BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (4 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

4 Jan

I. Le pitre et le comique

Arnaud Montebourg est un pitre. Mais en doutiez-vous ? Doutiez-vous que ses déguisements en faveur du «  Made in France « , n’étaient que de le poudre aux yeux ?

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Le candidat à la primaire de la gauche était en effet en Algérie ces derniers jours, pour une étape de campagne… et un retour aux sources. Démontrant ainsi combien la quête des voix de la communauté algérienne est devenue essentielle à nos élites politiques : pas une élection désormais chez nous ne peut s’imaginer sans un pèlerinage préalable à Alger ! Une honte.

Mais, pour Montebourg, ce n’est pas tout. Car, ne l’oubliez pas : Arnaud est FRANCO-ALGÉRIEN. Fils de Leila Ould Cadi, native d’Oran et de Michel Montebourg, né près d’Autun. Souvenez-vous en, au cas où vous seriez tenté de voter pour lui… 

À l’ombre d’un grand (et vieux) portrait d’Abdelaziz Bouteflika, le président algérien (avant qu’il ne soit devenu une plante verte), Arnaud Montebourg est aux anges : le voilà intronisé par Djamel Ould Abbès, le numéro 1 du FLN, principal et historique parti du pays. En quête de stature présidentielle, le candidat à la primaire des 22 et 29 janvier n’est pas rentré les mains vides de son périple à Alger où les autorités l’ont plutôt bien accueilli durant tout le weekend dernier. Arnaud Montebourg est presque perçu ici…comme un fils. «Un jour que Francois Hollande me présentait à Bouteflika, le président lui a répondu qu’il me connaissait déjà : vous auriez vu la tête de Hollande…», se marre l’ancien ministre du Redressement productif.

Khemiche, le grand père d’Arnaud, ancien tirailleur, a basculé ensuite dans les rangs duFLN durant la guerre d’indépendance. A Oran, Montebourg a d’ailleurs passé quelques heures auprès de Rokha, la grand tante et de ses cousines Farida et Zora. Lui le grand gaillard au milieu de ces parents éloignés, «on aurait dit un petit enfant», glisse un de ses proches. De cette alliance entre les deux rives de la Méditerranée, Montebourg tire ainsi une approche apaisé de la douloureuse question mémorielle : «Elle ne doit pas entraver la construction de l’avenir et, au final, l’Histoire a tranché…» De quoi séduire Alger qui, d’après un diplomate français, «regarde de près la primaire de la gauche en France». Histoire de savoir de qui on pourra tirer le maximum. Manuel Valls n’y a pas la côte notamment depuis que, lors de sa visite en avril 2015, le Premier ministre a publié des photos montrant un Bouteflika affaibli; Benoît Hamon n’est pas vraiment connu. Et il y a Montebourg venu vanter les bénéfices économiques et politiques du «partenariat d’exception (sic)» qu’il souhaite avec Alger. «Moi, j’ai mon triple A : Allemagne, Algérie, Afrique!», lance-t-il, adressant de gros clins d’oeil aux millions d’électeurs issus de l’immigration algérienne en France.

D’où un petit tour à la Casbah, comme au bon vieux temps des porteurs de valises. Dans une douceur quasi printanière, voilà l’«Arabo-Morvandiaux» (tel qu’il se définit lui même) qui déambule dans les ruelles du mythique quartier populaire d’Alger, entre petits ateliers d’artisans et vendeurs à la sauvette, sous l’oeil de la sécurité algérienne omniprésente. La carte postale est magnifique. Le soir même, les télévisions locales diffuseront les images en France dans les appartements connectés en permanence sur la vie en Algérie. Avec le secret espoir de susciter un élan de sympathie qui, le jour venu, pourra être utile à son ascension.

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Promenade du pitre et du comique dans la Casbah d’Alger

Avec son passé et son discours, Montebourg joue donc sa carte. Tout en soignant son costume de présidentiable. L’ambassadeur de France l’invite même à sa résidence, la célèbre villa des Oliviers, qui offre une vue à couper le souffle sur la baie d’Alger. Montebourg prend le temps de s’arrêter devant les bustes du général de Gaulle, les photos de son arrivée en libérateur au printemps 1943. Dans la cour, Guy Bedos, natif d’Algérie, lui tombe dans les bras et se met à chuchoter : «Valls est de gauche comme moi je suis d’extrême droite», grogne le vieux comique. Montebourg lui a même proposé de devenir président de son comité de soutien pour la primaire, que le candidat aborde non sans confianceA Alger comme à Oran, le pitre et le comique sont allés défendre l’idée d’une société multiculturelle et apaisée.

Le temps d’un week-end, Arnaud Montebourg est donc venu écrire le premier chapitre de son récit : les origines.

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Message parfaitement reçu à Alger, dont Montebourg est venu clairement chercher le soutien. Son objectif affiché: s’attirer les voix des Algériens en France. «Avec la gauche, c’est la brouille la plus totale», observe François Kalfon, le directeur de sa campagne. De l’abandon du droit de vote des étrangers à la déchéance de nationalité pour les binationaux, l’incompréhension s’est installée.

Un grand moment de cirque, même si son entourage préfère parler de course hippique : « Montebourg est dans le paddock, prêt à surgir », assure son bras droit Kalfon. Tel un pur-sang. Arabe, évidemment.

II. Quand un pays en est là, c’est qu’il est très malade

Confinées il y a vingt-cinq ans au monde des marginaux, les overdoses de stupéfiants et leurs conséquences concernent aujourd’hui des usagers bien insérés dans la société. Cette tragédie témoigne de la gravité du cancer toxicomaniaque consécutif au délabrement de notre tissu social, à l’apologie de l’usage de certaines drogues par les milieux culturels et médiatiques mais aussi au rôle sans cesse croissant de la faune allogène de nos banlieues dans la distribution de ces produits toxiques.

Les overdoses touchent des usagers la plupart du temps mal informés mais aussi de plus en plus consommateurs de produits de synthèse variés dans la perspective de vivre des expériences toujours nouvelles…jusqu’à la mort. Le groupe  » Surdoses  » de la Police nationale, créé en 1991 et qui enquête sur ces décès et les drogues qui les provoquent, en sait quelque chose.

Il y a vingt-cinq ans, les personnes victimes d’une réaction mortelle aux stupéfiants étaient bien différentes de celles que découvre aujourd’hui ce groupe de policiers. Il s’agissait pour l’essentiel d’héroïnomanes désocialisés. Chaque année, environ cent cinquante d’entre eux étaient retrouvés morts à Paris.  » C’était une hécatombe « , se souvient l’un de ceux qui officient depuis un quart de siècle au 36 quai des Orfèvres. Pour enquêter sur ces décès, une structure a été créée en 1991 au sein de la brigade des stupéfiants : le groupe Surdoses.

Puis, grâce à la mise en place des traitements de substitution à l’héroïne, les morts par overdose ont connu une baisse spectaculaire. Mais d’autres drogues ont parallèlement gagné du terrain, comme la cocaïne ou la MDMA. Aujourd’hui, les victimes parisiennes sont à la fois un peu moins nombreuses et mieux insérées socialement : des journalistes, des conseillers financiers, des professeurs…  » Bien sûr, il y a encore des marginaux mais ils ne sont plus majoritaires.

Mourir d’une ligne de cocaïne ou d’un  » parachute  » de MDMA ? Les consommateurs – réguliers ou occasionnels – sont rarement conscients des risques qu’ils courent.  » Ces produits stimulants sont associés à la fête, dans un monde bien décrit par l’irremplaçable Philippe Muray au travers de son personnage fétiche,  » Homo festivus « . C’est pourquoi on en soupçonne moins les effets néfastes, indique le professeur Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation médicale et toxicologique à l’hôpital Lariboisière, à Paris :  » Il n’existe pas de dose standard pour les substances illicites. Tout dépend de la vulnérabilité individuelle. J’ai vu un homme survivre à l’ingestion de cinquante pilules d’ecstasy – il s’agissait d’une tentative de suicide –, et un autre mourir pour en avoir avalé une seule. A l’exception des opioïdes, comme l’héroïne ou la méthadone, les quantités consommées sont rarement les seuls déterminants. La cocaïne, même à petite dose, peut entraîner un décès par troubles cardiaques, tout comme la MDMA par hyperthermie et défaillance multiviscérale.  »

En France, le nombre de ces décès est globalement sous-estimé. Ceux qui surviennent à l’hôpital ne font pas tous l’objet d’une déclaration administrative, pourtant obligatoire.  » Les médecins sont submergés par la paperasse… « , soupire le professeur Mégarbane dans un bureau encombré de dossiers, piles multicolores où se cachent de grandes addictions…et des noms très intéressants !

Kamel, lui, gagne sa vie en livrant de la cocaïne à domicile dans le nord de Paris. Conscient du risque mortel qui plane sur ses clients, il tient à se justifier :  » Je n’oblige personne à acheter ma marchandise. Et je n’en vends qu’aux adultes. Ceux qui abusent du produit, je les mets en garde. Parfois, je refuse même de les servir. C’est mieux pour tout le monde : les gros toxicos attirent des problèmes.  » Tu parles ! Kamel sait surtout la peine qu’il encourt si un consommateur vient à mourir et il n’a pas envie d’être mouillé.  » J’ai un pote qui s’est fait serrer par le groupe Surdoses, dit-il dans un haussement d’épaules. On lui a mis cinq piges pour homicide involontaire et trafic de stupéfiants. C’est des délits, pas des crimes, ça reste en correctionnelle.  » Il en serait autrement si nos responsables politiques avaient le courage de rétablir la peine de mort, non négociable, pour tous les trafiquants.

Ce qui ne l’empêche pas d’exhiber sa dernière innovation marketing, un SMS destiné à sa clientèle :  » C Kamel. Dispo avec la foudre ! 60 € le gr. 2 acheté, 1 offer. Ponctualité aux RDV.  » Ajoutant avec malice :  » Eh ouais, il y a une putain de concurrence sur le marché !  » La mort, vous dis-je !

Les dealeurs cherchent avant tout à fidéliser leurs clients.  C’est pourquoi ils ne coupent que rarement les drogues livrées. A la brigade des stupéfiants, ils n’ont entendu parler que d’un cas : une héroïne coupée avec de la mort-aux-rats. L’exception fatale…Peut-être prescrite par Daesh ! Le plus souvent, la came est rallongée avec de la caféine, du paracétamol ou des laxatifs. Certains produits de coupe peuvent toutefois avoir de graves effets secondaires. C’est le cas du lévamisole, médicament vétérinaire souvent présent dans la cocaïne vendue en France. Il arrive que ce pesticide utilisé contre les vers intestinaux chez les porcins provoque des troubles hématologiques et des nécroses de la peau.

Par une pluvieuse soirée d’automne, les sept membres du groupe Surdoses quittent le 36 quai des Orfèvres pour déployer un dispositif de surveillance autour d’un  » cocaïne call center « . «  On utilise ce terme pour les réseaux organisés comme des plate-formes d’achat, avec une centrale téléphonique et des livreurs « , précise le major Yvan C.  » C’est le décès d’un jeune consommateur, quelques mois plus tôt, qui est à l’origine de l’information judiciaire. » Les enquêteurs prévoient de suivre le livreur et d’identifier une partie de ses contacts. Equipés de talkies-walkies et de pistolets Glock, ils gagnent le Nord parisien à bord de véhicules banalisés. D’ordinaire, les policiers en civil sont faciles à repérer : baskets, jean, nuque raide. Les membres du groupe Surdoses font curieusement exception : la capitaine Floriane B. ressemble à une étudiante ; le commandant Patrick N., à un artiste peintre mélancolique ; et le major Yvan C. à un professeur de maths un peu distrait. De plus près, pourtant, ils ont tous le même regard aigu et intrusif : un œil sur l’interlocuteur, l’autre en retrait, à la recherche d’un mensonge ou d’une intention suspecte…

Aux abords du 19e arrondissement de Paris, Patrick N. prend en filature un véhicule délabré.  » Les trafiquants ne sont pas tous des Pablo Escobar, souffle le chef de groupe. Celui-là, c’est un bras cassé qui deale avec la voiture de sa tante. J’en connais qui n’ont même pas de véhicule. Ils font leurs livraisons avec Heetch, l’application de covoiturage nocturne… Quand on les interpelle, la plupart d’entre eux n’ont pas trois sous de côté. Ils vivent au jour le jour.  »

L’auto mène les policiers à un bar-restaurant des Hauts-de-Seine. Floriane B. est envoyée en éclaireuse. Une ambiance bon enfant règne dans l’établissement, où des jeunes boivent du thé autour de jeux de société. La capitaine de police envoie des SMS à ses collègues pour les renseigner sur l' » objectif « . Une table voisine lui propose une partie de Pictionary. Elle décline, prétextant une grande fatigue. Dehors, Yvan C. et Patrick N. finissent d’équiper la voiture suivie d’un système de géolocalisation. Dans deux ou trois semaines, les enquêteurs auront assez d’éléments pour  » taper  » (démanteler) la plateforme d’achat.

Quant au langage de la rue, les policiers s’y initient lors des innombrables conversations téléphoniques qu’ils interceptent. «  Certains suspects passent plus de deux cents appels par jour, déplore Floriane B. Et pas toujours pour dire des choses essentielles… J’utilise le site du Dictionnaire de la zone pour m’y retrouver.  »

Le groupe Surdoses doit s’adapter à un environnement qui évolue très rapidement. En France, une nouvelle drogue apparaît chaque semaine. Principalement des psychostimulants qui s’achètent sur Internet. En 2013, ces nouveaux produits de synthèse (NPS) ont fait une entrée remarquée dans les statistiques du groupe.  » Ils sont responsables de trois ou quatre décès par an, observe Fabrice L., 35 ans, brigadier d’origine réunionnaise. On a presque toujours affaire à des cathinones de synthèse – 3-MMC ou 4-MEC – consommés par des adeptes de chemsex, pratique gay qui mêle sexe et psychotropes.  » Comme pour les autres dossiers, les analyses en laboratoire font souvent état de mélanges aléatoires : 3-MMC et cocaïne, ou encore 4-MEC et GHB (la drogue dite «  du violeur « ).

Les NPS représentent désormais 15 % des enquêtes du groupe. «  Ils sont en hausse, souligne le commandant Patrick N., comme la cocaïne depuis dix ans, qui est aujourd’hui impliquée dans 35 % de nos affaires, à égalité avec les opioïdes.  »

Bref, comme de plus en plus souvent dans notre merveilleuse république…ce n’est que du bonheur !

III. Le loup et le chien

(ou la courte vue des pays baltes)

Il y a longtemps déjà, nous mettions en garde les pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie), nouvellement débarrassés de la férule soviétique, contre une adhésion précipitée à l’Union européenne et à son poison financier, la zone euro (Lire « Mirages sur la Baltique » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/08/23/bulletin-climatique-quotidien-23-aout-2016-de-la-republique-francaise/).

La courte vue de leurs dirigeants politiques fit hélas qu’ils se précipitèrent, les uns après les autres, dans le piège qui leur était tendu par les eurolâtres de Bruxelles. Et les voici, aujourd’hui, Gros-Jean comme devant !

Le 1er janvier, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie commémoraient l’anniversaire de leur entrée dans l’euro. Mais leurs économies sont de moins en moins dynamiques depuis la crise qui a frappé l’Europe.

Anna Skele, étudiante en communication et journaliste en herbe, se souvient du soulagement mêlé d’angoisse qu’elle a ressenti le 1er janvier 2014, lorsque la Lettonie, son pays, est entrée dans l’euro : « Soulagement, car la monnaie unique nous a rapprochés du cœur de l’Europe et a facilité les voyages (NDCER: comme si l’argument des voyages pesait autre chose que de la roupie de sansonnet en matière de géopolitique !). Angoisse car, à l’époque, la zone euro sortait à peine de la crise : et si la rejoindre était une erreur ? »

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Comme elle, la plupart des Baltes ont, dimanche 1er janvier, fêté l’anniversaire de l’arrivée de l’euro en Lettonie, Estonie (1er janvier 2011) et en Lituanie (1er janvier 2015) avec beaucoup de réserves. L’impact n’est pas aussi favorable  » que ce que les Baltes espéraient : certains attendaient trop de la monnaie unique, qui n’a pas dopé les niveaux de vie », explique Zygimantas Mauricas, économiste à la banque Nordea à Vilnius, la capitale lituanienne. « L’euro a crédibilisé nos économies et nous a éloignés un peu plus encore de l’influence russe », se félicite pour sa part Morten Hansen, économiste à l’école de commerce de Riga, la capitale lettonne. Hélas, la protection tant espérée vis-à-vis de leur grand voisin, par l’UE et l’OTAN, fond comme neige au soleil de minuit.

Dès leur entrée dans l’Union européenne en 2004, les pays baltes, qui avaient retrouvé leur indépendance à la suite de la dissolution de l’Union soviétique en 1991, nourrissaient le projet d’intégrer la monnaie unique. « Nous remplissions déjà la plupart des critères, sauf un : nos économies, en plein essor, enregistrait une forte inflation, explique Karsten Staehr, économiste à l’université de Tallinn, en Estonie. Mais les prix ont chuté brutalement avec la crise de 2008. »

Durement touchées, les économies baltes voient leurs exportations puis leur produit intérieur brut (PIB) s’effondrer de 14 % en moyenne en 2009. Les déficits publics se creusent jusqu’à – 9,3 % du PIB à Vilnius et – 7 % à Riga. Les gouvernements commencent alors une cure d’austérité massive pour ramener les finances publiques vers les critères de Maastricht : coupes de 10 % à 40 % dans les salaires publics, hausse de la TVA, baisse des dépenses…
La population endure de lourds sacrifices. Et dès 2011, la croissance revient. Les trois pays entrent un à un dans l’euro, préparant chaque fois minutieusement la population à la transition, qui se fait sans heurt.

Les capitales baltes ont également gagné en influence au sein de la zone euro, notamment grâce à l’intégration de leurs banques centrales nationales à la Banque centrale européenne (BCE). « La voix de leurs gouverneurs y a autant de poids que celle des autres pays : là aussi, c’est un symbole politique extrêmement fort », ajoute M. Staehr. Bien souvent, ces derniers se montrent aussi durs – et parfois plus – que les Allemands lorsqu’il s’agit d’apprécier l’efficacité de la politique monétaire. Ou encore, le bien-fondé du soutien à la Grèce. « Beaucoup de Baltes se demandent pourquoi nos pays participent au plan d’aide à Athènes alors que les Lettons sont moins riches que les Grecs », confie M. Hansen ou quand les chiens hurlent avec les loups…

Ces ressentiments expliquent en partie les préoccupations que traversent aujourd’hui les trois capitales. « Depuis quelques mois, une forme de désillusion flotte sur nos pays, mêlée à beaucoup d’inquiétudes face à l’avenir », analyse M. Mauricas. Et pour cause : après le rebond de 2011, la croissance balte s’est essoufflée. Elle devrait être inférieure à 3 % en 2016 et 2017, loin des 9,3 %, 7,9 % et 7,8 % de croissance annuelle enregistrée respectivement en Lettonie, Estonie et Lituanie entre 2002 et 2006. Le rythme de la convergence avec le reste de la zone euro ralentit. Et s’il s’interrompait ? Nombre d’économistes le redoutent. « Nous sommes à un tournant, estime M. Mauricas. A l’avenir, selon les choix de nos gouvernements, deux chemins sont possibles pour nos pays. »

Le premier est de suivre la voie tracée par l’Irlande, dont le PIB par habitant a largement rattrapé celui des autres membres en moins de deux décennies – en partie grâce à une politique fiscale agressive mais contraire aux règles de l’Union européenne. Irait-on alors vers un  » Baltexit  » ?

La deuxième voie, plus sombre, est de tomber dans le piège des « pays à revenus intermédiaires », c’est-à-dire condamnés à ne jamais rattraper leur retard, faute d’avoir su appliquer les politiques économiques adaptées. « Pour l’éviter, nous devons d’urgence relever le niveau de gamme de notre industrie et de notre système éducatif », souligne Rokas Grajauskas, chef économiste de la Danske Bank, à Vilnius. Avant de conclure, froidement : « C’est loin d’être gagné. Nous rêvons d’imiter Dublin mais redoutons de finir comme Athènes. » Ce qui nous rappellerait l’arroseur arrosé ! 

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C’est le prix à payer lorsqu’on se cherche à tout prix un maître et qui fut si bien décrit par Jean de La Fontaine dans sa fable du loup et du chien.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Permettons-nous ce clin d’oeil à la Lituanie dont nous venons de parler !

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L’orchestre de chambre de Lituanie, dirigé par David Geringas

donnera un concert vendredi 20 janvier 2017 à 21h sous le dôme des Grandes Écuries du château de Chantilly

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Le violoncelliste et chef d’orchestre lituanien David Geringas fait partie de l’élite musicale d’aujourd’hui. Son répertoire exceptionnellement large s’étend de la période baroque jusqu’à la musique contemporaine et témoigne de la flexibilité et de la curiosité de ce grand musicien.

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David Gerindas

Il apparaît régulièrement comme chef d’orchestre – et comme violoncelliste – dans les centres de musique européens, asiatiques et américains. Il a été le chef d’orchestre invité de l’Orchestre philharmonique de Tokyo et de l’Orchestre philharmonique de Chine.

Dali Gutserieva est l’une des jeunes violoncellistes les plus talentueuses de Russie. Elle a donné ses premiers concerts à l’âge de neuf ans. Dali Gutserieva a remporté la Sergei Knushevitsky Cello Competition 2012, dans la catégorie « Junior ». Depuis lors, elle a donné des concerts à Moscou et ailleurs en Russie, ainsi qu’à l’étranger.

Le jeune et talentueux pianiste Adam Gutseriev est un étudiant de cinquième année auprès du professeur Valeri Piasetski, à l’École centrale de musique au conservatoire d’État de Moscou. Il a commencé sa carrière à l’âge de cinq ans, et jusqu’ici il a joué régulièrement avec des orchestres de renom dans les principales salles de concert de sa ville natale.

 

Photo by Mikhail Rashkovsky

Orchestre de chambre de Lituanie

L’Orchestre de chambre Lithuanien a été fondé en 1960 par le professeur Saulius Sondeckis. Entre 1960 et 2004, l’OCL était reconnu au niveau international. L’orchestre a donné des concerts dans presque tous les pays européens, aux États-Unis, au Japon, en Égypte et en Afrique du Sud. L’orchestre a rencontré un franc succès à la Philharmonie de Berlin, au Musikverein de Vienne, au Festival Royal de Londres, à Sainte-Cécile de Rome, au Concertgebouw d’Amsterdam, à la salle Pleyel de Paris, au Gewandhaus de Leipzig et dans beaucoup d’autres salles de concert en Europe.

Programme :

Dmitri Kabalevski – Concerto pour piano No. 3 op. 50 pour piano, Adam Gutseriev
Camille Saint-Saëns – Concerto No. 1 pour violoncelle, Dali Gutserieva
Max Bruch – Kol Nidrei op. 47 pour violoncelle, David Geringas
Felix Mendelssohn Bartholdy – Symphonie pour cordes No. 8

David Geringas, violoncelle, chef d’orchestre
Dali Gutserieva, violoncelle
Adam Gutseriev, piano

Le 4 janvier 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

 

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4 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (4 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Hervé J. VOLTO janvier 6, 2017 à 6:06 #

    Si Monsieur Montebourg est fils d’un Français et d’une Harkie, qu’il se rapelle donc que c’est un Roi qui a fait l’Algérie Française (et Chrétienne) de Dunkerke à Tamanraset, et que c’est un Régent républicain qui a abandonné l’Algérie -et les harkis, dont peut être ses propres oncles et tantes- permettant à la maçonnerie de préparer une France algérienne (et musulmanne) de Tamanraset à Dunkerke…

  2. Hervé J. VOLTO janvier 6, 2017 à 6:08 #

    En étant socialiste et républicain, vous trahissez sans le savoir la famille de votre mère, monsieur Montebourg. Relisez Maurras et rejoignez-nous : vous en avez les capacités mentales.

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  1. Nouvel article] BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (6 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE | actualitserlande - janvier 6, 2017

    […] si nombreux dans notre pays (Lire « Le pitre et le comique » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/04/bulletin-climatique-quotidien-4-janvier-2… mais aussi « Encore une bombe à retardement » : […]

  2. actualitserlande - janvier 10, 2017

    […] Lire « Quand un pays en est là, c’est qu’il est très malade » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/04/bulletin-climatique-quotidien-4-janvier-2… II. Mais ne croyez pas qu’il n’y ait que […]

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