BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (9 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

9 Jan

I. Migrants de Calais : la gangrène reprend

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Nous l’avions si bien prévu et annoncé que le retour des migrants à Calais ne manque pas de se faire. Mais il se fait en catimini et dans le silence le plus total de la plupart des médias officiels. Et pour cause ! D’abord parce que l’évacuation du bidonville de Calais était devenu un engagement incontournable de nos plus hautes autorités politiques et qu’il faut aujourd’hui (à un peu plus de trois mois de la présidentielle) faire croire aux Français que ce fut un succès. Ensuite parce que cette évacuation correspondait au profond désir des mêmes autorités de voir ces milliers de migrants découvrir enfin leur amour pour la France et prendre conscience que leur avenir n’est pas ailleurs ! Toute démarche contraire ne peut avoir de sens et, par conséquent…n’existe pas. C’est comme le  » Grand Remplacement « , tous ces migrants sont là pour ça mais on nous dit que ça n’existe pas.

Derniers partis de la «  jungle  » démantelée en octobre, les prétendus  » mineurs non accompagnés  » (en réalité envoyés en mission par leurs familles pour aller pomper les subventions offertes par les pays d’Europe et les envoyer dans les pays d’origine) sont aussi les premiers à être revenus à Calais. La soixantaine de centres d’accueil et d’orientation pour mineurs (Caomi) ouverts à travers la France se vident peu à peu, en silence et, créés hors cadre légal, courent après leurs pensionnaires.

 » Sur la commune, il reste 8 jeunes sur les 36 du départ, alors que 4 seulement sont partis légalement en Grande-Bretagne dans le cadre du regroupement familial. Nos effectifs sont même descendus à 3 avant que la police n’en ramène quelques-uns « , explique Bernard Marconnet, le maire de Châtillon-d’Azergues (Rhône). A Fouras-les-Bains (Charente-Maritime), la maire Sylvie Marcilly en a vu 7 partir vers la Grande-Bretagne, sur les 20 qu’hébergeait sa commune.  » Quatre ont quitté le centre d’eux-mêmes, mardi « , rappelle l’édile, inquiète aussi pour les deux jeunes que son département n’a pas reconnus comme mineurs.

Le défenseur des droits, Jacques Toubon, jamais en reste de manifestation immigrationniste, s’en émeut. Dans son rapport rendu public le 21 décembre, il ne partage pas le satisfecit que le gouvernement s’est accordé, qualifiant de  » grande opération humanitaire  » une évacuation que M. Toubon assimile plutôt à de la  » gestion de flux « . Le défenseur des droits y regrette notamment que  » les mineurs n’aient pas fait l’objet d’une priorité, que ce soit avant le démantèlement, pendant ou après « . 866 des 1 900 jeunes qui vivaient sans famille dans ce no man’s land, parfois depuis des mois, ont pu rejoindre légalement la Grande-Bretagne (Merci au gouvernement de sa Gracieuse Majesté) ; mais la Place Beauvau, pas très fière de son échec, reste muette sur le taux de fuite des autres mineurs des Caomi.

Quand ils reviennent à Calais, certains sont interpellés dès la gare ou en ville. Le quadrillage policier reste encore assez présent pour que les adolescents fassent un crochet par la Belgique pour rallier Londres. Mais beaucoup se cachent dans des bois, des fourrés ou dans le fond d’un véhicule sur un parking du sud ou de l’ouest de la France.  » Au ferry ou au tunnel, les véhicules sont d’autant moins contrôlés qu’ils viennent de loin « , observe un responsable policier qui explique que  » la prise en charge se fait donc désormais à 400 ou 500 kilomètres du Pas-de-Calais « .

Pour l’heure, aucun campement authentique ne s’est encore reconstitué. Selon plusieurs sources, une soixantaine de Soudanais, Afghans ou Erythréens seraient hébergés chez l’habitant, des collabos calaisiens tous membres d’associations immigrationnistes ; des mineurs revenus de Caomi ou des adultes jamais partis. Des mini-squats commencent pourtant à se créer mais les associations évitent de s’y rendre pour en préserver la discrétion et trouvent d’autres moyens pour leur venir en aide.

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Selon une communication officielle du directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), Didier Leschi, 10 % environ avaient refait leur sac, fin décembre.  » C’est moins que les 20 % ou 30 % de fuites qu’ont connus les CAO à leurs débuts « , observe M. Leschi. En fait, la situation reste assez différenciée, selon les associations gestionnaires. Ainsi, l’Auvergne enregistre 27 % de départs, le Limousin 17 %, la Lorraine 16 %, quand la Basse-Normandie est à 3 %, les Pays de la Loire à 5 %. Mais les  » humanitaires  » craignent que ce bilan d’étape ne s’assombrisse dans les temps à venir. Car, n’oublions pas que nous ne sommes qu’à trois mois de l’évacuation de la « jungle » de Calais et en plein hiver. Les migrants ne sont pas fous !

Tout à sa volonté de réussir l’opération très politique d’évacuation du plus grand campement de France, Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’intérieur, avait promis aux associations que les migrants déjà enregistrés dans un pays d’entrée en Europe n’y seraient pas refoulés, contrairement à ce que prévoit le règlement européen de Dublin. C’était en effet le seul moyen d’inciter ces migrants  » dublinés  » à monter dans les cars (Lire « En France, les « dublinés » ont encore (pour le moment) de beaux jours devant eux » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/11/10/bulletin-climatique-quotidien-10-novembre-2016-de-la-republique-francaise/). Aujourd’hui, une majorité des préfets ont préféré les consignes administratives de la direction des étrangers de France à la parole politique. Une partie des préfets s’estiment donc légitimes à appliquer le règlement de Dublin, avec pour seule limite de ne pas utiliser la  » contrainte « . Mais ils rêvent. Comment croire un instant que ces migrants illégaux, qui ont affronté tant de difficultés et parcourus tant de kilomètres pour parvenir à leurs fins, acceptent de retourner chez eux sans contrainte ? On se moque de nous.

 » Sur le terrain, cela signifie que les migrants ne seront pas forcés à monter dans l’avion du renvoi, mais qu’avant, ils vivent toutes les étapes préparatoires à leur refoulement, avec l’angoisse que cela peut générer « , prétend Maya Konforti, du Réseau Info CAO, un site de bénévoles solidaires.  » Dès leur passage en préfecture, les migrants sont donc sortis du CAO pour être assignés à résidence en hôtel (sic). Ils doivent ensuite pointer au commissariat ou à la gendarmerie, où on leur explique qu’ils seront accompagnés à l’aéroport pour être renvoyés dans le pays qu’ils ont traversé « , rappelle Mme Konforti. Face au dispositif, quelques uns craquent et se plient aux injonctions. Les autres disparaissent dans la nature en contestant le non-respect des engagements. pris par le gouvernement. Voilà où mène la lâcheté de nos responsables politiques…

 » Fin janvier, les évacués de Calais vont commencer à être reçus en préfecture et je redoute le moment où vont tomber les premières vagues massives d’assignation à résidence « , s’inquiète la collabo du Réseau Info CAO. La fuite des CAO pourrait être d’autant plus importante dans les temps à venir que 2 440 migrants étaient déjà en procédure Dublin en quittant la  » jungle « . S’y ajoutera une partie des 1 482 nouveaux demandeurs que l’OFII a comptabilisés parmi les 7 153 personnes déplacées.

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Le 7 novembre 2016, Bernard Cazeneuve avait également promis, devant 200 personnes réunies à Calais, «  la mise en place d’un dispositif humanitaire qui demeurera, et mobilisera les acteurs associatifs dans une relation de confiance « . La formule, qui devait offrir une prise en charge aux migrants arrivant dans le nord de la France, devait même voir le jour  » en fin de semaine « . Neuf semaines plus tard, toujours rien. Le Centre Jules-Ferry, qui servait jusqu’à 4 000 repas quotidiens aux migrants, a fermé. Les employés en CDD à la Vie active, l’association gestionnaire, ont été remerciés et leur directeur peaufine un plan social pour les CDI dans le conteneur qui lui sert de bureau. Histoire de faire croire que tout est réglé.

Mais, pendant ce temps-là, la gangrène a repris son cours et les migrants qui franchissent quotidiennement nos frontières en provenance d’Italie* mais aussi d’Allemagne continuent de s’entasser un peu partout et s’ajoutent à la vague de ceux que Bernard Cazeneuve a fait évacuer de Calais mais qui, par tous les moyens, tentent d’y retourner…

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Ainsi va la vie dans  notre beau pays de France, livré par des lâches et des nuisibles aux nouvelles  » Grandes Invasions barbares « .

* Lire « Cedric Herrou : membre assumé de la Cinquième colonne immigrationniste » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/06/bulletin-climatique-quotidien-6-janvier-2017-de-la-republique-francaise/

II. Le cynisme d’Emmanuel Cosse

La ministre du logement Emmanuelle Cosse conteste le jugement d’associations qui estiment que de plus en plus de sans-abri sont contraints de dormir dehors malgré les froides températures de cet hiver.

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Emmanuelle Cosse…manifestement à l’abri du besoin

Cette bonne personne a en effet affirmé vendredi 6 janvier dans Le Parisien-Aujourd’hui en France que cet hiver « n’est pas plus difficile que les autres » en matière d’hébergement d’urgence. Le directeur général de la Fédération des acteurs de la solidarité (Fnars) avait estimé deux jours auparavant que la France connait une situation critique avec toujours plus de sans-abri contraints de dormir dehors malgré les froides températures : « moins d’une personne sur deux » composant le 115, numéro d’urgence destiné aux SDF, « est prise en charge ».

« En 2012, il y avait 80 000 places d’hébergement. Nous sommes passés à plus de 128 000 et nous continuons à en ouvrir », a répondu la ministre. Mais elle oubliait de préciser que les places d’hébergement en question sont de plus en plus réservées ou attribuées…aux migrants illégaux, au détriment de nos compatriotes sans-abri ! (Lire « Un pays qui marche sur la tête » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/29/bulletin-climatique-quotidien-29-decembre-2016-de-la-republique-francaise/).

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De Bernard Cazeneuve à Emmanuelle Cosse l’imposture est au pouvoir.

III. Sondages politiques : marée descendante ?

Est-ce que, pour autant, ils sentiront moins la marée ?

Nous avons tous pu apprécier la sagacité des sondeurs d’opinion au cous de l’année écoulée. Du référendum britannique sur le « Brexit  » jusqu’à « la primaire de la droite et du centre » en passant par l’élection présidentielle américaine, nous avons vu à l’oeuvre et pris la main dans le sac les institut de sondage cherchant à tout prix à faire la promotion de leurs idées ou de leurs candidats en manipulant l’opinion. Mais trop c’est trop et les citoyens ont enfin pris la mesure de la justesse des propos de Gladstone quand il affirmait que  » La statistique est la forme la plus élaborée du mensonge.  »

Alors, après ces claques successives, on nous dit que les rédactions bruissent de doutes sur la prolifération des sondages. Le Parisien/Aujourd’hui en France a même franchi le pas en annonçant – avant d’autres ? – renoncer à commander des sondages politiques pendant la campagne présidentielle. Plus discrètement, d’autres médias ont déjà infléchi leur couverture de la politique en envoyant leurs journalistes  » sur le terrain « , ou encore, comme on dit,  » à la rencontre des gens « . La relative accalmie dans la publication des sondages pourrait bien être le premier symptôme d’une cure de désintoxication, tant l’usage des sondages par la presse, en France notamment, a pu être à bon droit comparé à une addiction.

Mais les responsabilités sont partagées par ceux qui calculaient aussi en fonction de ces sondages. A commencer par les candidats, toujours aussi crédules, malgré les mésaventures retentissantes accumulées au moins depuis Lionel Jospin en 2002. Cette fois cependant, la défaillance américaine a suscité un débat dans la presse sur le travail journalistique, la foi aveugle placée dans les sondages, la désertion du terrain et l’abandon du patient travail d’enquête. Mais cet examen de conscience va-t-il durablement trouver un écho en France où, plus qu’ailleurs peut-être, les sondages ne reflètent que les opinions des sondeurs ou de leurs commanditaires et ne sont, en réalité, que des leviers pour tenter d’influencer l’électorat ?

D’ailleurs, les doutes se sont exercés aussi sur l’autre face des sondages – non point l’erreur, mais leur influence sur le vote : les vainqueurs seraient-ils les mêmes sans eux et surtout leur matraquage ? On sait que ces effets ont été longtemps niés, puis finalement considérés comme une chose normale, faisant partie du débat démocratique ! On est en droit d’en douter quand Hillary Clinton a perdu les élections dans des Etats réputés acquis aux démocrates – évidemment sur la foi des sondages –, où elle n’avait pas daigné mener campagne. Les électeurs de la primaire de la droite et du centre auraient-ils si massivement porté leur choix sur François Fillon, si la montée tardive de celui-ci dans les sondages n’avait joué comme un principe de ralliement ?
En la matière, il suffit de poser les questions, de soulever les doutes pour que la passivité, le fatalisme ne suffisent plus. Plutôt que la force d’arguments rationnels, il a donc fallu que la multiplication des contre-performances bouscule cette redoutable amnésie. Un réveil à confirmer toutefois, si on considère qu’au lendemain de la primaire de la droite et du centre un quotidien publiait déjà les intentions de vote pour l’élection présidentielle de mai 2017. Et que les risques de discrédit pour la presse et l’honneur professionnel apparaissent enfin.

La perspective proche de l’échéance présidentielle contribue forcément au doute dans les salles de rédaction. Un double doute, en fait, sur l’exactitude et les effets : pouvons-nous continuer à publier des chiffres aussi souvent erronés et pouvons-nous prendre le risque de contribuer ainsi à faire l’élection ? Ce doute ne porte donc pas seulement sur les sondages, mais aussi sur le rôle des journalistes.

Les journalistes commenceraient-ils enfin à s’interroger sur leur travail ? N’est-il pas dévalorisant de commenter les pointages intermédiaires de la position des candidats pour émettre des supputations sur leurs chances respectives ? Est-ce bien encore la démocratie, quand ces pointages opèrent comme des élections intermédiaires sur lesquelles se calquent les stratégies, quand le temps de la campagne électorale a été justement conçu pour laisser au citoyen le temps de ré-fléchir à son destin et à ses choix ? Or ce temps de réflexion est en quelque sorte envahi par la clameur des parieurs et des supporteurs. Peut-on continuer à déplorer l’inanité de la politique, la médiocrité des programmes sinon des hommes, si on l’organise ?

Les élections offrent une occasion exceptionnelle d’évaluer la fiabilité des sondages parce qu’elles sont le seul cas où leurs résultats peuvent être comparés aux résultats du vote. Sachant qu’il faut redresser les sondages électoraux pour que les intentions de vote approchent des résultats effectifs, preuve est faite que les sondés ne disent pas forcément ce qu’ils pensent à moins que les sondeurs leur fassent dire autre chose….

Par leur place cruciale dans la compétition politique, les élections impliquent une vigilance particulière. Cela fait longtemps, trop longtemps, que les sondeurs et leurs commanditaires se sont éloignés des voies honnêtes de l’enquête et de la raison critique. Il est grand temps qu’ils y reviennent.

Mais on peut aussi proposer qu’il n’y ait plus de sondages politiques et que chacun attende simplement que les résultats sortent des urnes ! Ne serait-ce pas la plus sûre façon d’éviter toute équivoque ?

 

Le 9 janvier 2017.
Jean-Yves Pons, CJA.

 

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  1. BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (13 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE. par conseil esperance du roi: L’arroseur arrosé – actualités.erlande - avril 15, 2017

    […] « J’ai entendu différentes versions. Je suis incapable de dire comment cela a commencé, affimait M. Carême. Mais nous avions monté ce camp pour 700 personnes ; au-delà les conflits devenaient inévitables. Je suis pour le maintien de ce camp, mais à condition de revenir à sa norme initiale. » En réalité, le camp en question hébergeait plus de 1 500 migrants. Mais si vous y ajoutez le petit millier de ceux qui ont quitté les CAO de toute la France (dans lesquels Bernard Cazeneuve leur avait promis qu’ils trouveraient enfin le bonheur) et sont revenus à Calais mais aussi le petit millier supplémentaire de ceux qui se sont répartis en plusieurs camps sauvages sur la côte d’Opale, vous arriverez bientôt au nombre de migrants évacués de la  » jungle  » de Calais ! Autrement dit beaucoup de bruit gouvernemental et encore plus d’argent soustrait aux contribuables…POUR RIEN.(Lire « Migrants de Calais, la gangrène reprend » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/09/bulletin-climatique-quotidien-9-janvier-2…). […]

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