BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (1er décembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

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I. L’UE, l’organisation qui nous veut du mal

Il y a déjà six mois, nous mettions en évidence non seulement les carences mais aussi les responsabilités de l’Union européenne (UE) dans l’absence de protection des citoyens de nos pays vis-à-vis de substances chimiques maléfiques que l’on nomme  » perturbateurs endocriniens  » ( Lire « La destruction organisée de nos cerveaux » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/21/bulletin-climatique-quotidien-21-juin-2016-de-la-republique-francaise/). Nous dénoncions à ce propos les liens qui unissent l’UE au lobby de l’industrie chimique, ceci expliquant évidemment cela…:  » Et, pendant ce temps-là, la Commission européenne repousse aux calendes grecques l’interdiction de ces produits toxiques sous la pression du lobby de l’industrie chimique. Elle veut oublier ainsi que nous ne sommes déjà plus en situation de précaution mais d’urgence. »

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En voici aujourd’hui la preuve qui tient en ces quelques mots :  » Les perturbateurs endocriniens peuvent (…) être traités comme la plupart des substances – chimiques – préoccupantes pour la santé humaine et l’environnement.  » C’est sur cette simple phrase, issue de la conclusion d’un avis de 2013 de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), que Bruxelles fonde son projet de réglementation des perturbateurs endocriniens, ces substances omniprésentes capables d’interférer avec le système hormonal à des doses souvent infimes.

Cette proposition, qui devrait être votée sous peu par les Etats membres, fédère contre elle la France, le Danemark ou la Suède, mais aussi l’ensemble des organisations non gouvernementales (ONG) qui estiment qu’elle ne permet pas de protéger la santé publique et l’environnement. La communauté scientifique compétente, incarnée par l’Endocrine Society – une société savante qui rassemble quelque 18 000 chercheurs et cliniciens spécialistes du système hormonal (votre serviteur s’honore d’en avoir fait partie)– ferraille, elle aussi, contre le projet. Une opposition surprenante puisque la Commission européenne assure s’appuyer sur la science, c’est-à-dire sur une expertise scientifique de l’EFSA.

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L’explication de ce singulier hiatus se trouve dans une série de documents internes de l’administration européenne. Ils le montrent sans aucune ambiguïté : la phrase-clé sur laquelle repose l’édifice réglementaire proposé par la Commission a été rédigée avant même que l’expertise scientifique ait véritablement commencé. Et elle provient du lobby de l’industrie chimique.

En décembre 2012, l’EFSA expose déjà des  » conclusions/recommandations  » dans un courriel adressé aux experts qu’elle a rassemblés pour réaliser ce travail :  » Les perturbateurs endocriniens et leurs effets nocifs devraient être traités comme tout autre produit chimique préoccupant pour la santé humaine ou l’environnement.  » La phrase-clé est déjà là. Pourtant, la toute première réunion de mise en place du travail ne s’est tenue que quelques jours auparavant. Fin mars 2013, c’est-à-dire trois mois plus tard, elle figurera bel et bien dans les conclusions de l’avis publié par l’agence.  » Il est certain que les conclusions étaient écrites à l’avance, sinon sur le papier, au moins dans la tête de certains des participants « , raconte une source proche du dossier au moment des faits.

Anodine pour le néophyte, la  » phrase de l’EFSA  » a en réalité une portée considérable. Car si les perturbateurs endocriniens sont effectivement des produits comme les autres, alors il n’est nul besoin d’une réglementation sévère. L’industrie des pesticides, la plus concernée par le dossier, l’a fort bien compris. Ses principales organisations de lobbying – l’Association européenne pour la protection des cultures (ECPA), CropLife International, CropLife America – ou encore les groupes agrochimiques allemands BASF ou Bayer répètent ad libitum la  » phrase de l’EFSA  » dans leurs argumentaires et leurs correspondances avec les institutions européennes, que Le Monde a pu consulter.

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De fait, la fameuse phrase revêt une importance majeure pour la réglementation européenne sur les produits phytosanitaires. C’est en 2009 que le Parlement européen a voté un nouveau  » règlement pesticides « . Selon ce texte de loi, les pesticides identifiés a priori comme  » perturbateurs endocriniens  » ne pourront plus accéder au marché ou y rester, sauf quand l’exposition est jugée négligeable. Cette disposition n’attend plus, pour être appliquée, que l’adoption de critères scientifiques pour définir les perturbateurs endocriniens. Mais si ces perturbateurs sont des produits chimiques comme les autres – c’est la  » phrase de l’EFSA  » qui le dit –, pourquoi les interdire a priori ? La Commission a donc modifié le texte. Il suffirait maintenant d’évaluer le risque qu’ils présentent au cas par cas, si des problèmes se présentent après la mise sur le marché. Et donc a posteriori. Au prix d’un changement de l’esprit du règlement de 2009 ?

Cette modification ouvrirait une  » brèche majeure  » dans la protection de la santé et de l’environnement, affirme EDC-Free Europe. Cette coalition d’ONG accuse la Commission de vouloir dénaturer la philosophie de la loi européenne. Surtout, cet amendement au règlement de 2009 pose un problème démocratique, un peu comme si des fonctionnaires avaient pris l’initiative de rédiger un décret d’application n’ayant rien à voir avec l’intention des élus. C’est aussi l’opinion du Parlement européen. Dans un courrier, le président de la commission de l’environnement du Parlement l’a écrit le 15 septembre au commissaire à la santé chargé du dossier, Vytenis Andriukaitis : la Commission a  » excédé ses compétences d’exécution  » en modifiant des  » éléments essentiels  » de la loi. Dans une note du 10 octobre, la France, le Danemark et la Suède ne disent pas autre chose, estimant qu’elle n’a pas le droit de revenir sur  » le choix politique du législateur « . Mais ces fonctionnaires se croient tout autorisé.

Ce reproche est d’autant plus fâcheux pour la Commission qu’elle est déjà dans l’illégalité sur le sujet. La Cour de justice européenne l’a en effet condamnée en décembre 2015 pour avoir violé le droit de l’Union : elle devait régler la question des critères d’identificationdes perturbateurs endocriniens avant fin 2013. Croyez-vous que ces faits émeuve les commissaires de Bruxelles ? Pas un instant, tellement les intérêts en jeu et les liens avec le lobby en question sont importants.

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La Commission reste donc imperturbable sous la giboulée de critiques. Elle assure avoir rempli la condition qui l’autorise à  » actualiser  » le règlement : prendre en compte l’évolution de  » l’état des connaissances scientifiques « , à savoir….la fameuse petite phrase de l’EFSA. Celle sur laquelle repose sa justification.

Mais pourquoi l’EFSA aurait-elle écrit à l’avance une conclusion en rupture avec le consensus scientifique ? Un document interne de la Commission jette une lumière crue sur les intentions de la direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire ( » DG santé « ), aujourd’hui chargée du dossier à la Commission. Un compte rendu de réunion consigne noir sur blanc qu’elle envisageait, dès septembre 2012, de passer outre la volonté des élus européens. La DG santé disait alors ne pas être  » opposée à l’idée de revenir à une réglementation fondée sur l’évaluation du risque « et être  » même prête à changer complètement  » la partie du règlement concernée. Le même document précise plus loin que la DG santé devra  » parler à l’EFSA pour essayer d’accélérer la préparation  » de son avis. Or, à ce moment-là, l’avis de l’EFSA n’existe pas encore… L’agence vient tout juste d’être saisie pour mettre en place un groupe de travail sur les perturbateurs endocriniens.

Les conditions très particulières de cette expertise se lisent d’ailleurs dans les courriels que s’échangent les experts et les fonctionnaires de l’agence et que rapporte la presse spécialisée. Un mois avant la remise du rapport de l’EFSA, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) publient un rapport conjoint sur les perturbateurs endocriniens. Un des experts commis par l’EFSA envoie un message mortifié à l’ensemble du groupe :  » Il est presque embarrassant de comparer notre version actuelle avec le rapport OMS/PNUE. (…) Quand le rapport de l’OMS/PNUE parvient à la conclusion que la méthode traditionnelle d’évaluation des risques des produits chimiques est inadéquate – pour les perturbateurs endocriniens – , nous arrivons à la conclusion exactement opposée.  »

Le scientifique juge indispensable de changer leurs conclusions. Le fonctionnaire de l’EFSA qui supervise le travail du groupe abonde dans son sens. Les  » conclusions actuelles où nous expliquons que les perturbateurs endocriniens peuvent être traités comme la plupart des autres substances chimiques (…) nous isolent du reste du monde et pourraient être difficiles à défendre « , écrit-il. Pourtant, quand l’avis de l’EFSA est publié le 20 mars 2013, il comporte toujours, imperturbablement, la petite phrase.

Car, en vérité, c’est l’industrie chimique qui a la main sur toute cette affaire ! Par le biais de ses organisations de lobbying : le secteur de la chimie avec le Conseil européen de l’industrie chimique (Cefic) et American Chemistry Council, et celui des pesticides avec CropLife America, CropLife Canada, CropLife International et l’Association européenne pour la protection des cultures.

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Rien de tout cela ne peut être ignoré des services de la Commission car ces sponsors figurent clairement dans la déclaration d’intérêts à la fin des publications utilisées et envoyées directement par le Cefic à une trentaine des fonctionnaires européens impliqués dans le dossier le 17 mars 2014. Dans ce message, les industriels expliquent qu’ils ont  » commandité une analyse indépendantesur le rapport OMS/PNUE à un consortium d’experts scientifiques « , redoutant notamment que,  » malgré ses sérieuses lacunes, il soit utilisé pour appeler à plus de précaution dans les réglementations chimiques « .

Parmi les publications que cite l’étude d’impact, on trouve également un article de deux pages, dont l’un des signataires est un personnage plus connu pour ses fonctions de consultant de l’industrie du tabac que pour ses compétences sur le thème. Parmi ses co-auteurs, des toxicologues rémunérés par les industries de la chimie, des pesticides ou du plastique.

Un autre article, encore, compte deux consultants sur ses trois auteurs et parle des perturbateurs endocriniens comme d’une  » légende urbaine  » posant des  » risques imaginaires « . Ironisant sur les effets  » hypothétiques  » des perturbateurs endocriniens comme la  » réduction de la longueur et de la taille du pénis « , ils demandent si la question  » ne relève pas plutôt de la compétence du docteur Sigmund Freud que de la toxicologie « …

En réalité, la Commission européenne veut la disparition des Européens pour conclure son oeuvre de  » Grand Remplacement  » !

II. Islamisme : l’Allemagne va de plus en plus mal

Nos voisins allemands ont bien du souci à se faire car, à quelques semaines d’intervalle, deux informations importantes ont fait surface. La première concerne l’infiltration des forces armées (Bundeswehr) par plusieurs dizaines d’islamistes radicaux. (Lire « Il est temps de nous entendre » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/07/08/il-est-temps-de-nous-entendre/). Selon le groupe de médias Funke, le service de renseignements de l’armée allemande (MAD) a identifié vingt islamistes parmi les soldats de la Bundeswehr. Ce chiffre a été confirmé par un porte-parole du MAD (Militärische Abschirmdienst), qui a ajouté que 60 autres cas potentiels intéressaient le contre-espionnage.

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Selon le MAD, les groupes islamistes jugent intéressant que certains de leurs partisans subissent une formation militaire à l’étranger pour apprendre les premiers soins, à s’orienter et à manier des armements dès la première phase de leur formation. C’est pourquoi la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, a présenté un projet de loi prévoyant d’introduire d’ici juillet prochain une vérification approfondie de tous les candidats à une carrière militaire, ainsi que nous le recommandions vigoureusement dans plusieurs de nos articles consacré aux risque de «  barbarisation  » de nos propres forces armées (Lire « En ce 14 juillet » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/07/14/bulletin-climatique-quotidien-14-juillet-2016-de-la-republique-francaise/ mais aussi « Bravo! Mais, attention danger » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/11/23/bulletin-climatique-quotidien-23-novembre-2015de-la-republique-francaise/).

L’objectif est de contrer les tentatives d’infiltration de membres du groupe armé État islamique (EI) au sein des forces armées dans le but de recevoir d’une instruction militaire.

Le MAD effectue déjà près de 50 000 inspections par an, mais la grande majorité des 177 000 soldats professionnels n’a pas été soumise à un examen. En août dernier, il était apparu que la Bundeswehr avait incorporé dans ses rangs 24 soldats considérés comme islamistes et que dix-neuf d’entre eux avaient été licenciés. Trente anciens militaires seraient également partis en Syrie ou en Irak.

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Prière de rue en Allemagne

La seconde est plus récente encore et concerne, cette fois, l’infiltration d’un islamiste radical au sein des services de renseignement et de son projet d’attentat !

Un membre des services secrets allemands, le Bundesamt für Verfassungsschutz (BfV) a été arrêté ce mardi 29 novembre. Selon le journal Die Welt, il est suspecté d’avoir fomenté un attentat en divulguant des informations confidentielles sur des forums de discussions islamistes. Il se trouve pour l’heure en garde à vue. Selon le journal Der Spiegel, l’homme aurait reconnu les faits et indiqué aux procureurs qu’il voulait infiltrer le BfV afin d’y collecter toutes les informations nécessaires pour mener une attaque à la bombe sur ses quartiers généraux «au nom d’Allah».

Âgé de 51 ans, il était employé par son service depuis plusieurs années et était chargé de surveiller les activités…des islamistes en Allemagne. Il avait passé toutes les procédures de recrutement avec succès. Son comportement avait éveillé les soupçons d’un autre membre des services secrets allemands, qui s’est fait passer pour un extrémiste musulman afin de surveiller ses activités durant plusieurs semaines, amenant finalement à son arrestation.

L’homme s’était converti à l’islam il y a deux ans. Le quotidien allemand précise qu’il aurait prêté allégeance au combattant djihadiste de l’Etat islamique Mohamed Mahmoud. Ce dernier, après avoir été emprisonné pour avoir soutenu al-Qaïda en fondant sa propre organisation islamiste, a été expulsé d’Allemagne l’an passé. Il était alors apparu dans une vidéo de propagande de Daesh.

Car, vous l’aurez remarqué, il n’y a pas que l’importation de terroristes islamistes (auxquels la chancelière Angela Merkel a ouvert les bras de son pays) qui soit un danger pour nos nations. Il y a aussi les convertis à l’islam, fruits du prosélytisme de cette organisation criminelle.

 

III. Quant à la France…

elle se trouve confrontée au retour de ses ressortissants après leur djihad

Le plus caricatural exemple en est le fameux Kevin Guiavarch, un Breton converti à l’islam de 23 ans, qui a rejoint la Syrie fin 2012, un an et demi avant la proclamation du califat par l’organisation Etat islamique (EI) en juin 2014. Après des années de guerre civile, il a finalement décidé de rentrer en France, accompagné de…ses quatre femmes et de leurs six enfants. Par souci de mettre sa famille nombreuse à l’abri des bombes, et par peur de mourir, aussi ! Décidément, la gueuse est bonne fille car, pour nous, tout retour serait strictement interdit.

Après plus d’un an de tractations, ce combattant français a obtenu en juin le feu vert du consulat de France à Istanbul pour passer la frontière et se rendre à la police turque. Incarcérés durant quatre mois en Turquie, femmes et enfants ont récemment été expulsés vers la France : trois de ses épouses y ont été placées en détention provisoire, une sous contrôle judiciaire. Les six enfants – dont quatre nés en Syrie – ont été placés. Le djihadiste, lui, patiente dans les geôles turques en attendant que la justice du pays statue sur son cas. Mais, n’en doutez pas, Recep Tayyip Erdogan se fera un plaisir de nous renvoyer ce monstre avant longtemps.

Comme Kevin Guiavarch, ils sont autour de 200 Français à avoir déserté les rangs de l’EI depuis le début du conflit syrien. Déçus par leur expérience djihadiste, angoissés à l’idée de tomber en disgrâce aux yeux de l’administration de plus en plus paranoïaque du califat ou simplement soucieux de fuir la guerre.

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Trois djihadistes  » français  » en Syrie

Avec l’intensification des bombardements de la coalition internationale et la progression de l’armée irakienne et des troupes kurdes, l’EI perd chaque semaine un peu de son territoire et de son attrait auprès des quelque 12 000 combattants étrangers – dont 5 000 venus d’Europe – qui ont grossi ses rangs. La bataille de Mossoul, en Irak, initiée le 17 octobre, pourrait faire tomber un des bastions les plus symboliques de l’organisation.

Selon les services de renseignement, près de 700 djihadistes français seraient toujours sur zone – environ 400 hommes et 300 femmes – et plus de 400 mineurs, dont la moitié, âgée de moins de cinq ans, n’ont connu que la guerre. Fin novembre, le bilan des Français tués depuis le début du conflit s’établissait à 221, contre 195 en septembre, soit une hausse de près de 13 % (26 morts) en seulement deux mois. Une poignée aurait été tuée dans la bataille de Mossoul.

La détérioration de la situation militaire de l’EI – et la perspective de sa disparition – incite un nombre croissant de djihadistes à envisager de déserter. « L’EI est en train de perdre son assise territoriale et de son attractivité. On voit revenir en France des djihadistes qui avaient des responsabilités au sein de l’organisation, c’est un phénomène significatif », souligne un membre des services de renseignement. Ce qui donne tout son sens à notre volonté de voir retirer la nationalité française à tous ceux qui sont partis faire le djihad, les faisant par la force des choses des migrants illégaux dans leur ex-pays et changeant ainsi du tout au tout leur statut.

Mais quitter les rangs de l’EI n’est pas chose aisée. L’organisation interdit les départs de ses combattants étrangers depuis un an et demi, et a déployé sur son territoire un important réseau d’espions chargés d’intercepter les déserteurs. Les tentatives se heurtent surtout, depuis quelques mois, au contrôle de plus en plus hermétique de la frontière turco-syrienne par Ankara. Les retours clandestins sont devenus hasardeux, ce qui explique que le flux de « revenants » a paradoxalement tendance à diminuer pour le moment : les retours de seulement douze Français ont été recensés au premier semestre 2016, contre vingt-cinq le précédent. C’est pourquoi, pour espérer traverser la frontière, les déserteurs les plus motivés n’hésitent désormais plus à contacter le consulat de France afin d’obtenir un laissez-passer des autorités turques, conscients que la prison les attend à leur retour. Encore faut-il s’entendre sur le terme de  » prison  » depuis que le gouvernement français s’est lancé dans cette nouvelle folie des  » Centres de déradicalisation « . (Lire « Le scandaleux trafic de la déradicalisation » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/11/12/le-scandaleux-trafic-de-la-deradicalisation-en-france/  et aussi « La meilleure déradicalisation, c’est…l’expulsion » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/16/bulletin-climatique-quotidien-16-septembre-2016-de-la-republique-francaise/).

Nul ne sait combien de djihadistes rentreront au pays. Tout d’abord parce qu’on ne connaît pas précisément le nombre de Français ayant rejoint l’EI, et a fortiori de ceux susceptibles de revenir. « Certains passent par l’Italie, le Maghreb ou Chypre, explique un membre des services de renseignement. C’est ce qu’on appelle les “vols brisés” : une famille a ainsi séjourné plusieurs mois en Egypte avant de rejoindre la Turquie. C’est indétectable. » Et si on on installait une « puce électronique » sur tous les musulmans de France ?….

Le deuxième facteur rendant délicat ce chiffrage tient au fait que la mortalité dans les rangs de l’EI s’est considérablement accrue ces derniers mois. Le mot d’ordre du calife autoproclamé, Abou Bakr al-Baghdadi, appelant ses hommes à combattre jusqu’au dernier, pourrait largement contribuer à tarir le nombre de retours. Ce qui est en soi une excellente nouvelle, que nous avons toujours appelée de nos voeux et qui constitue, comme nous le disons souvent, une sorte de sélection naturelle !

Le dernier élément d’incertitude est d’ordre stratégique : que feront les djihadistes les plus convaincus si le projet territorial de l’EI venait à être remis en cause ? Prendront-ils le maquis en Syrie, se dissémineront-ils dans les pays les plus fragiles de la région ou s’infiltreront-ils en Europe pour y commettre des attentats ? Il y a fort à parier que c’est la troisième hypothèse qui rassemblera le plus de volontaires. Dans un entretien accordé au chercheur du Washington Institute Aaron Y. Zelin, le djihadiste roannais Rachid Kassim, accusé d’avoir commandité à distance plusieurs attentats en France, explique : « C’est simple, même s’ils prennent Mossoul et Rakka, nous n’arrêterons jamais de nous battre. Même si nous devons vivre dans des grottes dans les montagnes, le combat continuera. Le djihad existait avant l’EI, et il continuera après. » Un autre combattant occidental interrogé par le chercheur est plus précis : « La terre d’Allah ne se réduit pas à l’Irak et la Syrie. Le califat s’étend à l’Afghanistan, à la Libye, à l’Afrique de l’Ouest, à l’Algérie, au Yémen et nombre de ses soldats vivent sur la terre des mécréants. »Il n’y a que François Hollande, Manuel Valls et quelques uns de leurs sbires pour n’avoir pas compris ça.

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Ou la dhimmitude du ministre de l’Intérieur

Les voies qu’emprunteront les 700 Français de l’EI sont donc, à ce jour, inconnues. Mais les autorités sont condamnées à anticiper : « Nous sommes face à un stock important de retours potentiels », résume un membre des services de renseignement.

Que faire des djihadistes de retour en France, selon qu’ils soient des combattants aguerris, des « déçus » de l’EI ou des femmes ? Le 7 novembre, le premier ministre Manuel Valls a déclaré qu’il s’agissait du « premier sujet de préoccupation » en matière de sécurité pour « les cinq ou dix prochaines années ».

La réponse des autorités est aujourd’hui essentiellement pénale : ceux dont le retour est détecté sont systématiquement mis en examen, et pour la plupart incarcérés. Les rares à ne pas être judiciarisés, faute d’éléments matériels attestant de leur présence en Syrie, font l’objet d’un suivi administratif. Mais combien de temps ? Alors qu’il est essentiel de s’en débarrasser définitivement.

Les femmes, quant à elles, ont longtemps bénéficié d’un « biais de genre » – au motif qu’elles auraient été embrigadées par des recruteurs masculins –, mais les enquêteurs ont fini par comprendre que leur degré de radicalisation n’avait souvent rien à envier à celui des hommes pour ne pas dire qu’il est toujours pire. Elles sont désormais toutes mises en examen, et de plus en plus fréquemment placées en détention. Anticipant un afflux de « revenantes », le ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, a annoncé le 25 octobre la création d’ici à fin 2017 de treize quartiers pour femmes dans les établissements pénitentiaires, soit une centaine de places. S’agissant des hommes, le ministre a prévu que les 300 détenus radicaux les « plus durs » seraient soumis à un régime de détention proche de l’isolement. Avant, bien sûr, qu’un juge d’application des peines particulièrement zélé…ou rongé par la dhimmitude, ne décide des libérations anticipées, comme on l’a déjà vu avec les conséquences que l’on sait.

Heureusement, en avril dernier, le parquet de Paris avait anticipé le phénomène des retours en durcissant sa politique pénale : jusque-là considéré comme un délit passible de dix ans de prison, le fait d’avoir rejoint les rangs de l’EI est désormais un crime, passible de vingt à trente ans de réclusion. « Il s’agit de protéger la société en laissant ces individus plus longtemps en prison », avait alors expliqué le procureur général de Paris, François Molins.

La même sévérité doit-elle s’appliquer aux « revenants » qui se présentent (frauduleusement) comme « repentis » ? Un magistrat résume la position de l’institution judiciaire : « On pouvait entendre les arguments de certains déçus du djihad il y a quelques mois. Ceux qui rentrent aujourd’hui le font pour des raisons clairement opportunistes face à la dégradation de la situation militaire. On part donc du principe qu’ils ne sont pas sincères. » Alleluia ! Pourvu que ça dure…

Les témoignages recueillis dans le livre du journaliste David Thomson  » Les Revenants  » (Seuil-Les Jours, 304 pages, 19,50 euros), le montrent clairement : si quelques anciens djihadistes se disent déçus par leur expérience syrienne, rares sont ceux à avoir abandonné l’idéologie qui a motivé leur départ. Or tous ne passeront pas leur vie derrière les barreaux. Il est donc essentiel de prendre des dispositions particulières à l’encontre de ces gens-là car, à situation exceptionnelle solutions exceptionnelles. La réponse qu’apporteront les institutions au phénomène des « revenants » sera cruciale. Mais la haine que vouent ces Français à leur propre pays est un défi lancé à la société tout entière qui doit prendre conscience qu’elle les disqualifie de fait pour toute tentative d’intégration.

Les témoignages de jeunes radicalisés, recueillis par David Thomson, incitent à élargir la réflexion sur l’orgine de leur basculement. Nombre de ces Français en rupture avec la société expriment un profond sentiment d’ennui face au matérialisme occidental : la propagande islamiste y répond par le refus de la dunya, la vie matérielle et terrestre, au profit d’une transcendance dévoyée. A la marchandisation des corps, thème récurrent de leur rejet de l’Occident, le fondamentalisme islamique oppose la pudeur du voile. Face à la disparition des grandes idéologies, il propose une lecture radicale pour changer le monde. Au sentiment d’humiliation des minorités, il offre une revanche éclatante et sanglante. Derrière le nihilisme apparent de la tentation djihadiste se cache un désir. De tout cela, hérité des Lumières et des penseurs qui leur ont succédé, nous ne doutons pas. Comme nous ne doutons pas non plus de la violence intrinsèque et systématique de l’islam qui n’est pas une religion mais une volonté d’organiser la société selon des critères qui n’ont jamais été les nôtres.

C’est pourquoi, pour nous, la réponse doit se faire à deux niveaux :

1/ la renaissance des valeurs spirituelles, culturelles et patriotiques de notre pays et

2/ le rejet sans états d’âme de l’islam en France et de ceux qui prétendent le pratiquer et, pire encore, l’imposer.


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Chacun doit savoir qu’il n’existe plus aucune alternative possible à ces deux affirmations sinon notre disparition.

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Laissons le mot de la fin à Michel Houellebecq, dans une tribune publiée il y a un an (après les attentats de Paris) par le Corriere della Sera* :

 » La situation regrettable dans laquelle nous nous trouvons doit être attribuée à des responsabilités politiques spécifiques ; et ces responsabilités politiques devront tôt ou tard être étudiées à la loupe. Il est très improbable que l’insignifiant opportuniste qui occupe le fauteuil de chef de l’État, tout comme l’attardé congénital qui occupe les fonctions de Premier ministre, pour ne rien dire des “ténors de l’opposition” (LOL), sortent avec les honneurs d’un tel examen. « 

http://www.corriere.it/cultura/15_novembre_19/attentati-parigi-houellebecq-io-accuso-hollande-difendo-francesi-eafac2b2-8e84-11e5-aea5-af74b18a84ea.shtml

 

Le 1er décembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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2 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (1er décembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

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  1. Combien de couleuvres Nicolas Hulot avalera-t-il avant de quitter le gouvernement ?-conseil dans l’espérance du roi | actualitserlande - juillet 5, 2017

    […] La Commission européenne a fini par obtenir, mardi 4 juillet en comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, un vote favorable des Etats membres à son projet controversé de définition réglementaire des perturbateurs endocriniens (PE), ces substances chimiques omniprésentes dans l’environnement et l’alimentation, et qui sont un enjeu sanitaire de toute première importance (Lire « L’UE, l’organisation qui nous veut du mal » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/01/bulletin-climatique-quotidien-1er-decembr…). […]

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