BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (16 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

16 Jan

I. R T , le média qui monte

RT est le premier média russe international, présent à la fois sur internet et à la télévision mais souvent plus connu sous son ancienne appellation de Russia Today. RT revendique déjà 800 millions de téléspectateurs.

Vous pouvez donc imaginer pourquoi Margarita Simonian, rédactrice en chef de RT est ulcérée par le fameux rapport du renseignement américain (que personne n’a jamais vu ni lu) sur de supposées interférences russes dans l’élection présidentielle américaine.

Le nom de Margarita Simonian apparaît pas moins de vingt-six fois dans les quelques pages prétendument déclassifiées du rapport rendu public le 6 janvier et validé par les trois agences américaines de renseignement, CIA, FBI et NSA, qui affirment que  » la machine de propagande de l’Etat russe composée de RT et de Sputnik – autre réseau supervisé par Margarita Simonian – a contribué à influencer la campagne en servant de plate-forme de messagerie au Kremlin « .

En complément des pirates informatiques manipulés par le GRU (le renseignement militaire russe) et des trolls, les deux médias pro-Kremlin, diffusés par l’intermédiaire de la télévision ou d’Internet aux Etats-Unis et dans d’autres parties du monde, agiraient depuis plusieurs années  » pour saper la confiance dans les procédures démocrates américaines « , dénonce le document. Leur couverture de la campagne de la candidate démocrate, Hillary Clinton, a été  » systématiquement négative « , à l’opposé des commentaires sur son rival républicain, Donald Trump.

 » Le gag de l’année ! « , a réagi sur Twitter, à la sortie du rapport, la rédactrice en chef de RT. Nommée à son poste en 2005, Margarita Simonian, 36 ans, multiplie les mises au point vengeresses sur les approximations du document, et la mise en cause d’émissions disparues. Elle tourne en dérision, sans les nier, les assertions sur ses rencontres avec Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, qui a révélé les courriers électroniques piratés du QG démocrate d’Hillary Clinton, ou sur ses liens avec Alexeï Gromov. Ex-dirigeant de la première chaîne russe de télévision, ce dernier est aujourd’hui directeur adjoint de l’administration présidentielle de Vladimir Poutine, inscrit sur la liste des sanctions américaines et européennes depuis la crise ukrainienne.

 » Alexeï Gromov est effectivement mon contact au Kremlin. Nos réunions ne sont pas rares, et impliquent parfois des boissons d’adulte. Je préfère la bière allemande, alors qu’il aime la vodka russe, ces faits sont indiscutables « , raille Margarita Simonian.

En décembre 2014, la rédactrice en chef de RT avait raconté sur un blog l’une de ces entrevues au cours de laquelle le fondateur de WikiLeaks l’aurait mise en garde après lui avoir raconté la suppression d’une chaîne kurde confidentielle au Danemark pour des raisons géopolitiques :  » Avec vous, ils vont faire la même chose.  »

Journaliste depuis l’âge de 18 ans, diplômée de l’université de journalisme de Kouban, territoire dans le sud de la Russie proche de la Crimée, Margarita Simonian, issue d’une famille d’origine arménienne, est devenue en quelques années le visage d’une information russe décomplexée. Mère de deux jeunes enfants, elle maîtrise parfaitement l’anglais, qu’elle a appris aux Etats-Unis, à Bristol, dans le New Hampshire.  » A l’âge de 15 ans, sans contacts ni argent, j’ai étudié dans le cadre d’un programme d’échange étudiant payé par les contribuables américains. A cette époque, Donald Trump était déjà un important contribuable. Tirez-en vos propres conclusions « , ironise-t-elle dans sa lettre de réplique à la CIA.

Elle est le premier fantassin de la  » guerre de l’information  » décrétée par Vladimir Poutine, et sa cible favorite reste  » les médias mainstream  » occidentaux qu’elle accuse de vouloir  » monopoliser l’information « . Ses arguments sont rodés :  » Deutsche Welle, la BBC ou France 24 sont bien financés par des Etats, quelle différence cela fait-il avec nous ? « , avançait-elle tout en précisant dans la foulée :  » On regarde ce que font les autres, on voit ce qu’ils ignorent ou laissent de côté, et on fait l’inverse.  »

Avenante, cette brune aux yeux verts, qui dégaine plus vite que son ombre sur son compte Twitter, par le biais duquel elle entretient une correspondance cinglante avec l’ex-ambassadeur américain en Russie, Michael McFaul, sait se montrer féroce. Sur RT, le traitement de l’actualité, qu’il s’agisse de la présidentielle américaine, de la crise des migrants en Europe, ou de la libération d’Alep en Syrie, présente les faits sans nuance : l’Occident ment avec la complicité du  » mainstream  » médiatique. Dieu sait que ce n’est pas toujours faux…

En novembre 2016, une résolution du Parlement européen dénonçait RT comme l’un des  » instruments de propagande et de désinformation  » de Moscou. Sans émouvoir Margarita Simonian, qui brandit la  » liberté de la presse « .

Diffusée en anglais, en arabe et en espagnol (hors Internet où son rayonnement est encore plus large), RT, parvenue à se hisser à la deuxième place des chaînes de télévision en continu aux Etats-Unis, ne compte pas s’arrêter là. Une enveloppe supplémentaire de 1,22 milliard de roubles (19,2 millions d’euros) a été inscrite à son profit dans le budget russe 2017 adopté fin décembre par le Parlement, portant à 18,7 milliards (295 millions d’euros) la subvention annuelle de l’Etat.

Cette rallonge, supérieure à l’augmentation globale destinée aux chaînes de télévision russe, dont Perviy Kanal et NTV, a été introduite après la première lecture du budget à l’initiative du gouvernement qui l’a justifiée par  » la création, le développement et la distribution d’une chaîne de télévision en langue française « . Prévue depuis 2014, mais gelée en raison de la crise financière traversée par la Russie depuis l’embargo européen, la version française de RT est ainsi ranimée à quelques mois de l’élection présidentielle.

Nul doute qu’il faudra compter bientôt avec elle.

II. Qui avait raison ?

Les Nations unies et les pays occidentaux s’évertuent depuis plus d’un an à maintenir en Libye un gouvernement fantoche au travers de ce qu’ils appellent l’accord de Skhirat (ville de la côte marocaine). Peine perdue, comme nous n’avons cessé de le répéter et comme en témoignent nombre d’articles publiés sur notre blogue (Lire « Le Monde admet enfin que le CER avait raison à propos de la Libye » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/20/le-monde-admet-enfin-que-le-cer-avait-raison-a-propos-de-la-libye-il-etait-temps/).

Et le pire…c’est que, chaque jour, c’est pire que la veille ! Et tout ça parce que Nicolas Sarkozy, cornaqué par BHL, son fou du roi, eut l’idée aussi  » sotte que grenue  » d’attaquer son ancien ami Mouammar Khadafi pour supprimer toutes les preuves de leurs turpitudes financières communes.

Quoi qu’il en soit, le gouvernement libyen d’  » union nationale  » de Faïez Sarraj, activement soutenu par les Nations unies et les Occidentaux, a une nouvelle fois étalé son impotence, jeudi 12 janvier, en se laissant défier sans réagir par son principal opposant à Tripoli même. Trois ministères – ceux de la défense, du travail et des  » martyrs  » (où l’on retrouve l’habituelle grandiloquence du monde arabo-musulman)– ont été occupés plusieurs heures par les partisans armés de Khalifa Al-Ghwell, le  » Premier ministre  » d’un  » gouvernement  » concurrent, dit de  » salut national  » (encore la même grandiloquence pour parler d’un ramassis de gangsters), qui avait été délogé fin mars 2016 par M. Sarraj lui-même. Régnant de facto sur la Tripolitaine (ouest) entre 2014 et 2016, l’équipe de M. Ghwell était l’émanation du bloc Fajr Libya (Aube de la Libye), une coalition  » révolutionnaire  » au sein de laquelle les forces islamistes exerçaient une influence importante. L’affrontement entre celle-ci et le camp anti-islamiste, rassemblé autour du général Khalifa Haftar, avait plongé la Libye dans la guerre civile à l’été 2014. Eh bien ça continue.

C’est déjà la fermeture annoncée de la parenthèse Sarraj, l’homme que l’ONU a porté à bout de bras pour incarner et mettre en œuvre l’accord de Shkirat (Maroc) signé en décembre 2015 dans le but d’arracher la Libye au chaos post-Kadhafi. L’aisance avec laquelle M. Ghwell nargue à Tripoli son rival révèle en tout cas un climat, celui de la montée générale du désenchantement face à l’incurie du Conseil présidentiel (la direction politique du gouvernement d’  » union nationale « ) de M. Sarraj. Mais, pour nous, ce n’est évidemment pas une surprise (Lire « L’illusion de l’accord de paix en Libye » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/07/15/bulletin-climatique-quotidien-15-juillet-2015de-la-republique-francaise/).

Jeudi, M. Ghwell s’est offert le luxe de tenir une conférence de presse au cœur du ministère de la défense, dont la sécurité n’a opposé aucune résistance. En ce lieu éminemment symbolique, il a eu tout le loisir de proclamer que le Conseil présidentiel avait  » échoué  » et que l’accord de Skhirat  » imposé par les étrangers  » était  » mort « . Au ministère du travail, M. Ghwell a également fait irruption  » sans que les gardes de sécurité ne l’en empêchent « , pour s’entretenir avec les fonctionnaires de leurs problèmes de salaires et de conditions de travail…

Le coup de force de M. Ghwell est plus politique que militaire. Il vise à prouver que  » le Conseil présidentiel ne maîtrise pas la sécurité à Tripoli  » dans un contexte de  » déception populaire face aux difficultés de la vie quotidienne « , décode un fonctionnaire tripolitain. L’amertume de la population est vive, en effet, face aux coupures d’électricité, à la crise persistante de liquidités bancaires et à la montée de l’insécurité, en particulier les enlèvements crapuleux.

Plus qu’un coup d’Etat classique, la stratégie de M. Ghwell semble relever du grignotage territorial de la Tripolitaine, laissant pour le moment la Cyrénaïque au maréchal Khalifa Haftar . Déjà, à la mi-octobre, ses partisans s’étaient emparés du complexe Rixos, enclave hôtelière au cœur de Tripoli transformée en siège des assemblées postrévolutionnaires. De proche en proche, M. Ghwell fait bouger les lignes, jetant le doute parmi les milices de Tripoli qui avaient initialement soutenu M. Sarraj en raison de l’appui international qu’il pouvait afficher.  » La géographie militaire de la capitale est en train de se recomposer, souligne un observateur international basé à Tunis. Parmi les milices pro-Sarraj, certaines se rapprochent de Ghwell tandis que d’autres adoptent un profil bas, presque embarrassées par leur soutien au Conseil présidentiel.  » L’absence de réaction aux événements de jeudi illustre la décomposition du soutien militaire à M. Sarraj.

Les opposants à ce dernier se sentent d’autant plus encouragés à passer à l’action que le Conseil présidentiel est traversé par des tensions internes. La démission, début janvier, de Moussa Al-Koni, vice-président du conseil, qui a déclaré que l’accord de Skhirat était  » impossible à appliquer  » (il avait certainement lu le blogue du CER !), a porté un rude coup à une instance déjà fragile. A cette atmosphère délétère à Tripoli s’ajoute, pour M. Sarraj le défi militaire et diplomatique croissant que lui pose en Cyrénaïque (Est) le maréchal Khalifa Haftar, l’homme aujourd’hui le plus puissant en Libye et qui a toujours refusé de le reconnaître.

Tant que l’on refusera aux Libyens les bienfaits d’un néo-protectorat, il n’y a rien à espérer et les embarquements de hordes migrantes à partir des côtes libyennes continueront.

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III. Cannabis : la campagne électorale leur donne des ailes

Le contexte pré-électoral libère les énergies de tous les militants de la légalisation du cannabis. Et l’on voit fleurir les opinions favorables comme les propositions des candidats (de gauche évidemment) à la prochaine présidentielle.

Déjà, dans une tribune publiée dimanche 8 janvier dans le JDD, 150  » personnalités marseillaises  » (autoproclamées) qui souhaitent  » porter le changement et appeler à une politique plus efficace et plus humaine  (sic) » plaidaient pour une « légalisation contrôlée » du cannabis. Elles y voient, entre autres, un moyen de mettre fin aux «  réseaux mafieux qui prospèrent sur l’interdit et qui tuent  » et une manière de réaliser des  » économies substantielles  » (Lire « Ça continue » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/10/bulletin-climatique-quotidien-10-janvier-2017-de-la-republique-francaise/).

Cet appel à ouvrir le débat sur la légalisation du cannabis lors de la campagne présidentielle a trouvé quelques oreilles complaisantes. Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, François de Rugy, Yannick Jadot, Sylvia Pinel, Jean-Luc Bennahmias: à gauche, six candidats à l’Elysée ont inscrit cette mesure dans leur programme.

De fait, la majorité des équipes de campagne sont favorables à la dépénalisation du cannabis. Mais d’une manière totalement hypocrite, sous le masque de l’intérêt financier pour l’Etat et d’une hypothétique prévention des règlements de compte dans les cités perdues de la République ! « L’idée générale, c’est de réconcilier le cannabis et le made in France« , explique le député Alexis Bachelay, porte-parole de Benoît Hamon.  » De la même manière que nous étions il y a quelques années un important producteur de tabac, nous souhaitons mettre en place une filière agricole française du cannabis supervisée par l’Etat. » On croit rêver.

Le propos se fait plus précis du côté de l’équipe de Jean-Luc Mélenchon, où l’on souhaite que l’Etat supervise directement les plantations de chanvre.  » Notre philosophie est celle d’un protectionnisme solidaire : la production de cannabis serait encadrée par une entreprise publique « , détaille Clémence Movire, co-responsable du travail programmatique du mouvement La France insoumise. Parmi les inspirations du candidat, la jeune femme cite volontiers l’exemple de l’Uruguay, où une agence gouvernementale accorde des licences aux exploitants agricoles désireux de produire du cannabis. En échange, ceux-ci s’engagent à respecter un cahier des charges strict en matière de traçabilité et de contrôle de la qualité de la marchandise.

Candidat à la primaire de la gauche, Jean-Luc Bennahmias explique vouloir s’appuyer sur la filière de chanvre industriel existante, dont la teneur en THC (la principale substance psychoactive du cannabis) est quasi-nulle, pour organiser cette production. Ajoutant pour finir de nous convaincre :  » C’est une plante extraordinaire, qui demande peu d’eau et qui permet deux récoltes par an ! On peut en outre s’en servir pour produire du textile, et de l’isolant pour le secteur du BTP. » Ce type est fou…

Pourtant, il se rapproche en cela des recommandations du rapport rendu en octobre dernier par le think-tank Terra Nova, grand inspirateur de la gauche et dont on sait aussi que son fondateur vient d’être condamné pour pédopornographie ! Celui-ci estimait qu’il serait  » relativement aisé de développer en France une production de cannabis, d’autant plus qu’existe une Coopérative centrale des producteurs de semences de chanvre  » déjà opérationnelle.  » Les producteurs pourraient rapidement s’organiser avec les conseils d’entreprises étrangères, notamment israéliennes ou nord-américaines, particulièrement en pointe sur ces sujets « , détaille même Christian Ben Lakhdar, professeur d’économie à l’université de Lille et coauteur du rapport de Terra Nova, qui a probablement quelques connaissances dans la région du Rif marocain, notre plus gros fournisseur.

Mais il y a mieux encore pour ces ennemis de la France. Pour s’approvisionner en cannabis, les fumeurs pourraient a priori cultiver leurs propres plants. A l’exception de l’équipe de Jean-Luc Mélenchon – qui indique  » ne pas avoir encore tranché  » cette question, tous les entourages de candidats se déclarent favorables à la culture de cannabis destinée à une consommation personnelle. Cette autoproduction serait autorisée en quantité très limitée, afin d’éviter une commercialisation en dehors du circuit légal. Mais bien sûr…

Le débat est, en revanche, plus tranché à propos des lieux de vente du cannabis. Du côté de l’équipe de Benoît Hamon, on semble pencher pour une distribution du cannabis via un agrément qui serait accordé sous conditions aux buralistes,  » qui y seraient favorables car leurs revenus baissent « , ose-t-il sans vergogne. Jean-Luc Bennahmias, lui, souhaite dissocier le cannabis thérapeutique, qui serait proposé sur ordonnance en pharmacie, du  » cannabis de loisir « , qui serait vendu dans les tabacs ou dans des commerces ad hoc. Pour Bennahmias, la baisse du quotient intellectuel et les troubles neuro-psychiatriques qui résultent, surtout chez les jeunes, de l’usage du cannabis relèvent des loisirs ! Comme nous le disions, ce type est fou mais, en plus, c’est un criminel.

Dans les équipes de Jean-Luc Mélenchon, en revanche, on juge  » illogique  » (le mot n’est pas trop fort) d’accorder aux buralistes la possibilité de vendre de l’herbe made in France.  » On sait que le cannabis constitue un pont assez immédiat vers la consommation de tabac, contre laquelle nous souhaitons lutter. Il nous semble important de dissocier les deux « , précise Clémence Movire (qui ne voit pas de contradiction entre vouloir lutter contre le tabac et, à l’inverse, favoriser l’usage du cannabis) qui préconise la création de « cannabistrots » sur le modèle des coffee shops néerlandais dans lesquels la consommation de cigarettes serait interdite.

Cette solution a également les faveurs de Christian Ben Lakhdar. Pour le coauteur du rapport de Terra Nova, créer des lieux de vente consacrés au cannabis permettrait à l’Etat, TENEZ-VOUS BIEN,  de  » réintégrer dans la filière légale une partie de ceux qui vivaient du trafic « , tout en organisant une formation des commerçants à la réduction des risques liés à la consommation !

Les candidats partisans de la légalisation du cannabis se déclarent tous en faveur de la mise en place d’une réglementation contraignante quant à la qualité des produits mis en vente. La résine de cannabis, à laquelle sont parfois ajoutés des produits nocifs, est particulièrement dans leur viseur.  » L’idée est de ne pas proposer de produits coupés comme il en existe trop « , confirme Véronique Massonneau, directrice de campagne de François de Rugy, lequel plaide pour une  » expérimentation  » temporaire de la légalisation. La fixation par la loi d’un dosage maximal en THC fait également la quasi-unanimité. Parmi tous les candidats interrogés, seul Jean-Luc Bennahmias (encore lui) s’y oppose :  » Je suis pour une société de la responsabilisation et pas de l’interdiction. Je crois d’ailleurs que les gens n’ont pas envie de produits trop forts : si je décide de boire un verre de vodka, j’en choisirai une à 30° et pas à 75° !  »

Les entourages des candidats promettent (mais que ne promettraient-ils pas pour obtenir ce qu’ils réclament depuis si longtemps pour eux-mêmes et leur progéniture ?) également une importante campagne de prévention au sujet des risques du cannabis, ainsi qu’une législation inspirée de celle en vigueur pour le tabac. La vente serait ainsi interdite aux mineurs, tout comme la consommation dans les lieux publics.  » Nous voulons également interdire la vente d’alcool dans les lieux de vente et de consommation qui seraient créés, notamment en raison des risques pour la sécurité routière « , précise-t-on du côté de l’équipe de campagne de Jean-Luc Mélenchon qui oublie que le seul usage du cannabis est déjà un risque majeur en matière de sécurité routière.

Si tous les prétendants à l’Elysée mettent en avant les retombées économiques permises par la création d’une filière légale du cannabis en France, aucun n’est en mesure de communiquer une estimation de ce que serait un  » juste prix  » d’une herbe vendue légalement en magasin. Prévoient-ils de s’aligner sur les prix pratiqués par les racailles allogènes de nos banlieues ? Eh bien oui, puisque Benoît Hamon comme Jean-Luc Bennahmias, envisagent déjà de prendre comme référence les prix pratiqués sur le marché noir actuel, avec une taxation du cannabis calquée sur le modèle de celle qui concerne le tabac !

 » Nous souhaitons assécher l’économie souterraine grâce aux prix. L’idée serait de commencer la commercialisation avec une taxation raisonnable pour encourager la filière légale, avant de l’augmenter progressivement, comme on l’a fait pour le tabac, afin de faire baisser la consommation « , prétend Clémence Movire, la copine de Mélenchon.

Cette proposition se trouvait d’ailleurs dans le rapport publié par Terra Nova en octobre. Son coauteur, Christian Ben Lakhdar, est convaincu qu’une hausse progressive des taxes ne rimera pas forcément avec un retour en force du marché noir à moyen terme. Soit il ment soit il rêve. Ce qui ne l’empêche pas d’ajouter avec culot :  » En déchargeant les forces de l’ordre de la répression contre la consommation de cannabis, on leur donnerait les moyens de combattre efficacement le reliquat de marché noir. « .

Au moins, nul ne pourra plus dire qu’il ne savait pas.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Voici la vidéo de l’entretien accordé par Monseigneur le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, à Emmanuelle Dancourt sur la chaîne KTO Tv, samedi 14 janvier 2017* 

* Le CER étant ouvert à tous les princes de la maison de France, il ne manquera pas de relayer toute intervention publique de l’une ou l’autre de ses  branches si elle s’avère d’importance pour l’ensemble des royalistes.

 

Le 16 janvier 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

 

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