BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (17 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

17 Jan

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I. À quatre jours de son investiture…

Autant que les dirigeants européens sachent ce que Donald Trump pense d’eux !

Cinq jours avant son entrée à la Maison Blanche, le président élu évoque l’Europe sous la forme d’un long entretien publié lundi dans deux quotidiens conservateurs, l’un allemand (Bild), l’autre britannique (The Times). Angela Merkel ? Elle n’a pas fait une  » boulette « , elle a fait une « erreur catastrophique » avec les migrants. L’OTAN ? Une organisation « obsolète ». Le Brexit ? « Un succès » qui devrait conduire d’autres pays à « quitter » l’Union européenne.

Cet homme a tout compris.

Interrogé par Kai Diekmann, qui quittera Bild fin janvier après en avoir été pendant quinze ans le rédacteur en chef, et Michael Gove, collaborateur du Times, ancien ministre de David Cameron et avocat du Brexit, M. Trump est d’abord interrogé sur le Royaume-Uni. A propos de ce pays où, comme il le rappelle, il a acheté un golf, il ne cache pas son enthousiasme. « Je suis un grand fan des Britanniques », assure-t-il. « Le Brexit va s’avérer être une chose géniale », poursuit-il, avant de se dire impatient de rencontrer Theresa May, la première ministre britannique, afin de conclure un accord commercial avec le Royaume-Uni, « rapidement et dans les règles ». Interrogé sur le résultat du référendum du 23 juin 2016, le président américain y voit une seule et unique cause : « Les gens ne veulent pas que d’autres gens viennent dans leur pays et les dérangent. » Nous vous le disions : cet homme a tout compris !

La transition est toute faite avec l’Allemagne. « Nous ne voulons pas que des gens de Syrie viennent chez nous, des gens dont nous ignorons qui ils sont, explique le président américain. Je ne veux pas faire comme l’Allemagne. A ce propos, je dois dire que j’ai beaucoup de respect pour Merkel. Mais je trouve que ce qui s’est passé là-bas est très malheureux. Vous savez que j’aime l’Allemagne, parce que mon père venait d’Allemagne. Mais je ne veux pas qu’on se retrouve dans la même situation. Nous avons déjà assez de problèmes comme ça. »

Pendant sa campagne, M. Trump avait déjà vivement critiqué la politique de la chancelière allemande à l’égard des migrants et prétendus  » réfugiés « . Cinq jours avant sa prise de fonctions, il n’a pas changé d’avis. « Je vais la rencontrer. Je la respecte et je l’apprécie. Mais je pense que c’était une erreur. Les gens font des erreurs, mais là je pense que c’en était vraiment une grave. » A la place de Mme Merkel, qu’aurait-il fait ? « Nous aurions dû créer des zones de sécurité en Syrie, estime le président américain. Cela aurait coûté moins cher. Et les Etats du Golfe auraient dû payer, parce qu’après tout, ils ont plus d’argent que quiconque. » Sans compter qu’ils sont aussi musulmans et ne sont en aucune façon venus au secours de leurs coreligionnaires prétendument persécutés voire torturés.

Plus encore que cette charge contre la politique migratoire de Mme Merkel, le qualificatif d’« obsolète » à propos de l’OTAN, déjà utilisé pendant sa campagne, où encore la condamnation des « sanctions qui font très mal à la Russie », ce sont les propos protectionnistes de M. Trump qui devraient provoquer les plus vives réactions en Allemagne, où la chancelière a longtemps défendu le traité de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis, même si elle a reconnu, quelques jours après l’élection de M. Trump, qu’il aurait désormais peu de chances d’aboutir :
« L’Allemagne est un grand pays producteur. Quand on va sur la 5e Avenue [à New York], on voit que tout le monde a une Mercedes garée devant chez lui, pas vrai ? Or le fait est que vous [les Allemands] êtes très injustes avec les Etats-Unis. Combien de Chevrolet avez-vous en Allemagne ? Pas beaucoup, peut-être aucune, dehors on n’en voit pas une seule. Ça doit marcher dans les deux sens. Moi je veux que ça soit juste. (…) Vous pouvez fabriquer des voitures pour les Etats-Unis, mais vous devrez payer 35 % de taxes sur chaque voiture qui entre aux Etats-Unis. »

Entre Londres et Berlin, M. Trump a donc clairement choisi son partenaire privilégié en Europe. « Regardez l’Union européenne. C’est, en gros, un instrument pour l’Allemagne. C’est la raison pour laquelle je pense que la Grande-Bretagne a eu bien raison d’en sortir (…). Les individus et les pays veulent leur identité. Les Britanniques voulaient leur propre identité. Je pense sincèrement que s’ils n’avaient pas été contraints de prendre tous ces réfugiés – avec tous les problèmes qui vont avec –, alors il n’y aurait pas eu de Brexit. Ça a été la goutte qui a fait déborder le vase. Si vous me posez la question, je vous dirai qu’il y a d’autres pays qui sortiront [de l’Union européenne]. » Alors, redisons-le : cet homme a tout compris !

Si son choix est fait sur le plan politique, M. Trump tient cependant à faire savoir qu’à titre personnel, son attachement est le même pour le Royaume-Uni et l’Allemagne. C’est là d’ailleurs l’un des aspects les plus déroutants de cet entretien, où les considérations géopolitiques se mêlent aux confidences intimes. A ce sujet, le président américain n’hésite pas à se lancer dans un autoportrait à partir des idées qu’il se fait de ces deux pays, d’où sont originaires ses parents.

L’Allemagne, d’abord, d’où vient la famille de son père :
« Je suis très fier de l’Allemagne, et l’Allemagne est quelque chose de très particulier. (…) J’aime l’ordre. J’aime quand les choses sont bien rangées. Les Allemands sont connus pour ça, et moi aussi. Et j’aime aussi la force. »

Avec le Royaume-Uni, M. Trump, dont la mère était d’origine écossaise, se sent d’autres affinités. « Ma mère aimait beaucoup le cérémonial. Je crois que j’ai pris beaucoup de ce côté-là. Ma mère aimait la reine. Elle aimait le cérémonial de la cour et la beauté, personne ne connaît aussi bien ces choses que les Anglais. (…) Les Ecossais sont aussi réputés pour respecter l’argent. Moi aussi j’ai beaucoup de respect pour l’argent. Seulement je dois en gérer beaucoup, c’est mon problème. »

Kai Diekmann, rédacteur en chef de Bild, raconte que l’entretien avec Donald Trump n’a pas été relu avant publication. « Donald Trump est Donald Trump, et assurément je peux vous dire que cette conversation est l’entretien le plus étonnant que j’aie jamais fait. En effet, ses paroles ne sont pas comme du linge repassé, aucun conseiller en communication n’est passé dessus. Ce que Trump a dit, nous l’avons retranscrit tel quel, puis traduit. Cela a d’ailleurs été le plus difficile : traduire sa langue en allemand. Et quand on lit l’interview, on la lit très différemment des interviews politiques habituelles. »

Il ne fait aucun doute que cet entretien accordé par le président des Etats-Unis va donner quelques indigestions voire des insomnies à beaucoup de nos journalistes officiels pour lesquels, hors la pensée conforme et obligatoire, il n’y a point de salut !

 

II. Et ce n’est pas fini…

Quand on prend la mesure de l’imagination des Britanniques pour assoir durablement et rendre enviable pour d’autres leur départ de l’Union européenne.

Ainsi, le ministre des finances de Sa Gracieuse Majesté, Philipp Hammmond, a laissé entendre, dimanche 15 janvier, que si les 27 pays de l’Union européenne n’acceptent pas les exigences du Royaume-Uni, Londres deviendra une sorte de paquebot pratiquant le dumping fiscal et social aux portes du continent. Si le Royaume-Uni n’obtient  » aucun accès au marché européen « , le pays pourrait  » changer de modèle économique  » pour  » regagner de la compétitivité « , menace en effet le chancelier de l’Echiquier dans le journal allemand Welt am Sonntag. C’est très précisément ce que nous annoncions dans les pages du blogue du CER depuis plusieurs mois (Lire « Une fois de plus prenons date » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/07/01/bulletin-climatique-quotidien-1er-juillet-2016-de-la-republique-francaise/  et aussi « À quand le « Frexit » ?: https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/12/bulletin-climatique-quotidien-12-decembre-2016-de-la-republique-francaise/).

Tout en affirmant sa préférence pour le maintien dans son pays d’  » un système d’impôts (…) et de régulation européen « , le numéro deux du gouvernement affirme que, si tel n’est pas le cas, «  les Britanniques ne vont pas se coucher « .  » Nous changerons de modèle et reviendrons avec une compétitivité nouvelle « , affirme-t-il, s’attirant les foudres du chef de l’opposition, Jeremy Corbyn, pour qui ce choix  » d’une économie au rabais sur les rives de l’Europe  » prépare  » une sorte de guerre commerciale avec l’Europe « .

Le nouveau discours de combat du gouvernement britannique donne le ton des négociations qui doivent s’ouvrir fin mars, moment choisi par Mme May pour lancer la procédure de divorce avec l’UE. Il s’appuie sur l’analyse de Mark Carney, gouverneur de la Banque d’Angleterre, selon laquelle, en raison du poids de la City, le  » continent  » court davantage de risques de déstabilisation financière que le Royaume-Uni après le Brexit. C’est notre conviction.

En élevant le ton, M. Hammond résume la rhétorique que Londres devrait développer pour tenter d’obtenir à la fois l’accès au marché unique européen et la fin de la libre entrée des Européens sur le sol britannique. Deux exigences inconciliables pour les Vingt-Sept.

Les déclarations de M. Hammond apparaissent comme un lever de rideau au discours de Theresa May,la première ministre, de mardi dont le contenu fait déjà l’objet de supputations dans les médias. Selon le Sunday Times, Theresa May se prononcera en faveur d’un  » Brexit propre et dur « , autrement dit une rupture radicale des liens avec le continent. Le pays sortirait non seulement du marché unique mais aussi de l’union douanière, afin de construire une  » Grande-Bretagne mondiale  » capable de signer en solo des contrats de libre-échange avec ses anciennes possessions et les grandes puissances asiatiques et américaines. Alors que les négociations prévues par l’article 50 du traité de Lisbonne se limitent au divorce proprement dit, Londres souhaite que s’ouvrent en parallèle des discussions sur les futurs liens économiques avec l’UE, afin d’éviter un saut dans l’inconnu.

Mme May souhaiterait conclure avec l’UE un accord ouvrant le marché unique à certains secteurs économiques vitaux comme l’automobile, l’industrie pharmaceutique et la finance. Mais elle voit dans le vote du Brexit une exigence de contrôle des frontières. A la surprise de Londres, les dirigeants des Vingt-Sept, Angela Merkel en tête, affichent un refus net de cette  » Europe à la carte  » exigée par les Britanniques. D’où le haussement de ton de M. Hammond et, probablement, de Mme May mardi. En cette année électorale, aux Pays-Bas, en France et en Allemagne, nul doute que les enchères vont monter.

Theresa May entend aussi répondre aux articles de presse qui l’accusent d’être à la fois indécise et prête à sacrifier la City pour faire baisser l’immigration. La première ministre aurait donc décidé d’abattre ses cartes. Mardi, les 27 ambassadeurs des Etats de l’UE ont été dûment invités à Lancaster House pour écouter son discours. Mais nul ne connaît la part de bluff dans le jeu d’une responsable politique qui n’a cessé de répéter qu’il ne convenait en aucune façon de  » montrer son jeu  » avant le début d’une négociation capitale.

Mme May souhaite aussi anticiper l’effet de sa probable défaite devant la Haute Cour de justice qui pourrait, dans une semaine, l’obliger à saisir le Parlement avant d’engager l’article 50. Mais le vote qui s’ensuivrait apparaît comme une formalité pour elle, face à un Labour au plus bas dans les sondages. Alors que 30 % des Britanniques font confiance à la première ministre pour obtenir un  » bon accord  » sur le Brexit, ils ne sont que 13 % à en dire de même du Labour.

Réponse aujourd’hui mardi 17 janvier.

 

III. Immigration : nous avons mangé notre pain blanc

En novembre 2015, à la suite du  » sommet euro-africain  » de La Valette (Malte), nous fustigions les illusions de la Commission européenne pour contrôler l’immigration d’origine africaine face à la démographie du continent, avec les moyens qu’elle met en oeuvre (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/11/12/bulletin-climatique-quotidien-12-novembre-2015de-le-republique-francaise/). Notre article faisait suite à  la publication, un an plus tôt, d’un rapport du Fonds des Nations unies pour l’enfance qui montrait déjà l’aveuglement européen (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/08/14/bulletin-climatique-quotidien-14-aout-2014-de-la-republique-francaise/). Nous y disions ceci :

 » En clair, cela signifie que la population africaine qui est actuellement de 1,2 milliards d’habitants atteindra 2,5 milliards en 2050 mais 4,2 en 2100 ! Il est clair que la surpopulation qui résultera de ces données ne pourra être ni accueillie ni moins encore nourrie avec les moyens que l’on connaît aujourd’hui et que l’on entrevoit pour demain. Et que dire des risques épidémiques ?

Il n’est pas nécessaire de lire dans le marc de café ou une boule de cristal pour deviner ce qui se passera entre les deux rives de la Méditerranée… »

Une fois de plus, le CER était en avance d’une guerre car, à ne se focaliser que sur le Proche-Orient, l’Union européenne n’a pas vu venir l’Afrique. En 2016 pourtant, à bas bruit, l’immigration de ce continent de 1,2 milliard d’habitants et ainsi que nous l’avions prévu, a détrôné les arrivées syriennes, afghanes et irakiennes en Europe. Selon une communication de Frontex, l’agence européenne de gardes-frontières et de garde-côtes, du 6 janvier 2017, 93 % de ceux qui ont débarqué en Italie l’an dernier, venaient de ce continent.

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Avec son million de migrants qualifiés abusivement de  » réfugiés  » en Europe, s’ajoutant aux millions déjà massés en Turquie, au Liban ou en Jordanie, 2015 avait été une prétendue   » année syrienne « , une  » année de l’asile « , qui donnait ainsi du grain à moudre à tous les lobbys immigrationnistes et aux acteurs subreptices du  » Grand Remplacement « . Les esprits naïfs ou aveugles des citoyens européens sont restés sur cette vision, qui a masqué les autres mouvements de migrations en train d’exploser. Personne ne pourra prétendre que nous n’avons pas sonné l’alarme depuis longtemps.

Alors que dit précisément la communication de Frontex ? Globalement, les ordres de grandeur ont changé. En 2016, les flux ont un peu diminué (364 000 arrivées sur le Vieux Continent) et ont changé de nature. Les traversées par la Méditerranée centrale (181 000) ont dépassé les passages par la mer Egée (175 000). L’accord entre l’UE et la Turquie, signé en mars 2016 et par lequel Ankara s’engage, moyennant finances et autres avantages en nature (comme toujours avec des marchands de tapis), à contrôler l’émigration vers l’Europe, est la première explication sans doute provisoire à cette baisse des arrivées proche-orientales en Europe. L’UE salue l’efficacité de cet accord et…la réduction des noyades, mais de nombreuses voix dénoncent le blocage de 54 000 Syriens dans des camps en Grèce et l’inhumanité de la situation.

C’est donc en Italie que s’observe à présent la pression migratoire africaine. Celle-ci transite via la Libye, pays anarchique où les migrants sont victimes des trafics et des pires exactions (Lire « Mais pendant ce temps-là... » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/04/17/bulletin-climatique-du-week-end-1617-avril-2016-de-la-republique-francaise/ ).

Sur les dix premières nationalités des migrants arrivés en Italie entre janvier et novembre, neuf sont du continent africain, comme l’a comptabilisé l’Organisation internationale des migrations (OIM). Principale communauté, les Nigérians ont constitué 21 % des entrants, suivis par les Erythréens (11,7 %), les Guinéens (7,2 %) et les Ivoiriens (6,7 %). Selon Frontex, les ressortissants de ces pays sont dix fois plus nombreux à avoir fait le voyage en 2016 qu’en 2010. Où sont donc passés les prétendus  » réfugiés « , persécutés et torturés, dont on nous rebat les oreilles chez nous ? L’agence chargée des frontières extérieures de l’Europe estime d’ailleurs que  » cette évolution reflète la pression migratoire croissante du continent africain, et plus particulièrement de l’Afrique occidentale, responsable de la majeure partie de la croissance des arrivées par cette route en 2016 « .

L’immigration africaine est donc essentiellement constituée de migrants économiques, notamment originaires de l’Afrique de l’Ouest, ce que l’on peine à voir apparaître dans le débat en Europe. Faut-il attendre que ce flux augmente encore (et jusqu’où) pour que nos pays cessent de reconnaître l’éligibilité des ressortissants de ces pays africains à l’asile ? 

Aujourd’hui, en France, même si moins de un sur deux seulement obtient le statut de réfugié, les Soudanais se sont situés au 4e rang entre janvier et novembre 2016. A Calais, ils étaient même la nationalité majoritaire dans la  » jungle  » démantelée en octobre. Peu enclins il y a quelque temps encore à rester en France, ils commencent à y déposer des demandes d’asile. Manifestement abusives mais basées sur ce qu’ils savent du laxisme des autorités françaises. Les demandes africaines représentaient officiellement un peu moins de 50% des demandes d’asile déposées en France en 2015. Qu’en sera-t-il pour 2016 (les chiffres ne sont pas encore connus) et 2017 ?

Déjà mise à mal par la crise syrienne, qui a montré la gestion calamiteuse de l’espace Schengen et révélé l’incapacité à accueillir tous les entrants, l’Union européenne ne semble pas avoir vraiment pris la mesure du défi auquel elle pourrait avoir à faire face si la migration africaine continue sur sa lancée actuelle.

Le sommet de La Valette, qui a réuni à Malte les dirigeants européens et africains, en novembre 2015 (et dont nous avons parlé plus haut), a bien été consacré à ce sujet, mais les mesures annoncées ne sont pas jugées suffisantes – en dépit du chèque de 1,8 milliard d’euros signé par l’Union européenne pour ces pays – pour calmer les velléités de départ d’une jeunesse très largement sans emploi et impatiente. Et d’ailleurs le CER pose simplement la question suivante : OÙ EST PASSÉ CE 1,8 MILLIARD D’EUROS ? 

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On est en droit de s’interroger

Côté français, on insiste sur la nécessité de ne pas avoir avec les pays africains uniquement un rapport punitif – conditionner l’aide au tarissement des flux. L’idéal est de développer des partenariats et d’avoir une approche ciblée : aide au contrôle des frontières et des trafics ; compensation du manque à gagner pour les populations locales dans les pays de transit comme le Niger ; développement ciblé dans les villages de départ (Sénégal, Mali, Nigeria), qui ne profitent pas du décollage économique de leur pays, mais sont toutefois assez riches pour réunir les milliers d’euros nécessaires pour financer le long voyage vers l’Europe d’un des leurs. Cette politique permettrait de réduire des deux tiers le transit à travers le Niger, affirme l’Elysée. C’est aussi notre point de vue en y ajoutant un contrôle réel et efficace de la natalité. Mais à deux conditions :

1/ qu’on le fasse ! Et

2/ que l’on rende, à ce prix-là, la Méditerranée réellement infranchissable.

A court terme, les dernières études scientifiques soulignent que le développement d’un pays permet, dans un premier temps, à plus d’individus de disposer des moyens de réaliser leur projet migratoire, et favorise donc les départs. C’est dans un second temps que l’émigration commence à baisser. A condition que l’économie et la démocratie suivent et que la natalité, galopante en Afrique subsaharienne, tombe à des niveaux soutenables.

Aujourd’hui, les Africains du sud du Sahara représentent à peine 10 % des migrants de la planète, et la moitié de ces  » déplacés  » sont juste passés dans un pays voisin du leur. Mais cette situation ne durera pas, pour des raisons à la fois économiques et, surtout, démographiques.

Qu’un pays relativement prospère du continent africain comme le Nigeria (qui est déjà l’un de ceux qui nous envoient le plus grand nombre de leurs ressortissants) rencontre des difficultés économiques ou politiques imprévues, et c’est toute une émigration régionale qui se redirigera vers l’Europe. Sur un continent qui abritera 2,5 milliards de personnes, soit un quart de la population mondiale, en 2050, une toute petite augmentation du pourcentage de projets de départ au long cours posera un défi majeur au nord de la Méditerranée.

Et le nord de la Méditerranée, c’est NOUS !

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Le 17 janvier 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

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2 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (17 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. hathoriti janvier 17, 2017 à 4:09 #

    J’ai quitté Paris définitivement, il y a de cela 5 mois et n’ai aucune envie d’y revenir…Ce que je regrette le plus,c’est de ne pas assister comme chaque année à la messe de requiem, à st Denis, à la mémoire de mon Bien aimé Roi Louis XVI, ainsi que le 16 octobre, à la mémoire de la Reine Marie Antoinette. Mais la prière unit les chrétiens et notre Roi, du haut du ciel est le trait d’union. « Ils » ont tranché la tête du Roi, croyant ainsi trancher le lien qui unissait la France à Dieu et faire tomber ainsi la France, tête des Nations. Mais le sacrifice de Louis XVI et son offrande de sa personne sacrée à Reims pour sauver son peuple du mal absolu qui le broyait alors, a tout remué dans l’Invisible ! Les massacreurs assassins régicides ont perdu la guerre ce jour-là, le 21 janvier, mais ils ne le savaient pas…pas plus que ne le savent leurs descendants « spirituels » actuels. Mais le temps est long…224 ans de punition…

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  1. actualitserlande - janvier 21, 2017

    […] Donald Trump ne sera investi qu’aujourd’hui mais ses relations avec les dirigeants européens sont d’ores et déjà mauvaises. Lundi 16 janvier, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, François Hollande, se sont d’autant plus étonnés, lors d’une de leurs conversations de routine au téléphone, des propos du jour du président élu, qu’ils ont été bruyamment salués par les dirigeants britanniques ! (Lire « À quatre jours de son investiture » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/17/bulletin-climatique-quotidien-17-janvier-…). […]

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