BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (3/4 décembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

3 Déc

I. Nous avions raison* mais cela ne nous dispense pas d’avoir aussi la nausée

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Depuis son élection le 6 mai 2012, François Hollande a toujours été obsédé par l’idée de laisser une trace dans l’histoire. C’est chose faite, même si l’empreinte que le président de la République va laisser n’est sans doute pas celle qu’il espérait mais, au contraire, celle que nous annoncions dès après son élection. Un désastre. La somme d’échecs et de démantèlement volontaire de notre tissu social la plus considérable et la plus effrayante que la France ait connue depuis les débuts de leur République.

 » J’ai décidé de ne pas être candidat à la présidentielle  » : cette petite phrase, lâchée à la toute fin de son discours d’une dizaine de minutes, peu après 20 heures, jeudi 1er décembre, résumait à elle seule la misère qui s’est abattue sur notre pays et beaucoup de nos compatriotes au cours de ce funeste quinquennat tant elle exprimait la désinvolture de celui qui en fut à l’origine. Une petite phrase provocante qui concluait un invraissemblable catalogue d’autosatisfaction avec pour seul regret, celui d’avoir proposé…la déchéance de la nationalité française pour les terroristes islamiste ! Une petite phrase qui exprimait au plus haut point ce que la gauche pense d’elle-même : parfois responsable mais jamais coupable.

Mais une petite phrase qui marquera pour longtemps l’histoire de la Ve République, où jamais un chef de l’Etat en exercice n’avait décidé, avant M. Hollande, de ne pas se représenter à l’issue de son premier mandat.

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Lors de leur  » Grande Révolution « ses ancêtres révolutionnaires guillotinèrent des milliers de Français pour beaucoup, beaucoup moins que ça.

Pardonnez notre grossièreté mais tout cela est dégueulasse.

* Lire « Fin du quinquennat de François Hollande » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/01/fin-du-quinquennat-de-francois-hollande/

II. Ces gens-là sont sans vergogne

« On va encore attraper froid mais on est là ! » entendait-on jeudi 1er décembre, en début de soirée dans les rues du Marais à Paris,  » leur  » quartier, alors que le thermomètre affichait 0 °C. Et, cette année encore, les militants  » anti-sida  » ont fait contre mauvaise fortune bon cœur. Depuis vingt-cinq ans, à l’initiative d’Act Up-Paris, le lobby homosexuel défile à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, afin d’alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur les enjeux de la pandémie. Comme si les responsables étaient l’opinion et les pouvoirs publics !

Un signal d’alarme, à l’heure où les contaminations par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ne diminuent pas et augmentent même chez les jeunes et les homosexuels. En 2015, 43 % de l’ensemble des nouveaux cas concernaient des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), selon des chiffres publiés mardi 29 novembre par l’Agence nationale de santé publique (Lire « Mais croyez-vous que ce prosélytisme va arranger les choses ? » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/11/24/bulletin-climatique-quotidien-24-novembre-2016-de-la-republique-francaise/).

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Pourtant, ils n’étaient qu’environ  deux cents ce soir-là à emprunter les rues du Marais voisin pour se diriger vers la place Baudoyer. Soit un parcours d’environ un kilomètre limité par la préfecture de police pour des raisons de sécurité.« C’est court. Trop court « , estimait, amer, Mikaël Zenouda, président d’Act Up-Paris. « Un bras de fer inacceptable », selon l’association, qui, état d’urgence oblige, a dû céder sur les fouilles à l’entrée du parcours…Ce qui n’a sans doute pas déplu à tout le monde !

« Le 1er décembre est l’un des rares moments de l’année, avec le Sidaction, où les personnes séropositives sont “visibilisées”. C’est pourquoi il est essentiel que nous soyons dans la rue, en mouvement, et pas seulement parqués dans le Marais », explique Mikaël Zenouda, qui considère que le compromis arraché est « loin d’être satisfaisant ».

Outre l’ambiance sécuritaire, la marche s’est inscrite cette année dans « un contexte de crispation autour des questions de sexualités », affirme Christian Andreo, directeur général délégué de l’association Aides, qui met en avant la récente polémique provoquée par la campagne de prévention contre le VIH exposant des couples homosexuels d’une manière qui  » flirtait  » avec le prosélytisme…Jugez-en.

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Avec un amant, avec un ami, avec un inconnu…

Les affiches ont été heureusement retirées dans une dizaine de villes par les mairies au motif de la protection de l’enfance et de l’atteinte aux bonnes mœurs. Comme on pouvait s’y attendre la ministre de la santé, Marisol Touraine, a dénoncé l’« homophobie » des élus et a saisi la justice administrative pour contester cette « censure ». « On assiste à un retour en force des ligues de vertu, s’agace Christian Andreo. Que cela plaise ou non, nous existons ! Il est primordial de faire entendre nos voix et de ne pas laisser la rue aux réacs qui veulent nous imposer un certain mode de vie. »

Et c’est là qu’apparaît son argument le plus inacceptable car, pour lui, la question de la visibilité va bien au-delà du symbole : « Le pire des scénarios serait que le sida devienne quelque chose de totalement privé, alors qu’il s’agit d’un enjeu de santé publique. L’épidémie reste une question éminemment politique ; la question de l’occupation de l’espace public aussi. » Non M. Andreo, le sida n’est pas un enjeu de santé publique et il est bien une préoccupation d’ordre privé. Il en serait autrement si la pandémie n’était pas spécifiquement (ou presque) liée à l’homosexualité et à la toxicomanie. Le sida n’est pas une fatalité, il résulte de pratiques sexuelles ou addictives à risque qui sont du domaine privé. La preuve en est la stagnation des résultats de la prévention par l’inobservance des précautions les plus élémentaires connues de tous et les pratiques de plus en plus débridées en matière sexuelle au sein des communautés exposées. Avec hélas, comme corollaire dramatique, l’apparition de résistances de plus en plus fréquentes aux traitements jusque là très efficaces.

Mais que croyez-vous qu’il advint dans les rangs de cette manifestation ? Des échanges fructueux en matière de prévention justement ? En aucun cas !

Dans le cortège, beaucoup de militants s’inquiètaient d’un possible retour de la droite au pouvoir… ou dénonçaient « un gouvernement dit de gauche » jugé trop frileux sur les questions de défense des droits des minorités : gays, migrants, travailleuses du sexe…  » Rien n’a été fait ! Ou si peu… », soupirait Frédéric Navarro, militant de la première heure. En particulier par les premiers concernés, ajouterons-nous. « Je ressens beaucoup de colère. On se sent trahis, abandonnés, ajoute Thierry Schaffauser, prostitué et porte-parole du Syndicat du travail sexuel (Strass). La loi sur la prostitution votée pendant ce quinquennat n’a contribué qu’à nous précariser davantage. » ON MARCHE SUR LA TÊTE !

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« On revient aux origines de la pandémie, dans les années 1980, quand le sida était “le cancer gay” ou “la maladie des 4 H” [pour homosexuels, hémophiles, héroïnomanes, Haïtiens], analyse Christian Andreo. On stigmatise les plus vulnérables, la mobilisation faiblit, la solidarité disparaît et l’épidémie reste. »

Comme ils ont tort !…Mais, après tout, c’est la faute à qui ?

III. Acculturation musicale : la descente aux enfers

Voilà où mène le métissage ethno-culturel : AU RAP !
Un Zénith complet, deux AccorHotels Arena (l’ancien Palais omnisports de Paris-Bercy) de près de 20 000 personnes joués à guichets fermés… Ces chiffres réalisés en cette fin de semaine à Paris par des rappeurs aussi différents que Kery James, Maître Gims (le 30 novembre) ou Nekfeu (le 1er décembre) témoignent de l’abrutissement de nos jeunes compatriotes par le déchainement de la scène rap française.

C’est le rappeur d’Orly qui ouvre le bal le mercredi 30 novembre au Zénith. A 37 ans, Kery James fait figure de vétéran. Il a commencé le rap à 12 ans aux côtés de feu DJ Mehdi (1977-2011). Il a fait sa première apparition discographique sous la forme de rengaines antimilitaristes sur l’album de MC Solaar (1991). Vingt-cinq ans plus tard, le rappeur, de son vrai nom Alix Mathurin, a un peu limé ses griffes. Son album Mouhammad Alix (Musicast), publié fin septembre, est un hommage aux combats politiques du boxeur américain (1946-2016), en même temps qu’une vision glaciale de la France telle qu’elle est : divisée en deux.

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Kery James. À ne pas croiser au coin d’un bois…

Au Zénith, dans les gradins, beaucoup de collabos de toutes origines avec, en tête, l’incontournable Jean-Michel Ribes, le directeur du Théâtre du Rond-Point, où Kery James monte une pièce en janvier 2017, et Khalilah Ali, une des quatre ex-femmes du  » Greatest  » américain. Kery James arrive sur scène comme un boxeur, fendant le public…une capuche de banlieue sur la tête. Debout au milieu d’un ring, son complice OGB énumère ses titres à la manière d’un chauffeur de Las Vegas et fait répéter  » Kery Boumbayé  » (en Français dans le texte !) au public.

Au-dessus des rappeurs, sur une haute estrade, un trio tape fort : DJ Mosko, le batteur Pierre Belleville, le clavier Emmanuel Trouvé. Kery James a confié la scénographie du spectacle à Leïla Sy, la réalisatrice de son premier long-métrage et de ses clips. Deux heures trente plus tard, le rappeur finit victorieux et son Zénith terrassé…

A l’AccorHotels Arena, mercredi 30 novembre, c’est un public transgénérationnel qui est venu pour Maître Gims. Un concert probablement offert comme cadeau de Noël en avance pour les 7-8 ans, et pour un bon nombre de filles et garçons du collège ou du lycée, accompagnés de leurs parents, tantes et oncles, voire quelques grands-parents (complices ou irresponsables ?). Au-delà de ses chansons, Maître Gims fait du concert un terrain de jeu. Il y a l’équipe des bleus, moitié droite de la salle, et celle des rouges, à gauche. Il faut sauter, se figer dans une pose pour le  » challenge mannequin  » (ici aussi en Français dans le texte !), claquer des doigts. Bref, c’est pathétique.

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Ce n’est pas mieux avec Maître Gims

Mais hélas pas besoin de demander au public de chanter en chœur, il connaît sur le bout des doigts les textes des couplets comme des refrains de Zombie, Est-ce que tu m’aimes ?, Ma direction, du répertoire du collectif hip-hop Sexion d’assaut, Brisé et, bien sûr, du succès des succès du chanteur, Sapés comme jamais. Maître Gims a aussi le goût des voyages musicaux, vers l’afro-cubain et la rumba congolaise lors d’une partie acoustique avec ses cinq musiciens. La culture quoi…

Le lendemain, Nekfeu boucle sa tournée, Feu Tour, rodée dans tous les festivals d’été, avec un show purement hip-hop.Et puis il a amené ses amis avec lui, S. Pri Noir et le groupe MZ. Autant d’appellations bien hermétiques pour des aficionados de Bach ou de Mozart. En fin de concert, Nekfeu annonce bien sûr la sortie de son nouvel album, Cyborg, le soir même. Business oblige ! Mais la déclaration fait l’effet d’un pétard mouillé car, aujourd’hui, tous les rappeurs sortent leurs albums sans crier gare.

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Bien que d’origine grecque, Nekfeu n’est guère mieux

Et tout ça pour dire sa haine de la France sur des airs de tam tam…Une véritable culture de mort qui finira par atteindre son but.

 

Le 3 décembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

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