BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (12 décembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

12 Déc

I. À quand le  » Franxit*  » ?

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Souvenez-vous de ce que nous écrivions peu de temps après le résultat du référendum britannique sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et alors que nos élites continentales juraient que ce départ était le début de la fin pour les sujets de sa Gracieuse Majesté…(Lire « Une fois de plus, prenons date » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/07/01/bulletin-climatique-quotidien-1er-juillet-2016-de-la-republique-francaise/) :

« Depuis le résultat du référendum britannique (…), de nombreux organismes et autres institutions se prennent à rêver et cherchent à organiser le partage de ce qu’ils pensent être « les dépouilles » de feu la Grande-Bretagne !

À l’inverse, nous pensons qu’ils vendent la peau de l’ours avant de l’avoir tué et que leur réveil risque fort d’être douloureux car en vérité, et comme souvent dans cette machine infernale qu’est devenue l’UE, le plus important n’est pas là. Il est plutôt dans le fait que les espoirs de tous ces rapaces ont toutes chances d’être déçus par le seul fait que Londres…ne cessera pas d’être la plus importante place financière du monde, malgré le « Brexit« . Pire, il y a fort à parier que les Britanniques vont déborder d’imagination pour utiliser, plus encore qu’aujourd’hui, les possibilités financières offertes par leur immense empire ex-colonial ! Les ennemis acharnés des paradis fiscaux ont encore bien du souci à se faire. »

Force est de constater qu’une fois de plus, le CER avait raison. Près de six mois après le vote en faveur du Brexit, la carte de la fiscalité mondiale est en train d’être redessinée, avec un Royaume-Uni qui met en avant ses impôts faibles. D’ailleurs, jeudi 8 décembre, McDonald’s a annoncé qu’il déplaçait sa base fiscale internationale du Luxembourg au Royaume-Uni.

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Cette annonce intervient au moment où la Commission européenne veut taxer les entreprises multinationales dans chaque pays où elles réalisent des bénéfices. Concrètement, le groupe américain de fast-food va créer une  » structure unifiée  » qui recevra les droits de propriété intellectuelle versés par les restaurants franchisés à travers le monde, hors Etats-Unis. «  Ce sera plus simple administrativement, réduira les dépenses et augmentera la flexibilité « , explique le groupe. Ses activités près de Lausanne, en Suisse, qui étaient une filiale de la structure au Luxembourg, vont fermer.

Mais cette annonce intervient aussi au moment où la Commission européenne, accuse Mc Donald’s d’avoir bénéficié d’un traitement fiscal de faveur des autorités du Luxembourg. Cela lui aurait permis  » de ne payer virtuellement aucun impôt sur les sociétés au Luxembourg ni aux Etats-Unis sur ses profits « , accuse Bruxelles. Le déménagement ne changera rien à l’enquête en cours et aux risques de sanction. Mais à l’avenir, il permet à l’entreprise d’être hors de l’Union européenne et donc de se soustraire à la possibilité d’une même mésaventure.

 » Nous sommes en train d’assister à la naissance du Royaume-Uni comme paradis fiscal « , estime Richard Murphy, de l’association Tax Justice Network. Il rappelle que l’enquête de la Commission repose sur les règles européennes, lesquelles assimilent les cadeaux fiscaux à des aides d’Etat, qui sont interdites au nom de la concurrence.  » Avec le Brexit, cela ne s’appliquera plus au Royaume-Uni.  »  » Ce déménagement ressemble à un avertissement à l’Union européenne « , ajoute Prem Sikka, professeur de comptabilité à l’université de l’Essex.

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Pour l’instant, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne n’est pas effective, mais Londres a clairement fléché le chemin fiscal qu’il comptait emprunter. Le gouvernement britannique a annoncé en novembre qu’il allait continuer la réduction de son imposition sur les sociétés, commencée par son prédécesseur. Alors que celle-ci était de 28 % en 2010, elle est aujourd’hui de 20 % et il passera à 17 % d’ici à 2020.  » C’est de loin le plus faible du G20 « , se vante l’administration britannique. Ce taux reste supérieur à celui de l’Irlande (12,5 %), mais est nettement inférieur à celui des Etats-Unis (35 %, même si Donald Trump a promis de le réduire), de la France (33 %) ou de l’Allemagne (30 %).

Officiellement, la Première ministre, Theresa May, tient pourtant des propos durs contre l’évasion fiscale.  » Si vous ne payez pas vos impôts, nous vous poursuivrons, déclarait-elle en octobre lors de la conférence annuelle du Parti conservateur. (…) Qui que vous soyez, aussi riche et puissant que vous soyez, votre devoir est de payer vos impôts.  » Les militants anti-évasion fiscale doutent cependant que les gestes accompagnent la parole.

Politiquement, Mme May est encouragée par de nombreux partisans du Brexit à baisser davantage sa fiscalité. Ceux-là rêvent d’un pays à faible imposition, ouvert sur le monde, par où passeraient les capitaux de la planète : une sorte de  » Singapour sur Tamise « .

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Sans forcément en arriver là, la sortie de l’Union européenne, prévue pour mars 2019, permet au Royaume-Uni de donner des assurances aux entreprises. La fiscalité britannique ne dépend plus de potentielles nouvelles règles venues de Bruxelles.  » Il y a aujourd’hui plus de certitudes sur la fiscalité au Royaume-Uni qu’il n’y en a au Luxembourg, à cause des enquêtes de la Commission européenne « , note M. Murphy.

L’annonce de McDonald’s illustre le déclin du Luxembourg comme place fiscale.  » Son pouvoir d’attraction a clairement diminué « , estime M. Murphy. Les accords fiscaux offerts aux entreprises appartiennent désormais au passé. Londres pourrait être le grand gagnant de ces cartes rebattues.

Mais qu’attend Paris pour se libérer ?

* Lire « Et encore pourquoi nous réclamons un ‘ Franxit ‘  » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/05/26/bulletin-climatique-quotidien-26-mai-2016-de-la-republique-francaise/

II. Et ramdam à Ceuta

Nous avons souvent vu avec quel courage mais aussi méthode et technique l’Espagne protège ses enclaves territoriales du Maroc, Ceuta et Melilla, des hordes barbares venues d’Afrique sub-saharienne. La ville de  » Ceuta vient pourtant de subir l’assaut le plus important depuis dix ans. »

Ce sont les termes choisis par la préfecture de l’enclave espagnole de Ceuta, au Maroc, après que 400 migrants sont parvenus à forcer les portes de la barrière de six mètres de haut marquant la frontière Hispano-marocaine. « Il faut remonter au début des années 2000 pour atteindre ce genre de chiffres », a déclaré un porte-parole de la préfecture.

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La Croix-Rouge affirme avoir soigné 103 migrants, dont 25 ont été transférés à l’hôpital pour des blessures sans gravité lors de l’assaut, essentiellement des points de suture. Selon les images tournées par El Faro, certains semblent blessés, victimes d’écorchures aux pieds ou à la tête, et d’autres étaient encore en début de matinée perchés en haut de la double clôture.

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La dernière attaque massive remonte au 31 octobre, quand près de 220 migrants avaient franchi deux portes d’accès de la barrière de Ceuta lors d’un assaut similaire qui avait fait 35 blessés dont trois gardes civils. L’objectif des migrants illégaux est de se rendre au centre de séjour temporaire pour étrangers (CETI), où ils doivent en principe avoir la possibilité de présenter une demande d’asile, c’est-à-dire un moyen de pouvoir poursuivre leur invasion du continent européen puisque la quasi totalité d’entre eux n’a d’autre objectif que la France, la Grande-Bretagne ou l’Europe du nord.

Heureusement, l’Espagne ne s’en laisse pas compter aussi facilement. D’une part elle s’efforce de rendre de moins en moins franchissable sa frontière grâce à des barrières anti-migrants de plus en plus efficaces. D’autre part elle procède autant que possible au refoulement d’un maximum d’envahisseurs grâce à des accords de réadmission signés avec le Maroc et de nombreux pays d’Afrique sub-saharienne. Ce à quoi les autres pays de l’Union européenne se refusent encore…au point de critiquer vertement l’attitude de l’Espagne ! (Lire « L’Espagne est l’honneur de l’Europe » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/10/17/bulletin-climatique-quotidien-17-octobre-2016-de-la-republique-francaise/).

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Ne serait-il pas utile de franchir un nouveau pas dans la protection de ces territoires par l’électrification « haute-tension » de leur barrière extérieure ?

 

III. Vive la mixité sociale à l’école…

mais chez les autres !

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À Barbès, c’est la couleur 

Le XVIIIe arrondissement de Paris est une caricature du métissage ethno-culturel tant désiré par la bien-pensance du moment et les pouvoirs publics qui lui sont inféodés : d’un côté des quartiers en bute à un trafic de stupéfiants particulièrement prospère, installé et régi par des milliers de racailles issues de l’immigration afro-maghrébine et de l’autre des quartiers luxueusement réhabilités, habités par ce que la capitale compte de mieux en matière de…bobos ! Les seconds ne manquant pas de s’approvisionner généreusement auprès des premiers.

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Au Bistrot du  » Grand Train « *, c’est plutôt l’entre-soi du blanc cassé

Mais les relations affectueuses s’arrêtent là. Car lorsque le ministère de l’Education nationale a pensé que cette mixité sociale serait sans doute propice à son désir de lutte contre ce qu’il appelle  » la ghettoïsation  » des établissements scolaires…il s’est heurté aux réticences farouches des enseignants et parents d’élèves de l’un des établissements les plus favorisés !

La mairie de Paris et l’académie avaient identifié deux établissements du quartier pour mener une expérimentation à la rentrée 2017. L’attractif collège Antoine-Coysevox doit être regroupé dans un secteur unique avec Hector-Berlioz, situé à 600 mètres mais classé en Réseau d’éducation prioritaire (REP). Le futur mode d’affectation des collégiens (qui reste à définir) permettrait de rapprocher les niveaux sociologiques des deux établissements (Lire « Encore un coup de PISA sur la tête » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/08/bulletin-climatique-quotidien-8-decembre-2016-de-la-republique-francaise/).

La fronde est partie fin novembre des enseignants de Coysevox, très contents de leur affectation actuelle et des conditions de recrutement des élèves. Soutenus par les syndicats, ils se sont mis en grève pendant une journée. Les parents d’élèves ont suivi, bloquant l’accès au collège le 1er décembre. Une pétition en ligne dénonce (avec la langue de bois propre à ceux qui doivent faire le grand écart entre leurs idées de gauche et leur pré carré) un projet « élaboré sans concertation préalable », mené « de façon précipitée » et qui ne pèse que « sur un seul collège, déjà fortement mixte au regard de la situation des inégalités socio-spatiales à Paris ».

« C’est toujours la même hypocrisie. Tout le monde veut la mixité, mais personne ne veut le faire », peste un élu parisien. « C’est une chance à saisir ! Si on ne donne pas l’exemple dans le 18e, on ne le fera jamais », insiste de son côté Jérôme Decuq, président du collectif de parents gauchistes Apprendre ensemble, qui milite pour la mixité sociale dans le quartier. Ce professeur en Seine-Saint-Denis veut croire en un cercle vertueux : « En répartissant mieux les élèves, on attirerait à nouveau les familles qui partent dans le privé et tout le monde sortirait gagnant. » Mais qui oublie volontairement que l’acculturation est un meurtre culturel et non pas un enrichissement.

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Trois autres expérimentations du même type sont sur les rails dans la capitale, où l’économiste de gauche à la mode, Thomas Piketty, prétend que la ségrégation sociale dans les collèges bat des records. L’enjeu est lourd de symboles pour le ministère de l’Education nationale mais il met aussi le doigt sur une fracture profonde de notre société, issue du laxisme de nos dirigeants en matière d’immigration, depuis des décennies.

Au point que ceux-là même qui hurlent habituellement avec les loups se trouvent désormais pris à leur propre piège !

* Ne ratez surtout pas ça : https://www.facebook.com/grandtrain/

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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L’Association Marie-Antoinette vous convie au colloque organisé mardi 13 décembre 2016, de 12h à 17h, aux Archives nationales, 60 rue des Francs-Bourgeois, 75003 Paris et intitulé

L’agonie de Marie-Antoinette

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Il se déroulera dans la chambre du Prince de Rohan mise à notre disposition dans ce créneau horaire.
En voici le programme :
Ouverture par Gérard Ousset, président de l’AMA.
Marie-Antoinette au Temple, par Dominique Sabourdin-Perrin
Le complot de l’œillet, par Michelle Sapori
Rosalie Lamorlière et le personnel de la Conciergerie, par Ludovic Miserole
Le Procès de la Reine, par Emmanuel de Waresquiel, qui nous fait le grand honneur de clôturer brillamment ce colloque.
Chaque intervenant répondra aux questions qui suivront sa communication,
proposera ses ouvrages à la vente et se prêtera au jeu des dédicaces.
Michèle Lorin exposera quelques pièces de sa collection.
Participation : 18 € par personne.
Le nombre de participants n’est pas limité. Toutefois la salle n’étant pas extensible, l’inscription est nécessaire :

téléphone : 02 38 33 45 11 – courriel : marieantoinetteassociation@wanadoo.fr

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Le 12 décembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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3 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (12 décembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

Trackbacks/Pingbacks

  1. actualitserlande - janvier 11, 2017

    […] Mais ceux qui nous lisent régulièrement savent aussi que nous nous sommes toujours élevés contre ces prédictions qui n’avaient pas plus de valeur, à nos yeux, que les sondages d’opinion et leurs manipulations. Nous fûmes peu entendus et pourtant…Au point que nous osâmes une petite piqure de rappel de notre scepticisme dans un dernier article intitulé « À quand le « Franxit » ? » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/12/bulletin-climatique-quotidien-12-decembre…). […]

  2. actualitserlande - janvier 17, 2017

    […] Ainsi, le ministre des finances de Sa Gracieuse Majesté, Philipp Hammmond, a laissé entendre, dimanche 15 janvier, que si les 27 pays de l’Union européenne n’acceptent pas les exigences du Royaume-Uni, Londres deviendra une sorte de paquebot pratiquant le dumping fiscal et social aux portes du continent. Si le Royaume-Uni n’obtient  » aucun accès au marché européen « , le pays pourrait  » changer de modèle économique  » pour  » regagner de la compétitivité « , menace en effet le chancelier de l’Echiquier dans le journal allemand Welt am Sonntag. C’est très précisément ce que nous annoncions dans les pages du blogue du CER depuis plusieurs mois (Lire « Une fois de plus prenons date » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/07/01/bulletin-climatique-quotidien-1er-juillet-2016-de-la-republique-francaise/ et aussi « À quand le « Frexit » ?: https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/12/bulletin-climatique-quotidien-12-decembre…). […]

  3. Un bon conseil : allez vivre à la campagne et faîtes la classe à vos enfants.-conseil dans l’espérance du roi | actualitserlande - juillet 1, 2017

    […] https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/12/bulletin-climatique-quotidien-12-decembre… […]

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