BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (18 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

18 Jan

The logo of the Forum is seen through a window with the alps in the background during the World Economic Forum in Davos, Switzerland, Wednesday, Jan. 22, 2014. The World Economic Forum is opening today where world's financial and political elite will meet in the next four days in Davos. (AP Photo/Michel Euler)

I. La  » semaine sainte  » des mondialistes

Chaque année depuis 1971, la commune suisse de Davos accueille les plus hauts dirigeants d’Etats, de gouvernements et d’entreprises pour le Forum économique mondial.

Et chaque mois de janvier (histoire de bien commencer l’année économique et financière), Davos se transforme pendant quelques jours en centre économique scruté par le monde entier. Plus précisément par…les très riches du monde entier.

C’est une fondation à but non lucratif qui est à l’origine du Forum économique mondial, dont elle porte le nom (« World Economic Forum » en anglais, WEF). Fondée en 1971 par un économiste allemand, Klaus M. Schwab – qui préside encore l’organisation –, elle est financée par le millier de grandes entreprises qui en sont membres. On trouve parmi elles, pêle-mêle, ArcelorMittal, Google, Facebook, les français Total, Publicis, Sanofi, Engie, Veolia…

Décrite comme « indépendante » et « impartiale » dans ses statuts, elle compte près de 500 employés et est dirigée par un « conseil de la fondation » qui compte 23 membres, dont la Française Christine Lagarde. Son rôle premier est d’être le « gardien de la mission, des valeurs et de la marque » de la fondation, de décider de la stratégie de l’organisation, de nommer de nouveaux membres, etc. Bien que le règlement de la fondation affirme que le conseil doit « tendre vers la parité », il ne compte que six femmes pour le moment.

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La Fondation dispose d’un budget annuel d’environ 200 millions de francs suisses (près de 200 millions d’euros). Un peu plus de la moitié est consacrée à l’organisation des forums (celui de Davos étant le principal, mais pas le seul), tandis que l’autre moitié sert à la rémunération du personnel.

Les revenus du Forum de Davos sont, comme vous en doutiez, en augmentation constante, passés de 130 millions d’euros en 2010 à plus de 200 millions d’euros en 2016. Chaque entreprise adhérente verse une adhésion annuelle minimum de plus de 40 000 euros ainsi que plus de 18 000 euros pour que son PDG puisse participer au Forum de Davos, soit un total de près de 60 000 euros.

Les membres les plus importants (et les plus riches) peuvent devenir « Industry Associates », pour plus de 100 000 euros, « Industry Partners », pour plus de 200 000 euros, ou « Strategic Partners » au-delà de 400 000 euros ! Ces statuts donnent droit à des privilèges pendant les forums (réunions et dîners privés, etc.) et la possibilité d’envoyer plusieurs représentants. Ces adhésions représentent 39 % des recettes de la fondation, la majeure partie provenant des partenariats (sponsors). Les participants « officiels » (dirigeants politiques, par exemple) sont, eux invités par la Fondation.

Le but du Forum, depuis sa première édition en 1971, a longtemps été de promouvoir un modèle de management européen – il s’appelait d’ailleurs « European Management Forum » jusqu’en 1987, date à laquelle il est devenu le « Forum économique mondial ». Son fondateur, Klaus M. Schwab, était impressionné par le modèle américain, notamment dépeint dans Le Défi américain du Français Jean-Jacques Servan-Schreiber.

Quelque 400 chefs d’entreprise européens ont participé à la première réunion dans la petite station de Davos, choisie pour son isolement, sous le parrainage de la Commission européenne.
Selon l’article 3 de ses statuts, la fondation œuvre pour « améliorer l’état du monde » via « les collaborations entre public et privé ». Dans ce but, ses membres « identifient des problèmes au niveau mondial, régional et industriel, cherchent des solutions et, quand c’est possible, créent des partenariats pour agir ».

Chaque année, plusieurs thèmes sont sélectionnés pour les nombreuses conférences. Outre des dirigeants d’entreprises et des chefs d’Etat et de gouvernement, des représentants de la société civile (ONG, universitaires, responsables religieux, personnalités du monde de la culture, etc.) sont également présents.

Mais, il ne faut pas le cacher, le Forum de Davos a mauvaise réputation. Il est perçu comme la réunion des puissants et riches capitalistes – ce qu’il est essentiellement – réunis pour la défense d’un modèle qui les avantage. « Tous les acteurs de la compétition des temps modernes s’y retrouvent pour professer une même foi en un libéralisme de bon aloi : une louche de commerce international débridé et quelques cuillères à soupe de règles du jeu et d’éthique », écrivait Bernard Esambert, ingénieur et financier français, dans, Une vie d’influence (Flammarion).

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L’édition 2017 du Forum économique mondial s’est ouverte ce mardi à Davos, sous un jour très particulier : c’est, tout simplement, d’un monde à l’envers qu’il va être question toute la semaine.

Cette semaine a commencé avec des propos très déstabilisants de Donald Trump exposant à deux journaux européens son dédain justifié de l’OTAN, de l’Union européenne et…de la chancelière allemande. Et le même homme sera, à la fin de la semaine, le 45e président des Etats-Unis. D’ici là, la première ministre britannique, Theresa May, aura expliqué, mardi à ses concitoyens, comment elle entend organiser la sortie de leur pays de l’UE. Deux jours plus tard, jeudi, elle viendra à Davos tester les réactions d’une audience internationale aux modalités de son plan, sans précédent.

Ayant compris assez tôt qu’il y aurait cette année une sorte de vacance du pouvoir à Davos, entre deux administrations américaines, la sortante et la nouvelle, qui se passent le relais de la manière la plus mouvementée qui soit, les Chinois ont décidé de combler le vide massivement : non seulement le Forum accueille une importante délégation chinoise, mais celle-ci est emmenée par le président Xi Jinping lui-même.

C’est la première fois qu’un président chinois fait le déplacement à Davos. Non seulement les représentants de l’empire du Milieu viennent en force, mais ils veulent apparaître comme les garants de la stabilité et du libre-échange : vue de Pékin, la mondialisation reste une valeur sûre. En tout cas pour leur économie à défaut de la notre…

Ce n’est d’ailleurs pas le cas vu d’Europe ni des Etats-Unis, si l’on en croit les scrutins de ces derniers mois, émaillés d’insurrections électorales. Connu pour être le rendez-vous annuel des élites mondialisées, Davos va sans doute, cette année, prendre des petits airs d’examen de conscience. Pourtant, loin de l’abandonner, ces élites aujourd’hui si contestées y viennent encore plus nombreuses : quelque 3 000 participants, dont 1 200 patrons et une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement se pencheront cette semaine sur le thème du « leadership réactif et responsable ». Ce thème est d’autant plus provocant qu’une étude PWC, publiée à l’ouverture du Forum, révèle un fossé béant entre les perceptions qu’ont les patrons et le grand public des effets de la mondialisation : 60 % des patrons les jugent positifs, tandis que ce chiffre n’atteint que 38 % dans la population.

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En réalité, dans le contexte actuel, il y a fort à parier que, mis à part quelques arrangements au sein de l’entre-soi des puissants et plus riches du monde, la montagne suisse accouchera d’une petite souris.

 

II. Mais un bonheur ne venant jamais seul…

Hier mardi 17 janvier, l’heure a sonné pour Martin Schulz de rendre son tablier de président du Parlement européen et de quitter « sa » maison, un hémicycle où il a commencé de siéger en 1994 et dont il connaît tous les recoins et tous les ressorts. A 61 ans, le social-démocrate allemand (SPD) a finalement décidé, en décembre 2016, après des mois de tergiversation, de ne pas briguer un troisième mandat et d’aller tenter sa chance en politique dans son pays natal.

Probable ministre des affaires étrangères et futur chef de file du SPD pour les élections législatives, les commentateurs lui prêtent déjà un grand avenir national. Et, de fait, cet ex-libraire, natif de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, a acquis depuis Strasbourg une certaine envergure, en réussissant à faire croire que le Parlement européen servait à quelque chose !

Certes, le traité de Lisbonne (de triste mémoire puisqu’ils résulte de la forfaiture de Nicolas Sarkozy, dépossédant les Français de leur décision de rejet du traité constitutionnel européen en mai 2005) a doté le Parlement de Strasbourg de nouveaux pouvoirs législatifs, le transformant en « colégislateur » des textes européens avec le Conseil (représentant les Etats membres). Mais l’Hémicycle n’a pas le pouvoir d’initiative des règlements et directives, qui est du ressort de la Commission de Bruxelles. Alors, Martin Schulz, excellent orateur, toujours sur la brèche, a contourné la difficulté en transformant l’institution en arène de la démocratie européenne. Mais il l’a fait systématiquement sur le dos des parlementaires les plus eurosceptiques voire populistes.

Les plénières de Strasbourg ont souvent su faire parler d’elles, malgré la crise financière – largement chapeautée par le Conseil européen, entre chefs d’Etat et de gouvernement – et malgré le manque de textes législatifs à examiner au début du mandat de Jean-Claude Juncker à la Commission, en 2014.

Martin Schulz est aussi l’inventeur d’une manipulation institutionnelle : le concept du « spitzen candidat » (« candidat de pointe », ou chef de file), désigné par chaque famille politique européenne, qu’il a réussi à imposer en 2014 contre l’avis de la chancelière allemande, Angela Merkel. Le principe ? Le président de la Commission doit être choisi dans le camp du parti politique arrivé en tête aux élections européennes, afin de lui conférer une plus grande légitimité démocratique, et renforce les liens entre Commission et Parlement. L’élection de M. Juncker, en 2014, a résulté de ce processus. Mais, en réalité, le motif profond était de profiter de l’entente systématique entre les libéraux de gouvernement (type UMP ou centristes) et les socialo-marxiste pour lutter contre tous les groupes eurosceptiques.

Par ailleurs, il s’est toujours évertué ces dernières années à défendre une Union européenne affaiblie et assaillie par les difficultés. Lors de la crise grecque par exemple. A l’automne 2016, il tenta même un dernier effort diplomatique pour sauver le CETA, l’accord de libre-échange avec le Canada, contesté par la Wallonie, avant sa signature définitive avec Ottawa.

Au Parlement, comme nous l’avons vu, il est obsédé par la nécessité de neutraliser les eurosceptiques, entrés en force dans l’hémicycle après les élections européennes de mai 2014. Il multiplie les passes d’arme avec le Britannique Nigel Farage (UKIP) ou avec Marine Le Pen (FN) mais ne parvient pas à empêcher les succès oratoires de la première ministre polonaise, Beata Szydlo (au début de 2016), ou du premier ministre hongrois, Viktor Orban (au printemps 2015), qui ont transformé l’hémicycle en tribune antieuropéenne.

C’est parce qu’il veut faire barrage aux antieuropéens que Martin Schulz est un si chaud promoteur de la « grande coalition » à l’Allemande entre conservateurs et sociaux-démocrates au Parlement. Mais, à force de négocier en amont toutes les prises de position importantes de l’hémicycle avec les conservateurs et les socialistes, il a contribué à tuer le débat à Strasbourg.

D’ailleurs, il ne fut pas question d’attaquer frontalement Jean-Claude Juncker, président de la Commission de Bruxelles, après le scandale des LuxLeaks (évasion fiscale à grande échelle au Luxembourg), pas question de dénoncer l’accord de renvoi des réfugiés en Turquie souhaité par Mme Merkel, etc. Cette manière de mettre le couvercle sur toutes les discussions susceptibles de menacer Bruxelles, mais aussi de systématiquement « tirer la couverture médiatique » à lui, a fini par exaspérer jusque dans son camp socialiste.

Sa proximité avec Jean-Claude Juncker à la Commission a aussi fini par déranger. Les deux hommes se ressemblent de fait beaucoup : ils ont le même âge, le même attachement viscéral à l’Union et se côtoient depuis plus de vingt ans à Bruxelles. Tous deux sont de grands affectifs et travaillent parfaitement ensemble. M. Juncker a plaidé jusqu’au bout pour que son « ami » Martin reste à Strasbourg, en vain.

Mais la succession de Martin Schulz sera difficile. Seul Guy Verhofstadt pourrait prétendre prendre la relève, mais les chances du Belge, patron des libéraux du Parlement, sont jugées minces après sa tentative ratée de rapprochement avec le Mouvement 5 étoiles italien.

Quoi qu’il en soit, les  » cabris « , brocardés par le général De Gaulle, ont encore de beaux jours devant eux à Strasbourg.

 

III. Brexit : le compte à rebours a commencé

la Première ministre britannique, Theresa May, a exposé, mardi 17 janvier, sa stratégie pour les négociations à venir avec l’Union européenne (UE), lors d’un discours très attendu à Londres.

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Theresa May,  mardi 17 janvier

La Première ministre britannique Theresa May a défendu une rupture « claire et nette » entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE) en déclarant que le Brexit signifiait aussi la sortie du marché unique, seule option possible selon la Première ministre pour que son pays retrouve la maîtrise de l’immigration européenne.

Alors qu’elle a prévu de déclencher la procédure de divorce d’ici à la fin mars, prélude à deux ans de négociations avec Bruxelles et les partenaires européens, Theresa May a également annoncé qu’elle soumettrait l’accord final au vote du Parlement britannique, ce qui a immédiatement fait remonter la livre britannique.

Afin d’éviter « un changement trop brutal« , Theresa May a prôné « une mise en œuvre par étapes » d’un accord avec l’Union européenne à l’issue des négociations.

Theresa May espère pouvoir négocier « le plus grand accès possible » au marché unique et un accord douanier avec l’UE, assurant que le Royaume-Uni resterait « le meilleur ami et voisin de [ses] partenaires européens », mais mettant également en garde les Européens contre toute volonté de punir son pays.

La Première ministre entend également garantir au plus vite les droits des ressortissants de l’UE vivant au Royaume-Uni et les droits des ressortissants britanniques vivant dans l’UE.

Theresa May a par ailleurs tenu à faire passer l’idée que le Royaume-Uni allait également devenir « un pays qui regarde aussi au-delà des frontières de l’Europe« , vantant le projet d’une « grande nation marchande à l’échelle mondiale » qui aurait ses propres accords commerciaux avec des pays du Commonwealth, les géants asiatiques et les États-Unis. Elle sait, depuis cette semaine qu’elle pourra compter sur l’aide du nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump.

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Dans ce divorce, il n’est pas sûr que le perdant soit celui que l’on nous montre tant du doigt depuis le 23 juin 2016…

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Enfin une bonne nouvelle à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) !

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Le Journal du Dimanche du 15 janvier 2017 informe que : « La Commission Nationale des Monuments Historiques devrait statuer le 30 janvier prochain sur le remontage de la flèche nord de la basilique, projet initié par une association baptisée Suivez le Flèche, disposant d’un fonds de dotation de plus de 400 000 €, et soutenu par un comité de parrainage présidé par l’écrivain Erik Orsenna.

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Etat actuel de la basilique de Saint-Denis

Le projet consiste à reconstruire à l’identique la tour nord et sa flèche, détruites à la suite d’un ouragan survenu en 1845 et qui les avait dangereusement fragilisés. De nombreuses pierres de cette époque sont toujours là. Il est probable qu’elles serviront, au moins partiellement, à l’édification de la nouvelle tour.

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La basilique avant 1845

Le financement (budget estimé: 12 millions d’€) proviendra du mécénat et du paiement d’un droit d’entrée sur la visite du chantier, complété de la vente de produits dérivés. L’Etat, qui a déjà financé d’importants travaux de rénovation de l’édifice mais ne devrait pas participer à celui-ci, a donné son accord à ce montage. Si tout se passe bien, les travaux pourraient commencer en 2018 et dureraient une dizaine d’années. « 

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Le 18 janvier 2017.
Jean-Yves Pons, CJA.

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3 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (18 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

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  1. actualitserlande - janvier 18, 2017

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  2. actualitserlande - janvier 21, 2017

    […] A l’issue d’une interminable journée de votes et de tractations, mardi 17 janvier, c’est finalement l’Italien Antonio Tajani, 63 ans, qui a été élu président du Parlement européen, avec 351 voix sur 713 suffrages exprimés (contre 282 à son adversaire et 80 blancs ou nuls). Elu pour deux ans et demi, il remplace le médiatique Martin Schulz, qui a renoncé à un troisième mandat pour tenter sa chance sur la scène politique allemande (Lire « Mais un bonheur ne venant jamais seul… » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/18/bulletin-climatique-quotidien-18-janvier-…). […]

  3. BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (20 février 2017 )…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE:conseil dans l’espérance du roi:I. Il avait promis la lune, c’est une calamité qui s’installe-et varia | actualitserlande - février 21, 2017

    […] La basilique de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), nécropole des rois de France de Dagobert à Louis XVIII, prototype des cathédrales et modèle de Notre-Dame de Paris, devrait retrouver sa tour nord de 85 mètres, élevée entre 1190-1230. Celle-ci, fragilisée en 1846 par une violente tornade qui avait mis à terre douze clochers de la région, menaçait de s’écrouler et fut démontée en 1847. Depuis des décennies, les maires de Saint-Denis réclamaient en vain sa reconstruction. Une cause en passe d’être gagnée (Lire « Enfin une bonne nouvelle à Saint-Denis » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/18/bulletin-climatique-quotidien-18-janvier-…). […]

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