BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (23 novembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

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I. Juppé : à gauche toutes

Nous le savions et l’avions répétés souvent, dès le départ de la campagne électorale à la primaire de la (fausse) droite et du (vrai) centre : Juppé est l’homme de la gauche. La preuve, est dans le nombre d’électeurs du parti socialiste qui ont voté pour lui dimanche dernier : au bas mot 600 000 ! (Lire « L’UMPS reprend du service » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/10/26/bulletin-climatique-quotidien-26-octobre-2016-de-la-republique-francaise/).

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Mais il y a pire. Il est aussi l’homme des quartiers, c’est-à-dire des banlieues malfamées qui sont autant de territoires interdits de la République. Aidé en cela par ses amis les dirigeants et les élus de l’UDI (Lire « Décidément, l’UDI est de tous les mauvais coups » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/10/15/bulletin-climatique-du-week-end-1516-octobre-2017-de-la-republique-francaise/). La preuve est ici dans le fait que la Seine-Saint-Denis (93) est le seul département dans lequel il fut en tête du premier tour de la primaire, en dehors de sa région Aquitaine…

Et c’est pourquoi Alain Juppé a décidé de mener une campagne carrément agressive (pour rester modéré) dans l’entre-deux-tours de la primaire de la droite, dans l’espoir de combler son retard sur François Fillon.  » Je me lance à fond dans cette campagne du second tour « , a-t-il déclaré, lundi 21 novembre au  » 20 heures  » de France 2, promettant de  » mettre toute la gomme « . Ouèche !

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Le maire de Bordeaux (Les Républicains) n’a pas d’autre choix car, au premier tour, celui qui a été longtemps le favori des sondages (sans doute un peu trafiqués) a finalement terminé deuxième, près de seize points derrière François Fillon (28,5 % contre 44,1 %).

Après l’annonce des résultats, la première réaction de son équipe a été l’incrédulité et la stupéfaction. «  Personne ne peut expliquer ce qu’il s’est passé. Prendre trente points en trois semaines, c’est du jamais-vu « , témoigne un proche du candidat. Mais  » On se battra jusqu’au bout. On s’est dit qu’on n’allait pas laisser une seule droite s’exprimer. Il y a de la place dans le pays pour une autre droite.  » Surtout si c’est une droite…de gauche.

M. Juppé a affiché sa détermination dès dimanche soir, en affirmant vouloir  » continuer le combat  » alors qu’il eut été tellement plus élégant de reconnaître l’ampleur de la défaite et, pour l’union de ladite droite parlementaire, décider de se retirer. Mais c’est ainsi, Alain Juppé ne sera jamais un grand homme.

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L’objectif premier est de remotiver les troupes. «  On a remobilisé tous les animateurs des comités AJ « , explique l’entourage du candidat. Mais l’essentiel n’est pas là…  » Les priorités cette semaine, ce sont les interviews et la présence médiatique, on va tirer dans tous les sens.  » Deux entretiens sont prévus dans la presse écrite (au Figaro de mardi et à L’Express) et deux  » 20 heures « , dont celui de France 2 lundi soir. Le maire de Bordeaux a décidé de ne pas tenir plusieurs grands meetings, comme cela avait été évoqué – il sera cependant à Toulouse mardi et à Nancy vendredi –, mais des médias à haute dose pour faire passer son message : la droite de Fillon n’est pas la sienne. Ça, nous l’avions compris…

Dès lundi soir, M. Juppé a foncé bille en tête à l’assaut du député de Paris, en utilisant tous les angles d’attaque que son équipe lui avait préparés la veille. Le premier : présenter son rival comme le tenant d’un projet économique ultralibéral, qui serait dangereux pour le modèle social français. Voilà qui devrait rassembler sur son nom toutes les « forces de gauche« .

 » Son programme est d’une très grande brutalité sociale. Supprimer 500 000 emplois de fonctionnaires, porter la durée du travail dans la fonction publique dès 2017 à 39 heures, augmenter la TVA de 16 milliards d’euros sont des mesures d’une certaine brutalité dont certaines sont inapplicables « , a-t-il dénoncé, avant de mettre en garde :  » Une rupture, ça ne doit pas consister à casser la baraque, qui est fragile.  » Lui dit disposer de réformes  » réalistes et crédibles « . Autant dire que, pour Alain Juppé,  » Plus ça change et moins ça (doit) change(r)  » !

L’autre angle d’attaque, sociétal, consiste à présenter M. Fillon comme un réactionnaire. Carrément. Et, dès dimanche soir, le maire de Bordeaux a donné le ton, en insistant sur sa volonté de  » préparer l’avenir, plutôt que de cultiver la nostalgie du passé « . Lundi, il a enfoncé le clou.  » François Fillon appartient à une famille traditionaliste sur le rôle des femmes, sur la famille, sur le mariage. Moi, je suis plus ouvert au modernisme « , a-t-il estimé, en critiquant les «  ambiguïtés  » de son rival sur le droit à l’avortement. Ben voyons. Et de rejoindre avant longtemps les assauts de la gauche contre l’éventuel retrait de la France de la Cour européenne des droits de homme (CEDH) envisagé parM. Fillon face aux injonctions sociétales de celle-ci…

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Dans l’espoir de mobiliser les électeurs du centre et de gauche, M. Juppé tente également de ressusciter l’antisarkozysme – sur lequel il a fondé sa campagne de premier tour – en évoquant  » la reconstitution de l’équipe Fillon-Sarkozy qui nous a dirigés de 2007 à 2012 « , après le ralliement de M. Sarkozy, battu dimanche, à son ex-premier ministre. Mais oubliant qu’il fut, lui aussi, ministre de Nicolas Sarkozy avec, en particulier, une lourde responsabilité dans la guerre menée en Libye (Lire « Et une casserole de plus pour Nicolas Sarkozy » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/17/bulletin-climatique-du-week-end-1718-septembre-2016-de-la-republique-francaise/).

Enfin, il tente d’incarner le vote utile, en affirmant qu’il est mieux placé que M. Fillon  » pour faire échec à Marine Le Pen  » à la présidentielle.

Le camp Juppé mise beaucoup sur l’ultime débat télévisé, prévu jeudi sur TF1, France 2 et France Inter, pour inverser la tendance.  » C’est là que tout peut se jouer, j’en ai bien conscience. Cela peut changer l’orientation générale du vote du second tour « , a expliqué le candidat à ses soutiens parisiens réunis à son QG, lundi, en réaffirmant sa volonté de mener le combat  » projet contre projet « .  » Il n’y aura pas de coup en dessous de la ceinture, mais il faut contraindre Fillon à s’expliquer sur un certain nombre de ses propositions, explique Gilles Boyer, directeur de campagne de M. Juppé. Notre but est d’éclairer les électeurs sur son projet.  » Et s’il nous éclairait plutôt sur le sien, le vrai ?…Comme par exemple cette utopique mais inquiétante  » identité heureuse « .*

Pour le camp Juppé,  » une deuxième campagne commence « , où tout est possible.  » Fillon a pris trente points en trois semaines, observe le député de la Marne, Benoist Apparu. Soit les gens se sont décidés tardivement, soit il y a une volatilité très forte et ça peut revenir vers nous.  »  » Fillon a gagné vingt points en une semaine en cassant la baraque. Nous, on va regagner vingt points en renversant la table ! « , veut croire Maël de Calan, un des porte-parole du maire de Bordeaux, dans un langage très imagé mais bien peu réaliste.

Que d’arrogance insupportable chez cet homme. Mais que de folie dans ces  » primaires de la droite et du centre « . Avec le Roi, c’est autre chose.

* Souvenez-vous de la vision de l’immigration par Alain Juppé (discours de Strasbourg, 13 septembre 2016) :  « Que serait la France sans Marie Curie venue de Varsovie, Apollinaire, né sujet polonais de l’empire russe, Picasso qui vit le jour en Espagne, Ionesco, enfant de Roumanie ou François Cheng, arrivé à Paris à la fin de l’adolescence après avoir grandi en Chine » ! Mais Quid de Mohamed, de Rachid, de Fatima, de Moustapha, de Fatoumata ou autre Bintou, tous musulmans bon teint et même parfois islamo-terroristes ? Quid aussi de la polygamie tolérée et de l’excision cachée ? Quid encore des sourates criminogènes du coran ? Et quel rapport entre Marie Curie ou quelques autres chrétiens  et cette chienlit venue de l’autre côté de la Méditerranée ?

 

II. Brexit : retour à Sunderland 

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L’économie de cette ville du nord-est de l’Angleterre repose sur l’énorme usine Nissan. Avec 7 000 employés directs et 21 000 employés indirects, celle-ci forme la colonne vertébrale de Sunderland, essentielle depuis la fermeture, dans les années 1980, des chantiers navals et des mines. Le constructeur automobile japonais exporte 55 % de sa production dans l’UE.

Inquiet après le Brexit, Carlos Ghosn, le patron de Nissan – et de Renault –, a mis la pression sur le gouvernement britannique, menaçant de suspendre ses investissements. Finalement, après une rencontre avec Theresa May, il s’est dit rassuré et s’est engagé à construire deux nouveaux modèles de voiture dans l’usine anglaise.

Pour les partisans du Brexit, c’est la preuve que l’économie d’après le référendum reste robuste.  » Le ralentissement tant annoncé ne s’est pas concrétisé « , se réjouit Alan Davies, le président de la section locale de l’UKIP, le parti antieuropéen, et lui-même patron d’une PME de douze employés. Et, de fait, au troisième trimestre 2016 la croissance du pays a cru de 0,5%. De quoi faire rêver François Hollande !

Alan Davies, ancien militaire, fils de syndicaliste, se moque des oiseaux de mauvaise augure qui continuent pourtant de distiller leur pessimisme. Membre de l’UKIP depuis 2014, il voit la sortie de l’UE comme l’occasion d’une revanche :  » Si les entreprises européennes, japonaises ou chinoises s’en vont, ça peut représenter une opportunité : les Britanniques pourront les remplacer. Je veux qu’on réussisse par nous-mêmes.  »

Cette façon de célébrer le vote en faveur du Brexit malgré les risques se retrouve partout à Sunderland. Chez les habitants, aucune trace de regret n’est perceptible. Dans le pub Borough, avec ses  » bières internationales « , Martin Muers a lui aussi voté pour le Brexit. Pourtant, ses trois fils travaillent dans l’industrie automobile, qui dépend tant de Nissan.  » Eux aussi soutiennent le Brexit, témoigne-t-il. C’est une question d’identité, pas d’économie.  »

Dans cette ville marquée par la désindustrialisation, il règne nécessairement un certain fatalisme face aux arguments financiers.  » Nissan et les autres, ils partiront s’ils le veulent, Brexit ou pas, estime Angela Armstrong, une boulangère. Autrefois, les chantiers navals et beaucoup d’usines ont fermé. Notre vote ne changera rien, mais je suis bien contente du résultat.  »

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Blason de Sunderland et sa devise (« Quand Dieu est à nos côtés il n’y a aucune raison de désespérer« )

Alors, Theresa May, la Première ministre de Sa Gracieuse Majesté, vient au-devant de leurs éventuelles inquiétude et veut forcer le destin avec l’énergie qu’on lui connaît. Lundi 21 novembre, elle a déclaré devant le patronat britannique qu’elle s’assurerait que son pays ait l’un des taux d’impôt sur les sociétés (IS)  » les plus faibles des vingt principales économies mondiales « . Celui-ci doit passer de 20 % à 17 % d’ici à 2020 – voire à 15 % dans la foulée, selon des rumeurs publiées par la presse britannique. Les propos de Mme May ont aussitôt été critiqués par le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble et vous imaginez pourquoi…

Le Royaume-Uni n’est pourtant pas le seul à miser sur une baisse de l’imposition des bénéfices pour tenter de séduire les entreprises. Il y a quelques jours, la Hongrie a annoncé qu’elle baisserait son taux d’IS à 9 % en 2017, tandis que le Luxembourg réduira le sien de 21 % à 18 % en 2018.  »

Hors du Vieux Continent, le Mexique, la Chine, l’Australie ou encore Israël ont également annoncé des baisses ciblées de l’IS cette année. Sans oublier les Etats-Unis. Le président élu Donald Trump a en effet promis de réduire celui-ci de 35 % à 15 %, et même d’offrir un taux de 10 % aux multinationales américaines acceptant de rapatrier leurs liquidités placées à l’étranger.

Mais, en réalité, les sommes dues par les entreprises aux Etats varient du simple au triple au sein de l’Union européenne : 12,5 % des bénéfices en Irlande, 20 % en Estonie, 25 % en Espagne ou au Pays-Bas, 33,3 % en France… 

De fait, l’assiette imposable varie énormément d’un Etat à l’autre – et au sein même des Etats –, selon la façon dont sont pris en compte la déduction des intérêts d’emprunt, les cessions de titres, les transferts entre filiales ou, encore, les brevets et l’amortissement… Un labyrinthe dont profitent les multinationales, passées maîtresses dans l’art de l’optimisation fiscale. En France, le taux effectivement payé par les grands groupes se situe autour de 20 %. Il y a là sans doute d’intéressantes niches fiscales à mettre à plat.

Mais les grandes entreprises se réfèrent également à d’autres critères que l’IS pour choisir où installer leurs sièges ou usines, comme le coût du travail, la qualité des infrastructures, la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée ou encore la stabilité de la fiscalité…Autant d’éléments dont dispose indéniablement le Royaume-Uni.

Pour tenter de mettre un terme à ce qu’elle soupçonne d’être une forme de dumping social, la Commission européenne est revenue à la charge en octobre. Si les Etats restent farouchement attachés à la possibilité de fixer eux-mêmes le taux d’IS, la considérant comme un élément-clé de leur souveraineté, Bruxelles aimerait au moins en harmoniser l’assiette, afin de limiter les comportements qu’elle juge les plus abusifs.

Déjà évoqué en 2011, ce projet d’Accis – assiette commune consolidée pour l’IS – s’était heurté aux résistances des gouvernements. L’Accis devra pour exister obtenir l’unanimité des Etats membres ou, à défaut, celle d’un groupe d’Etats prêts à se lancer dans une coopération renforcée en la matière. Mais, dans ce cas, Londres se verra sans doute pousser des ailes.

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Theresa May

Le temps n’est pas loin où l’Union européenne aura, pour Theresa May et son gouvernement, les yeux de Chimène.

 

III. Une autre forme de la sélection naturelle

Ceux qui nous lisent savent que nous sommes parmi les rares qui ne s’émeuvent pas des naufrages de migrants en Méditerranée car nous considérons que ce sont là, en quelque sorte, les risques du métier de ceux qui entreprennent méthodiquement l’invasion du continent européen.

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Mais ils savent aussi que nous nous réjouissons du score, chaque année plus performant, des règlements de compte liés aux trafics de stupéfiants et autres commerces illicites, pourvoyeurs de déchéance voire de mort parmi nos compatriotes les plus fragiles ou les plus faibles.

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Hauts lieux du trafic de stupéfiants dans le nord de Marseille

C’est ainsi que vendredi 18 novembre Marseille pouvait s’enorgueillir de sa 32 ème victime de ces règlements de compte depuis début 2016 (contre 19 sur l’ensemble de l’année 2015). Un record qui dépasse toutes nos espérances.

Le corps d’un adolescent d’une quinzaine d’années, ligoté et en partie brûlé, y a en effet été découvert par un passant au pied du Pic de l’Étoile dans le XIIIeme arrondissement. L’autopsie a révélé un impact de balle dans la tête.

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Quartiers nord de Marseille

Le jeune homme, un lycéen mais aussi l’une de ces innombrables  » Chances pour la France  » qui souillent notre pays, avait été déposé au métro jeudi dernier au matin par son père, selon le quotidien régional La Provence. La famille n’avait depuis plus eu de nouvelles et son téléphone portable ne répondait plus. Et de se poser la question :  » Mais que fait la police ? « …

Allons, encore un effort et ils finiront tous par s’auto-éradiquer !

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Alors BRAVO à notre ami Alain Texier (Garde des Sceaux, Conseiller à la Justice, aux Libertés publiques, aux devoirs et aux droits des Citoyens et Conseiller aux réformes institutionnelles du CER) pour son excellent commentaire sur les «  primaires  » que vous retrouverez grâce à ce lien : 

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/11/22/les-primaires-comme-leur-nom-lindique/

 

Le 23 novembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (23 novembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

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  1. BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (25 novembre 2016) DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.-l’hôpital militaire de Marseille « soigne  les victimes des réglemts de compte liés au trafic e drogue aux frais des assurés sociaux | «documenta - novembre 25, 2016

    […] Il a donc fallu aménager une « salle d’accueil des urgences vitales » en plus de celle du service de réanimation. Hélas, les compétences du personnel soignant et les prises en charge rapides permettent de sauver le plus grand nombre – la balistique lésionnelle, le « triage » et le « damage control » – sont le b.a.-ba de la chirurgie de guerre…Ce qui vient ainsi limiter l’efficacité de la  » SELECTION NATURELLE  » dont nous vantons régulièrement le rôle bénéfique (Lire « Une autre forme de sélection naturelle » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/11/23/bulletin-climatique-quotidien-23-novembre…). […]

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