

    Le Roi, VITE !!!

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