BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (15 décembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

15 Déc

I. Chefs d’entreprise : ne vous en laissez pas compter !

Quelle surprise ! On nous raconte, dans les médias et même au gouvernement, que, pour trouver un emploi, il vaut mieux avoir un nom à consonance française. On nous dit que c’est en tout cas ce que montre l’enquête commandée par le ministère du travail et réalisée conjointement par la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) et l’association ISM Corum, spécialisée dans la prévention des discriminations.

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Paris, 13 novembre 2015

Quelle surprise ! Après les attentats islamistes dont la France a été victime ces dernières années. Après les centaines de morts qui ont endeuillé tant de familles françaises. Après avoir fait le constat que la plupart de ces assassins sont nés en France et ont été gratifiés de la nationalité française. Après avoir compris aussi que ces assassins ont bénéficié et, pour certains, bénéficient encore de complicités parmi leur propre communauté arabo-musulmane. Quelle surprise !

Menée d’avril à juillet, cette grande campagne de «  testing « , c’est-à-dire de tests par l’envoi de candidatures fictives, a révélé qu’un nom à consonance maghrébine pouvait être un sérieux frein à l’embauche. Ainsi, selon l’étude, le taux global de réponses positives reçues par une candidature  » maghrébine  » est de 9 %, contre 20 % pour les candidatures  » de souche « . Soit onze points d’écart. Mais la vraie surprise, c’est qu’il y ait encore autant de réponses positives reçues par une candidature maghrébine…

 » L’inégalité de traitement selon l’origine supposée du candidat se présente comme une tendance de fond, puisqu’elle se retrouve pour les hommes comme pour les femmes et dans l’accès à des postes d’employés comme de manageurs « , écrit le ministère du travail dans un communiqué.

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Pour arriver à ce résultat, la Dares et l’association ISM Corum ont envoyé 3 000 candidatures à quarante entreprises employant plus de 1 000 salariés chacune.  » Ce ne sont pas du tout les entreprises du CAC 40. Elles ont été choisies en fonction du nombre d’offres d’emploi qu’elles publiaient, car il fallait leur en envoyer plusieurs pour avoir un résultat significatif « , explique-t-on au ministère du travail.

A chacune d’entre elles, et à différentes reprises, deux CV étaient envoyés à quelques heures de décalage pour ne pas éveiller les soupçons. Quasi identiques (degré d’expérience, diplômes, lieux de résidence socialement neutres), ces deux candidatures différaient donc uniquement par le nom de la personne qui postulait (NDCER: notez quand même ce détail, sur lequel personne ne nous donne de précision : «  Quasi identiques « . Et si le problème était dans l’emploi du terme «  quasi*  » ?).

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Pour éviter tout biais, de faux profils féminins, masculins, cadres ou employé, avec ou sans expérience ont été créés. Ainsi, explique la Dares,  » 147 paires de candidatures différentes  » ont été envoyées aux entreprises testées. Et les résultats sont édifiants. Car, si les chances d’obtenir une réponse sont de 11 points inférieures pour un candidat dont le nom a une consonance maghrébine, elles sont encore plus basses lorsqu’on se concentre sur les douze entreprises les plus rebelles : dans ces sociétés le taux de réponse positive reçu par les candidats  » maghrébins  » était de 15 à 35 points inférieur à celui de leurs homologues porteurs d’un nom considéré comme bien français. Bien que l’on ne nous dise pas quelles sont ces entreprises, quelles sont leurs domaines d’activité, quelles sont leurs exigences professionnelles nous sommes en droit de les considérer comme…prudentes.

 » Les discriminations à l’embauche sont prohibées par la loi, a rappelé Myriam El Khomri, ministre du travail. Elles constituent une faute morale inacceptable et une absurdité économique. Elles mettent à mal les promesses républicaines d’égalité dont la société française a plus que jamais besoin. A l’égard de nos concitoyens qui en seraient les premières victimes, nous nous trouvons dans l’obligation d’agir et de réussir.  » Mais Mme El Khomri ne nous a pas donné son avis sur le cas, par exemple, de ce terroriste potentiel (heureusement arrêté avant qu’il ait commis le crime envisagé), dangereusement engagé par la mairie de Strasbourg comme  » animateur  » dans le milieu scolaire alors qu’il préparait un attentat (1) ! Pas plus qu’on a entendu son avis sur les maghrébins, employés de la mairie de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et qui utilisaient les services techniques communaux pour pratiquer le trafic de stupéfiants à grande échelle (2) !…

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Agir, mais comment ? Le ministère se refuse pour l’instant à dénoncer les entreprises qu’il qualifie de moins vertueuses. Les poursuites pénales sont, quant à elle, inenvisageables car cette campagne de  » testing  » repose entièrement sur des profils fictifs, il n’y a donc aucun préjudice réel pour qui que ce soit.  » On parle bien de risque de discriminations, explique-t-on Rue de Grenelle, et non pas de discrimination avérée. On ne peut donc pas les poursuivre.  »

Le ministère a néanmoins convoqué les entreprises en question et déclare en attendre  » un plan d’action clair permettant de pallier leurs défaillances.  » Ce programme doit ensuite être présenté d’ici à janvier au ministère du travail. Puis ses résultats seront étudiés par un jury ad hoc. Les contrevenants ou ceux dont les résultats ne seraient pas à la hauteur s’exposent au risque, cette fois, d’être dénoncés et exposés sur la place publique, à la vindicte populaire, par le ministère du travail !

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Nous leur disons :  » NE VOUS EN LAISSEZ PAS COMPTER « . Continuez votre chemin, c’est celui de l’honneur et de la prudence. Et n’oubliez pas que tous ceux dont vous aurez refusé les candidatures sont voués…À LA REMIGRATION.

* Quasi = presque

(1) http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/attentat-dejoue-l-animateur-arrete-a-strasbourg-un-homme-gentil-et-apprecie_1853066.html

(2) http://www.leparisien.fr/saint-denis-93200/saint-denis-les-services-techniques-sous-tutelle-apres-la-saisie-de-drogue-21-11-2016-6357651.php

II. Et la misère n’en finit pas de tuer nos paysans

2016 restera une année noire pour les agriculteurs. Le revenu net agricole par actif devrait afficher une baisse de 15,9 %, selon les calculs de l’Insee. Crise du lait, crise de la viande, récolte de blé catastrophique en France… toutes les conditions sont là pour expliquer à la fois la chute des productions et la baisse des prix.

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Pour ce qui est des céréales, l’Insee estime que la baisse de la production globale a été de 24 %. Les céréaliers français ont eu la double peine. Non seulement les récoltes ont été gâchées par les intempéries, mais en plus leur production sera nettement moins bien valorisée car partout il y a pléthore de grains dans le monde et les prix sont très bas.

Moins touchées, les vignes ont vu leur production reculer de 9 %. Les demandes chinoise et américaine ont soutenu les prix du vin. Les producteurs de betteraves, de pommes de terre et de fruits et légumes ont par contre bénéficié d’une amélioration des prix, selon les calculs prévisionnels de l’Insee. Les fruits et légumes ont surfé sur une demande dynamique mais la récolte d’abricots et de cerises a été très modeste.

Côté productions animales, la chute des volumes (-7 %) vient essentiellement du lait. Mais qu’il s’agisse de viande bovine ou de lait, les prix dégringolent. Et ces deux secteurs sont les plus mal lotis dans le rayon animal. Confrontés à une crise de surproduction mondiale, les éleveurs ont fortement décéléré en jouant à la fois sur les rations alimentaires des vaches ou en les menant à l’abattoir…

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Seul point positif dans ce tableau très sombre, le recul des charges d’exploitation. Elles ont diminué pour la troisième année de suite, souligne l’Insee. « Toutefois, ce fléchissement ne compense pas celui de la valeur de la production. Par conséquent, la valeur ajoutée de la branche agricole régresse fortement », nous dit l’Insee. Conséquence logique, l’emploi agricole lui aussi a diminué en 2016, poursuivant une tendance lourde et aggravant les chiffres du chômage. Au total, le prix des consommations intermédiaires a reculé de 2,3 %. C’est la troisième année de baisse consécutive.

Côté dépenses, les achats d’aliments pour les animaux sont en fort repli, avec une chute de 7,5 %. Les dépenses vétérinaires, elles, ont continué d’augmenter, tirées par les prix (+3,1 %). Si le gazole a très fortement baissé (-17,2 %), en revanche l’électricité a encore augmenté (+3,1 %). Les dépenses en engrais ont reculé de 5,5 %. Rappelons tout de même que, en 2015, l’Insee avait annoncé une hausse de 8 % du revenu agricole qui avait suscité l’incompréhension et la colère des organisations agricoles.

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 » Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France » , disait Monsieur de Sully. Nous en sommes bien loin aujourd’hui, depuis que la République, l’Union européenne et le mondialisme ont pris le pouvoir.

III. Banques italiennes : rien ne va plus

La débâcle semble proche pour le système bancaire italien. Hélas, il ne s’agit pas de la Moldavie ou de la Transnistrie mais…de la troisième économie d’Europe. Autant dire qu’un effondrement bancaire de l’Italie signifiera l’implosion de la zone euro. Nous avons déjà évoqué ce  problème à plusieurs reprises et, en particulier, dans un article récent intitulé « À laquelle appartient d’ailleurs Matteo Renzi » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/06/bulletin-climatique-quotidien-6-decembre-2016-de-la-republique-francaise/ .

Car, vendredi 9 décembre, le superviseur bancaire logé au sein de la Banque centrale européenne a rejeté la demande d’un délai supplémentaire de vingt jours pour finaliser la recapitalisation de la troisième banque italienne, Monte dei Paschi di Siena (BMPS), qui peine à trouver sur les marchés les 4 milliards d’euros encore nécessaires à sa survie.

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L’information a été communiquée informellement puis diffusée par les agences de presse italiennes, sans confirmation officielle, comme c’est d’usage. Un conseil d’administration de BMPS s’est tenu dans la soirée à Milan, pour tirer les conséquences de cette décision, qui ne lui avait pas encore été formellement communiquée. Et il y a de quoi s’inquiéter : la banque n’a plus que trois semaines, d’ici au 31 décembre, pour assurer sa survie.

Les syndicats, eux, ont aussitôt fait part de leur colère : « Si la décision de la BCE de ne pas accorder un nouveau délai était confirmée, nous serions devant une prise de position irresponsable, folle et arrogante, à la limite de la provocation », a réagi Lando Maria Sileoni, secrétaire national de la puissante Fédération autonome bancaire d’Italie (FABI), principale organisation du secteur, ajoutant : « Le destin de 26 000 personnes et de leurs familles, ainsi que celui de 5 millions de clients, est en jeu ».

En réalité, la banque est incapable de lever de l’argent frais sur les marchés, et trois semaines supplémentaires n’y changeront rien. D’autant plus que les incertitudes politiques liées à la crise ouverte par la démission du Président du conseil Matteo Renzi, dont le projet de réforme constitutionnelle a été rejeté par les électeurs italiens le 4 décembre, ne sont pas de nature à rassurer les investisseurs. Elles semblent être la principale raison des atermoiements du Qatar (encore lui ! Un vrai charognard), un temps intéressé par une prise de contrôle de la banque, et qui pour l’heure n’a pas donné suite.

Si le plan de sauvetage venait à échouer, comme cela semble devenir de plus en plus probable, les règles européennes de sauvetage des banques, dites de « bail in », adoptées en décembre 2013, s’appliqueraient. Selon ce mécanisme, les actionnaires et créanciers sont les premiers à être mis à contribution s’il faut renflouer un établissement, et non plus l’argent public. Un objectif louable, destiné à éviter que les contribuables ne paient à la place des financiers le prix d’investissements hasardeux.

Mais ce principe se heurte, dans le cas précis de BMPS, à une donnée potentiellement explosive : une bonne partie des créanciers de la banque sont en réalité… des petits épargnants, auxquels des conseillers indélicats ont vendu pendant des années des obligations subordonnées, en théorie réservées à des investisseurs plus avertis. En novembre 2015, la première mise en œuvre de cette mécanique, lors du sauvetage de quatre banques locales, avait provoqué le suicide d’un retraité qui avait perdu toutes ses économies, provoquant l’émotion et la colère dans tout le pays. Dès lors, comment imaginer qu’un gouvernement prenne le risque d’activer ce mécanisme ? La décision, très risquée humainement, serait politiquement désastreuse, alors que se profilent des élections législatives qui auront lieu au plus tard en février 2018. Et sans compter celles qui auront lieu avant aux Pays-Bas, en France et en Allemagne…

Cependant un compromis permettant d’échapper au « bail in » sans enfreindre ouvertement les règles européennes semble envisageable. Plusieurs options sont à l’étude, notamment celle d’une « recapitalisation préventive » avec mise à contribution, parmi les détenteurs de titres, des seuls investisseurs institutionnels, laquelle serait couplée à une intervention publique pour indemniser les petits épargnants. Comme quoi, au sein de l’Union européenne, il y a souvent des accommodements possibles, même avec le diable ! Surtout lorsqu’il s’agit de sauver les banques.

Il serait dès lors aisé de jouer sur les mots pour affirmer qu’il s’agirait d’une sorte d’aide sociale à des personnes, et non plus d’un soutien public à des banques, et les apparences seraient sauves. Les partisans de cette solution ont un argument majeur : l’évident défaut d’information des petits épargnants italiens. Ce cas de figure n’avait pas été envisagé par les concepteurs du « bail in » (ces financiers sur-diplômés qui savent tout…ou presque), ce qui pourrait inciter les Européens à un peu de souplesse.

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Reste qu’une telle intervention serait forcément coûteuse, alors que l’équilibre des finances italiennes reste très précaire. Le budget 2017, dont la version finale a été adoptée mercredi 7 décembre, prévoit un déficit de 2,3 % du PIB, et il a été conçu au prix de vives tensions avec Bruxelles. Elle pourrait, de plus, créer un précédent alors que commence un long processus de fusion des petites banques populaires italiennes, plombées par les créances douteuses. Nous pouvons faire confiance au dogue allemand, Wolfgang Schäuble, ministre de l’économie d’Angela Merkel, pour taper du poing sur la table et dire  » STOP « .

En attendant, Matteo Renzi est chargé d’expédier les affaires courantes. Mais la survie de la plus vieille banque du monde, créée vingt ans avant la découverte de l’Amérique, nécessite sans doute un gouvernement de plein exercice, qui pourrait tenter de rassurer les marchés.

ÇA URGE !

 

Le 15 décembre 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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2 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (15 décembre 2016)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Hervé J. VOLTO décembre 17, 2016 à 1:11 #

    Pour la banque Monte Paschi di Sienna, la banque du Qatar s’est offerte de la renflouer. La MPS sera rachetée par la banque du Qatar, qui appartient l’Emir du même nom. Aparès le PSG, la MPS…

  2. Hervé J. VOLTO décembre 17, 2016 à 1:13 #

    Pour résumer, tout le système banquaire italien serasauvé grace à des fonds en provenance des Emirats Arabes Unis…

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