BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (16 novembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

16 Nov

 I. Election de Donald Trump : l’UE est dévastée

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Censée initialement  » évaluer les relations avec les Etats-Unis à la suite de la présidentielle américaine « , la réunion mensuelle des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne (UE) a pris un tour inattendu, lundi 14 novembre, à Bruxelles. Elle aurait dû initialement permettre, dans l’esprit de la majorité des participants, pour lesquels la victoire de la candidate démocrate Hillary Clinton semblait acquise, de célébrer la continuité : les Etats-Unis, depuis 1945, ont fait de l’alliance avec l’Europe une pierre angulaire de leur politique étrangère. Autant dire que la désillusion et la sidération sont grandes à Bruxelles, après la victoire de Donald Trump.

Seul le premier ministrehongrois, Viktor Orban, estime que l’arrivée au pouvoir de M. Trump signe le retour à  » la vraie démocratie  » et aux  » discussions honnêtes, loin des contraintes paralysantes du politiquement correct « . L’élection du candidat républicain a sidéré beaucoup d’autres dirigeants, bouleversé les agendas et accru la tension née du vote des électeurs britanniques en faveur du Brexit, le 23 juin.  » C’est la première fois que je vis une telle situation et je suis dans l’incapacité totale de vous dire ce que vont être notre politique étrangère et nos relations avec les Etats-Unis « , avoue un diplomate dépité !

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Les ministres des Affaires étrangères à Bruxelles

(au premier plan le ministre britannique)

Dimanche soir, au cours d’un dîner informel, les ministres des affaires étrangères étaient censés procéder à un premier tour d’horizon et, selon la version officielle,  » faire remonter  » les sujets prioritaires à leurs yeux. A charge pour la haute représentante européenne, Federica Mogherini, de les évoquer lors d’une visite qu’elle compte effectuer à Washington avant la prestation de serment du futur président, en janvier 2017.

 » Pas de panique  » était pourtant la formule utilisée par plusieurs ministres des Affaires étrangères. Certains pays misent en effet sur un retour rapide au réalisme du futur président quand d’autres redoutent, eu égard aux nominations que M. Trump envisage, qu’il veuille vraiment appliquer son programme…

A ce stade, ceux-là redoutent surtout la mise à mal de l’accord de Paris sur le climat ou de celui sur le nucléaire iranien – auquel l’UE a activement contribué. Ils s’interrogent, par ailleurs, sur ce que sera précisément l’attitude M. Trump à l’égard de la Russie, et dès lors, du conflit syrien ou de la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI). Le maintien, ou non, des sanctions à l’égard de Moscou à la suite de l’annexion de la Crimée et de son rôle en Ukraine risque, dans les mois à venir, de devenir un casse-tête de plus pour des Européens divisés sur le sujet. Il faut dire qu’ils l’ont bien cherché.

La relance transatlantique elle-même est en question après les propos menaçants de M. Trump à l’égard des partenaires de l’OTAN qui ne respecteraient pas leurs engagements financiers. Les ministres baltes ont répété, dimanche soir, leurs inquiétudes face à la menace russe. La discussion entre les ministres n’a toutefois pas permis de départager le camp des  » attentistes « , surtout soucieux de calmer le jeu et de sauvegarder la cohésion de l’OTAN, de ceux qui poussent l’UE à agir vite pour relancer les projets de défense commune, quitte peut-être à enfoncer un coin dans l’Alliance atlantique.

D’autres craintes concernent les relations commerciales. La commissaire au commerce, Cecilia Malmström, refuse d’enterrer le projet de traité transatlantique (TAFTA ou TTIP), car il convient encore de  » voir comment sauvegarder les acquis de la négociation actuelle « . Mais à Bruxelles, beaucoup pensent que les chances d’aboutir à une signature sont quasiment nulles. Et même si elles ne l’étaient pas, il est clair que nous nous opposons formellement à ce traité QUELLES QU’EN SOIENT LES CONDITIONS.

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La réunion de dimanche soir a été symboliquement boudée par le ministre hongrois et son homologue britannique, Boris Johnson, l’un des principaux artisans du Brexit, qui n’y voyait «  pas d’utilité « . Quant à Jean-Marc Ayrault, ministre français des Affaires étrangères, il avait aussi décliné l’invitation, officiellement en raison d’un rendez-vous avec Antonio Guterres, le futur secrétaire général des Nations unies.

Divisée, assaillie par les crises, l’UE sera-t-elle capable de réagir ? Certains sont franchement pessimistes. Le Brexit, qui occupait encore tous les esprits juste avant l’élection américaine, est en train de reculer sur la liste des urgences, la première étant désormais la nature de la relation avec Washington et la deuxième, l’angoisse liée à une éventuelle victoire de la présidente du Front national, Marine Le Pen, lors de l’élection présidentielle française de 2017 ! En attendant, c’est Nigel Farage, l’un des piliers du vote en faveur du Brexit, qui a été reçu samedi à New York par Donald Trump. Pendant plus d’une heure.

Donald Trump connaît parfaitement, lui aussi, l’ordre des priorités.

II. Mais sachez que l’accord de Paris sur le climat a aussi du plomb dans l’aile

Un accord dont François Hollande, hôte de la COP21, et Laurent Fabius, son président, étaient si fiers en 2015 (Lire « La gestation de Laurent Fabius » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/08/31/bulletin-climatique-quotidien-31-aout-2016-de-la-republique-francaise/). Et pourtant…

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C’est un bloc de trois phrases dans l’avant-dernière page de l’accord de Paris sur le climat, un énoncé qui serait anodin s’il ne s’agissait d’un texte de droit international où chaque mot compte. L’article 28 de l’accord est l’objet de toutes les spéculations depuis l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche, car il pourrait ouvrir la voie à un désengagement des Etats-Unis, deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Le président élu des Etats-Unis, climatosceptique assumé, n’a pas fait mystère de son hostilité à l’accord conclu fin 2015 lors de la COP21, qui prône la transition vers une économie décarbonée – pour contenir le réchauffement sous le seuil des 2 °C – alors que lui promeut un modèle énergétique basé sur le pétrole, le gaz et le charbon. Or, l’article 28, qui fixe les conditions de sortie de l’accord, souffre d’une faille dans laquelle la future administration Trump pourrait être tentée de s’engouffrer, remettant ainsi en cause les engagements pris par Barack Obama.

D’après l’article, tout pays souhaitant dénoncer l’accord doit attendre trois ans à compter de son entrée en vigueur – le 4 novembre –, puis respecter un préavis d’un an, avant de s’en libérer effectivement. Quatre ans, c’est la durée du mandat de Donald Trump.

Mais le dernier alinéa de cet article précise qu’une partie ayant dénoncé la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC)  » sera réputée avoir dénoncé également le présent accord – de Paris « , puisque l’accord de la COP21 a été adopté sous les auspices de la CCNUCC. Comme la Convention-cadre est en vigueur depuis 1994, la condition des trois ans, fréquente dans les traités internationaux, est remplie. Tout pays peut donc aujourd’hui en sortir s’il respecte le préavis d’un an.

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Cette hypothèse d’un double retrait américain de la CNUCC et de l’accord de Paris fait planer un nuage sombre sur les négociations en cours à Marrakech, ville hôte de la COP22.  » Le leadership des Etats-Unis a été décisif pour construire l’accord de Paris « , a rappelé Elina Bardram, directrice générale pour le changement climatique auprès de la Commission européenne, interrogée le 11 novembre au Maroc. Refusant de  » spéculer sur les décisions politiques éventuelles du nouveau président élu « , elle assure que la détermination européenne à respecter les engagements de Paris «  reste intacte « . Mais avouons-le, c’est une épine de plus (et pas des moindres) dans le pied de l’Union européenne.

Même méthode Coué dans les rangs de la délégation chinoise, qui promet de poursuivre ses efforts et  » attend de voir  » ce que fera son partenaire américain après l’investiture de M. Trump, le 20 janvier 2017. Depuis 2014, les deux plus gros pollueurs de la planète ont fait de l’action contre le réchauffement l’un des axes-clés de leur relation bilatérale. Un retrait de Washington n’annulerait pas l’accord de Paris mais redistribuerait les cartes de la gouvernance climatique.

 » Il sera, à mon sens, extrêmement difficile  » de revenir en arrière, a indiqué de son côté Salaheddine Mezouar, le ministre marocain des affaires étrangères, qui préside la COP22. Si une telle démarche est possible,  » rien n’indique pour le moment que ce sera la voie choisie par les Etats-Unis, observe Sébastien Duyck, juriste au Centre pour les lois environnementales internationales (CIEL), à Genève. Si Donald Trump s’y résout, cela déclenchera une longue bataille juridique interne avant qu’il obtienne un accord du Sénat « . Depuis Washington, le dirigeant du CIEL, Carroll Muffett, mesure lui aussi la difficulté de sortir du double cadre de la CCNUCC et de l’accord de Paris :  » La convention climat est un traité international solide, conclu il y a près de vingt-cinq ans. Un retrait aurait un impact négatif sur la diplomatie américaine, explique le juriste. Quant à l’accord de Paris, il faut tout de même rappeler qu’il a été ratifié par Barack Obama, certes, mais au nom de la nation américaine.  » Mais vous pouvez faire confiance à Donald Trump pour, comme nous allons le voir, trouver quelques astuces permettant de contourner les difficultés juridiques.

Pour n’avoir ni à patienter quatre ans avant de rejeter l’accord de Paris, ni à activer la clause de sortie de la Convention-cadre, le président élu pourrait emprunter une troisième voie, qualifiée par les observateurs d' » option passive «  :  » Une autre stratégie possible est de rester dans l’accord de Paris, de ne pas mettre en œuvre la contribution nationale américaine – ce qui ne sera pas sanctionné puisque l’accord ne repose pas sur la sanction mais sur l’incitation – et de piéger l’accord de l’intérieur « , avance Matthieu Wemaëre, avocat et expert en droit de l’environnement. Rien n’oblige en effet Donald Trump à réduire d’ici à 2025 les émissions de gaz à effet de serre de 26 à 28 %, comme le recommande la contribution américaine rendue publique en novembre 2014.

Il peut aussi freiner les programmes fédéraux enclenchés par son prédécesseur. Il prévoit de nommer Myron Ebell, directeur d’un think tank climatosceptique financé par les industriels des énergies fossiles, à la tête de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), l’instance qui veille notamment au respect de la réglementation gouvernementale.

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A la conférence de Marrakech, beaucoup espèrent que la nouvelle administration s’attellera à des priorités domestiques, comme la question de l’emploi, avant de mettre en œuvre ses vues sur le climat. Les plus optimistes imaginent même un  » contre-effet Trump  » en se remémorant les mois qui avaient suivi l’élection de George W. Bush en 2000 et sa décision de dénoncer le protocole de Kyoto.  » Au lieu de figer le processus de négociations en cours, l’attitude arrogante de Bush avait au contraire donné un nouvel élan à la dynamique internationale « , rappelle Sébastien Duyck.

Mais Donald Trump n’est pas George W. Bush…

III. Pour une immigration choisie

L’Afrique sub-saharienne exporte, par rafiots entiers au travers de la Méditerranée, la lie de ses peuplades que nos élites accueillent à bras ouverts. Elles nous coûtent « la peau des fesses » (pardon pour cette grossièreté pourtant si près de la réalité) mais ne nous rapportent rien, sinon à enrichir les actionnaires des grandes entreprises qui pratiquent la traite négrière et développent un sous-prolétariat qui précarise les Français de souche.

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Mais l’Afrique réserve ses étudiants les plus prometteurs aux Etats-Unis, au Canada ou à la Chine. Il y a là un vrai problème qui en dit long sur l’attrait qu’exerce aujourd’hui notre pays sur les élites étrangères.

La faute à qui ? Au Front national que tous accusent de racisme ? Difficile à croire puisqu’il n’a jamais exercé le pouvoir. Mais ne serait-ce pas plutôt à l’oligarchie UMPS qui, elle, l’exerce sans discontinuer depuis la fin de notre empire colonial ? La question mérite d’être posée, même et surtout si elle leur fait mal. Car, voici l’état des lieux en cette fin d’année 2016 et alors que l’on s’interroge sur les liens à venir entre certains candidats Les Républicains et autres socialistes…

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Les « Fausses confidences » d’Alain Juppé ou les vraies magouilles de François Hollande ?

Un admis à Polytechnique renonçant à sa place pour aller au Canada. Un reçu en maths sup à Henri-IV choisissant la même destination. Impensables voici quelques années dans un pays d’Afrique francophone, ces décisions, prises par des boursiers d’excellence sénégalais, ne sont pas isolées, constate Moïse Sarr, qui dirige le service de gestion des étudiants à l’étranger du Sénégal :  » Ceux qui ont les moyens et un bon dossier pédagogique ne viennent plus systématiquement en France.  » Si 66 % des étudiants sénégalais qui partent étudier à l’étranger se rendent encore en France, où ils sont la nationalité d’Afrique la plus représentée (hors Maghreb), l’Hexagone n’est plus qu’une option parmi les autres.

Outre le Canada, les jeunes Sénégalais choisissent les Etats-Unis (plus de 600 étudiants dans chacun de ces pays en 2014), la Chine,  » qui doit accueillir 300 ou 400étudiants, contre une cinquantaine il y a quelques années « , selon Moïse Sarr, ou encore décident de rester dans leur pays où l’offre d’enseignement supérieur s’est nettement étoffée.

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Ndèye Sokhna Seck, étudiante en prépa scientifique au collège privé Sacré-Cœur de Dakar, confirme :  » Je ne fais pas une fixation sur la France. Si je choisis les télécoms, il y a une bonne école à Dakar, l’ESMT, où il sera plus facile de me concentrer sur les études qu’en partant. Mais si je choisis l’informatique, je pense au Canada, aux Etats-Unis, à la Chine. Surtout à la Chine.  » Son camarade Kevin, lui, est certain de partir. Pour l’y préparer, sa famille lui a d’ailleurs enjoint d’emménager seul dès cette année. Mais il hésite quant à la destination.  » Je connais beaucoup de gens en France, mon père y a fait une partie de ses études, c’est plus facile de s’y intégrer qu’ailleurs, et il y a bien sûr la langue.  » Malgré tout, le Canada l’attire plus :  » Il semble moins difficile d’y trouver un stage, et l’atmosphère est plus chaleureuse.  » Ce qui n’est pas faux.

Une mutation suffisamment inquiétante pour que Polytechnique ait été à l’origine d’un accord avec les prépas françaises et l’ouverture d’un concours d’entrée à l’X organisé au Sénégal. Frank Pacard, directeur de l’enseignement à Polytechnique, appelle à en finir avec «  le mythe selon lequel les études gratuites suffisent à attirer les meilleurs en France, et qu’il faut une égalité de traitement pour tous les étudiants « . Il juge urgent de  » se donner les moyens d’attirer les étudiants qui ont un haut potentiel, chose que font très bien les universités américaines ou canadiennes « . Pas les nôtres.

Conscient de l’enjeu, Campus France, chargé de promouvoir l’enseignement français à l’étranger, a consacré ses rencontres annuelles, du 7 au 9 novembre, aux pays d’Afrique subsaharienne.  » L’attente de France est énorme « , veut croire sa présidente, Béatrice Khaiat.  » La perception joue un rôle essentiel « , prévient néanmoins Moïse Sarr. Selon lui, la France paie encore le prix de la circulaire Guéant de 2011, qui restreignait drastiquement les possibilités de travailler en France pour les étrangers y ayant étudié. Si le nombre d’étudiants sénégalais dans l’Hexagone remonte progressivement depuis l’abrogation de ce texte, il n’a pas encore retrouvé son niveau antérieur. En vérité, la question est mal posée. Il ne faut pas encourager les étudiants étrangers à s’installer définitivement en France après leurs études (ce qui est coupable vis-à-vis de leurs pays d’origine que cela prive de cadres dont ils ont tant besoin). Il faut, au contraire, les inciter à un retour dans leurs pays d’origine après leurs études, ce qui constitue une démarche honnête et bénéfique pour les pays d’origine mais crée également des réseaux d’influence pour notre propre pays. Il ne faut cependant pas non plus fermer systématiquement nos portes à ceux qui souhaiteraient, envers et contre tout, exercer leur activité professionnelle en France.

Les comportements des jeunes Sénégalais suivent les tendances à l’œuvre sur l’ensemble du continent africain : des destinations plus variées que par le passé et, avec le développement de l’offre d’enseignement supérieur sur place, des départs moins systématiques, ou à l’échéance retardée. C’est l’une des raisons du succès de BEM Dakar, école de commerce qui délivre, en trois ans, le bachelor de l’école française (bien que son nom ne l’évoque pas a priori !) Kedge Business School. Malgré des frais de scolarité très élevés pour le Sénégal (l’équivalent de 4 800 euros par an), les candidats à l’examen d’entrée augmentent régulièrement, souligne son directeur, Pape Madické Diop : «  Si nous n’existions pas, ils partiraient. Leurs parents ont souvent étudié en France, dont les diplômes restent pour eux une référence, mais ils savent que le taux d’échec y est très élevé si on part juste après le bac.  »

Hamet Dia et Christopher Ndong, étudiants au sein du bachelor, ont choisi ce cursus  » pour la qualité et la reconnaissance du diplôme, et la mobilité « . Ils ont passé leur semestre à l’étranger, obligatoire, sur le campus de Kedge, à Bordeaux. Une expérience d' » ouverture et de liberté « , avec des enseignements «  très vivants, au contact d’autres étudiants étrangers « , a apprécié le premier.  » Une intense vie étudiante « , renchérit le second, qui s’est investi au sein du bureau des sports. Leurs bons souvenirs ont néanmoins été ternis par le sentiment qu’  » on met des barrières à l’entrée en France  » aux étudiants africains (vous remarquerez qu’on en met beaucoup moins à l’accueil des migrants illégaux venus de Libye et déversés chez nous par nos « amis » Italiens) : un dossier administratif  » où il manquait toujours un document « , le visa qui s’est tant fait attendre qu’ils sont arrivés à Bordeaux après la date de rentrée. Sans compter les difficultés à se loger sur place. A l’inverse,  » en Chine, ils font tout pour qu’on vienne « , salue Rémy Maboudou, qui a apprécié, outre les facilités et le coût de son semestre sur place, l’accompagnement assuré par les enseignants.

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Le sentiment que la France se défie d’eux est largement partagé parmi ces jeunes, rencontrés à l’occasion du forum du  » Monde Afrique  » consacré à l’enseignement supérieur, fin octobre à Dakar. S’ils rêvent d’ailleurs, c’est aussi parce que  » la montée de l’extrême droite en France fait planer un risque sur la poursuite d’études « , lâche Rémy, étudiant en commerce (cliché facile quand on ne lit que la grosse presse mais qui ne tient aucun compte des réalités sociologiques). Tandis que Ndèye, déclare, avec une colère rentrée, qu’elle  » ne comprend pas pourquoi nos prépas n’ont pas de partenariat en France avec des écoles d’ingénieurs publiques, bien moins chères. Ni pourquoi, dans certains cursus publics, il faut avoir la nationalité française pour être accepté « . C’est précisément pourquoi nous sommes d’ardents militants d’une immigration choisie.

Le protectionnisme et la méfiance qu’ils ressentent leur semblent sans raison d’être. Bien loin des craintes d’une immigration massive parfois exprimées en France à juste titre (mais qui concerne l’immigration-invasion trans-méditerranéenne dont nous parlions), s’ils ambitionnent largement  » un stage ou une première expérience à l’étranger « , c’est pour mieux revenir, et mettre ce qu’ils ont appris au service de leur pays.  » On ne peut plus dire que les difficultés de l’Afrique sont dues à la colonisation. Cela fait soixante ans que c’est fini. L’Afrique doit se réveiller. Et c’est de notre responsabilité d’y travailler « , explique Ndèye. Autour d’elle, ses camarades acquiescent.

NOUS AUSSI !

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

À Pontmain, supplique pour le retour du Roi

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Chers amis et pauvres pèlerins du Roi,

L’année 2017 sera particulière à Pontmain…

En effet, 5 mois sur 12, la date du 17 tombera un samedi, un dimanche ou un jour férié (le lundi de Pâques).

Donc possibilité sera donnée aux actifs de participer à la Supplique.

Mais, le 17 janvier, jour anniversaire de l’Apparition, étant un mardi, nous anticipons au 17 décembre 2016 (un samedi) pour y organiser un pèlerinage de 3 jours :

du vendredi 16 décembre en soirée, au dimanche 18 décembre après-midi.

Jeanne d’Arc…

C’est le thème général choisi pour ces 3 jours, avec 4 conférences sur cette « grande martyre de la Royauté du Christ sur la France », comme nous la nommons chaque mois sur le parvis de la Basilique.

Alors, pourquoi Jeanne d’Arc, ici à Pontmain ?

Parce que Jeanne et Pontmain sont liés (c’est le sujet d’une des conférences) !

Parce qu’à Pontmain, pour le retour du Roi, nous prions « la Madone de la France en péril », « Notre-Dame des angoisses nationales » comme le disait Monseigneur Richaud, évêque de Laval, dans sa lettre pastorale du 2 janvier 1940… Et notre situation d’aujourd’hui n’est-elle pas très semblable à celle de la France de 1429 quand tout était perdu et que Jeanne survint… pour le retour du Roi ?

C’est pourquoi nous dédions notre 56ème Supplique mensuelle, en cette fin d’année 2016, à la Pucelle qui rappela aux Français « Quis ut Rex – Qui est le Roi », et remit, par le Sacre, Son Lieutenant sur le trône de France.

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Les quatre conférences seront les suivantes :

. Jeanne d’Arc et Pontmain,

. Jeanne d’Arc, chef de guerre,

. Le retour de l’anneau de Jeanne – Pourquoi ?

. Tilly-sur-Seulles et Jeanne

Un jalon et un signe…

Ce sera donc notre 56ème pèlerinage mensuel de la Supplique de Pontmain !

56… c’est 7 fois 8 !

7, c’est la durée d’une semaine, durée éminemment biblique exprimée d’abord dans l’Ancien Testament dans le Livre du prophète Daniel, ensuite dans le Nouveau Testament dans le Livre de l’Apocalypse de saint Jean, sous la subtile locution :

« un temps, deux temps et la moitié d’un temps ».

La semaine rythme le temps, mais elle postule un autre mystère : elle est sept jours qui ouvrent sur un huitième, l’Octave.

Et 8, c’est le nombre symbolique du Christ ! C’est aussi le nôtre.

Il représente la Résurrection, la Plénitude ; l’Homme-Dieu glorieux de l’octave, du 8 ème jour qui ne finit point ; le Christ-Roi Qui règne sur la Terre comme au Ciel.

Autrement dit, ce 56ème pèlerinage est la manifestation d’une fin de semaine, d’un achèvement, d’un cycle qui se termine, mais…

… Mais qui ouvre sur un épanouissement, une exaltation de la Supplique pour l’année 2017 de tous les bouleversements !

… Alors de grâce, je vous en prie, venez, venez de plus en plus nombreux, et d’abord avec tous les vôtres.

En fin de semaine, vous recevrez le programme complet et l’organisation de ces 3 jours.

Mais vous pouvez toujours me contacter :

François-Xavier PACHOT – dit Chouandecoeur (au 06 07 50 26 58 ou à chouandecoeur@orange.fr).

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http://www.pontmain-pourleretourduroi.com

 

Le 16 novembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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3 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (16 novembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Hervé J. VOLTO novembre 16, 2016 à 8:51 #

    -Mais la France ne pas périr, car Dieu aime encore SES Francs, et lorsque Dieu a résolu de sauver un peuple, il veille à ce que le sceptre de la justice ne soit remis qu’en des mains assez fermes pour le porter (Comte Henri de Chambord, Lettre à M. de Cheslong, dit Manifeste de Salbourg du 27 Octobre 1873).

    Dans l’attente de la Croisade Royale, je répèterai si vous me le permettez le commentaire fait sur le blog de la Charte de Fontevrault ayant elle aussi annoncé le pèlerinage de Ponmaint : nous devons lancer une Croisade… Royaliste !

    1. L’Appel au combat : nous devons défendre l’Eglise militante, reconnaître la Royauté du Christ, offrir notre Croisade à Marie et préparer par notre Croisade Royaliste le retour du Roi de France qui est Lieutenant du Christ.

    2. Etre un Croisé : la confirmation développe en nous les effets du Baptême et nous sommes alors réellement consacrés ” Croisés “, puisque nous recevons la croix sur le front. Le Croisé est un guerrier Chevaleresque qui combat pour la Vérité, non un diplomate qui compose avec l’enfer. Le vrai Royaliste ne peut être qu’un Croisé !

    3. Le Croisé est antagoniste de Satan : le Croisé est réparateur et rédempteur, témoin de vérité, pierre du temple des coeurs dont le Christ est la pierre angulaire.

    4. Notre combat est entièrement pour le Règne Social de Marie dans la vie individuelle, la vie familiale, la vie professionnelle, la vie politique -le Royalisme!- et notre Croisade Royaliste sera dite CROISADE MARIALE : à Jésus par Marie!

    A Pontmain, prions pour la Croisade Mariale.

  2. Hervé J. VOLTO novembre 16, 2016 à 8:56 #

    Dans l’attente du Grand Monarque que la Divine Providence nous redonnera, le Chevalier Croisé commencera par protéger la Tradition, l’attachement aux racines Chrétiennes de la France, à la Famille, à l’Armée et à la terre natale. Le Croisé devra être pour celà Catholique, Royaliste et patriote.

    Sa spiritualité sera Mariale.

    Le Royalisme est une idée belle et Noble, qui satisfait ce qu’on a de meilleurs en nous même: l’héroïsme, le sens du Sacré et l’idéal !

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