BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (14 décembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

14 Déc

I. Egypte : l’extermination des chrétiens continue

Un violent attentat a visé l’église copte orthodoxe Saint-Pierre-et-Saint-Paul du Caire, lors de la messe de dimanche 11 décembre, à deux pas de la cathédrale Saint-Marc, siège du patriarcat de cette Eglise orthodoxe nationale, dirigée par le pape Tawadros II.

Selon une source de sécurité, un engin bourré d’une douzaine de kilogrammes de TNT a été déposé à l’entrée de la partie réservée aux femmes.  » L’explosion a ébranlé les lieux, de la poussière a recouvert la nef et j’ai essayé de rejoindre la porte même si je ne voyais rien. J’ai réussi à partir au milieu des cris. Il y avait beaucoup de monde par terre « , a précisé un témoin.

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L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul après l’attentat

Au moins 25 personnes ont été tuées et 49 autres blessées, dont une majorité de femmes et des enfants, selon un bilan provisoire du ministère de la santé. L’attaque a rapidement été revendiquée par l’organisation Etat islamique. Elle est la plus meurtrière perpétrée depuis 2011 contre la minorité chrétienne d’Egypte, qui compose près de 10 % des 92 millions d’Egyptiens.

Le président Abdel Fattah Al-Sissi a décrété un deuil national de trois jours. Dans un communiqué, il a promis que ce  » crime lâche  » ne resterait pas impuni et a appelé musulmans et chrétiens à l’unité dans la guerre contre le terrorisme. Le cheikh d’Al-Azhar, Ahmed Al-Tayeb, la plus haute institution de l’islam sunnite en Egypte, a dénoncé un acte  » infâme « . Des responsables religieux et politiques du monde entier se sont joints à ces condamnations et appels à l’unité, dont…le président François Hollande, qui a condamné un  » attentat ignoble  » (comme si un attentat pouvait n’être pas ignoble !).

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La colère des coptes

Les déclarations des autorités égyptiennes n’ont pas apaisé la colère de plusieurs centaines de chrétiens égyptiens réunis devant la cathédrale Saint-Marc pour dénoncer l’incapacité du gouvernement à assurer leur sécurité. Les manifestants ont scandé des slogans appelant à la chute du régime et à la démission du ministre de l’intérieur, Magdy Abdel Ghaffar, ponctués de chants religieux et de prières. Des responsables gouvernementaux, ainsi que deux célèbres journalistes prorégime venus sur les lieux de l’explosion, ont été hués par la foule, tandis que des accrochages mineurs ont opposé la police antiémeute à des protestataires.

Cette tension est révélatrice du désarroi croissant de la minorité chrétienne d’Egypte face à la succession d’attaques dont elle est victime et à l’impunité dont bénéficient leurs auteurs. Car là est le problème : l’enquête sur l’attentat qui avait déjà fait 21 morts, le 1er janvier 2011, à la sortie d’une église copte après la messe du Nouvel An à Alexandrie, dans le nord de l’Egypte, n’a débouché à ce jour sur aucune inculpation.

Après la révolution du 25 janvier 2011, les attaques se sont multipliées, surtout au lendemain du renversement par l’armée du président issu de la confrérie des Frères musulmans, Mohamed Morsi, en juillet 2013. Le large soutien apporté par la minorité chrétienne au maréchal Sissi, le nouvel homme fort du pays, les a exposés à une vague de représailles de la part d’islamistes radicaux qui ont attaqué des églises et des propriétés chrétiennes.

L’espoir placé par les chrétiens dans le président Sissi s’est depuis érodé. Les messages de solidarité et d’unité que leur a témoignés le chef de l’Etat ne se sont pas traduits par une amélioration de leurs droits en matière religieuse ou d’emploi, ni de leur sécurité.

Les autorités égyptiennes se sont jusqu’à présent révélées incapables de mater l’insurrection djihadiste dans la péninsule du Sinaï, où les coptes sont régulièrement la cible de l’organisation Etat islamique (EI), et de faire cesser les attaques contre des églises et des propriétés chrétiennes dans les zones rurales au sud du Caire et en Haute-Egypte.

Depuis l’été 2013, au moins 42 églises ont été attaquées, dont 37 incendiées ou endommagées, ainsi que des dizaines d’écoles, de maisons et de commerces appartenant à des coptes, selon l’organisation Human Rights Watch.  » Il y a une colère croissante au sein de la communauté copte à cause de l’impunité, du manque de justice et d’Etat de droit. Dans la majorité des incidents, le gouvernement a eu recours à des séances de réconciliation et personne n’a été traduit en justice « , explique Mina Thabet, spécialiste des minorités religieuses à la Commission égyptienne pour les droits et les libertés. Mme Thabet critique par ailleurs  » un dispositif sécuritaire insuffisant autour des institutions chrétiennes « , surtout destiné à  » surveiller les chrétiens et la construction d’églises, plutôt qu’à les protéger « .

A blood-spattered poster of Jesus Christ is seen inside the the Coptic Christian Saints Church in the Mediterranean port city of Alexandria, Egypt Saturday, Jan. 1, 2011. A car exploded in front of the church early Saturday as worshippers emerged from a New Year's Mass, killing at least 21 people according to officials, and sparking clashes between Christians and Muslims _ a sign of the sectarian anger that has been arising with greater frequency in Egypt. (AP Photo/Ben Curtis)

Christ ensanglanté après un attentat en Egypte

L’attentat, qui coïncide avec la fête nationale marquant la naissance du prophète Mahomet, est un nouveau coup dur pour le gouvernement égyptien, confronté à une vague de violence terroriste émanant de groupes aux revendications disparates.

Amputée des revenus du tourisme, l’Egypte s’enfonce dans une grave crise économique qui génère une grogne sociale croissante. Sur les réseaux sociaux, l’annonce de l’attaque a déclenché la liesse de sympathisants de l’EI. La confrérie des Frères musulmans, classée organisation terroriste par les autorités égyptiennes, s’est en revanche empressée de condamner l’attentat, qu’elle a attribué au gouvernement…

Dans un communiqué diffusé sur la messagerie cryptée Telegram, le groupuscule Hasm ( » détermination  » en arabe) a également nié toute implication dans l’attaque, précisant ne pas viser les femmes, les enfants, ou les croyants. Ce groupe, présenté par les autorités égyptiennes comme une émanation des Frères musulmans, a en revanche revendiqué l’attaque à la bombe qui a tué six policiers, vendredi, au Caire. Actif depuis l’été, il a déjà revendiqué plusieurs attaques contre les représentants des forces de sécurité et de la justice, ainsi qu’une tentative d’assassinat contre l’ancien grand mufti d’Egypte, Ali Gomaa. Les divisions du monde musulman sont en vérité la cause principale de la situation dramatique qui règne au Proche-Orient et dont tous les peuples font les frais.

Et les chrétiens sont ici les plus exposés aux violences car leurs églises sont, depuis toujours, les lieux de retrouvaille des divers courant des haines islamiques.

II. Palmyre : l’anéantissement de la culture va reprendre

Profitant de la concentration de l’effort de guerre russo-syrien sur Alep et au terme d’une offensive éclair de quatre jours, l’organisation Etat islamique (EI) a repris le contrôle de la ville de Palmyre, dimanche 11 décembre, neuf mois après en avoir été chassée par l’armée syrienne, appuyée par des forces russes et des milices alliées chiites.

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Palmyre avant l’EI

Cette reprise de Palmyre par les troupes de l’EI n’est pas sans rappeler leur conquête initiale, en mai 2015 : même rapidité d’exécution, même débandade des forces progouvernementales, même indifférence à l’égard des habitants de la ville, abandonnés aux djihadistes.

Cette percée donne un coup d’arrêt à la série de victoires enregistrées ces derniers mois par les forces loyalistes. Elle remet en lumière la faiblesse intrinsèque de l’armée régulière, décimée après cinq ans de pertes et de désertions, pour défendre ses positions, quand elle n’est pas soutenue par les miliciens chiites étrangers. Quant aux bombardements russes, samedi et dimanche, ils n’ont pas réussi à stopper les djihadistes à Palmyre.

Mais l’EI semble surtout avoir profité de l’absence des meilleures unités gouvernementales actuellement déployées à Alep. Habituellement, elles repoussent ses incursions dans la région, notamment celles qui visent les champs d’hydrocarbures – la moitié de la production syrienne – et sur lesquels les djihadistes ont en plus mis la main.

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Palmyre pendant l’occupation par l’EI

L’EI a toujours maintenu une présence dans les environs de Palmyre, harcelant régulièrement les troupes gouvernementales. A 250 kilomètres de là, il est solidement implanté autour de la ville de Deir ez-Zor où il assiège une enclave contrôlée par Damas. C’est une région dans laquelle les djihadistes peuvent prélever des renforts, et où seraient arrivés ces derniers temps des militants en provenance d’autres régions et même de pays européens.  » Du fait de la perte de ses autres bastions, Deir ez-Zor est l’option de repli naturel des forces de l’EI « , estime le colonel John Dorrian, porte-parole, installé à Bagdad, de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

Le retour de l’EI à Palmyre risque aussi de perturber les plans du camp pro-Assad une fois la reprise d’Alep effective. Les autorités syriennes et leurs alliés avaient le choix entre partir à l’assaut à la ville d’Al-Bab, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est d’Alep, qui est contrôlée par l’EI, ou bien avancer vers la province d’Idlib, au sud-ouest, un territoire dominé par Jaïch Al-Fatah ( » l’Armée de la conquête « ), une coalition djihado-salafiste. Mais la question de la reprise de Palmyre aux djihadistes va de nouveau se poserpour ne pas leur laisser le temps de se barricader à nouveau dans la ville et de miner de nouveau ses abords.

Si le gouvernement syrien reporte cette opération à plus tard, le risque est que les troupes de l’EI ne reprennent leur travail de destruction des ruines gréco-romaines, inscrites au Patrimoine mondial de l’humanité. Durant leurs dix mois dans la cité antique, de mai 2015 à mars 2016, les soldats du califat avaient dynamité plusieurs monuments, comme les temples de Bêl et de Baalshamin, tout en laissant intacts d’autres vestiges emblématiques, comme la colonnade et le théâtre. Nul doute que, cette fois, ces sauvages ne laisseront pas pierre sur pierre.

La reprise de la ville, au mois de mars, n’avait été rendue possible que par la mobilisation d’un large éventail de forces, puisées dans les rangs de l’armée régulière, mais aussi du Hezbollah libanais et des gardiens de la révolution iraniens. La Russie avait largement contribué à la victoire, par des dizaines de frappes sur les lignes djihadistes et l’envoi au sol de mercenaires. Pour célébrer ce succès, Moscou avait organisé, le 5 mai, dans l’amphithéâtre antique, un concert de musique classique, au cours duquel le président russe, Vladimir Poutine, était intervenu en vidéoconférence, pour saluer un  » extraordinaire acte d’humanité « . C’est dire si la nouvelle déroute des forces syriennes n’a pas dû plaire au Kremlin… 

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Palmyre après sa reprise par la coalition russo-syrienne

Dans un communiqué diffusé le 11 décembre, le ministère de la défense russe reportait une partie de la responsabilité de la chute de Palmyre sur les Occidentaux :  » L’EI a transféré beaucoup de forces vers Palmyre depuis Rakka, où les combats contre les terroristes, par des groupes sous contrôle de la coalition internationale et américaine, ont été suspendus. En outre, de grandes réserves de blindés de l’EI ont été transférées de Deir ez-Zor.  »

Là où passe l’islam, non seulement l’herbe ne repousse pas mais, pire, la culture disparaît.

 

III. Les Britanniques sont tenaces

La construction d’un mur « anti-intrusions » à Calais est terminée, a annoncé lundi 12 décembre la préfecture du Pas-de-Calais. L’édifice de 4 mètres de hauteur et 1 kilomètre de long prolonge les grillages déjà installés sur la rocade près du port (Lire « Perseverare…’efficaçum’  » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/10/15/perseverare-efficacum/).

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Financé par le Royaume-Uni – à hauteur de 2,7 millions d’euros –, il doit être progressivement végétalisé côté circulation pour des raisons esthétiques et vise à empêcher les migrants de monter clandestinement dans des camions.
Les travaux d’édification avaient débuté le 20 septembre, alors que « le camp de la Lande » – le nom officiel de la « jungle » où vivaient plusieurs milliers de migrants – était situé à proximité. Le camp a été démantelé à la fin du mois d’octobre.

« C’est un outil extrêmement important, ça montre que l’autoroute est sécurisée », avait déclaré Jean-Marc Puissesseau, PDG du port de Boulogne-Calais, à la fin novembre à l’occasion d’une conférence de presse.

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Natacha Bouchart…

Mais vous vous souvenez peut-être que ce mur avait été attaqué devant le tribunal administratif de Lille par la maire de Calais, l’inénarrable Natacha Bouchart (Les Républicains). La justice avait finalement rejeté le 22 novembre la demande de la municipalité de suspendre la construction, estimant notamment que le flux de migrants n’allait pas « à court terme » se tarir (Lire « Natacha Bouchart, la fausse ingénue » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/27/bulletin-climatique-quotidien-27-septembre-2016-de-la-republique-francaise/). Dans ces conditions, le mur pouvait « prévenir les probables tentatives d’intrusions » en sécurisant la circulation routière, « compte tenu de l’importance du trafic de camions », avait souligné à juste titre le tribunal. La suite lui a et nous a aussi donné raison (Relire « Et voilà ce qui arrive… » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/13/bulletin-climatique-quotidien-13-decembre-2016-de-la-republique-francaise/).

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Avec dix millions de passagers par an, le port de Calais est le premier port français et le deuxième port européen de voyageurs, derrière Douvres en Angleterre.

Heureusement que Mme Bouchart n’a pas de pouvoir !

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Nous pensons opportun de citer ici aujourd’hui les dernières lignes de notre ami Pierre Jeanthon, CJA, dans l’éditorial de sa dernière livraison du « Cri du Chouan« *  et intitulé CONFIANCE :

 » L’homme ? J. de Maistre constatait qu’au cours de ses voyages il avait rencontré bien des hommes, mais jamais l’homme.

Une bonne gestion de la cité fait que César est au service des hommes de son pays.

Dieu incarné par amour s’est mis au service de tous les hommes « en prenant tellement la dernière place que jamais personne n’a pu la lui ravir » (Charles de Foucauld).

Le sacre de Reims conférait au Roi de France le pouvoir de régner et gouverner sans que les services rendus par César ferment le coeur du peuple à ceux accordés par Dieu. 

Dieu et le Roi, la seule cause qui vaille. « 

Un beau texte à méditer longuement…avant de lire les très bonnes pages du Cri du Chouan :

*Le Cri du Chouan, organe de France Royaliste, N° de décembre 2016. Mais nous aurons à y revenir.

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Adhésion à France Royaliste (cotisation annuelle 30 euros) : 14690 Le Bô et 06 71 02 26 47.

 

Le 14 décembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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2 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (14 décembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. hathoriti décembre 15, 2016 à 8:57 #

    Ce qui (entre autres) est révoltant dans le carnage des chrétiens d’orient, c’est qu’ils étaient là bien avant la naissance du chamelier pédophile et assassin, le dénommé mohamed (ou mahomet) En Egypte, les coptes sont les descendants authentiques du peuple des pharaons et savoir que ce peuple remarquable qui a laissé tant de monuments témoins d’une civilisation grandiose, fabuleuse, s’est laissé gangrener par la lie de l’humanité que furent les hordes mahométanes, me rend ivre de rage. Dommage qu’à l’époque de la conquête musulmane, les égyptiens, qui étaient devenus chrétiens, n’aient pas eu à opposer à ces sauvages, un Ramsès II ou en Horemheb ! Les dégénérés seraient repartis manu militari « bouffer » leur sable qu’ils n’auraient jamais dû quitter ! Hélas !

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