BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (5 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

5 Jan

I. Comme si de rien n’était

ou l’imposture au pouvoir

Manuel Valls et Vincent Peillon, les deux candidats tardifs de la primaire de la gauche, ont présenté leurs projets respectifs, mardi 3 janvier.

L’ancien premier ministre et l’ex-ministre de l’éducation nationale ont chacun un positionnement particulièrement délicat à trouver avant le vote. Car tous les deux sont mouillés jusqu’au cou dans les échecs du quinquennat de François Hollande : Valls pour avoir défendu bec et ongles et assuré la mise en oeuvre de la politique du président jusqu’à l’extrême limite avant de se déclarer lui-même candidat et Peillon parce qu’il…n’est qu’un brûlot dépêché par le président et quelques un(e)s de ses ami(e)s pour nuire à la candidature de Valls !

D’ailleurs, les deux autres candidats principaux de la primaire, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, attaquent bille en tête le bilan de François Hollande, rappelant qu’ils ont quitté le pouvoir en 2014, sur fond de désaccord politique. MM. Valls et Peillon, eux, assument ce bilan, mais revendiquent…une part d’inventivité personnelle. Difficile équilibre, illustré avant les fêtes par la proposition de Manuel Valls de supprimer l’article 49.3, qu’il a pourtant utilisé à six reprises comme chef de la majorité pour faire voter la loi Macron et la loi travail.

Soucieux de parler au cœur du Parti socialiste, M. Peillon tente, lui, de ressusciter l’héritage des années bénies du gouvernement Jospin, au risque d’oublier que l’histoire a mal fini le 21 avril 2002. Il veut incarner « une candidature de respect », fidèle à une gauche de gouvernement social-démocrate, mais sans l’intransigeance vallsienne de l’exercice du pouvoir. Dans son projet, le professeur de philosophie qu’il est resté met fortement l’accent sur l’enseignement supérieur et la recherche, en promettant de créer 8 000 postes supplémentaires d’enseignants sur cinq ans, ainsi que 4 000 postes de jeunes chercheurs et ingénieurs, pour « gagner la bataille de l’intelligence ». Il propose également un « New Deal européen » avec le déploiement d’un plan d’investissement communautaire de « 1 000 milliards d’euros » pour financer des secteurs d’avenir. En oubliant qu’il n’aurait, en cas de victoire, aucun pouvoir à Bruxelles lui permettant d’obtenir l’adhésion de ses compères de l’Union européenne…Ce n’est donc là qu’un voeu pieux, comme le fut celui de François Hollande en son temps lorsqu’il prétendait obtenir d’Angela Merkel un pacte de croissance qui ne fut jamais à l’ordre du jour, ce dont nous payons encore le prix.

Sur le plan institutionnel, M. Peillon plaide pour une élection des députés à la proportionnelle dans « les grandes régions » pour lutter contre le « poison du fait majoritaire ». Un référendum, qui serait programmé à l’automne 2017, prévoit aussi l’indépendance effective des magistrats du parquet, la transformation du Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle et la mise en œuvre du droit de vote des étrangers aux élections locales. Autant de vieilles lunes socialistes qui finissent toujours en eau de boudin mais ne surprennent pas sous la plume de l’auteur d’un livre qui en dit long sur le personnage :

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Au niveau budgétaire, M. Peillon entend « poursuivre » la baisse des déficits publics, mais veut augmenter le budget de la justice de 5 % par an pendant tout le quinquennat, mettre en place la CSG progressive et réformer la fiscalité sur la transmission des patrimoines et la détention de capital. Sans abroger la loi travail, il entend revenir sur sa mesure principale, en rétablissant la hiérarchie des normes dans le droit du travail. Déjà que cette trop fameuse loi, dite  » El Khomri  » (du nom de celle qui n’y fut pour rien sinon la faire-valoir issue de l’immigration) a été vidée de l’essentiel pour qu’elle ait la moindre utilité, on peut imaginer ce qu’elle serait alors avec la révision de M. Peillon.

De son côté, Manuel Valls cherche à incarner une gauche de gouvernement débarrassée des ambiguïtés du hollandisme. Mais que ne l’a-t-il fait plus tôt, cet opportuniste ? Dans son projet, il insiste particulièrement sur la question européenne, proposant une « conférence de refondation de l’Europe » avec un seul « projet clair : la protection des Européens à l’heure de la mondialisation ». Mais, lui aussi, perd de vue que face à la Commission, à la Banque centrale et, tout simplement, aux vingt-sept autres pays de l’Union européenne son pouvoir décisionnel est nul. Il ne s’agit donc une fois de plus que d’un voeu pieux, comme celui de Vincent Peillon.

Quant à sa prétention de réclamer à l’Europe  davantage de « souveraineté » qui s’adresserait notamment aux classes populaires s’estimant « dépossédées de leur destin », afin de leur montrer qu’il a entendu les messages électoraux envoyés par le Brexit britannique ou la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis, c’est une imposture de plus.

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Ne vous fiez pas à son air martial

Reprenant ses plaidoyers pour une « nation éducative » et une « renaissance démocratique », M. Valls souhaite également « redonner du pouvoir d’achat » aux Français. Il propose ainsi la mise en place d’un « revenu décent », différent du revenu universel d’existence de M. Hamon, qui prévoit la fusion des minima sociaux et la création d’un revenu d’autonomie pour tous les 18-25 ans. Concernant la lutte contre les discriminations, l’ex-premier ministre promet de « faire disparaître en dix ans » l’écart de salaires femmes-hommes dans les entreprises, restant cependant particulièrement discret sur ses projets concernant  » l’islam de France  » dont il nous disait il y a peu qu’  » il est en France pour y rester «  :

 

Sur plusieurs aspects, les idées de MM. Valls et Peillon se rejoignent : tous deux proposent par exemple de porter à 2 % du PIB le budget de la défense, la création de 5 000 postes de gendarmes et de policiers supplémentaires en cinq ans, la limitation du cumul des mandats dans le temps et la baisse du nombre de parlementaires, la suppression de la Cour de justice de la République ou la consultation des citoyens lors de la fabrication des lois au Parlement. Au niveau européen, ils sont favorables l’un et l’autre à une « pause » dans le processus d’élargissement de l’Union, ainsi qu’au fonctionnement de l’Europe par « cercles » de pays si l’unanimité des 27 membres est introuvable sur certains dossiers.

Un tel parallélisme fait dire au camp Valls que la candidature de M. Peillon n’existe en réalité que par calcul interne, pour empêcher leur champion. « Quelle est la ligne politique de Vincent Peillon, à part gêner Manuel Valls ? Cela ne fait pas un projet, c’est au contraire la meilleure façon de faire de la primaire un mauvais congrès du PS », estime un porte-parole de M. Valls.

Oublierait-il que François Hollande fut, en son temps, le roi des manipulations au sein du Parti socialiste ?

 

II. François Hollande,  » le tueur « 

Mais, là, il ne s’agit plus de ses rivaux du Parti socialiste. Il s’agit des ennemis islamistes de la France. Comme le font d’ailleurs depuis longtemps les Etats-Unis ou Israël.

Dans la guerre contre le terrorisme islamique menée par la France au Sahel comme en Irak et en Syrie, c’est bien François Hollande, in fine, qui donne son accord pour  » neutraliser  » les djihadistes soupçonnés de jouer un rôle-clé dans la menace contre les intérêts français. Le 5 novembre 2015, un conseil restreint de défense, ayant trait à l’Irak et à la Syrie, est convoqué à l’Elysée. Il est recommandé au président, dans une note confidentielle préparatoire du 4 novembre 2015, de  » frapper les camps d’entraînement « . Précision d’importance, selon le conseiller diplomatique du président, Jacques Audibert, et son chef d’état-major particulier, le général Benoît Puga :  » La base légale reste la légitime défense collective.  »

Surtout, la note précise qu’il faudra  » harmoniser la communication des autorités et des parlementaires sur les motivations, la base légale et le périmètre de notre intervention afin d’éviter la poursuite des débats sur la question des frappes ciblées/exécutions extrajudiciaires « .

Le terme est lâché : ces  » exécutions extrajudiciaires « , ce sont les éliminations opérées par les forces spéciales françaises. Selon les rédacteurs du document, se pose l’épineux cas des djihadistes de nationalité française. L’armée française peut-elle tuer ses propres ressortissants ? Dans une note résumant le conseil de défense restreint du 5 novembre 2015, la question est en apparence résolue :  » En cas de frappe contre des objectifs regroupant d’éventuels combattants francophones, la communication restera prudente et évoquera “l’attaque de lieux d’entraînement des terroristes en Syrie.”  » L’art de la guerre secrète, c’est d’abord celui de la périphrase. Mais tout serait si simple si, d’une part, la nationalité française n’était pas attribuée comme elle l’ait aujourd’hui à des individus qui n’ont aucun mérite pour y prétendre (ce qui sous-entend la suppression du droit du sol) et si, d’autre part, les pouvoirs publics la retiraient immédiatement à tous ceux qui l’ont mais quittent notre pays pour se joindre à des groupes terroristes. C’est ce que le CER ne cesse de réclamer depuis plusieurs années.

La guerre au terrorisme, mélange d’opérations de renseignement, d’éliminations, de frappes ciblées, de conflit traditionnel et de guerre non conventionnelle, a intensifié et rendu plus complexe encore cette zone grise des  » frappes ciblées  » ou  » exécutions extrajudiciaires « .

Abreuvé de notes des différents services de renseignement, François Hollande, depuis son élection en mai 2012, a été conduit, à de multiples reprises, à décréter la mort, en commanditant des opérations secrètes, au nom de la lutte contre le terrorisme, comme il l’a confié au cours de ses entretiens avec deux journalistes du Monde, pour l’écriture du livre  » Un président ne devrait pas dire ça…  » (Stock, 2016). Et nous ne pouvons qu’approuver ces décisions qui honorent d’autant plus le président de la République qu’elles sont contraires à l’opinion laxiste, pour ne pas dire collaborationniste, de la plupart de ses soutiens politiques.

Pour éliminer les  » ennemis d’Etat « , les opérations dites  » homo « , pour homicide, opérées notamment par le service Alpha – le bras armé de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) –, ciblent des terroristes individuellement. Formés à Perpignan, ces quelques centaines d’hommes et femmes dépendant du service action de la DGSE disposent de facto d’un permis de tuer, en toute illégalité, nationale et internationale. Devant les journalistes du Monde, le chef de l’Etat admettra avoir autorisé, au cours de son mandat, au moins quatre opérations  » homo « . Mais, selon le journaliste Vincent Nouzille, l’auteur du livre Erreurs fatales (Fayard-Les liens qui libèrent, 384 pages, 20 euros), le vrai chiffre de ces exécutions décidées par la France serait en réalité dix fois supérieur. Le chef de l’Etat, en tout cas, en assume le principe sans réserve.

François Hollande a surtout eu recours, outre à la DGSE, aux forces spéciales, spécifiquement rattachées à l’armée française. Tout l’arsenal militaire a été déployé pour  » neutraliser  » les high value individuals (HVI), ces cibles à haute valeur.

Dès le déclenchement, début 2013, des opérations françaises au Sahel, la Direction du renseignement militaire (DRM) transmet au chef de l’Etat ses informations puisées sur le terrain, sous la forme de notes ou de schémas, illustrés de photos. La DGSE fait de même.

Les forces tricolores opèrent au Sahel mais aussi sur un autre théâtre : le Levant, essentiellement en Irak et, bien sûr, en Syrie. Ce pays concentre particulièrement l’attention de François Hollande à partir de l’été 2014, au moment où Daech étend son territoire. Les décisions présidentielles sont entérinées au sein du conseil restreint de défense, réuni régulièrement par le chef de l’Etat depuis les attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher. Le 17 juin 2015, le président de la République décide de  » poursuivre avec la discrétion requise notre soutien aux combattants kurdes luttant contre Daech « . Pas question pour autant d’intervenir plus directement, les  » vols de reconnaissance au-dessus du territoire syrien  » demeurant interdits.

Tout change à l’automne 2015. Le pouvoir a conscience que l’EI risque d’intensifier ses attaques en France. Il y a eu l’attentat raté en avril 2015, à Villejuif (Val-de-Marne). Puis l’attaque miraculeusement avortée dans le Thalys reliant Bruxelles à Paris, le 21 août 2015, lorsque des passagers sont parvenus à désarmer Ayoub El-Khazzani, un Marocain lourdement armé.  » Qu’est-ce qu’on aurait fait si le type avait tué vingt personnes, et qu’on avait su qu’il avait été formé à Rakka ? L’idée, si l’on est menacés par un groupe extérieur, c’est qu’il faut y aller « , estime François Hollande une semaine plus tard, le 27 août 2015.

A cette période, les informations émanant de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) sont de plus en plus précises. Le nom d’Abdelhamid Abaaoud, un délinquant belgo-marocain originaire de Molenbeek, ayant rejoint la Syrie en 2013, est communiqué par les services de renseignement dès l’été 2015 à François Hollande.

Le chef de l’Etat, à cette date, est déterminé à frapper l’ennemi au cœur, à savoir en Syrie, d’où semblent être commandités la plupart des attentats.  » Ce qu’on envisage, c’est qu’on repère les lieux et de faire des frappes – sans qu’on soit dans la coalition – ciblées « , dit-il. On s’est fixés comme règle : nous ne frappons pas là où il y a un risque pour la population civile « . Evoquant les assassinats ciblés qu’il a autorisés, le chef de l’Etat indique ainsi, le 6 novembre 2015, une semaine avant les attentats de Paris :  » Mais il y a des opérations qu’on n’autorise pas…  »

Trop tard. Abdelhamid Abaaoud est sur la route des Balkans pour organiser les attentats de novembre à Paris. Il mourra en pseudo-martyr le 18 novembre 2015 à Saint-Denis.

Bravo ! Mais peut encore mieux faire. Ce sera notre objectif.

III. Le QI de nos enfants fout le camp 

Petit retour en arrière. Le 30 août 1991, à Tokyo, en finale des championnats du monde, l’Américain Mike Powell sautait 8,95 m en longueur et effaçait le record du monde, détenu depuis vingt-trois ans par son compatriote Bob Beamon. Deux ans plus tard, le 27 juillet 1993, au meeting de Salamanque, le Cubain Javier Sotomayor franchissait 2,45 m en hauteur, dépassant de 1 centimètre sa propre marque, établie quatre ans auparavant… Pour les amoureux de l’athlétisme, ces records, toujours invaincus, relèvent de la légende. Pour les scientifiques de l’Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport (Irmes), ils constituent les éléments d’une démonstration.

Depuis dix ans, cette équipe parisienne le martèle avec constance : dans tous les domaines « Les performances stagnent. »

Ainsi, dans un article publié en 2015 dans la revue Sports Medicine, les chercheurs ont analysé les 3 263 records établis depuis 1896 en athlétisme, cyclisme, patinage de vitesse, haltérophilie et natation. Ils constatent une progression par paliers, ralentie par les guerres et accélérée par les innovations technologiques ou pharmacologiques. Entre 1990 et 2009, l’introduction des combinaisons en natation (bannies depuis) a fait chuter les temps des records de 3 %. De même, le monde de l’athlétisme n’a pas oublié ce 13 septembre 1993, quand cinq athlètes chinoises battirent, dans la même course à Pékin, le record du monde du 3 000 m. « C’était évidemment du dopage », insiste Jean-François Toussaint, le directeur de l’Irmes. Mais en dépit de ces cahots, l’étude fait clairement apparaître, « en fréquence comme en amplitude (…), une baisse majeure de la progression, suggérant l’existence d’une limite ».

Les records seraient-ils trompeurs, biaisés par des athlètes d’exception ? L’Irmes a aussi analysé l’évolution des dix meilleures performances, chaque année, dans soixante-dix disciplines de l’athlétisme et de la natation. Le même « plateau » apparaît, au point d’inquiéter certains responsables sportifs, qui craignent de voir fléchir l’intérêt des spectateurs et démontrant ainsi combien le sport n’est plus aujourd’hui qu’un objet de marketing.

Les raisons sont multiples. Les techniques d’entraînement se sont professionnalisées et ont atteint une quasi-perfection. De même, la sélection morphologique et phénotypique joue déjà à plein : le vivier des coureurs de fond d’Afrique de l’Est et des sprinteurs venus d’Afrique de l’Ouest et des Caraïbes sature les compétitions. Les conditions ? Difficile de faire de meilleures pistes et pas question de contrôler les conditions météo. Pour vaincre cette limite, les chercheurs rêvent… de nouvelles ressources, comme les nanomatériaux, ou même des tissus artificiels. D’un changement des règles. De quoi améliorer le spectacle, sans doute pas la réalité humaine !

Mais le pire est à venir car, après tout, qu’en avons-nous à faire de ces performances physiques qui ne servent qu’à l’enrichissement des sponsors et des agents commerciaux des sportifs ?

Et le pire, le voici : « Nos enfants sont plus bêtes que nous, et les leurs risquent bien d’être encore plus stupides. » L’homme qui pose ce diagnostic n’est pas un hurluberlu. Professeur émérite à l’université Otago de Dunedin, en Nouvelle-Zélande, James Flynn fait plutôt figure de pape dans les mesures de l’intelligence. En 1987, il a démontré qu’au cours du XXe siècle le quotient intellectuel moyen de la population avait enregistré une croissance continue. Etabli dans quatorze pays, ce phénomène a pris le nom d’« effet Flynn ».

Mais en trente ans, le paysage a radicalement changé. Le premier signal est venu de Norvège. En étudiant les tests psychométriques des jeunes conscrits, des psychologues ont constaté une baisse « significative » de 0,38 point de leur quotient intellectuel (QI) entre 1996 et 2002. Depuis, ces résultats ont été confirmés dans sept pays : l’Australie, le Danemark, le Royaume-Uni, la Suède, les Pays-Bas, la Finlande… et la France. Autrement dit dans tous les pays développés étudiés, à l’exception des Etats-Unis.

Deux Britanniques, Edward Dutton et Richard Lynn, ont disséqué le cas français et dressé un triste constat : une baisse de 3,8 points de QI entre 1999 et 2008-2009. Leur méthodologie est différente, leur échantillon – 79 personnes, contre plusieurs milliers en Scandinavie – plus réduit, donc plus sensible. Simple brise ou future tempête, un phénomène général frappe l’Europe et une analyse plus fine des résultats permet de mieux le comprendre. Au cours des décennies passées, les scores réalisés aux tests verbaux et numériques étaient déjà en baisse, compensés par une forte progression aux épreuves graphiques. « Les tests graphiques stagnent et laissent désormais apparaître un mouvement entamé en réalité depuis longtemps », indique Edward Dutton, professeur à l’université d’Oulu, en Finlande.

Dans un article publié en 2013 dans la revue Intelligence, trois psychologues européens assuraient ainsi que « les victoriens étaient plus intelligents que nous ». Analysant les temps de réaction moyens enregistrés depuis 1884 et le taux de génies, ils ont ainsi estimé à 14 le nombre de points de QI perdus depuis la révolution industrielle. En 2012, dans Trends of Genetics, Gerald Crabtree, professeur de biologie du développement à l’université Stanford (Californie), estimait de son côté que le cerveau humain avait atteint son apogée il y a plusieurs milliers d’années et qu’il subissait depuis des mutations délétères.

Pour Pierre-Marie Lledo, qui dirige le département de neurosciences de l’Institut Pasteur, à Paris, la tendance à la baisse du QI reste cependant délicate à interpréter : « Cela peut signifier que nous déléguons certaines tâches intellectuelles asservissantes aux outils numériques. Par exemple, on peut considérer que nous externalisons notre mémoire avec les moteurs de recherche. »

Mais d’autres hypothèses sont avancées. Certains chercheurs osent enfin montrer du doigt les méfaits de l’acculturation et invoquent le poids de l’immigration – moins éduqués, les immigrés tireraient l’ensemble vers le bas. Mais, comme vous pouvez l’imaginer, ils rament à contre courant de la bien-pensance universelle. D’autres incriminent une dégradation des systèmes éducatifs, ce qui finalement est peu ou prou en lien avec la première hypothèse.

Edward Dutton invoque, lui, un facteur dit « dysgénique » : « Les gens les plus éduqués sont ceux qui font le moins d’enfants, ça finit par se voir. » James Flynn avance une autre explication, non dénuée d’intérêt et qui n’est pas non plus sans lien avec l’acculturation que nous dénonçons sans cesse : « La société propose de moins en moins d’emplois intellectuels et de plus en plus de jobs basiques dans le secteur tertiaire. Vous ajoutez à cela des adolescents qui, plutôt que lire, préfèrent tuer des Martiens sur Internet, et vous avez la réponse. N’oubliez jamais que l’intelligence est un muscle qu’il faut entretenir. »

Professeur au Muséum national d’histoire naturelle, la biologiste Barbara ­Demeneix* veut bien croire à l’influence de ces facteurs. Mais, selon elle, un autre danger mérite l’attention : « Entre 1970 et 2010, la production chimique a été multipliée par 300, dit-elle. Nous avons montré comment ces molécules bouleversent la fonction thyroïdienne des grenouilles, qui n’avait pas changé depuis 450 millions d’années. Et, depuis l’an passé, nous savons qu’une perturbation de la fonction thyroïdienne de la mère enceinte a des effets directs sur le QI de l’enfant. » Pour la chercheuse, l’affaire est préoccupante. Car, insiste-t-elle, les dérèglements thyroïdiens subis in utero et aux premiers âges de la vie affectent aussi la peau, le squelette, les muscles, le métabolisme ou le système cardio-vasculaire de l’enfant. Autrement dit, au-delà du QI, l’espérance de vie serait, elle aussi, sérieusement affectée par les polluants chimiques que nous absorbons. Quant à la taille, elle est conditionnée par l’âge de la puberté… lui-même largement sous l’influence des perturbateurs endocriniens. Alors, tueur en série ou coupable idéal ?

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Pour l’heure, en tout cas, l’Union européenne ne paraît pas s’en inquiéter. La preuve est ici : 

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/01/bulletin-climatique-quotidien-1er-decembre-2016-de-la-republique-francaise/

* Barbara Demeneix Le Cerveau endommagé (Odile Jacob, 416 p., 39,90 euros)

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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 » S’enraciner pour s’élever « 

Le CER vous recommande vivement l’Association Terre et Famille et ses nombreuses actions.

Terre et Famille a pour objet de faire grandir le bagage culturel des participants en restaurant l’esprit médiéval hérité de la France chrétienne. Elle propose conférences, formations artistiques, culturelles ou spirituelles, activités manuelles, marches etc. et s’adresse à tous les âges.

…Esprit médiéval… parce que les priorités spirituelles nous paraissent urgentes à restaurer pour nous enraciner, fortifier nos âmes de paysans, de bâtisseurs et ainsi retrouver une société ouverte vers le haut donnant toute sa place au sacré. Nous voulons, par des échanges de connaissances et de savoir-faire retisser des liens. Par des actions modestes et solidement ancrées dans nos terroirs, nous souhaitons travailler à découvrir et devenir ce que nous sommes vraiment.

http://www.medias-presse.info/la-journee-de-resistance-paysanne-terre-et-famille/56220/

Présidence : Stéphanie Bignon (06 50 95 13 80)

Secrétariat/trésorerie : Elisabeth de Malleray (06 52 45 21 00)

Adresse :

« Terre et Famille »

La Beluze

71110 Briant

http://terre-et-famille.fr

Le 5 janvier 2016.

Jean-Yves Pons, CJA.

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