BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN ( 13 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

13 Jan

I. En voici qui font…bois de tout feu

Un couple de vendeurs à la sauvette, d’origine kosovar,  a été condamné mercredi par le tribunal de Bobigny à un an de prison, dont six mois ferme (entendez qu’ils en sont déjà sortis !). Il s’était fait passer pour victime de l’attentat au Stade de France le 13 novembre 2015. Le parquet avait requis un an de prison ferme, jugeant leur comportement « innommable ». L’avocat du Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI), qui recevra 1 euro symbolique, avait lui réclamé une peine qui « marque ». Et déploré que le travail de la structure, qui a déjà indemnisé 2 434 victimes du 13-Novembre, soit « perturbé » par ces fausses victimes qui croient jouer à « la roue de la fortune ».

Le soir du 13 novembre 2015, le couple condamné à Bobigny était bien à Saint-Denis pour vendre des écharpes. Mais, à l’heure ou le troisième kamikaze – dont il disait être victime – actionne sa ceinture d’explosif, il avait déjà quitté les lieux…

C’est ce que les enquêteurs, alertés par le parquet de Paris au sujet de plusieurs incohérences dans le dossier des deux Kosovars, ont découvert en contrôlant leur téléphone portable : au moment de l’explosion, il bornait à Aulnay-sous-Bois, où ils habitent.

Placés en garde à vue, l’homme handicapé à 80 % et son épouse, enceinte de leur deuxième enfant, ont commencé par nier. Dans le box du tribunal, ils ont dit « regretter » avoir menti aux policiers et aux médecins. Et tenté de se justifier en évoquant un couple d’amis, réellement blessés, qui leur auraient dit de « faire comme eux », les milliers d’euros de dettes de loyer, la menace d’expulsion. Comment, vous n’avez pas encore les larmes aux yeux ? Mais vous êtes sans coeur !…

« Ce sont des gens tellement désemparés qu’ils ne se sont pas rendu compte de la portée de leur acte. On est dans le procès de ce que la misère, pécuniaire comme intellectuelle, peut produire », a défendu leur avocat, Olivier Monin. Pour nous, c’est bien plus simple : QUE FOUTENT-ILS CHEZ NOUS ? Et quand seront-ils expulsés ?

Les condamnations de fausses victimes des attentats se succèdent. Il s’agit en effet de la quatrième condamnation, depuis les attentats à Paris et à Saint-Denis, pour tentative d’escroquerie ou escroquerie envers le FGTI. Toutes perpétrées par autant de  » Chances pour la France « .

La peine la plus lourde – trois et six ans de prison ferme – a été prononcée par le tribunal de Grasse (Alpes-Maritimes) à l’encontre d’un couple qui avait perçu 60 000 euros pour avoir prétendu avoir été « soufflé » par une explosion aux abords du Stade de France. Mais les deux concubins ont été confondus quand ils ont à nouveau tenté d’escroquer le FGTI à la suite de…l’attentat de Nice !

La République est, paraît-il, bonne fille (mais on ne nous dit pas avec qui). Voilà en tout cas où mène sa générosité. Il est temps que ça cesse.

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II. Nous ne pourrons bientôt plus nous soigner

Il y a longtemps déjà que nous dénonçons les pénuries de médicaments en France (Lire « Et ça ne va pas mieux en matière de médicaments » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/07/17/bulletin-climatique-quotidien-17-juillet-2015de-la-republique-francaise/). Pensez-vous que la situation se soit améliorée depuis que nous sonnons le tocsin ? Jugez-en.

La situation est aujourd’hui jugée « préoccupante ». C’est un euphémisme : près de 400 médicaments en rupture d’approvisionnement ont été signalés à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) au niveau national en 2015, selon les chiffres communiqués fin décembre 2016. Si les chiffres 2016 ne sont pas encore connus, la tendance est la même. C’est presque dix fois plus qu’en 2008 (44 médicaments concernés).

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Et l’ANSM ne recense-t-elle là que des médicaments dits d’intérêt thérapeutique majeur, c’est-à-dire ceux dont « l’indisponibilité transitoire, totale ou partielle, est susceptible d’entraîner un problème de santé publique (mise en jeu du pronostic vital, perte de chance importante pour les patients) ». On parle de ruptures d’approvisionnement lorsqu’une pharmacie d’officine ou d’hôpital est dans l’incapacité de dispenser un médicament à un patient dans un délai de 72 heures.

Pour le Conseil national de l’ordre des pharmaciens, il s’agit « d’une véritable préoccupation de santé publique ». « Ça embête tout le monde, c’est anxiogène pour le patient et chronophage pour les pharmaciens », explique Isabelle Adenot, présidente de l’instance.

Au total, environ 2 % de l’ensemble des spécialités pharmaceutiques (soit 297) faisaient l’objet de ruptures de stock fin novembre 2016, sur les 14 730 spécialités existantes, un chiffre comparable à celui des mois précédents mais supérieur à ceux observés en 2015, précise ­Isabelle Adenot. Des chiffres issus du tableau de bord DP-ruptures, lancé en 2013. Un outil actuellement déployé dans 3 800 officines. Si toutes les classes de médicaments sont concernées, trois catégories sont plus spécialement ­affectées, selon l’ANSM : les anti-infectieux (dont les vaccins), les médicaments du système nerveux et les anticancéreux. L’agence, qui liste ces ruptures, doit dans ces cas-là mettre en place des solutions alternatives avec l’industriel.

Pour le professeur Alain ­Astier, chef du département de pharmacie du groupe hospitalier Henri-Mondor (AP-HP, Créteil), et membre de l’Académie de pharmacie, le problème est quasi quotidien. Le laboratoire AstraZeneca vient de confirmer l’arrêt de commercialisation à l’hôpital de la ­Xylocaine adrénalinée, utilisée en urgence lors d’anesthésies obstétricales, comme des césariennes. Il est donc recommandé de se tourner vers les spécialités du laboratoire concurrent Aguettant, mais les concentrations sont différentes. « Les risques d’erreur et de ­confusion sont possibles pour un produit utilisé de surcroît en ­urgence », pointe Alain Astier.

Autre exemple, le Rimifon, traitement antibiotique contre la tuberculose, qui n’est plus disponible sous forme injectable. Certes, il existe une solution alternative, mais le produit venant d’Italie, la notice est en italien, ce qui peut être là aussi source d’erreur. De même, le médicament d’immunothérapie instillé dans la vessie à base de BCG (Immucyst) est en tension. De plus, la mitomycine, chimiothérapie utilisée également pour traiter le cancer de la vessie, est très fréquemment en rupture de stock, constate Alain Astier. « A chaque fois, c’est extrêmement compliqué pour le patient et encore plus pour nous, poursuit le spécialiste. Les alternatives sont souvent moins efficaces et plus toxiques ».

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Le seul qui ne soit jamais en rupture de stock

Dans les officines, c’est moins problématique mais « le manque de certains médicaments est embêtant », constate Isabelle Adenot. Ainsi Altim, utilisée pour des infiltrations contre les rhumatismes ou des pommades gynécologiques utilisés contre les effets de la ­ménopause sont en fortes tensions d’approvisionnement.

Comment expliquer ces ruptures ? Les origines sont multifactorielles : des stratégies industrielles de rationalisation des coûts de production qui conduisent les laboratoires à produire en flux tendu, des difficultés survenues lors de la ­fabrication de matières premières ou des produits finis, souvent délocalisée en Chine, en Inde… ou ­encore des défauts de qualité sur certains médicaments fabriqués dans ces pays à bas coût. Ces signalements ont augmenté de 624 en 2004 à 1 702 en 2015, selon les chiffres de l’ANSM.

Il suffit donc d’un grain de sable pour que la chaîne ne fonctionne plus : un atelier fermé, un retard, une mauvaise anticipation de la demande… Pour Patrick Errard, président du LEEM (les entreprises du médicament), « les productions de médicaments se font de plus en plus à flux tendu, nos usines produisent pour le marché mondial ». Alain Astier y voit d’autres raisons plus économiques. Ces produits ont tous un point commun : « Ce sont pour la plupart des vieilles ­molécules qui rapportent peu ».

Pour remédier au problème, la loi de santé de janvier 2016 a ­imposé (mais manifestement sans grand succès) aux industriels la mise en place d’un plan de gestion des ­pénuries, notamment pour les médicaments à intérêt thérapeutique ­majeur. Depuis 2008, la ­déréglementation autorise les grossistes répartiteurs à revendre les médicaments dans des pays où les prix sont plus avantageux. Un des innombrables bienfaits de la mondialisation !

Le dernier projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) va obliger industriels et grossistes répartiteurs à privilégier le marché français en cas de rupture et à communiquer les médicaments qu’ils ­exportent. Mais des décrets doivent encore préciser les nouvelles règles.

Et ce n’est pas pour demain puisque l’état électoral quasi permanent dans lequel nous nous trouvons relègue toujours à plus tard ce que l’on devrait faire aujourd’hui.

III. Et la France qui rapetisse

La population de notre pays augmentant régulièrement, en partie du fait d’une immigration débridée, mais l’érosion de nos côtes s’accélérant un phénomène inédit nous menace : un accroissement incontrôlable de la densité de la population !

Car, en effet, en France, les populations sont majoritairement réparties le long des littoraux et dans les grands centres urbains où les densités sont plus importantes.

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Nous savons aujourd’hui que la puissance de l’érosion à l’œuvre sur une bonne partie des quelque 20 000 km de littoral français, -alliée à la montée des eaux, fait -reculer les dunes, effrite les falaises, engendre éboulements et submersion marine. Le rythme du changement est encore loin d’être connu partout, mais l’expertise progresse. L’inquiétude aussi : au moins 22 % des côtes reculent, de 10 cm jusqu’à 8 m par an en moyenne.

Aucun département côtier n’est épargné. La quasi-totalité des falaises de Seine-Maritime, par exemple, reculent. Sous l’effet répété de la houle, des tempêtes, du manque de sédiments et des déséquilibres produits par les ports, barrages et autres digues, 142 communes enregistrent un retrait de 50 cm par an, et dix-neuf de plus de 3 m, tandis que des fonds d’estuaire gagnent quelques centimètres.

La densité de population y est 2,5 fois supérieure à la moyenne nationale, et 4 millions d’habitants supplémentaires y sont attendus d’ici à 2040. Un inextricable casse-tête pour l’aménagement du territoire.

Mercredi 11 janvier, les sénateurs ont débattu, en première lecture, d’une proposition de loi sur  » l’adaptation des territoires littoraux au changement climatique « . Ce texte, initialement déposé par les députés socialistes Chantal Berthelot (Guyane) et Pascale Got (Gironde), ainsi que Bruno Le Roux, qui a depuis rejoint le gouvernement, a essentiellement pour objectif de fournir des outils juridiques aux élus locaux concernés, souvent dépassés par des situations inédites. Comment anticiper le recul du trait de côte ? Jusqu’où faire jouer le principe de précaution ? Selon quelles règles indemniser les propriétaires malheureux ? Et surtout, où trouver des espaces pour  » relocaliser  » quand la commune est déjà sous pression ?

 » Il va falloir concevoir autrement nos stations balnéaires : tous les volets ne pourront pas toujours s’ouvrir sur le large « , prévient Pascale Got. Elle assure que les maires étaient demandeurs de ces nouveaux moyens d’action. D’autant que tous ceux proposés reposent sur le volontariat.  » Jusqu’à présent, il n’existait que des zones rouges, où l’on n’avait pas le droit de faire quoi que ce soit, et les zones bleues, où l’on pouvait construire n’importe comment. Il manquait une notion plus subtile qui permette le maintien momentané d’activités sur des terrains que l’on sait condamnés à une échéance de vingt ou cinquante ans.  »

Les  » zones d’activité résiliente et temporaire  » devraient donc faire leur apparition. Les pouvoirs publics pourront y acquérir des biens puis laisser leurs occupants dans leurs murs, moyennant un contrat spécifique temporaire : un  » bail réel immobilier littoral « . Le texte prévoit aussi des exonérations fiscales pour les entreprises qui devront obligatoirement plier bagage à terme.  » Il faut séquencer le recul, sinon nous allons avoir des friches partout ! « , lance la députée de Gironde.

D’autre part, dans les territoires déjà frappés de plein fouet par la mobilité du trait de côte, les plages, les herbiers et les mangroves restent les meilleures protections. Il faut les préserver, mais en autorisant dans certains cas d’y bâtir des ouvrages de défense contre la mer, envisage la proposition de loi.

Ce texte plutôt technique, qui insiste sur l’amélioration des connaissances et l’information du public, faisait jusqu’à présent l’objet d’un consensus. Mais voilà qu’à son arrivée au Sénat, des parlementaires se sont saisis de l’occasion pour tenter, une fois de plus, d’assouplir la loi littoral, un acquis de trente ans cher au cœur des Français et intouchable aux yeux des défenseurs de l’environnement tant elle a permis de préserver les côtes françaises du bétonnage en cours dans certains pays voisins.

Certains en profiteraient pourtant volontiers pour l’écorner. Tant qu’à déplacer le bâti menacé, pourquoi ne pas en profiter pour ouvrir largement la possibilité d’installer des activités nouvelles dans des zones proches du rivage (entre 300 m et 2 km) ? Une quinzaine d’associations bretonnes ont lancé un appel, relayé par France Nature Environnement, contre ce genre de tentatives, en particulier celles visant à autoriser l’extension de l’urbanisation en dehors des bourgs et des villages existants.

Mercredi soir, dans l’Hémicycle, il a bien davantage été question de la loi littoral que du recul du trait de côte. Tout en assurant solennellement son attachement à l’esprit de celle-ci, le sénateur (LR) des Côtes-d’Armor Michel Vaspart n’a eu de cesse de chercher à la détricoter. Le ton a même fini par monter. «  On est en train de toucher à un texte fondamental sans précaution, comme des gamins ! « , a lancé la communiste Evelyne Didier (Meurthe-et-Moselle). Mais, en réalité, ce ne sont pas des gamins. Ce sont, la plupart du temps, des prédateurs davantage préoccupés de leurs intérêts financiers que de leurs concitoyens.

Quoi qu’il en soit, la densification des côtes pose question. Les scientifiques, s’ils ont raison, annoncent que la surface de l’océan s’élèvera d’environ un mètre d’ici à 2100. Pour les côtes françaises, cela se traduirait par une augmentation d’un tiers des surfaces et des linéaires d’infrastructures susceptibles d’être submergés lors d’un coup de tabac, ainsi que de la moitié des bâtiments. Sans tenir compte des immeubles nouveaux, ce sont 423 800 édifices en métropole et 24 600 outre-mer qui risqueraient de se retrouver sous les vagues.

Cette urgence, Pascale Got l’avait évoquée lors de son discours devant l’Assemblée nationale, le 1er décembre 2016, où sa proposition de loi avait été adoptée. Elle avait alors appelé ses collègues à agir. Elue de Gironde, elle compte dans sa circonscription le Signal, le bien nommé immeuble dressé au bord de la plage de Soulac comme un symbole de l’érosion en marche.

Bâti dans les années 1960 à 200 m du rivage, il surplombe à présent une dune prête à s’effondrer, tandis que l’océan ne se trouve plus qu’à une vingtaine de mètres. En janvier 2014, face au péril, les pouvoirs publics avaient obligé les habitants à quitter les lieux. Depuis, ces derniers se débattent dans un imbroglio juridique qui empêche leur indemnisation. La proposition de loi contient un amendement à leur intention.

Avec ses tempêtes à répétition, l’hiver 2013-2014 avait été exceptionnellement rude, non seulement pour Soulac, qui avait perdu 40 m de plage, mais pour tout le littoral du Sud-Ouest, qui avait subi des reculs de 10 à 20 m. L’Observatoire de la côte Aquitaine a rendu publique, en décembre 2016, une étude prospective qui le confirme. Alors que l’érosion chronique s’élève désormais, en moyenne, à 2,50 m par an en Gironde et à 1,70 m dans les Landes, les parties sableuses pourraient connaître un retrait de 20 m d’ici à 2025 et de 50 m d’ici à 2050 ; les secteurs rocheux perdraient, eux, respectivement de l’ordre de 10 m et 27 m.

Il n’y a plus de doute. Nous vous conseillons de réaliser tous vos biens immobiliers et de venir vous installer en Creuse. En prime, vous n’y trouverez aucun prénom musulman !*

* Lire « L’islamisation de l’état-civil avance à grands pas » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/12/bulletin-climatique-quotidien-12-janvier-2017-de-la-republique-francaise/

 

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

La Grande Marche Pour la Vie est Lancée !

RENDEZ-VOUS A PARIS LE 22 JANVIER

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Le 13 janvier 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

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