BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (10 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

10 Jan

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I. Ça continue…

Car ils ne se lasseront pas tant que l’on ne cèdera pas à leurs manipulations. Cent cinquante personnalités marseillaises, dont les députés socialistes Patrick Mennucci et Marie-Arlette Carlotti, ont signé une tribune publiée dans Le Journal du dimanche du 8 janvier pour une « légalisation contrôlée » du cannabis. vous trouverez le texte de cette tribune ainsi que la liste des signataires – il est toujours utile de savoir à qui on a affaire – grâce au lien suivant :  http://www.lejdd.fr/Politique/Cannabis-pour-sauver-Marseille-150-personnalites-de-la-ville-demandent-la-legalisation-837958. Parmi les signataires figurent des médecins, des enseignants, des sociologues, des artistes, deux magistrats retraités ou des policiers. A leurs yeux, l’interdiction est un échec.

« Marseille souffre des dommages causés par la prohibition du cannabis. Nous voulons porter le changement et appeler à une politique plus efficace et plus humaine. C’est pourquoi nous lançons de Marseille cet appel à la France, pour que, dans la période électorale qui arrive, le débat sur la légalisation du cannabis soit ouvert » écrivent sans vergogne les auteurs de cette pétition. Mais, pour eux, les  » dommages causés par la prohibition du cannabis  » se résument aux dizaines de morts par règlement de compte qui s’étalent chaque année à la Une des journaux locaux : « Elle est directement responsable [dans la cité phocéenne] de réseaux, de trafics très organisés, qui brassent des sommes considérables et gangrènent de nombreux quartiers. Les règlements de comptes (…) sont très majoritairement liés au trafic. » En 2016, les règlements de comptes liés au narcobanditisme dans les Bouches-du-Rhône ont effectivement fait 27 morts par balle, contre 19 en 2015.

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Règlement de compte à Marseille

Mais, pour nous, il s’agit plutôt d’une sorte de sélection naturelle et une auto-régulation des trafiquants ! Bref, une aubaine et une nouvelle forme de  » Chance pour la France  » dont les gouvernements s’avèrent incapables d’imposer l’éradication de ces trafics. Et le véritable motif de leur démarche n’est pas à chercher dans l’incapacité chronique de nos dirigeants politiques ni même dans un débordement de compassion à l’égard de tous ces jeunes trafiquants allogènes de nos banlieues. Elle est, et c’est bien pire, dans la complicité objective de nos élites avec les trafiquants : pour assurer leur propre consommation et celle de leur progéniture mais aussi pour acheter une paix sociale qu’elles ne sont pas en mesure d’établir par leur détermination politique et le choix des dirigeants du pays.

Les signataires de la tribune appellent donc à la mise en place d’une « légalisation contrôlée de la production, de la vente et de la consommation, telle qu’elle existe déjà dans plusieurs pays » mais oubliant que certains de ces pays reviennent déjà sur ces dispositions. Parmi les « effets positifs » de la fin de la prohibition, ils citent « la fin des réseaux mafieux qui prospèrent sur l’interdit, et qui tuent », des « économies substantielles », une « taxation légitime sur la vente qui ferait rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat » (devenu par conséquent dealeur) ou une « organisation nouvelle de la production qui créera des emplois dans l’agriculture » (comme sur les pentes des montagnes du Rif marocain sans doute…). On croit rêver.

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Mais ne savent-elles pas, toutes ces bonne consciences, que la légalisation du cannabis (même  » contrôlée « ) n’est que la première marche qui mène tôt ou tard à l’usage débridé des autres drogues-1- et donc à la mort, réelle ou virtuelle ? Et ne savent-elle pas non plus que les usagers comme leurs fournisseurs gravissent déjà les marches suivantes que sont les NPS (nouveaux produits de synthèse) ?-2-

Si le trafic de drogue était systématiquement puni de mort, les candidats à la profession se feraient sans doute plus rares. Si ce n’est par la dissuasion, ce le serait au moins par élimination.

1. Drogue : toute substance qui modifie la manière de percevoir les choses, de ressentir les émotions, de penser et de se comporter.

2. Lire « Quand un pays en est là, c’est qu’il est très malade » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/04/bulletin-climatique-quotidien-4-janvier-2017-de-la-republique-francaise/

II. Mais ne croyez pas qu’il n’y ait que Marseille…

Un amendement à la loi égalité et citoyenneté présenté par 33 députés PS et écologistes a été adopté contre l’avis du gouvernement, le 24 novembre 2016. Il permet aux bailleurs, sociaux et privés, de réclamer au juge la résiliation de plein droit d’un bail «  lorsque le locataire ou l’un des occupants du logement a fait l’objet d’une condamnation au titre de la consommation ou du trafic de stupéfiant, si les faits se sont produits dans le logement, l’immeuble ou le groupe d’immeubles « . Le nouveau texte va faciliter la tâche aux bailleurs en les dispensant de prouver un tel trouble, la résiliation du bail devenant automatique après une condamnation pour trafic.

Or, un trafic de stupéfiants – héroïne, cocaïne, ecstasy et crack, en plus du cannabis – sévit, depuis près de quinze ans, dans le quartier d’habitat social du Clos-des-Roses, à Compiègne (Oise) et qui s’est intensifié depuis avril 2016. L’office public HLM de l’Oise a annoncé, jeudi 5 janvier, qu’il allait y murer trois cages d’escalier, soit trente logements. La décision et, surtout, sa médiatisation résonnent comme un appel au secours en direction des pouvoirs publics.

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 » Les trafiquants ont pris possession de ces halls et escaliers, entravant la circulation des locataires, arrachant les circuits électriques, manipulant même les arrivées de gaz, explique Vincent Peronnaud, directeur de cet Office public d’aménagement et de construction (OPAC). Je ne peux pas mettre en danger la vie des occupants de la vingtaine d’appartements encore utilisés et je vais les reloger ailleurs. Leurs demandes de congé et de mutation ont d’ailleurs triplé, en deux ans.  »

Stéphane Denis, chargé de sécurité à l’OPAC avance prudemment, lampe de poche en main pour aller inspecter les parties communes, non sans vérifier, d’un coup d’œil, qu’aucun projectile ne lui tombera dessus depuis les étages supérieurs au moment d’entrer :  » On ne peut venir que tôt le matin, quand les trafiquants dorment, ou accompagné des forces de l’ordre. Les prestataires pour la maintenance, eux, ne viennent qu’en présence de policiers « , raconte-t-il.

Voici la description de ce que vous ne verrez pas sauf à aller sur place chercher les ennuis. Cela se passe chez nous, à Compiègne (ville royale), en France et résulte de l’action de plusieurs générations de ces  » Chances pour la France « , tant vantées par Bernard Stasi en son temps mais tout autant par l’oligarchie cosmopolite qui a confisqué le pouvoir.

Dès la grille d’accès, l’interphone est fracassé, les caméras de surveillance cassées ou bombées de peinture noire ; dans le hall, où trône la chaise d’un dealeur , les fils électriques et les boîtiers lumineux de sécurité pendent aux murs, des pavés de verre dans la cage d’escalier sont descellés pour que les guetteurs puissent surveiller les alentours. Au sous-sol, dans les caves dont les portes de sécurité, fraîchement installées, sont déjà toutes tordues au pied de biche, on trouve des matelas, des canapés et des branchements sauvages pour l’atelier de préparation des doses. L’activité des dealeurs ne commence, au vu et au su de tous, qu’en début d’après-midi.  » Je ne reconnais plus mon quartier. Ils ont pris le pouvoir, se désole une habitante qui, par peur de représailles, souhaite rester anonyme. Je ne comprends pas que la France, qui fait la guerre dans plusieurs pays, n’arrive pas à venir à bout d’une bande de trafiquants. Ils ne s’attaquent certes pas aux habitants, mais il est impossible d’élever des enfants dans cette ambiance « .

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Les 454 appartements du Clos-des-Roses, dans 38 cages d’escaliers de 20 bâtiments appartenant à l’OPAC, ont pourtant fait l’objet d’une grande opération de rénovation de 57 millions d’euros, entre 2010 et 2015. Vous comprenez mieux ainsi où passent les crédits de la folle politique de la Ville depuis plusieurs décennies.

A la sortie de l’école primaire Philéas Lebesgue, deux mères de famille disent y trouver la vie agréable «  à condition de ne pas gêner ce “commerce” « , précise l’une d’elle, qui va jusqu’à trouver les dealeurs  » polis, aimables « .  » Certains portent nos courses, surveillent nos enfants « , explique-t-elle en pleine dhimmitude. Les enseignants trouvent la menace pourtant prégnante, entendent de plus en plus de parents émettre le vœu de partir et ont demandé que la cour de récréation soit visuellement isolée, par une bâche, du trafic qui se déroule juste derrière ses grilles…Mais cette école n’a pas encore reçu la visite de Najat Belkacem ni celle de Bernard Cazeneuve ou de son successeur.

La décision prise par l’OPAC de l’Oise intervient après une série d’événements survenus en 2016 : autant d’échecs qui ont marqué le quartier. Ce furent les fermetures successives, jusqu’en mai, des quatre résidences pour étudiants, soit 226 studios récemment réhabilités et dont nombre des locataires étaient consommateurs de drogue. Mi-janvier 2016, la Caisse d’allocations familiales de Compiègne, après des agressions et des coups de feu, a cessé son activité,  » un coup dur car ils s’étaient engagés, en achetant leurs locaux, à être là pour longtemps « , déplore Sylvie Pottier, directrice de l’antenne locale de l’OPAC de l’Oise.

L’opération ratée de reconquête des parties communes, en avril 2016, fut aussi vécue comme une défaite :  » Nous avions décidé, en accord avec la municipalité, la préfecture et la police, d’embaucher quinze agents de sécurité aidés de chiens pour, vingt heures sur vingt-quatre, empêcher tout trafic, raconte Stéphane Denis. Il raconte que ça a marché le premier jour. Le deuxième, les vigiles ont été menacés ou se sont vu proposer de l’argent pour déguerpir. Le troisième, ce fut «  l’attaque en règle, par une soixantaine d’individus, avec tir de mortier, caillassage et armes de poing, sans que les forces de l’ordre ni les pompiers ne puissent intervenir puisqu’elles étaient mobilisées à l’autre bout de la ville par une opération de diversion, l’incendie de 34 véhicules municipaux  » !

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Ultime humiliation, le 3 juin 2016, avec l’accueil par des jets de pierre du jeune président de l’OPAC de l’Oise, Arnaud Dumontier, également maire (LR) et conseiller départemental de Pont-Sainte-Maxence, ville voisine de Compiègne, venu visiter les lieux.

 » L’OPAC est allé au bout de ce qu’il pouvait faire, soutient Stéphane Denis. Dix personnes s’occupent de sécurité, des caméras de surveillance quadrillent le terrain… La police et la justice agissent, mais cela n’assure pas la sécurité au quotidien « .

Le préfet de l’Oise, Didier Martin, arrivé en janvier 2016, ne cache pas non plus son agacement :  » Je comprends l’exaspération des habitants mais il ne faut pas oublier l’action sous-marine, discrète mais importante de la police et de la justice dont l’objectif est de traquer les têtes de réseaux, pas les petits guetteurs « . Sous l’impulsion du procureur de la République Stéphane Hardouin, un groupe local de traitement de la délinquance s’est réuni régulièrement, depuis 2015, jusqu’à son départ, en juin 2016. Hélas, la nouvelle procureure ne prendra ses fonctions que mi-janvier, après une carence du poste de six mois…

 » Dix-sept opérations de police ont eu lieu, en 2014, vingt en 2015, vingt-six en 2016, avec des trafics démantelés, en visant les acheteurs pour remonter jusqu’aux vendeurs « , selon Jean-Luc Taltavull, secrétaire général adjoint du Syndicat des cadres de la police nationale et ancien directeur départemental adjoint de la sécurité publique de l’Oise. A plusieurs reprises, la police a démonté des cabanes qui faisaient office de  » drive  » pour vendre la drogue aux consommateurs sans qu’ils descendent de voiture…  » Mais, avec un seul véhicule police secours et deux ou trois agents, la sécurisation au quotidien du Clos des Roses est impossible. Les policiers ne se déplacent que pour une urgence, sinon ils sont systématiquement pris à partie. Il aurait fallu des renforts de CRS, mais ils étaient souvent mobilisés ailleurs « .

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Compiègne n’est pas la seule ville à appeler au secours face à la progression du trafic de drogues. Stéphane Peu, président (Front de gauche) de l’office public Plaine commune habitat (18 000 logements sur sept communes de Seine-Saint-Denis), a, lui aussi, le 8 novembre 2016, tiré la sonnette d’alarme.  » Un quart de notre patrimoine est sous l’emprise des trafiquants « , plaide-t-il, dénonçant le cortège de blessures par balles, règlements de comptes, agressions physiques, vols, cambriolages qui empoisonnent la vie des habitants et dissuadent les commerçants et professions libérales de rester. Il a décidé d’attaquer l’Etat pour refus de porter les effectifs locaux de police de 290 à 500 agents,  » soit un policier pour 200 habitants, comme à Paris « , argumente-t-il. Son initiative a un écho certain dans le monde HLM.

En vérité, nous touchons ici du doigt l’impuissance des pouvoirs publics face à ce problème car, si le gouvernement de la France avait conscience de ses responsabilités (qu’il a tant voulu exercer et qu’il continue de vouloir assumer) et le courage inhérent à celles-ci (en termes non conformes aux règles de la politesse nous dirons que » si ce gouvernement était couillu « ), il prendrait les décisions suivantes (Lire « Le plan com. de Bernard Cazeneuve » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/05/15/bulletin-climatique-quotidien-15-mai-2015de-la-republique-francaise/) :

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1/ faire boucler par les forces de l’ordre, de façon inattendue et brutale, toutes les voies d’accès et de sortie de ces quartiers,

2/ donner l’ordre à nos forces armées, avec couverture aérienne (hélicoptères et drones) et blindée, de prendre d’assaut l’intégralité de ce territoire de non droit,

3/ en opérer le ratissage intégral, rue par rue, barre d’immeuble par barre d’immeuble, appartement par appartement, des caves aux terrasses,

4/ interpeller tout individu considéré comme suspect, saisir toute arme réelle ou par destination ainsi que tout objet ou substance susceptible d’être en rapport avec quelque trafic que ce soit et, bien sûr, abattre tout individu manifestant la moindre velléité de rébellion.

Il déciderait évidemment aussi de déchoir de la nationalité française tout individu réputé impliqué dans les trafics en question et les violences évoquées puis de les expulser ou, à défaut d’accueil par un pays étranger, de réintroduire à cet effet la peine de relégation.

D’ici là, il ne sert à rien de pleurnicher des larmes de crocodile.

III. Ça finit toujours par leur monter à la tête…

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Youssoufi Touré, alors président de l’Université d’Orléans, défile à la tête de ses étudiants pour la clôture…des fêtes johanniques. Sans doute confondait-il la toge avec la djellaba.

C’était l’époque où tout semblait sourire à Youssoufi Touré. Celle surtout où le pot aux roses n’avait pas encore été découvert. Car, on ne peut pas les en empêcher, les ors de la République et de ses hautes fonctions finissent tôt ou tard par monter à la tête à toutes ces  » Chances pour la France  » et à faire remonter à la surface leurs vieux démons. Souvenez-vous par exemple du cas de Laroussi Oueslati, ancien président de l’université de Toulon et récemment condamné pour escroquerie (Lire « Toulon n’est pas Carthage » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/02/25/bulletin-climatique-quotidien-25-fevrier-2016de-la-republique-francaise/) ainsi que des amis maghrébins ou antillais de François Hollande poursuivis pour trafic d’influence, abus de confiance, blanchiment ou autre malversations comme Faouzi Lamdaoui, Kader Arif, Yamina Benguigui ou Victorin Lurel (Lire « Le lobby maghrébin de l’Elysée » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/02/15/bulletin-climatique-quotidien-15-fevrier-2016-de-la-republique-francaise/).

Youssoufi Touré, originaire de Bamako (Mali), traine, lui, un boulet particulièrement explosif. Si les difficultés se sont accumulées durant ses dix mois à la tête du rectorat de Guyane, sa gestion de l’université d’Orléans, dont il a été président de 2009 à 2016, apparaît comme bien plus grave et avec des conséquences qui risquent d’être désastreuses pour les étudiants.

Un rapport complet de l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) sur les finances de l’établissement, qui accuse un trou évalué à 12 millions d’euros, doit être rendu au ministère de l’éducation nationale dans les prochains jours. Et il promet d’être particulièrement sévère : des poursuites en justice pourraient en découler, en raison d’un certain nombre de pratiques pour le moins irrégulières.

En octobre 2016, un rapport d’étape de l’inspection a révélé la situation  » extrêmement préoccupante  » de l’université d’Orléans, avec tous les  » indicateurs au rouge « . Au regard des dépenses engagées, un trou de 12 millions d’euros est à prévoir dans le fonds de roulement de l’établissement, aujourd’hui inexistant. Et si le premier déficit, de 400 000 euros, n’est apparu qu’à l’issue de l’année 2015, cela ne ferait que masquer une accumulation de budgets  » insincères  » les années précédentes, indique le président actuel, Ary Bruand.

La nouvelle équipe présidentielle, arrivée aux manettes de l’établissement au printemps, a tenté de redresser la barre avec de premières économies dès 2016, et le vote d’un plan de redressement conséquent pour 2017 : une coupe de 3 millions d’euros, avec le non-remplacement de la moitié des 92 postes vacants de l’université. Le président refuse cependant que  » l’université paye seule la note « , alors que  » l’Etat a sa part de responsabilité « , n’ayant pas effectué sa mission de contrôle pour stopper cette dérive budgétaire. «  Ce n’est pas à l’établissement de se sacrifier pour couvrir des dysfonctionnements dont il n’est que partiellement responsable, défend-il. Reboucher ce “trou” en quatre ou cinq ans, comme le souhaite l’inspection, nécessite de poursuivre sur une trajectoire d’austérité extrême qui n’est pas tenable pour l’université.  »

Si de nombreuses universités rencontrent des difficultés financières, l’affaire orléanaise est d’une nature bien plus alarmante, ressemblant par bien des points aux déboires de l’université Versailles-Saint-Quentin en 2013, proche de la cessation de paiement, avant d’être renflouée par l’Etat. Le parallèle est troublant : l’ancienne présidente versaillaise, devenue entre-temps rectrice de Dijon, avait été démise de ses fonctions au rectorat suite à la publication du rapport de la Cour des comptes faisant état de sa mauvaise gestion de l’établissement.

À Orléans, outre des erreurs de gestion – les inspecteurs viennent encore de découvrir qu’une recette de 720 000 euros a été comptabilisée… deux fois ! – des soupçons de pratiques illégales planent au-dessus des années de l’ère Touré. Il semble en effet que  la compagne de l’ancien président, titulaire d’un master en ressources humaines, a été propulsée à la tête d’une cellule  » Investissements d’avenir  » et d’une plate-forme technologique  » nanosynthèse « , à un salaire particulièrement élevé. Avec un certain nombre d’avantages inhabituels pour une collaboratrice à l’université : remboursements de frais pour ses allers-retours quasi quotidiens entre Bourges et Orléans, puis d’une voiture de location, de ses frais d’essence…

Sans compter des dérapages personnels du président, comme la facture téléphonique de plus de 8 000 euros qu’il n’a toujours pas remboursée à l’université. Plusieurs élus dénoncent quant à eux, dans Libération, le train de vie de l’ancienne présidence, qui a nommé pas moins de 14 vice-présidents, et le clientélisme dont elle aurait fait preuve, avec des primes, avantages et promotions pour un certain nombre d’élus. Cela s’appelle de la corruption dont on sait que, si elle est répandue un peu partout, elle n’en est pas moins institutionnalisée sous certaines latitudes…

 » L’université se réserve le droit d’agir en justice, au niveau disciplinaire mais aussi pénal « , prévient le président Ary Bruand, qui avait lui démissionné de l’équipe de Youssoufi Touré après seulement un an de mandat. L’Etat pourrait également entreprendre des poursuites, une fois le rapport de l’inspection remis.

La France a vraiment beaucoup de chance ! Même si l’on est en droit de penser qu’elle en accepte un peu trop…

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

La renaissance de l’hôtel de Coulanges

Dans le quartier du Marais, dans le quatrième arrondissement de la capitale, au 35-37 de la rue des Francs-Bourgeois, l’hôtel de Coulanges se convertira en 2019 en un lieu consacré à la mode et au design. Tel a été le choix du jury du concours « Réinventer Paris » qui a plébiscité en 2016 ce projet élaboré par le collectif Coulanges – Mode création & design.

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Vue d’artiste du nouvel hôtel de Coulanges

Une fois que les actuels occupants, la Maison de l’Europe et les services de la direction culturelle de la Ville de Paris, auront déménagé, cet hôtel particulier du XVIIe siècle connaîtra plusieurs mois de travaux pour une renaissance prévue en 2019. Sous la cour d’honneur, qui sera repavée, 600 m2 d’espaces en sous-sol consacrés à la mode seront creusés.

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Le but ? Accueillir des défilés : ceux de la « Fashion Week » parisienne, ceux des écoles de mode et encore d’autres événements. Au rez-de-chaussée et au premier étage (1 300 m2 au total), seront installés des ateliers de créateurs. Quant aux niveaux supérieurs, du deuxième au quatrième étage, ils seront convertis en espace de travail sur 1 000 m2.

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Extérieurement et intérieurement, l’hôtel de Coulanges va connaître une réhabilitation dans les règles de l’art. Inscrit au titre des monuments historiques, cet hôtel particulier de 2 000 m2, autrefois la demeure de jeunesse de la marquise de Sévigné, retrouvera son lustre et son allure initiale.

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La marquise de Sévigné

Une fois réhabilité, cet édifice de caractère s’ouvrira sur son quartier, déjà très animé grâce à la présence de nombreuses boutiques de prêt-à-porter haut de gamme. Coût global de l’opération : 16 millions d’euros, dont 9 millions pour la restructuration.

Le 10 janvier 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

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2 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (10 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

Trackbacks/Pingbacks

  1. actualitserlande - janvier 16, 2017

    […] Déjà, dans une tribune publiée dimanche 8 janvier dans le JDD, 150  » personnalités marseillaises  » (autoproclamées) qui souhaitent  » porter le changement et appeler à une politique plus efficace et plus humaine (sic) » plaidaient pour une « légalisation contrôlée » du cannabis. Elles y voient, entre autres, un moyen de mettre fin aux  » réseaux mafieux qui prospèrent sur l’interdit et qui tuent  » et une manière de réaliser des  » économies substantielles  » (Lire « Ça continue » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/10/bulletin-climatique-quotidien-10-janvier-…). […]

  2. BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (6 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE:La   cannabisation   de la campagne présidentielle-et varia | «actualitserlande - avril 17, 2017

    […] dont la consommation précoce est dangereuse ? (Lire « Ça continue » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/10/bulletin-climatique-quotidien-10-janvier-… et aussi « Ils veulent dépénaliser l’usage du cannabis » : […]

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