Attention, danger !

10 Jan

Il nous semble très important de revenir sur la situation de nos forces armées après article que nous avons publié le 31 décembre 2017 sous le titre « Si vis pacem para bellum » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/31/si-vis-pacem-para-bellum/).

C’est pourquoi nous citons ici un texte récent du général Vincent Desportes qui vient parfaitement à l’appui des arguments que nous présentions dans l’article ci-dessus :

                         ___________________________________________________

 » Les militaires français sont pleinement engagés partout dans le monde mais sans aucune stratégie définie. L’épuisement des soldats est alarmant et les forces, tout comme les munitions, viennent à manquer. Aujourd’hui, 600 officiers supplémentaires seraient nécessaires
S’il est un domaine de l’action régalienne où la logique de résultat doit l’emporter sur celle des moyens, un domaine où il est dangereux de sacrifier le futur au présent, c’est bien celui de la défense. Et pourtant, c’est aussi celui où ces règles élémentaires ont été ignorées depuis cinq ans, au mépris du premier des principes stratégiques : proportionner les moyens à l’enjeu. L’impossible a été demandé aux armées : elles l’ont fait, mais à quel prix ? Nos armées ont été engagées sans retenue. A l’étranger, elles l’ont été de manière réactive sans que de ces déploiements – des pays baltes à l’Afrique centrale jusqu’au Moyen-Orient – émerge une stratégie solide. Sans, hélas également, que la France arrive à dépasser ses brillants succès tactiques pour les transformer en succès stratégiques durables. A l’intérieur, Sentinelle use inutilement nos forces à contre-emploi dans une gabegie capacitaire incapable de prévenir le prochain attentat.

Que les armées soient engagées, c’est normal. Mais qu’elles le soient aujourd’hui au détriment de notre défense de demain, c’est dangereux. La dégradation des armées ne date pas de cette mandature, mais la faute nouvelle est que, malgré l’explosion des interventions militaires, jamais n’ont été attribués aux armées les moyens leur permettant de conduire leurs missions tout en préservant les capacités de le faire à l’avenir. Les promesses ont remplacé le courage ; peu importe, cela tiendra bien jusqu’en 2017 ! D’ailleurs le militaire, à la silencieuse obéissance statutaire, fait toujours… au mieux, ce qui est à la fois sa grandeur et sa faiblesse. Jusqu’à l’usure.

Depuis le Livre blanc de 2013 et sa loi de programmation militaire (LPM), l’équation est la même : des moyens physiques alloués sous-dimensionnés par rapport aux missions théoriques, mais celles-ci très en deçà des menaces et des déploiements réels. Le bilan est terrible. Certes, les troupes déployées bénéficient encore d’un entraînement performant et de moyens assez adaptés, du moins si l’on ignore la vétusté incroyable de certains équipements et les déficits capacitaires qui réduisent l’efficacité et l’autonomie de nos forces. Mais cette excellence ponctuelle s’obtient en sacrifiant le reste, comme si le fruit se rongeait de l’intérieur pour rester présentable sur l’étal des 14-Juillet.

Nos matériels en service affichent un taux de disponibilité dangereusement bas. Les crédits d’entretien constituant la première variable d’ajustement budgétaire, le système de maintien en condition est resté celui du  » temps de paix « , mal adapté au suremploi des matériels. Cette situation impacte l’entraînement des forces ; elle a conduit au concept pudique d' » entraînement différencié  » qui affaiblit la cohérence d’ensemble. La préparation opérationnelle – modulable à la baisse instantanément – a, de fait, servi de deuxième variable d’ajustement budgétaire : nos forces sont aujourd’hui globalement sous-entraînées. En 2015, nos troupes de mêlée n’ont bénéficié que de 64 jours d’entraînement contre 90 prévus dans la LPM, nos pilotes d’hélicoptères et de chasse ont volé respectivement 156 heures et 150 pour une norme de 180.
A force de suremploi, les munitions sont venues à manquer, avec aujourd’hui une nécessité urgente de remonter le stock des munitions critiques, missiles et roquettes notamment. Les  » réductions temporaires de capacité « , autre fallacieux concept, sont devenues des trous béants où se détruit l’autonomie stratégique de la France et se dégradent ses atouts : ainsi, notre marine nationale n’est plus capable de patrouiller notre zone économique exclusive, la 2e au monde, l’une de nos grandes richesses.

En aval, les hommes souffrent : la surchauffe opérationnelle, les tensions sur les effectifs affectent aussi les temps de repos. Ainsi, en 2016, plus de la moitié de la force terrestre a exécuté 150 jours de mission hors garnison. La vie courante n’est pas épargnée : autre variable d’ajustement, les crédits consacrés à l’entretien de l’immobilier se sont effondrés, passant de la norme de 6 euros le mètre carré par an à moins de 2 euros, ce qui ne permet plus de freiner la dégradation du patrimoine. La décision de retirer la politique des ressources humaines au chef d’état-major des armées a conduit à des aberrations, la logique budgétaire dominant désormais. L’armée française, la plus engagée des armées européennes, est aussi la moins encadrée : il manque aujourd’hui – officiellement – 600 officiers ! Dans ce contexte, hors les opérations, le moral des militaires chute et il est difficile de les retenir dans l’institution. L’efficacité gestionnaire s’est imposée au détriment de la finalité opérationnelle…
D’autres vers, plus pernicieux, ont été glissés dans le fruit. Ainsi du plan de civilianisation massive des armées. Ainsi de l’évolution imposée au -Conseil supérieur de la fonction militaire, recomposé désormais de membres professionnels permanents à la main du ministre. Ainsi encore de la création des associations professionnelles nationales militaires, bombe à retardement pour l’efficacité des armées, dont le ministère a entériné la création prétendument imposée par la Cour européenne des droits de l’homme.

Le maréchal Foch rappelait dans son discours de réception au palais Mazarin :  » Un gouvernement ne peut avoir que la politique de son état militaire.  » Le précepte est ignoré depuis cinq ans. En aval, un héritage désastreux : une spirale mortifère de suractivité, un mur de difficultés à venir sans résultat stratégique probant. Il aura fallu attendre les attentats de 2015 pour que le gouvernement se résolve à faire un geste symbolique, laissant d’ailleurs aux successeurs le soin de payer l’addition. La très insuffisante augmentation du budget 2017 (600 millions) est sans rapport avec les réinvestissements indispensables pour rééquilibrer l’équation moyens/missions. Et si chacun se réjouit de l’accroissement de nos exportations de matériels militaires, il n’a aucune retombée directe sur le redressement de ces dernières.

En cause, l’extravagante contradiction entre la surintensité de l’emploi des forces, la surexposition stratégique de la nation et l’absence de mesures à la hauteur de cette démesure. Une faute stratégique et politique que la France paiera longtemps. »

Vincent DESPORTES

Le 10 janvier 2017.

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4 Réponses to “Attention, danger !”

  1. Hervé J. VOLTO janvier 10, 2017 à 5:18 #

    Ce Que Fera le roi Demain :

    LE ROI ET LA DEFENSE DU ROYAUME

    Pour reconstruire l’armée, il faut:

    1. Réunir les consditions politiques de la Défense.
    2. Se donner les capacité d’intervenir à l’extérieur.
    3. Organiser la défense intérieure du territoire.
    4. Doter les armées des moyens de leurs missions.

    1. Réunir les conditions politiques de la Défense.

    Interdire la carrière militaire aux étrangers non-Chrétiens, à l’execption de la Légion Etrangère, les officiers étrangers non Chrétiens pourront être reclassés au sein de la Légion Etrangère, rendre en compte les nouvelles menaces (la présence à l’Est de stocks d’armes, la monté de l’islamisme, la migration planétaire de populations non-Chrétiennes), assurer le soutient militaire de la politique étrangère, préserver l’indépendance militaire de la France (maintenir une patrie de l’armée pourdéfendre le territoire Français et son domaine Outre-Mer), mettre en oeuvre une alliance militaire européenne (constituer une patrie de la’rme préposée à l’intervention sur le territoire européen), développer l’esprit de défense chez les Français, développer le culte de l’armée, du drapeau, du soldat inconnu et de Sainte-Jeanne d’Arc, honorer toutes les « générations du feu » (nécessité d’une information Royaliste auprès des généraux, amiraux, maréchaux).

    2. Se donner la capacité d’intervention à l’extérieur.

    Trippler le budget de la Défense, adapter nos armes nucléaires à la nouvelle donne stratégique (développement d’emploi antiforce et non plus seulement anticités), créer une force terrestrre d’intervention polyvalente (une dizaine de grande unités, prticulièrement bien équipées en hélicoptères de combat, en missiles anti-char et anti-aérien ainsi qu’en blindés légers, possiblité d’intervention en Europe, en Afrique et en Outre-Mer), renforcer les capacité d’intervention de la marine (dipsoser en permanace de deux groupes aéronavals en ètat de prendre la mer, donc posséder 3 porte-avions au minimum , 5 dans le meileurs des cas, une dizaine de sous-marns nucléaire d’attaque, une soixantaine d’avions de combat de l’aéronavale, des radars aéroportés, des batiements de luute anti-aérienne et anti-soumarine et de sotuient logistique), accroître les moyens opérationels de la force aérienne tactique (avec six escadrons nucléaires et une vingtaine d’escadrons polyvalants, il est possible d’effectuer dignement les missions, à condition de posséder un parce modernisé d’au moins 400 avions de combat en ligne), doter nos forces de moyens aériens de projection à longue distance (possibilité de transporter une brigade à 5.000 kilomètres en 24 heures, puis d’assurer sa logistique; ces mme avions devront posséder de capacité de ravitaillment en vol), développer les moyens de renseignement (un effort imèportant doit être consentit au profit de la DGSE, des satélites de reconnaissance et de tous les systèmes d’information et de commendement, et que des moyens d’écoute et d’analyse des télécommunications).

    3. Organiser le défense intérieure du territoire.

    Créer une défense anti-missile (améliorer la couverture radar sur la Méditérannée, lancer l’étude d’une défense anti-missiles balisitiques mettant sous protection ls cités les plus vulnérables, la défense aérienne sera doté d’une plateforme supplémenraire pour ses intrecepturs, dans ls Sud de la France ou(et) en Corse), constituer une garde de volontaires (composèe d’une cinquantaine de demi-brigade et formés de volontaires, avec pour mission de rendre plus difficile l’accès à notre territoire en métropole en cas d’agression conventionnelle, de participer aumaintient de l’ordre en renfort de la gendrameire -sur le modèle des Sentinelles à améliorer- servir de réservoir de personnel déjà formé pour compléter ls forces d’intrevention en cas d’urgence), restaurer la gendarmerie -à qui l’on peut redonner son nom originel de Maréchaussée- dans ses missions de sécurité publique d’une part et de police militaire d’autre part (décherger la gendarmerie des des taches administratives), créer un organisme de contrôle des frontière et de contrôle de populations étrangères (à l’image du service des douannes, à renforcer, regrouper certaines compétances aujourd’hui Police de l’Air et les Frontières, les Renseignements Teritoriaux (ex-Renseignements Généraux), la DGSI et les Douannes volantes, avec mission de rendre les fontières étanches à l’immigration clandestine et de controler les étrangers présents sur le territoire national), réhabiliter la potection des populations civiles (lui donner les moyens de lutter contre les catastrophes naturelles, les risques industriels majeurs, chimiques, nucléaires, bactériologiques, les accidents divers -aériens, férovières, routiers et autoroutiers- les actions hostiles de terrorisme et d’espionage ), supprimer constitutionnellement toute imposition directe aux membres des forces armées, de gendarmerie et aux forces de protection civile qui paient déjà l’Impô du Sang.

    4. Doter les armées des moyens de leurs missions.

    Tripler le budget actuel de la Défense, soutenir l’industrie de l’armement, rendre à l’Armée la considération qui lui est due (augmenter les soldes et les compétences, punir tout acte d’anti-militarisme), interdire consitutionellement toue conscirption et maintenir le volontariat, doter d’un statut les personnels de réserve (la création de la garde de volontaire évoquè plus haut redonnera utilité et intéret aux réserves), rétablir les Ordres du Roi et l’anoblissement des officiers.

     

    LE ROI ET LE RENSEIGNEMENT

    Comment renforcer le Renseignement?
    1.Développer les moyens de renseignements.
    2. Réunir les conditions politiques du renseignement.
    3. Se donner les capacités d’intervention à l’extérieur.
    4. Organiser la sécurité nationale.

    1. Développer les moyens de renseignement.

    Développer les moyens concrets (trippler le budget de la DGSE et doubler le budget de la DGSI, effort consentit au profit des satélites de reconnaissance, et tous les systèmes d’information et de commendement, ainsi que des moyens d’écoute et d’analyse), crééer un organisme de défense des frontières et de contrôle des populations étrangères (regrouper certaines compétances aujourd’hui Police de l’Air et les Frontières, les RT (ex-RG), la DGSI et les Douannes), redonner aux RT leurs compétances en matière de contrôle politique, placer la lutte anti-terroriste sous le contrôle de la DGSI, renforcer la notion de Secret Défense, rétablir les Lettres de Cachet uniquement à usage Royal et uniquement pour les cas de crime de lèse-majesté, d’atteinte à la sureté de la nation, le terrorisme et de tout problème regardant la sécurité du territoire (le Roi s’engagera à n’utiliser en aucun cas les Lettres de cachet pour des affaires de droit commun).

    2. Réunir les conditions politiques du renseignement.

    Prendre en compte les nouvelles menaces (la présence à l’Est de stocks d’armes, la monté de l’islamisme, la migration planétaire de populations non-Chrétiennes), assurer le soutient financier de la politique du renseignement (passer des paroles aux faits, donner plus de moyens humains, technogiues et… financiers à nos services, revaloriser les Fonds Secrets), préserver l’indépendance du renseignement (Le SGDN doit relever directement du Chef de l’Etat et non plus du I° Ministre), honorer les hommes de l’ombre (Bond! James Bond!).

    3. Se donner les capacité d’intervenir à l’extérieur.

    Adapter nos résaux de renseignement à la nouvelle donne stratégique (Nos Services sont très bons au Levant, au Maghreb, et dans certaines parties de l’Afrique, il faut développer un regard vers l’Amérique Latine et l’Asie du Sud-Est), renforcer le service action de la DGSE (Nous possédons d’exellants Commendement d’Opérations Spéciales (COS), Commendos de Recherche et d’Action en Profondeur (CRAP), Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMA), commendos de de renseignement des Recherches Humaines et autres Dragons, qui valent bien les Delta Force américains: il faut leur donner plus de moyens, plus de budjet! ), créer une force d’action polyvalente (sur le modèle du Commendement des Opérations Spéciales, créer des Commendos d’Opérations Spéciales pouvant agir indiféremment sur terre, sous la mer et dans les airs, sélectionant les meilleurs marsoins, les meilleurs paras et les meilleurs fantômes des Recherches Humaines), créer une unité fantôme pour le travail « bagnato » si la lutte anti-terroriste sur le terrain recquiert une action directe en situation extrême, ce qui n’exclue pas en tenps ordinaire l’emploi des forces spèciales en uniforme de l’Armée Française.

    4. Organiser la sécurité nationale.

    Réunir le Conseil de la Sécurité Interieure et le Secrétariat Général de la Défense Nationale en un conseil unique dit Conseil de la Sécurité Nationale, CSN rattaché directement et exclusivement au Chef de l’Etat, modifier la directive « Télévision sans Frontière » afin d’y inclure une disposition relative à la lutte contre la propagande terroriste, cette exigence technologique s’appliquant tout particulièrement aux communication électroniques, certaines données techniques doivent pouvoir être transmises plus rapidement au services spécialisés.

    PS : merci à Jean Réno d’avoir rendu hommage à nos officiers traitants dans « Godzilla »…

  2. hathoriti janvier 10, 2017 à 6:18 #

    Eh oui ! C’est ça, la république ! Je m’étonne que l’on s’en étonne encore ! La vieille gueuse sent venir le péril, elle sent qu’elle va être éjectée, l’immonde garce et, par ses serviteurs-présidents dévoués à sa cause mortifère, elle tire ses dernières cartouches pour ne laisser que cendres de la France éternelle, catholique et royale, éducatrice des peuples ! Que vienne bientôt celui qui va la tuer définitivement !

    • hathoriti janvier 10, 2017 à 6:19 #

      Mille excuses, je viens de faire un pléonasme: tuer définitivement, en effet, c’est…définitif ! L’important, c’est que la gueuse parte dans les égouts de l’Histoire !

  3. cril17 janvier 10, 2017 à 7:52 #

    Ohé mon général et autres lanceurs d’alerte du danger de ceci et/ou cela et autres sonneurs de tocsin !

    Ras le képi, la casquette ou le béret de toutes vos analyses si pertinentes etc …

    Il faudrait peut-être passer à l’action dans la rue et aider de vos conseils la Marche pour la vie à définir une cible et un objectif pour le 22 janvier 2017 ?

    Contribution à la réussite de la Marche pour la Vie du 22 Janvier 2017

    http://cril17.org/

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