BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (6 décembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

6 Déc

I. En fin connaisseur de la gauche…

Voici l’essentiel de l’éditorial politique que nous livrait hier lundi 5 décembre et à quelques heures de l’annonce de la candidature de Manuel Valls à l’élection présidentielle de 2017, l’inénarrable Thomas Legrand, sur France Inter. On y trouve à la fois la terrible déception d’avoir soutenu bec et ongles avec le succès que l’on sait et pendant si longtemps les errements d’une équipe d’ignorants et d’incapables mais aussi le soulagement de pouvoir enfin dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas !

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«  Les socialistes au pouvoir n’ont jamais eu une ligne claire. Ils tiennent toujours (depuis 1983) un discours plus à gauche que la réalité de leur action. Avec une conjoncture favorable et une génération brillante, ils ont, entre 1997 et 2002, obtenu de bons résultats macroéconomiques mais n’ont pas proposé pour autant un nouvel horizon pour la gauche ou un modèle de sortie de crise pour la France.

Entre 2002 et 2012, de retour dans l’opposition nationale, les socialistes gagnaient toutes les élections intermédiaires et se sont, dès lors, crus dispensés de travailler à trancher et à rénover leurs conceptions de l’économie. Les 10 ans d’opposition qui ont précédé le quinquennat de François Hollande auront été stériles, occupés à engranger les faciles bénéfices électoraux locaux. Les socialistes auraient dû, à ce moment-là, œuvrer à la refondation d’un projet comme la gauche française a su en inventer dans sa longue histoire. Un projet progressiste tenant compte des nouveaux atouts et dangers de la mondialisation, de la révolution numérique et de l’exigence écologique. Le PS d’aujourd’hui, exsangue, ne paie donc pas tant le bilan du Hollande Président (qui sera, au fil du temps, à coup sûr réévalué) que le temps perdu par le Hollande patron du PS des années 2000.

Aujourd’hui Emmanuel Macron et Jean Luc Mélenchon, chacun dans son genre, se montrent plus audacieux et inventifs. Ils sont le résultat outré des non-choix du PS. La gauche est maintenant dans un tel état qu’une primaire globale, avec le PS, Mélenchon et Macron, est impossible. Elle serait même malhonnête puisque ni Macron, ni Mélenchon ne pourraient décemment se ranger (selon le principe de la primaire) derrière celui qui gagnerait, tant ce qui les sépare est maintenant une question de nature et non plus de degrés. Ce qui est à craindre pour la gauche, c’est que M.Valls, qui sera candidat cet après-midi, ou Arnaud Montebourg ne puissent, au mieux, que représenter une solution pour tout ce conglomérat de gauche qu’au prix d’une synthèse (pas d’un compromis) et donc, encore une fois, d’un non choix.  »

Mais il y a un hic. Et pas des moindres. Au-delà de l’ignorance, de l’aveuglement et de l’impéritie du personnel politique, combien toutes ces bévues ont-elles coûté à la France et aux Français ? Il serait temps que ça cesse.

Alors, disons-le simplement : et si on décidait enfin de ne plus parler de la gauche ?

 

II. À laquelle appartient d’ailleurs Matteo Renzi

L’ami de François Hollande et de Manuel Valls, Premier ministre d’Italie jusqu’à dimanche soir mais actuellement démissionnaire après l’échec de son référendum institutionnel, sème l’inquiétude à Bruxelles.

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Matteo Renzi après sa défaite

C’était le scénario du pire pour la stabilité financière de l’Europe, et voilà que ce qui était redouté arrive. La victoire du non au référendum italien, dimanche 4 décembre, ouvre une période de grave incertitude politique préjudiciable à l’économie de la Péninsule. Une incertitude possiblement catastrophique pour son secteur bancaire.

C’est en effet toute l’action engagée par le gouvernement de Matteo Renzi dans le domaine financier, pour assainir des banques plombées par des mauvaises créances, qui se voit stoppée net. Ce dommage collatéral est lourd de conséquences, tant il y a urgence à nettoyer un secteur bancaire entravé par près de 360 milliards d’euros de crédits compromis – l’équivalent de 20 % du PIB de l’Italie. Car non seulement les banques peinent à financer l’économie, donc à soutenir le redémarrage de la croissance, mais leurs difficultés menacent de déstabiliser le reste du système bancaire européen.logo_mps

Le dossier  » BMPS « , du nom de la Banca Monte dei Paschi di Siena, au bord de la faillite, est le plus explosif. Le 24 novembre, l’horizon s’était pourtant éclairci pour le plus vieil établissement financier du pays, troisième par la taille, miné par des actifs à risques et sous-capitalisé.

BMPS avait obtenu le feu vert de ses actionnaires à un plan de sauvetage géant, passant par une recapitalisation de 5 milliards d’euros auprès d’investisseurs sur les marchés. Cette recapitalisation devait se dérouler au plus vite et servir d’exemple pour d’autres banques et d’autres levées de fonds. Mais la nouvelle donne politique rebat les cartes.

 » Il sera difficile pour BMPS de trouver de l’argent dans ce contexte. Les investisseurs ont besoin de clarté. Ils veulent savoir de quoi demain sera fait « , estime Silvia Merler, économiste au sein du think tank européen Bruegel. De là à ce que la crise de confiance se propage aux autres banques, il n’y a qu’un pas, redoute-t-elle :  » Les banques sont interconnectées, elles possèdent toutes des obligations (des titres de dettes) de leurs concurrentes…  »

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Au-delà du cas BMPS, la victoire du non risque aussi de porter un coup d’arrêt au processus d’apurement de l’énorme stock de crédits irrécouvrables des banques, lancé par Matteo Renzi. Le volume de ces crédits n’a cessé d’augmenter avec la crise, jusqu’à représenter plus du tiers du portefeuille total de prêts du secteur (35 %).

Or que va-t-il advenir du projet Atlante, ce fonds créé par les banques pour racheter une partie des créances, grâce à la garantie de l’Etat ? La future majorité reprendra-t-elle le projet à son compte ? Le Mouvement 5 étoiles a pour sa part déjà annoncé son intention de nationaliser les banques, s’il accédait au pouvoir…  » Par manque de volonté politique, l’Italie a tardé à traiter son problème bancaire. Beaucoup de temps a été perdu. Il ne faudrait pas que les choses s’aggravent « , met en garde Mme Merler.

Voici la situation en quelques chiffres :

132,8 % : C’est le niveau de la dette publique italienne en 2016. Il s’agit -du taux le plus élevé de la zone euro, après la Grèce (180 % du produit intérieur brut – PIB – ) et devant le Portugal (130 %).

2,4 % : C’est le déficit public prévu pour 2016 par le gouvernement, après 2,6 % du PIB en 2015 et 3 % du PIB en 2014.

0,7 % : C’est la prévision de croissance du PIB italien pour 2016 de la Commission européenne. Elle table sur 0,9 % pour 2017. Le gouvernement est un peu plus optimiste, misant sur 0,8 % cette année et 1 % l’an prochain.

0,5 point : Les incertitudes entourant le référendum pourraient coûter 0,5 point à la croissance italienne en 2017 dans le pire des scénarios, selon Oxford Economics.

De fait, si la crise bancaire devait enfler et menacer la stabilité de la zone euro, la question d’une intervention de l’Etat se poserait. Un tel sauvetage public ne serait pas seulement critique pour les finances de l’Italie, mais représenterait un risque pour les petits épargnants. Tirant les leçons de la coûteuse crise bancaire de 2007-2008, l’Union européenne (UE) a en effet fixé de nouvelles règles pour le sauvetage des banques. Ces règles, en vigueur depuis le 1er janvier, imposent de ne faire appel à l’argent public qu’une fois les actionnaires et créanciers privés mis à contribution. Ce qui, en Italie, désigne notamment des ménages et des retraités modestes, à qui ont été vendues, ces dernières années, des obligations bancaires à la fiscalité avantageuse. Sans qu’ils aient été avertis des risques encourus. La régulation en matière d’aides d’Etat s’est aussi durcie. Bref une escroquerie d’Etat avec la complicité de l’UE

 » Le oui au référendum aurait entraîné le retour au calme et celui de la confiance envers le système bancaire. Au contraire, le non fait basculer l’Italie dans l’instabilité politique et financière, car les banques sont poreuses à leur environnement « , analyse Jésus Castillo, spécialiste de l’Europe du Sud chez Natixis. En vérité, les banques sont TOUJOURS du bon côté, à la différence de leurs clients.

Qui prendra le relais de Matteo Renzi autour de la large coalition actuelle ? Pour quelle capacité de réforme ? Le risque de blocage institutionnel est grand.

 » L’Italie a besoin d’une réforme bancaire rapide, pour que l’économie décolle et cesse de générer des créances douteuses. La Banque centrale européenne ne pourra pas tout « , avertit M. Castillo. Elle se débat déjà avec la crise grecque dont elle ne parvient pas à se sortir, alors ce sera bien pire avec l’Italie qui est un bien plus gros morceau (3e économie de la zone euro).

Décidément, l’UE n’en finit pas d’agoniser. Le mieux serait désormais l’euthanasie…

 

III. Combien Ségolène Royal avait-elle bu de Mojito ?

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Venue à Cuba représenter la France aux funérailles de Fidel Castro, la ministre de l’environnement, Ségolène Royal, a salué, samedi 3 décembre,  » un monument de l’histoire « .  » Grâce à Fidel Castro, les Cubains ont récupéré leur territoire, leur vie, leur destin. Ils se sont inspirés de la Révolution française sans pour autant connaître la terreur « , a-t-elle ajouté, manifestement sous l’emprise d’un excès d’alcool cubain !

Interrogée sur les violations des droits de l’homme reprochées au régime castriste par l’ONU et par l’opposition, Mme Royal a dénoncé la  » désinformation  » et souligné au contraire l’existence sur l’île d' » une liberté religieuse  » et d' » une liberté de conscience « .  » Il faut savoir regarder les choses positivement, même si ça dérange « , a-t-elle ajouté, estimant que  » la France n’a pas à donner de leçon  » à Cuba. Certes…même si ça dérange.

Mais ce ne fut pas tout car Ségolène crut nécessaire d’en mettre une couche supplémentaire :  » Il y a toujours du positif et du négatif dans les histoires, mais certains ne vont pas se rhabiller à bon compte au nom des droits de l’homme alors qu’on sait qu’ici, quand on demande des listes de prisonniers politiques, on n’en a pas « , a précisé la numéro trois du gouvernement.

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Ségolène Royal à jeun

Ces propos ont provoqué de vives réactions en France.  » Il n’y a pas de limite dans les bêtises que peuvent dire les représentants politiques. Mais quand cela s’exprime au nom de la France, il y a des questions à se poser « , a fustigé le président du MoDem, François Bayrou, le 4 décembre sur Europe 1.

Interrogé lundi matin sur RTL, l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin a suggéré que le remaniement ministériel en préparation à la suite de la démission attendue de Manuel Valls soit l’occasion d’exfiltrer Mme Royal.  » Ça mérite une sanction, a estimé le sénateur de la Vienne. – Mme Royal – représente la France, elle dit des choses qui sont contraires à la position de la France (…) donc, de mon point de vue, la République et l’exécutif doivent la sanctionner.  »

Lundi matin, le ministre de l’agriculture et porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a aussi pris ses distances avec la ministre de l’environnement.  » Les problèmes de droits de l’homme, ils existent « , a-t-il reconnu, interrogé sur Franceinfo.  » Ma gauche à moi, ça n’est pas cette gauche qui encense Fidel Castro « , a aussi réagi sur BFM-TV Juliette Méadel, secrétaire d’Etat chargée de l’aide aux victimes. Le candidat à la primaire de la gauche François de Rugy (ex-EELV) a enfin demandé à l’Elysée de désavouer ces propos.

Même indignation du côté des associations.  » Plus qu’une erreur, c’est un crime, a fustigé Bruno Stagno, directeur exécutif adjoint de Human Rights Watch, interrogé lundi matin sur Franceinfo. – Mme Royal – préfère rester solidaire avec un mort au lieu de s’occuper du sort des vivants et des innombrables victimes qui ont été torturées, emprisonnées, harcelées.  »

Mme Royal a tenté de minimiser ses propos. «  Le problème des droits de l’homme doit être réglé, effectivement « , a reconnu la ministre, ajoutant que  » ces polémiques sont particulièrement déplacées le jour des funérailles  » du Lider Maximo. Il  » faut s’écarter de tout dénigrement systématique, c’est aux historiens de faire le bilan de cette histoire « , a-t-elle conclu après un séjour…en cellule de dégrisement !

Ces staliniens sont incorrigibles.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Supplique de Pontmain pour le retour du Roi

« Nous faisons Politique à Pontmain comme d’autres font Médecine à Lourdes ! »

« POUR INVOQUER LE CIEL POUR LE RETOUR DU ROI,

ICI, TOUTE PERSONNE EST PRÉCIEUSE ! »

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PROGRAMME DES 16, 17 & 18 DÉCEMBRE 2016

THÈME GÉNÉRAL : JEANNE D’ARC

 

Vendredi 16/12 : 

. 17h00 -18h00 : Accueil des pèlerins à la Maison des Oblats de Marie (salle de réception au R-d-C).

Nom de Code pour notre groupe : Chouandecoeur

. 19h15 – 20h15 : DÎNER (Relais Le Bocage)

. 20h30 –21h30 (Salle Fougères, au 1er étage) : Conférence n° 1 (F-X Pachot) Jeanne d’Arc, chef de guerre.

Samedi 17/12 : (Salle Fougères, au 1er étagE)  

9h00 -10h30 : Conférence n° 2 (L-H Remy) L’Anneau de Jeanne – Son retour en France, pourquoi ?

. 11h00-12h30 : Messe de rite extraordinaire à la Chapelle des Missions, dite par M. l’Abbé David Belon de l’Institut du Bon Pasteur.
. 12h15 – 13h45 : DÉJEUNER (Relais Le Bocage)

. 14h00 – 18h00 : SUPPLIQUE A DIEU POUR LE RETOUR DU ROI

1ère partie :
Dans la Chapelle des Missions Rez-de-Chaussée de la Maison des Oblats (Bâtiment derrière le chœur de la basilique)

2ème partie :
. Devant la statue de Jeanne (jardin des Oblats),
. Aux pieds de la statue de Notre-Dame (parvis),
. Devant la Santissima Bambina (église paroissiale).

Samedi 17/12 (Suite)

. 18h00 : Quartier libre

. 19h15 – 20h30 : DÎNER (Relais le Bocage)

. 20h30 –21h30 (Salle Fougères, au 1er étage) : Conférence n° 3 (Marie Espérance) Jeanne d’Arc et Pontmain.

Dimanche 18/12 :

. 11h00-12h30 : Messe de rite extraordinaire à la Chapelle des Missions , dite par M. l’Abbé David Belon de l’Institut du Bon Pasteur.

. 12h15 – 13h45 : DÉJEUNER (Relais le Bocage)

. 14h00 – 16h00 (Salle Fougères, au 1er étage) : Conférence n° 4 (Georges Thomas) Jeanne d’Arc et Tilly-sur-Seulles.

. 17h00 : Départ.

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———o———

Le 6 décembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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3 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (6 décembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. alaintexier janvier 8, 2017 à 1:59 #

    III. Combien Ségolène Royal avait-elle bu de Mojito ?
    Ségolène Royal, représentant la France aux funérailles de Fidel Castro, vient de rendre un hommage sidérant au dictateur ! Le point ironique sur ce que notre ministre feint d’ignorer.
    https://www.contrepoints.org/2016/12/04/273950-dictature-de-fidel-castro-revue-segolene-royal

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    […] Après l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis et l’échec de Matteo Renzi au référendum en Italie, la fin d’année sera rythmée par les réunions des grands instituts monétaires et leurs tremblements. A commencer par celle de la Banque centrale européenne (BCE), jeudi 8 décembre.  » Cela faisait longtemps que les membres de l’institution ne s’étaient pas réunis dans un contexte aussi délicat « , note Howard Archer, chez IHS Global Insight. C’est peu dire : la victoire du  » non « , le 4 décembre, au référendum sur la réforme de la Constitution en Italie renforce les craintes sur l’état de santé des banques du pays (Lire « À laquelle appartient Matteo Renzi » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/06/bulletin-climatique-quotidien-6-decembre-…). […]

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