BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (19 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

19 Jan

 I. Immigration : la main dans le sac

Ou le  » Grand Remplacement  » en action

Alors que le nombre de migrants pénétrant sur notre territoire, malgré la prétendue fermeture de nos frontières, ne cesse de croître et qu’il s’agit pour la plus grande part d’entre eux de migrants économiques non éligibles au statut de réfugiés, il apparaît dans les dernières statistiques que les expulsions ne cessent, elles, de diminuer…Ce qui signifie, en langage clair, que nous gardons chez nous des gens qui n’ont rien à y faire sinon le  » Grand Remplacement « .

2048x1536-fit_vue-campement-migrants-jardins-eole-evacue-deux-semaines-debut-mois-juin-2016

Campement de migrants des jardins d’Eole, à Paris

Rendues publiques lundi 16 janvier, les données 2016 sur l’immigration en France ne manqueront pas d’alimenter le débat politique de la campagne présidentielle. Il faut en tout cas le souhaiter. Régulièrement taxé à juste titre de laxisme, l’exécutif va une nouvelle fois se retrouver dans la ligne de mire de son opposition pour avoir délivré 4,6 % de premiers titres de séjour de plus que l’année précédente et affiché une baisse de 16,3 % des retours forcés hors du territoire.

Car la France a délivré 227 550 premiers titres de séjour en 2016. Quelque 32 285 de ces titres sont revenus aux migrants récemment entrés sur notre territoire et abusivement qualifiés par les autorités de  » réfugiés « . C’est 41% de plus qu’en 2015 ! Cette catégorie constitue la principale hausse des entrées, même si le premier motif d’admission au séjour en 2016, comme les années précédentes, reste l’immigration familiale. Celle qui est précisément le coeur du  » Grand Remplacement « .

Au sein de ce groupe hétéroclite, 49 000 titres de séjour ont été délivrés à des Français de papier qui ont fait venir leur famille, alors que le regroupement familial à proprement parler (réservé aux personnes en situation régulière résidant depuis au moins dix-huit mois en France) concerne bon an mal an 11 500 personnes. François Fillon, le candidat LR à la présidence de la République, propose de le  » subordonner à une perspective d’intégration  » : une formule très vague qui…laisse la porte ouverte à de nouveaux arrivages alors que nous devrions, une fois pour toute, mettre un terme à ce regroupement. Même si son programme insiste aussi sur  » la mise en œuvre d’une politique volontariste d’éloignement du territoire des déboutés du droit d’asile « . Paroles, paroles…

bgcqogmcaaamphk

Regroupement familial dans le métro parisien

Mais il y a pire dans les statistiques de la Direction générale des étrangers de France (DGEF). Les sorties de territoire et/ou les retours forcés d’étrangers vers des pays non-membres de l’Union européenne (UE) ont diminué de 7,1 %, pour tomber à 6 539, tandis que le total des éloignements forcés– y compris vers des pays membres de l’UE – a globalement plongé de 16,3 % (12 961). Ce bilan catastrophique ne colle évidemment pas à l’image de «  fermeté  » que l’ex-ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a voulu afficher lors de son passage Place Beauvau et il ressemble même à s’y méprendre aux nombres de renvois opérés annuellement sous la présidence Sarkozy.

En 2010 et 2011, en effet, le gouvernement ne renvoyait pas plus de 12 000 personnes chaque année. D’ailleurs, comme le note un membre de la Police de l’air et des frontières (PAF) qui souhaite garder l’anonymat,  » ces renvois servent surtout à rassurer l’opinion publique et à faire croire que l’on contrôle. En fait, ils coûtent très cher et, si le migrant veut revenir, il revient… « . Quand nous serons aux affaires, n’en doutez pas, ils repartiront manu militari ET NE REVIENDRONT PAS sauf à risquer que ce soit leur dernière tentative….

En pratique, aujourd’hui, le nombre de demandeurs d’asile augmente tandis que les  » éloignements  » (qu’en termes élégants ces choses-là sont dites) diminuent ou sont prétendument impossibles pour tous les ressortissants des zones en guerre ou vivant sous le joug d’une dictature*. La conjonction de ces deux facteurs est donc en train de créer un vivier important de nouveaux sans-papiers.

Les statistiques rendues publiques lundi montrent que, concernant les migrants que l’on nous dit  » légaux « , jamais autant de titres de séjour n’avaient été en circulation. La DGEF comptabilise plus de 2,3 millions de titres en cours de validité au 31 décembre 2016, soit 20 % de plus qu’en 2010. Ce sont surtout les documents provisoires qui ont explosé (+ 26 % en six ans), pour atteindre quasiment 250 000. Mais ce que ne disent pas ces statistiques c’est ce que deviennent tous ceux qui arrivent en fin de validité de leur titre provisoire de séjour ! Croyez-vous un instant qu’ils sont expulsés ? Evidemment non.

Quant aux naturalisations, notamment par décret, elles continuent leur remontée engagée en 2012, au début du quinquennat Hollande. En 2016, 68 067 personnes ont bénéficié de ces naturalisations par décret (10,6 % de plus qu’en 2015). Ce qui ne manquera pas, si rien ne change, de rattraper avant longtemps le nombre des décrets annuels de naturalisation des années 2010, au temps de Nicolas Sarkozy et qui était de l’ordre de…100 000 !

rivarol-12-05-2016

Et que nous racontent-ils tous ? Que  » Le prétendu Grand Remplacement n’existe pas. C’est un fantasme de l’extrême droite. « 

* C’est la raison pour laquelle nous revendiquons la dénonciation de tous les accords internationaux ratifiés par la France en ce sens. À situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle de salut public.

II. Et voilà qui ne va pas arranger les choses

Comme chaque année, l’Institut national de la statistique et des études économique (Insee) a publié, mardi 17 janvier, son bilan démographique. Encore des statistiques pour se faire taper dessus ! Et qu’apprend-on grâce à cet intéressant document ?

Qu’en 2016, la fécondité a diminué pour la deuxième année consécutive. L’année dernière, 785 000 bébés sont nés. Soit 14 000 de moins qu’en 2015, qui avait déjà connu 20 000 naissances de moins que l’année précédente. L’indicateur conjoncturel de fécondité s’établit à 1,93 enfant par femme, contre 1,96 en 2015, et 2 en 2014.

Cette baisse est particulièrement marquée pour les femmes âgées de 25 à 29 ans (un des bienfaits sans doute du nombre des avortements qui, rappelons-le, dépassent 220 000 par an), et n’est plus compensée, comme les années précédentes, par une augmentation de la fécondité aux âges plus élevés. Elle résulte également, dans une moindre mesure, de la baisse du nombre de femmes en âge de procréer, celles nées durant le baby-boom sortant progressivement de cette tranche d’âge.

Résultat, le solde naturel (différence entre les naissances et les décès) s’établit à 198 000 personnes,  » au plus bas depuis quarante ans « , relève Marie Reynaud, responsable des études démographiques et sociales de l’Insee. Et pourtant, la population française continue d’augmenter (+ 0,4%) ! C’est ainsi que la population de notre pays est annoncée par l’Insee à 66,9 millions de personnes mais…avec de moins en moins de Français. Car, en vérité, il n’y a pas ici de miracle comme celui de la multiplication des pains que nous relate Saint Matthieu. La différence vient évidemment de l’immigration.

Le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle, François Fillon, reproche à la gauche le  » matraquage dont ont été victimes les classes moyennes et surtout les familles nombreuses  » (baisse du plafond des allocations familiales, modulation des allocations familiales et de la prestation d’accueil du jeune enfant en fonction du revenu).  » Le renouvellement des générations n’est plus assuré « , s’alarme le candidat sur son site Internet. Surtout quand on y remédie avec le  » Grand Remplacement  » !

Les démographes officiels, tous de gauche ou presque, restent réticents à établir un lien direct entre des modifications de la politique familiale et une évolution démographique.  » Les comportements individuels résultent de facteurs multiples, explique Magali Mazuy, spécialiste de la natalité à l’Institut national d’études démographiques (INED). La politique familiale, qui permet aux couples d’avoir des enfants dans de bonnes conditions, a un impact parmi d’autres éléments.  » La baisse de la fécondité aux âges jeunes, au moment où les femmes sont les plus fécondes, est une évolution de société. L’âge moyen à la 1re maternité s’établit en 2016 à 30,4 ans.

Augmentation de la durée des études, allongement de la partie de la vie perçue comme la  » jeunesse « , difficultés à s’insérer sur le marché du travail et précarité des jeunes l’expliquent.  » L’évolution qui fait que les femmes diplômées retardent leur entrée en maternité pourrait être en train de s’étendre à l’ensemble de la société, observe Mme Mazuy. En France, la norme est que, pour avoir un enfant, il faut avoir une vie professionnelle et affective stable. Se projeter dans la vie de famille est compliqué quand on est en situation précaire.  » Ce n’était quand même pas si mal avant toutes ces lubies…

La nouveauté du bilan 2016 est que cette baisse n’est pas compensée par l’augmentation des naissances aux âges plus élevés.  » Nous observions auparavant un décalage dans le temps des naissances, analyse Mme Reynaud. Ces deux dernières années ce n’est pas le cas, la fécondité reste stable à partir de 30 ans.  » L’Insee ne peut pour l’heure avancer d’explication. La crise économique pourrait avoir un effet retardé en France, alors que d’autres pays y ont été confrontés plus tôt, faute d’amortisseurs sociaux comparables. Mais sans doute y a-t-il d’autres raisons sur lesquelles nous aurons à revenir.

 » Aux Etats-Unis, l’indice conjoncturel est passé de 2,12 enfants par femme en 2008 à 1,8 en 2014, observe Gilles Pison, professeur de démographie au Museum national d’histoire naturelle. Au Royaume-Uni, il a reculé de 1,96 à 1,82 sur la même période. La France apparaît en décalage et la baisse est moindre.  » Un impact des réformes de la politique familiale est, selon ce chercheur,  » une hypothèse  » parmi d’autres.  » Les allocations ont été réduites ou supprimées pour une minorité aisée, pour qui cela représente une faible part des revenus et n’a probablement pas eu de conséquence directe, poursuit-il. Mais l’idée que les allocations sont en baisse a peut-être entretenu l’inquiétude pour l’avenir générée par le chômage.  »

La question des limites physiologiques pour enfanter est aussi un problème important. Les chances d’être enceinte diminuent en effet avec l’avancée en âge. Des travaux ont montré les conséquences du décalage des naissances au niveau individuel (après 35 ans, les chances de réaliser un projet d’enfant diminuent fortement), mais un impact sur la fécondité à l’échelle nationale n’a pas encore été mis en évidence.

L’autre grand enseignement du bilan est l’augmentation de l’espérance de vie, qui repart à la hausse, après une année 2015 marquée par un recul inédit. L’espérance gagne, en 2016, 0,3 année pour les hommes comme pour les femmes, ce qui compense la perte de 2015. Une surmortalité liée à une épidémie de grippe, à un vaccin inadapté et à un épisode de canicule avait alors eu lieu.

En 2016, le nombre de décès reste élevé, à 587 000, soit 7 000 de moins qu’en 2015.  » Cette légère baisse a contrecarré la hausse tendancielle des décès issue du vieillissement de la population « , observe Mme Reynaud. La part des personnes de plus de 65 ans dans la population est de 19,2 %. Elle a augmenté de trois points en dix ans, et de quatre points en vingt ans.

Résultat : au lieu de s’atteler à une authentique et vigoureuse politique familiale, nos dirigeants politiques attendent patiemment que tout cela s’installe durablement pour nous faire le coup d’Angela Merkel en Allemagne. Baisse de la démographie + vieillissement de la population + manque de main d’oeuvre = besoin indiscutable d’immigration !

Ça porte un nom. Le « Grand Remplacement  » (qui, paraît-il) est un fantasme…

III. L’uberisation de la traite négrière

Aux Amériques, entre le XVe et le XIXe siècle, le commerce triangulaire avait pour objectif le peuplement des territoires de l’ouest par de nombreux esclave qui permettaient ainsi l’enrichissement facile mais immoral de ses commanditaires. Au prix de la misère des populations ainsi déplacées. Les Etats-Unis et d’autres pays d’Amérique en paient encore le prix humain et sociétal.

Le développement d’une nouvelle traite négrière, au XXIe siècle, entre l’Afrique et l’Europe via la Méditerranée, est en train d’engendrer, pour le plus grand profit du grand capital européen, les mêmes drames. Avec une conséquence particulière et rapidement imposée : les souffrances religieuse, économique et sociale des populations…autochtones !

Mais, toutes les bonnes choses ayant une fin, les migrants eux-mêmes, sans formation ni éducation, sont aujourd’hui les proies et les victimes de leurs nouveaux maîtres économiques parmi lesquels Uber est l’un des plus caricatural (Lire « Uber et consorts… » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/17/bulletin-climatique-du-week-end-1718-decembre-2016-de-la-republique-francaise/).

uber_drivermusic_image

Uber et ses imbéciles heureux de clients

Et la révolte des esclaves est en marche ! Un mois après les premières manifestations, les conducteurs de VTC (voitures de transport avec chauffeur) étaient appelés, lundi 16 janvier, à se mobiliser place de la Bastille, à Paris, contre leurs donneurs d’ordre, Uber. En novembre 2016, l’entreprise américaine avait unilatéralement décidé d’augmenter la commission ponctionnée sur le prix des courses. Une décision responsable de la paupérisation accélérée des chauffeurs, selon les syndicats.
« Nous espérons 200 à 300 chauffeurs, indiquait avant la manifestation Sayah Baaroun (l’une des innombrables « Chances pour la France » impliquées dans ces trafics), le secrétaire général de SCP-VTC-UNSA. Nous espérons surtout attirer des politiques, pour qu’ils prennent le relais et nous aident dans notre combat. » Danièle ­Simonet et Gérard Filoche étaient ainsi attendus sur place.

La simple mobilisation ne suffit plus, jugent cependant les chauffeurs, indépendants, qui perdent chaque jour du chiffre d’affaires en se mettant en grève. « Et puis, ils ont peur d’être déconnectés des ­plates-formes, et notamment Uber, s’ils sont repérés », relève un chauffeur. Désormais, pour sortir du conflit, ils cherchent à activer plusieurs leviers. Il y a tout d’abord la médiation de Jacques Rapoport, qui permet de rapprocher, un peu, les points de vue entre les syndicats. Ces derniers souhaiteraient ensuite la mise en place dans le secteur VTC d’une infrastructure partagée de géolocalisation permettant à des chauffeurs de créer leur propre plate-forme numérique, comme cela existe chez les taxis. Samedi, l’Alternative mobilité transport, une organisation représentant des entrepreneurs du secteur des VTC, a annoncé la création prochaine d’une application collaborative afin d’améliorer sensiblement les revenus des conducteurs. « Il existe au moins vingt-cinq projets, mais ils n’aboutissent jamais », regrette cependant Sayah Baaroun qui commence à prendre la mesure d’un combat perdu d’avance.

Pour accentuer la pression sur Uber, les syndicats de VTC veulent enfin jouer la carte judiciaire. Après l’ouverture d’une procédure de l’Urssaf contre Uber, certains chauffeurs vont demander en justice la requalification de contrats indépendants de VTC en emploi salarié. Une procédure longue, mais qui a été payante au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis…

Malgré ce nouveau front qui s’ouvre, les candidats continuent à se bousculer pour entrer dans « l’aventure Uber ». Chaque jour, « 700 à 800 » chauffeurs et futurs « partenaires » – comme les appelle l’entreprise fripouille – défilent dans le hall du  » Fashion Center  » d’Aubervilliers. Il faut franchir les contrôles de vigiles et de policiers, installés depuis que les opposants à la plate-forme se mobilisent, pour arriver à la porte d’entrée siglée Uber et gardée, là encore, par des hommes en uniforme.

870x489_uber_aubervilliers

Le « Fashion Center » d’Uber à…Aubervilliers (9-3)

A l’intérieur, une quinzaine de personnes sont installées, silencieuses, concentrées, dossiers en main, dans les canapés de la salle d’attente. La musique d’ambiance est régulièrement recouverte par les signaux sonores orientant les candidats vers les guichets. Trois potes, d’une vingtaine d’années, en jogging et baskets, attendent leur tour. Ils examinent le tableau numérique donnant l’ordre de passage : Medhi, Rabesaotra, Hassan, Ba, Abeele, Sghaier, Diakite, Aziz, Kaba, Qigo…Que des prénoms de chez nous.

L’un d’eux est venu se réinscrire après avoir arrêté de travailler il y a quelques mois parce qu’il « en avait marre et que ça ne payait pas assez ». Mais, « comme il n’y a pas de boulot », à 25 ans, il veut retenter sa chance. Son collègue, qui est devenu chauffeur Uber il y a peu, est tout aussi fataliste : « Ça ne marche pas toujours, mais c’est mieux que de rester à ne rien faire. » « S’il y avait autre chose, on irait ailleurs… », complète le troisième. C’est à croire que la prochaine dépénalisation du cannabis leur donne déjà le bourdon,  » Ouesh ! « 

Comme eux, un très grand nombre de jeunes vivant dans la banlieue nord de Paris (quelle surprise) ont été très tôt attirés par l’opportunité offerte par Uber. C’est pourquoi l’entreprise a installé ce centre d’accueil en Seine-Saint-Denis. « On est proche de nos partenaires, explique Youssef (sic), le responsable du centre. La plupart viennent de la banlieue nord. » Sur les 15 000 chauffeurs travaillant en France avec l’application Uber, la plus grande partie serait issue des quartiers populaires ou carrément malfamés dans lesquels le taux de chômage est largement supérieur à 15 %. Une aubaine pour cette entreprise qui peut ainsi compter sur une main-d’œuvre conséquente et peu exigeante…pour le moment.

« Nous ne mettons aucune barrière. Nous ne demandons pas de CV », ajoute un porte-parole de l’entreprise, prouvant ainsi qu’il cible préférentiellement la population la plus fragile et la plus malléable, allant jusqu’à vanter un modèle « bénéfique pour la société » : « La France a fermé les yeux sur une partie du pays. Nous leur proposons de l’activité, sans pour autant leur promettre des fortunes. Pour réussir, ils doivent beaucoup travailler, environs 50 heures pour gagner 1 600 euros par mois, mais c’est mieux que rien. » C’est là le seul point positif de la démarche d’Uber, repris d’ailleurs (ce qui en dit long) par le programme d’Emmanuel Macron. Alors que, pour nous, seule la REMIGRATION sera la réponse à la nouvelle traite négrière. Les américains l’avaient d’ailleurs amorcée, en leur temps, en favorisant la création du Libéria.

699px-coat_of_arms_of_liberia-svg

Deux hommes venus de Thiais (Val-de-Marne – également touché -) attendent, près du tableau numérique, d’être reçus par un conseiller. Jestila (37 ans) est venu s’inscrire pour faire un test. Il voudrait « essayer pour voir s’il peut gagner plus » que les 1 400 à 1 500 euros qu’il touche en tant que chauffeur-livreur. Il y croit. Pour lui, ce n’est pas une décision subie, contrairement à son ami Barran (44 ans), un chauffeur de poids lourds qui a dû arrêter son métier après s’être cassé la cheville. Lui sait qu’il ne retrouvera pas son salaire de 2 000 euros net par mois.

« En termes d’emplois, Uber a un impact positif indéniable à court terme. Mais le modèle économique de ce type d’entreprise pose question, car les chauffeurs doivent accepter de nombreuses concessions. Ils ont besoin de travailler énormément pour boucler leurs fins de mois et ne cotisent que très peu pour leur protection sociale et leur retraite. Cette situation risque de créer une nouvelle population de travailleurs à la fois pauvres et mal couverts », pointe Ali Celik, responsable d’une pépinière d’entreprises à La Courneuve…On se croirait à Harlem au début du XXe siècle.

Le centre d’accueil Uber ne reçoit d’ailleurs pas que des « partenaires » satisfaits. Des chauffeurs viennent aussi se plaindre après que leur compte sur l’application a été désactivé ou parce qu’ils estiment qu’ils ne gagnent pas assez. « Au lancement d’Uber en France, les conditions étaient intéressantes, mais depuis le changement de tarificationla donne a changé », explique Sami, VTC domicilié à Aubervilliers. « C’est devenu très difficile de rentrer un salaire correct. Certains font des horaires de dingue, jusqu’à 16 ou 17 heures par jour, pour faire tourner la boîte », souligne-t-il. Car chaque course est amputée de 25 %, la commission prise par Uber (35 % en Uber Pool), et puis il faut payer la location de la voiture ou rembourser son achat, en plus des frais engagés pour se lancer dans le métier (formation, création de la société lorsqu’ils ne sont pas autoentrepreneurs…) et toutes les taxes, de la TVA sur le chiffre d’affaires ou le RSI…Heureusement pour eux, la plupart ont choisi l’auto-entreprenariat et prennent beaucoup de libertés avec la règlementation fiscale ! (Lire « L’UberLeaks » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/02/24/l-uberleaks/).

« Cet investissement consenti au départ s’amortit dans la plupart des cas, assure le responsable du centre. Si les chauffeurs sont sérieux et qu’ils ne flambent pas en achetant une voiture trop chère, c’est impossible de ne pas s’en sortir un minimum. »

Un minimum…

droit-dans-le-mur

Sans commentaire

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Dans la série  » Prochaines parutions  » :

15977830_1841446132745321_1990050430586535881_n-978x1474

Mon Dieu !

L’ exemple à ne surtout pas suivre pour la monarchie française…*

* Comme on pourrait s’en douter en découvrant que cet ouvrage de Philippe Delorme est publié par les éditions  » La boite à Pandore « .

 

Le 19 janvier 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :