BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (28 novembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

28 Nov

I. Et dans seulement cinq mois…

Le 22 avril 2016, à un an des prochaines élections présidentielles nous avions publié un article consacré à la primaire de  » la droite et du centre  » intitulé  » Et dans seulement sept mois… » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/04/22/bulletin-climatique-quotidien-22-avril-2016-de-la-republique-francaise/). Nous y disions tout le bien que nous pensions de ces imposteurs qui ont osé se présenter aux suffrages d’un certain nombre d’électeur afin de désigner le candidat de la fausse droite face à ceux de la vraie gauche et de la vraie droite. À plusieurs reprises depuis nous avons explicité nos critiques.

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/04/22/bulletin-climatique-quotidien-22-avril-2016-de-la-republique-francaise/

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Grâce au ciel, nous avons été lus et entendus puisque, d’ores et déjà, nous savons que les deux principaux représentants du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, ont été éliminés et que cette primaire a finalement désigné François Fillon pour représenter ladite droite et le centre* en avril et mai 2017.

Mais ne croyez surtout pas que les potions, mêmes amères, et les quelques bouts de sparadrap, posés ici ou là, du bon docteur Fillon redonneront la santé à notre pays à l’agonie. La raison en est simple : François Fillon n’en a ni la volonté profonde ni les moyens réels. Il n’agira comme d’habitude qu’à la marge, restant prisonnier de la pensée conforme et obligatoire qui impose, depuis des décennies, sa loi à notre pays.

Vous ne tarderez d’ailleurs pas à vous en apercevoir dans l’évolution de son programme politique d’ici à l’élection d’avril puis de mai 2017 comme dans le choix de ses collaborateurs à l’élaboration de celui-ci.

Nous aurons fatalement à y revenir…

* Le Modem de François Bayrou comme l’UDI de Jean-Christophe Lagarde ne tarderont pas à peser de tout leur poids dans les marchandages qui chercheront à remettre en scène feu  » l’identité heureuse  » d’Alain Juppé ainsi que les minorités visibles autant que bruyantes et destructrices de nos banlieues.

II. La Cinquième colonne n’en finit pas de trahir

Mais elle est très bien organisée. Sur le parking de la gare d’une petite ville des Alpes-Maritimes, la voiture s’arrête face à l’accès aux quais. Quatre jeunes hommes en descendent et suivent la conductrice. Ils ont une vingtaine d’années et ont déjà parcouru quelques milliers de kilomètres depuis l’Erythrée. Mais sont peu familiers…du train. Comme elle le ferait pour ses enfants, la traîtresse à son pays distribue sandwichs et conseils.

En retour, un regard reconnaissant pour celle qui les a hébergés, nourris et conduits vers cette petite gare discrète, se lit dans leurs yeux. L’un d’eux, plus que les autres, est sensible à cet acheminement loin de Nice ; lui qui par cinq fois déjà a été refoulé de France vers l’Italie…Ce qui démontre qu’on ne peut envisager que des charters en direction de l’Erythrée (pour ceux-là) et non pas des réservations dans des trains vers la malheureuse Italie !

A la même heure, dans une autre gare du Var cette fois, se rejoue la même scène, à quelques variantes près, puisque cette fois, ils sont huit à reprendre la route du nord, après leur pause forcée dans la vallée de la Roya.

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Un groupe de migrants dans la vallée de la Roya

Dimanche 20 novembre, cette vallée située entre Nice et la frontière italienne affichait complet. Pas du fait des touriste en cette saison. Mais depuis une semaine, les arrivées de migrants en provenance du camp de la Croix-Rouge à Vintimille (qui tente de s’en débarrasser au plus vite), juste derrière la frontière, ont été nombreuses. Là-bas, même avec les deux grandes tentes installées le 18 novembre, les exilés n’ont pas tous un morceau de matelas tellement ils sont nombreux. Vintimille est un peu le Calais italien, un lieu où l’on reprend des forces afin de poursuivre en France le périple entamé bien loin de chez nous et d’esquiver les contrôles frontaliers.

La police et la gendarmerie tentent en effet d’empêcher les entrées en France soit en refusant l’admission sur le territoire à ceux qui sont repérés aux points de passage autorisés, soit en opérant des contrôles dans la bande des vingt kilomètres le long de la frontière (la préfecture des Alpes-Maritimes annonce 32 000 interpellations en 2016, contre 27 000 sur 2015). Hélas, les forces de l’ordre sont bridées dans leur action par l’activité très intense de la Cinquième colonne composée de nombreux militants immigrationnistes et de l’anti-France.

Comme les passages par la route côtière ou en train sont devenus difficiles, les migrants quittent Vintimille à pied par la montagne et arrivent au petit matin à Breil-sur-Roya, le premier village français. Mais celui-ci est une enclave française en territoire italien et qu’avec les premières neiges, il leur faut repasser par l’Italie pour rallier Nice…

Une histoire de fou pour eux à laquelle, sans carte, ils ne comprennent rien. Alors, pour éviter que la vallée de la Roya se referme sur eux comme un piège, les immigrationnistes sont à l’oeuvre pour leur indiquer les chemins de montagne qui permettent d’éviter à la fois cette particularité historique et les contrôles policiers.

Mais, à Breil-sur-Roya, les 2 400 habitants ne sont pas tous immigrationnistes. Comme ailleurs, il y a encore des patriotes… Mais il y a aussi ceux qui accueillent en silence, dans cette vallée, italienne jusqu’en 1945 et française depuis.

Dimanche, les matelas libres étaient rares dans la trentaine de  » maisons qui accueillent « . Tôt le matin, en bas du village, le chien de Cédric Herrou avait aboyé, signalant deux arrivées. Françoise Cotta, l’avocate installée à l’autre bout de la commune avait croisé trois nouveaux se lavant dans une fontaine, après trois jours d’errance dans la montagne.  » Avec vingt-trois gars sous les tentes dans le jardin de Cédric et pas loin de vingt dans la maison de Françoise, on doit bien avoir 150 à 200 migrants hébergés dans la vallée… Il va falloir penser au “voyage” « , résume un collabo, membre de  » Roya Solidaire « , l’association immigrationniste locale autour de laquelle se cristallise l’aide.

Lundi midi donc, quatre migrants ont fermé leur sac à dos. Huit autres ont dit adieu au jardin de Cédric et à ses poules en liberté à l’ombre des oliviers. Une fois établi que la voie était bien libre, grâce aux contacts dans la vallée et sur la route, une voiture-balai a ouvert le petit convoi des exfiltrés de la Roya. Chaque conducteur ayant un œil sur son téléphone qui pouvait à tout moment annoncer un passage au plan B.

Car, ici, la méfiance  règne. Même si les interpellations de migrants dans cette vallée ne représentent qu’un cinquième du total comptabilisé à cette frontière, la Roya est dans la ligne de mire. Les interpellations, gardes à vue et la pression policière s’abattent avec systématisme sur les aides aux migrants du lieu et leur relais dans la vallée.

Mercredi 23 novembre, Pierre-Alain Mannoni, un enseignant-chercheur à l’université Nice Sophia Antipolis, était jugé pour avoir pris dans sa voiture trois Erythréennes blessées qu’il emmenait chez un médecin également collabo. Le procureur a demandé six mois de prison avec sursis. Le jugement sera rendu le 6 janvier.

Dimanche, Hubert Jourdan a passé une partie du jour en garde à vue pour avoir transporté un migrant. Claire Marsol vient d’être condamnée en première instance à 1 500 euros d’amende pour avoir déposé des migrants à la gare… Tous font partie du réseau qui gravite autour de Roya Solidaire, capable d’envoyer des gens partout en France, avec une assistance à chaque changement de train.

Dans le village de Breil, Cédric Herrou est la figure emblématique du combat. L’ancien organisateur de concerts devenu paysan passera en justice le 4 janvier, poursuivi comme les autres pour  » aide à l’entrée, à la circulation et au séjour des étrangers en situation irrégulière « .

Très en vogue sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy (2007-2012), le  » délit de solidarité « , comme l’appellent les associations, passible de 5 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende, fait son grand retour depuis 2015. «  En plus du retour de l’usage de cet article, que la gauche a réécrit mais pas supprimé, toutes sortes d’autres chefs d’accusation servent désormais à entraver les actions citoyennes qui s’opposent aux politiques mises en œuvre « , ose dire Violaine Carrère du Gisti, le groupe de soutien aux migrants. C’est exactement ce qui arrive à Cédric Herrou poursuivi aussi pour avoir ouvert un local aux migrants, afin de libérer son jardin.

 » Je n’arrive pas à me dire que nous faisons quelque chose d’interdit « , rétorque faussement naïve l’avocate Françoise Cotta, en contemplant son salon rempli de mineurs venus seuls de Guinée-Conakry, d’Ethiopie ou d’Erythrée.  » D’un côté, un article de loi précise qu’on ne doit pas laisser un mineur déambuler sur la route. De l’autre, si on prend un sans-papiers on est en défaut… N’y aurait-il pas un problème ? « , s’interroge-t-elle. C’est simplement le République : tout et n’importe quoi à la fois.

Cédric Herrou, qui avait aussi dix mineurs chez lui, a passé sa matinée de lundi à tenter de joindre l’aide sociale à l’enfance, qui doit les prendre en charge. Mercredi après-midi, la préfecture a répondu que trois avaient été emmenés et déclarait par la voix de François-Xavier Lauch, le directeur de cabinet du préfet, avoir proposé que  » les gendarmes et la police de l’air et des frontières viennent chercher les autres « . M. Herrou refuse, échaudé par le renvoi en Italie d’une partie de ceux que la police avait emmenés une première fois mais sans comprendre qu’il n’y a pas d’alternative.

L’avocate Françoise Cotta veut, elle, croire que  » la force de la mobilisation fera bouger les lignes « . Comment peut-on être aussi naïve  et insouciante ?

Il est temps de reconsidérer la lourdeur des peines concernant ce fameux  » délit de solidarité  » et de les mettre en harmonie avec ce qu’il est réellement : de la haute trahison… 

 

III. Il faudra bien finir par mettre un terme aux sondages d’opinion

Car, non seulement ils n’ont comme seul objectif que celui de manipuler l’opinion publique dans le sens de ce que nous nommions plus haut  » la pensée conforme et obligatoire « , mais ils ont en plus l’avantage et l’inconvénient à la fois….de ne pas valoir tripette !

Les exemples ne manquent plus mais ils se sont multipliés ces derniers mois, donnant tout son sens à l’aphorisme de Gladstone :  » Les statistiques sont la forme la plus élaborée du mensonge.  »

Et c’est ainsi que la cote de confiance des sondeurs d’opinion a pris quelques grammes de plomb dans l’aile après deux accidents consécutifs : la victoire surprise du Brexit au Royaume-Uni, le 23 juin, puis l’élection inattendue de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, le 8 novembre.

Et, patatras, voici que cela a recommencé avec les résultats de  » la primaire de la droite et du centre « , organisée en vue de choisir le candidat de ces partis politiques à l’élection présidentielle du printemps 2017.

Non seulement la désignation de François Fillon n’avait pas été seulement imaginée mais, en plus, l’ampleur de la vague électorale qui l’a désigné a surpris tous les instituts comme évidemment tous les médias officiels qui avaient fait le choix d’un autre candidat ! Seule sa montée en puissance dans la dernière ligne droite a bien été enregistrée par leurs radars. Alors, ils se vengent en faisant porter la responsabilité de leur échec sur…les électeurs.

« Notre outil a bien fonctionné s’agissant de l’identification de la dynamique, à savoir la chute de Juppé et la montée brutale de Fillon, fait remarquer Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP. Mais nous nous sommes heurtés à un élément difficile à cerner : la grande fluidité de l’électorat d’un candidat à l’autre. Ainsi, 30 % des électeurs ont déclaré avoir fait leur choix le jour du vote. Il faut toujours attendre la fin du film : c’est vrai pour toutes les élections, mais c’est encore plus exacerbé pour des primaires. »

Il n’empêche a posteriori, l’épilogue semble donner raison à François Fillon défiant les sombres prédictions des instituts le concernant. « Les sondages ne valent pas tripette », répétait inlassablement le Sarthois, longtemps relégué au rang de troisième voire de quatrième homme à droite.

Sonder les cœurs et les reins de la nation n’a jamais été une mission facile, encore moins une science exacte. « Nous sommes dans du déclaratif », rappelle Frédéric Dabi afin de justifier le travail des sondeurs sur la primaire ainsi que deux souvenirs plus douloureux pour la profession : « la surprise Le Pen » du 21 avril 2002 et l’arrivée en tête de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle de 1995 à la surprise générale. Mais alors pourquoi continuer ? Qu’ils laissent tout simplement les citoyens construire leurs choix eux-mêmes, se décider quand ils le souhaitent et mettre dans l’urne le bulletin qu’ils ont voulu y mettre. C’était ainsi dès les débuts des élections et ne marchait pas si mal. Tout s’est déréglé lorsque les uns ou les autres ont voulu faire notre bonheur malgré nous et décider à notre place du bien et du mal.

Alors, bien sûr, humiliés par leurs médiocres résultats et leurs conséquences sur l’opinion publique (qui commence à voir clair dans leurs manigances), la fine fleur de la profession cherche à se défendre. Récemment, les directeurs d’instituts renommés (Ipsos, IFOP, BVA, Kantar Public, Elabe, Harris Interactive) ont dénoncé publiquement « l’émergence d’une défiance systématique et militante envers les sondages, accusés d’être manipulateurs, autoréalisateurs ou erronés par principe… ». Serait-ce si difficile de balayer devant leur porte ?

Mais cette démarche aux allures de plaidoyer pro domo, publiée dans Le Monde daté 15 novembre, trahit peut-être aussi les angoisses d’une profession économiquement fragilisée et en plein questionnement.

A la suite de la crise financière de 2008, de nombreuses entreprises ont réduit drastiquement les budgets alloués aux « études marketing », le nerf de la guerre. La plupart des gros instituts réalisent l’essentiel de leurs bénéfices grâce à cette activité moins connue mais autrement plus lucrative que le sondage d’opinion qui ne pèse souvent que quelques pourcents dans leur chiffre d’affaires. LH2 n’a pas survécu à la chute brutale de commandes d’études par les grands groupes : la société a déposé son bilan en septembre 2013, une partie de ses actifs étant rachetée par BVA. Passé sous la coupe intégrale du groupe Bolloré en 2008, CSA a continué depuis lors à essuyer des pertes. En 2015, une décision radicale et douloureuse a été prise : la cessation des activités « Opinion » de cette société, que des années d’observation des rapports de forces électoraux avaient pourtant rendue célèbre. Les effets de la crise encore et toujours…Bref, c’est une fois de plus, disent-ils, une question d’argent ! Nous nous en serions doutés.

D’ailleurs, tout comme les partis politiques, les médias sont confrontés à des budgets en baisse du fait de la réduction des recettes publicitaires. La presse écrite, notamment, a moins d’argent et moins de possibilité d’acheter des sondages. D’où le parrainage de plus en plus fréquent d’études d’opinion cofinancées par de grandes entreprises telles que Fiducial, OnePoint, Orange, Sopra Steria. « C’est une façon de communiquer moins chère qu’une page de publicité », explique Frédéric Dabi.  » Mais, foi de sondeur, les payeurs ne sont pas les conseilleurs : les sponsors n’ont aucun mot à dire sur le choix des questions et leur formulation « , ose-t-il prétendre !

Le premier sondage jamais réalisé en France avait alors porté sur les accords de Munich, laissant les mains libres à Hitler en Tchécoslovaquie dans l’espoir de « sauver la paix » ; 57 % des personnes interrogées approuvaient cette signature, 37 % s’y opposaient, 6 % ne se prononçaient pas. On a vu où cela menait…

Aujourd’hui, en France – pays européen le plus gros consommateur de sondages avec l’Italie –, une petite dizaine d’acteurs de taille très diverse occupent ce terrain du sondage d’opinion : le leader incontesté Ipsos, Kantar Public, BVA, IFOP, Harris Interactive, OpinionWay, Viavoice et les deux petits derniers, Odoxa (2014) et Elabe (2015). Cette hyperconcurrence dans un marché déprimé a accentué les crispations. Ne vous fiez pas au ton policé de ces experts à cravate qui tâtent le pouls de la nation en devisant sagement sur l’état du patient. Une guerre de moins en moins confraternelle se déroule dans les coulisses, avec Odoxa (« le chemin de l’opinion » en grec ancien) dans le rôle du vilain petit canard.

Emmanuel Rivière dénonce « des sondages Kleenex, one shot, qui alimentent la critique, parfois fondée, visant les sondeurs ». Le directeur général France de Kantar Public s’inquiète également du recours systématique à la sous-traitance des panels. Car, faute de personnel et de fonds propres, les échantillons de sondés sont confiés par certains instituts à des prestataires extérieurs spécialisés dans la collecte de données. « Il ne faut pas que les sondés répondent pour gagner des points, qu’ils échangeront ensuite contre des bons cadeaux », précise Emmanuel Rivière.

Moins coûteux que les sondages par téléphone ou en face-à-face, les enquêtes par voie numérique sont devenues la norme dans le métier. Quand OpinionWay avait réalisé les premiers sondages politiques par Internet, en 2006, la jeune maison avait essuyé une pluie de critiques de la part des instituts « canal historique ». Entré dans la quasi-totalité des foyers, Internet offre désormais une fiabilité équivalente, et parfois supérieure, aux modes de recueil traditionnels. Seul face à son ordinateur, comme dans un isoloir, le sondé hésiterait moins à confesser ses penchants politiques, même extrêmes, prétendent les tenants de cette méthode. Ce qui reste à démontrer.

La Commission des sondages, l’organisme de régulation, se refuse à arbitrer la querelle entre les anciens et les nouveaux instituts. Son secrétaire général, Mattias Guyomar,  juge « globalement bonne la qualité de nos ­sondages » (la nuance « globalement » est d’importance et donne tout son poids à l’aphorisme de Gladstone), qui se fondent sur des échantillons représentatifs de la population calqués sur le portrait très détaillé qu’en brosse le temple français de la statistique : l’Insee. Les instituts anglo-saxons, eux, privilégient la méthode dite « aléatoire », mais qui s’est révélée plutôt défaillante lors de la dernière élection américaine.

L’élection de Donald Trump a aussi souligné l’importance déterminante des réseaux sociaux. Les avis qui s’y expriment ont beau être partiels et partiaux, leur influence ne peut plus être sous-estimée par les décrypteurs d’opinion. Terrain d’étude protéiforme et compliqué pour les sondeurs, le Web se présente aussi comme une menace redoutable pour la profession.

En 2002, le journaliste Emmanuel Kessler dénonçait « la folie des sondeurs » dans un essai (Ed. Denoël). Aujourd’hui patron d’une chaîne de programmes politiques, il n’envisage pas de se passer de leurs services : « Je ne pense pas que l’observation des réseaux sociaux, qui a un intérêt absolument indéniable, puisse un jour supplanter les sondages d’opinion. Je ne crois pas à leur disparition. » Mais ce pronostic s’accompagne d’une sévère mise en garde : « Le caractère de plus en plus fluctuant et volatil de l’électorat doit entraîner une profonde révision des méthodes des sondeurs. Leur métier devient de plus en plus complexe. Les événements vont les obliger à affiner en permanence leurs dispositifs d’enquête pour essayer de cerner une opinion toujours plus mouvante, plus difficile à appréhender. »

Et plus impitoyable avec ses sondeurs si vous y ajoutez que beaucoup d’entre eux sont aussi…des militants politiques !

 

Le 28 novembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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