BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (24 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

24 Jan

I. Comme Manuel Valls*, le parti socialiste ne sert à rien

Mais qui en doutait ?

La primaire de ce qu’ils sont convenus d’appeler la «  Belle Alliance populaire « , en vue des prochaines élections présidentielles, s’avère déjà calamiteuse pour le parti socialiste (PS) depuis longtemps à l’agonie et mis à mort par le couple démoniaque formé par François Hollande et Manuel Valls.

Mais il ne faudrait pas faire de ces deux-là les boucs émissaires d’une fin inéluctable écrite depuis longtemps par nombre de leurs prédécesseurs.

Déjà, au début des années 1990, après la vendetta du congrès de Rennes, la bérézina des législatives de 1993 et la fin de règne funèbre de François Mitterrand, l’élan que celui-ci incarnait depuis vingt ans mais qu’il avait su si bien dévoyer, s’était brisé. Lionel Jospin avait bien tenté de relever le gant et de restaurer l’espoir mais son échec le 21 avril 2002 avait encore sonné le glas, avant que François Hollande ne redonne au PS l’illusion d’une troisième vie en 2012. Ce parcours chaotique aurait dû alerter ceux qui, aujourd’hui, prétendent incarner un avenir radieux pour le PS, quitte à promouvoir une fuite en avant dans l’idée fumeuse d’une illusoire VIe République ! Comme si les échecs successifs des cinq précédentes ne suffisait pas au malheur des Français…

Que de temps perdu et que de mauvais coups portés à la France par l’utopie la plus nuisible de notre histoire.

Et tout ça pourquoi ? Pour administrer des soins palliatifs à une idéologie dont chacun sait qu’elle n’a pas d’avenir. Depuis quinze ans, aucun des dirigeants du parti ne s’est durablement imposé : Lionel Jospin puis Ségolène Royal ont été écartés après leurs échecs respectifs de 2002 et 2007 à l’élection présidentielle ; François Hollande, affaibli comme jamais un président de la République avant lui, a été contraint de renoncer à briguer un second mandat. Le 29 janvier, la primaire de la  » Belle Alliance populaire  » aura désigné un candidat. Mais ce dernier ne parviendra pas à apparaître comme le chef incontesté de son camp, tant celui-ci est miné de l’intérieur et concurrencé de l’extérieur.

Le PS est aujourd’hui en panne d’un projet convaincant et partagé car celui-ci…n’existe pas. L’exercice du pouvoir depuis cinq ans l’a démontré : la fracture est profonde entre ceux qui ont gouverné, au premier rang desquels Manuel Valls, et ceux qui ont mené la fronde depuis deux ou trois ans, parmi lesquels Benoît Hamon et Arnaud Montebourg. Les débats de la primaire l’ont confirmé : entre le pragmatisme affiché, le respect d’un minimum de sérieux budgétaire, la volonté illusoire d’adapter la France aux contraintes de la mondialisation d’un côté et, de l’autre, les illusions lyriques, les promesses de changer la vie ou la propension à prendre ses désirs pour la réalité, la synthèse n’est pas imaginable. Faute de réalisme, l’on n’est pas crédible, prétendent les uns. Le réalisme conduit au renoncement, accusent les autres…

Ce clivage est d’autant plus profond qu’il est amplifié par la concurrence extérieure qui n’est pas moins utopique : Jean-Luc Mélenchon revendique sans ménagement la prééminence à gauche et se veut le meilleur héritier du PS d’Epinay ; Emmanuel Macron entend lui dérober le talisman de la réforme et de la modernité, au nom du  » progressisme « . C’est la troisième crise à laquelle doivent faire face les socialistes. Depuis François Mitterrand et son rêve d’union de la gauche, ils ne parviennent plus à rassembler derrière eux sans comprendre que c’est, tout simplement, parce que…la gauche n’a pas d’avenir.

Enfin, et c’est la dernière crise, les fondations du PS sont menacées. Patiemment construite et renouvelée depuis les années 1970, quand les Français croyaient encore aux lendemains qui chantent, sa base territoriale s’est terriblement rétrécie au fil des élections municipales, cantonales et régionales de ces dernières années. Quant à sa base sociale historique, cela fait près de deux décennies que les classes populaires, ouvriers et employés, ont largement déserté la gauche pour rejoindre le Front national. Même les fonctionnaires de l’Etat, avec en tête les enseignants chargés de «  faire de la France un cimetière plutôt que de ne pas la régénérer à (leur) façon  » – comme l’enjoignait Jean-Baptiste Carrier – , ont abandonné le navire.

Alors, à quoi sert le parti socialiste ? À part nuire encore et toujours…

Lire « Manuel Valls : l’imposture tranquille » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/17/bulletin-climatique-du-week-end-1718-decembre-2016-de-la-republique-francaise/

II. La nature libyenne a horreur du vide

Nous évoquions, il y a quelques jours, les illusions mais aussi les fautes de l’Union européenne dans la crise que traverse la Lybie. Son interventionnisme coupable et à contre temps, sous les auspices de Nicolas Sarkozy, en 2011 puis dans la promotion d’un gouvernement fantoche à Tripoli, dans le cadre de ce que l’on nomme  » l’accord de Skhirat « , et enfin son impuissance face aux menées islamistes de Daesch à Syrte comme face à la traite négrière qui submerge les côtes européennes, entretiennent sur place une situation catastrophique qui devait finir par être exploitée par le plus grand joueur d’échecs politiques actuel : Vladimir Poutine (Lire « Migrants : l’UE nous berne » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/23/bulletin-climatique-quotidien-23-janvier-2017-de-la-republique-francaise/). C’est désormais chose faite.

Forte de son retour en force dans le monde arabe à la faveur de la crise syrienne, la Russie joue désormais un rôle croissant en Libye et affiche ostensiblement son soutien au maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de la Cyrénaïque (est du pays), opposé au gouvernement de Tripoli, soutenu par l’ONU, l’OTAN et l’UE.

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Le porte-avions Amiral-Kouznetsov

Khalifa Haftar a ainsi été invité le 11 janvier à visiter le porte-avions russe Amiral-Kouznetsov, au large de Tobrouk, alors que le navire était sur la route du retour de Syrie vers la Russie.Le militaire libyen a eu droit à tous les honneurs : revue des troupes, hymnes nationaux et entretien par vidéoconférence avec le ministre de la défense russe, Sergueï Choïgou. Officiellement, il s’agissait d’un échange sur la « lutte contre le terrorisme ». Officieusement, Khalifa Haftar presse les Russes de lui livrer des armes.

A deux reprises, le 27 juin 2016, puis le 29 novembre, l’homme, qui a conquis les principaux ports pétroliers dans son bastion de l’Est libyen, s’est déjà rendu à Moscou pour y effectuer la même requête. Reçu par M. Choïgou, puis par le chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, il s’était également entretenu avec Nikolaï Patrouchev, un proche de Vladimir Poutine à la tête du Conseil national de la sécurité de Russie.

Un tel niveau de rencontres témoigne de l’intérêt que lui porte Moscou. Ex-partisan du colonel Kadhafi, entré en dissidence dans les années 1980 et exilé jusqu’en 2011 aux Etats-Unis, Khalifa Haftar n’y est pas un inconnu. Il a été formé dans les meilleures écoles militaires soviétiques.

Entre deux visites, il a aussi dépêché, en septembre, dans la capitale russe, Abdel Basset Badri, ambassadeur libyen en Arabie saoudite, et son représentant personnel dans les dossiers sensibles. « Il a fait appel aux Russes pour commencer en Libye une opération militaire contre les islamistes du même type que celle menée en ce moment en Syrie », rapportait le lendemain le quotidien Izvestia, en citant une source anonyme. A l’unisson des Occidentaux, la Russie redoute que l’instabilité politique du pays ne profite aux djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI). « Les Italiens sont trop faibles pour faire quelque chose, la France aussi », juge M. Lavrov.

Officiellement, la Russie soutient l’accord signé le 17 décembre 2015 sous les auspices des Nations unies dans la ville marocaine de Skhirat, qui a enfanté la mise en place d’un gouvernement et d’un Conseil présidentiel dirigé par Faïez Sarraj en Libye. Mais son appui est mesuré. Dans un entretien par écrit à l’agence Bloomberg, affiché in extenso sur son site, le vice-ministre des affaires étrangères russe, Guennadi Gatilov, estime que le processus de Skhirat « est au point mort », car « le Conseil présidentiel n’est pas vraiment devenu une autorité nationale » et « contrôle un territoire très restreint ». C’est très exactement ce qu’affirme le CER dans les pages de son blogue depuis plus d’un an (Lire « L’illusion de l’accord de paix en Libye » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/07/15/bulletin-climatique-quotidien-15-juillet-2015de-la-republique-francaise/).

« Résoudre ce problème ne sera possible que si le pouvoir de Tripoli sort de ses intérêts politiques étroits », poursuit le diplomate, qui en profite pour donner une volée de bois vert au représentant spécial des Nations unies en Libye, Martin Kobler : « C’est de cela, et non des accords séparés avec l’establishment libyen dans le dos des autres acteurs, que devrait s’occuper M. Kobler. » Selon le responsable russe, « Haftar est bien sûr la principale personnalité politique et militaire » en Libye qui « a, et continue à faire beaucoup dans le cadre de la lutte contre les terroristes de l’EI ».

Ce soutien appuyé s’est déjà traduit par la livraison, en mai 2016, de 4 milliards de dinars libyens imprimés en Russie pour la Banque centrale de Benghazi, mise en place par le général Haftar et rivale de celle de Tripoli. La Libye étant soumise à un embargo sur les armes, la Russie ne devrait cependant pas accéder aux requêtes de son interlocuteur, même si M. Gatilov rappelle que la résolution onusienne 2174 prévoit sur ce point « des mécanismes d’examen des demandes (…) selon des procédures appropriées ».

Sans rompre les accords internationaux, Moscou affiche ainsi sa détermination à jouer sa propre partition en Libye et à s’y substituer à la faiblesse des Occidentaux. Il n’y a plus de régime à préserver en Libye, mais Moscou a trouvé en Khalifa Haftar un profil politico-militaire qui lui convient et qui pourrait lui permettre de restaurer ses intérêts stratégiques perdus dans la région avec la chute de Kadhafi. Mais qu’a fait l’UE pour protéger les citoyens européens des hordes barbares sui submergent notre continent ? RIEN.

Ne vaudrait-il pas mieux que Vladimir Poutine se présente aux prochaines élections présidentielles françaises ?…

 

III. « Wir schaffen das » (suite)*

Nos lecteurs se souviennent tous de l’enthousiasme exprimé par la chancelière d’Allemagne, Angela Merkel, dans ce cri de guerre (« Nous y arriverons « ) lorsqu’elle décida d’ouvrir les portes de son pays aux hordes de migrants arrivés par la désormais terrifiante route des Balkans et de forcer ainsi la main de nombreux pays européens. Mais ils se souviennent sans doute aussi de l’un des principaux arguments de la chancelière pour justifier sa décision (qui, nous l’avions révélé dès l’été 2015, suivait les demandes du patronat allemand) : tous ces migrants, requalifiés  » réfugiés « , avaient une sérieuse formation professionnelle. Hélas, ce beau rêve s’est écroulé lorsque les agences pour l’emploi ont réalisé qu’ils étaient, pour la plupart, sans culture, sans éducation et sans formation…

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Déferlement de migrants à Munich, à l’automne 2015

Et aujourd’hui rien ne va plus. La principale cause de la difficulté d’absorption des prétendus réfugiés syriens est l’inadaptation de leurs compétences au besoin du marché du travail allemand. En effet, la majorité d’entre eux sont des paysans peu éduqués, souvent illettrés, venant des campagnes reculées du nord et de l’est de la Syrie, c’est-à-dire les régions les plus pauvres du pays, alors que ce dernier a un niveau de développement déjà peu élevé. En outre, ces populations peu ou non formées, sont originaires d’un pays où la langue allemande n’était guère enseignée, d’où une barrière linguistique difficilement surmontable pour les syriens, car pour travailler, il faudrait déjà qu’ils maîtrisent un peu la langue de Goethe.

Ces difficultés auraient pu, bien évidemment, être largement anticipées, si les dirigeants politiques allemands avaient étudié, en amont de leur prise de décision, plus précisément l’origine géographique des syriens mais aussi de ceux qui sont arrivés d’autres pays que la Syrie. Les leaders politiques allemands ont très largement sous-estimé le décalage économique et culturel entre le Proche-Orient et l’Europe occidentale, pensant que ces migrants s’intègreraient aussi facilement dans la société allemande que les ressortissants des pays d’Europe de l’Est que le pays accueille massivement depuis plusieurs décennies. Manifestement, l’élite allemande a confondu le quantitatif avec le qualitatif. Par exemple, il est probable que l’accueil de 10 000 informaticiens indiens a un impact plus positif sur l’économie d’un pays que l’accueil de 100 000 paysans syriens ! L’amateurisme du gouvernement allemand dans le traitement de cette crise migratoire apparaît aujourd’hui patent et montre que le modèle de la bonne gestion allemande (et des choix économiques qui vont avec) a largement été exagéré. Mais le pire, dans cette histoire, est que cet amateurisme a été imposé à la quasi totalité des pays de l’Union européenne qui n’ont pas osé, mis à part le courageux groupe de Visegrad, se dresser contre l’hégémonie germanique.

Alors, comment les industriels allemands ont-ils fait face (dans la discrétion) à leur bévue ? Très simplement. À l’Allemande, avec ce slogan :  » Arbeit macht frei « ,  signifiant « le travail rend libre » ! C’est-à-dire en organisant des “Bridge Internship”. Des stages NON RÉMUNÉRÉS durant lesquels les migrants vont s’initier à la vie de l’industrie allemande.

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Et la presse de nous rapporter l’exemple de deux Syriens de 26 et 27 ans qui travaillent au sein d’une usine Daimler de la ville industrielle de Mannheim, dans le Bade-Wurtemberg. Un immense complexe où le géant de l’automobile produit des moteurs et des bus. Avec neuf autres réfugiés, stagiaires non rémunérés, Saad Al-Alani et Ghiath Alelewi participent à une nouvelle sorte de STO (Service du travail obligatoire de triste mémoire) ! C’est ce que nous appelons, à notre façon, la nouvelle traite négrière puisque, à ce prix-là, pourquoi s’en priver ?

Avec la présence de plusieurs fleurons de l’industrie allemande et internationale (Daimler, BASF, ABB, Roche…), la région Rhin-Neckar, où se trouve Mannheim, constitue le septième pôle industriel de l’Allemagne et contribue largement à la richesse du pays.

En Allemagne, jusqu’à l’obtention du statut de réfugié (ce qui va devenir de plus en plus difficile) et du permis de résidence renouvelable tous les trois ans, il est impossible de travailler. Impossible aussi de s’inscrire à l’obligatoire cours d’intégration : six mois de cours d’allemand couplés à quelques leçons d’éducation civique. « Il faut attendre les papiers pour pouvoir déménager et choisir la ville où l’on croit pouvoir trouver du travail. Moi, j’ai eu les miens en juin 2016, et tout de suite j’ai choisi de venir à Mannheim car je savais que c’était une ville plutôt accueillante avec les réfugiés et où il y a beaucoup d’opportunités d’emplois », se souvient Saad-Al-Alani.

 » La vie d’une usine allemande commence à 6 heures du matin. Se lever tôt, être discipliné et se présenter chaque jour à son poste, respecter les consignes de sécurité, répéter durant des heures des tâches d’ouvrier pas vraiment passionnantes… L’expérience est rude après plus d’un an et demi à vivre sans aucun rythme « , ajoute-t-il.

« Le souci, c’est d’abord la langue qui les exclut brutalement de la vie sociale et professionnelle », regrette Peter Kurz, le maire social-démocrate (SPD) de Mannheim. Une ville où cohabitent plus de 170 nationalités, où près de 48 % des 300 000 habitants sont issus de l’immigration. Bref, une ville d’Allemagne qui n’est plus Allemande, comme Molenbeek est une ville de Belgique qui n’est plus Belge. « L’ADN de Mannheim, c’est de gérer la diversité et la mixité sociale. Une tradition qui remonte chez nous aux Huguenots, au XVIIe siècle, rappelle le maire. Pour cela, il faut du dialogue. En 2011, nous avons établi une sorte de charte que nous appelons la Déclaration de Mannheim et qui rappelle le climat de tolérance et de vivre-ensemble que nous voulons pour notre ville. Avec cette déclaration, nous avons voulu réaffirmer nos valeurs de non-discrimination, que nous avons d’ailleurs élargies au sexe et au genre. Nos travailleurs sociaux sont très investis sur cette question de la tolérance religieuse ou intercommunautaire. » Mais, depuis l’hiver 2015-2016, cette charte a dû composer avec les exigences physiologiques de quelques immigrés récents. Exigences dont bien des femmes ne veulent pas parler…

Vivre ensemble, accepter les différences, c’est aussi ce que ces ouvriers sans salaire apprennent chez Daimler. « Mon boss est Italien, celui de Ghiath est grec et beaucoup d’employés sont Turcs. Mais ici, on est avant tout des pièces interchangeables de leur grosse machine de production », avoue Saad Al-Alani. Des malentendus culturels, il y en a tous les jours. « Ils ne comprennent pas toujours pourquoi on ne tolère pas les absences, explique Markus Metzdorf, responsable des ressources humaines du site de Mannheim. Ils essaient de négocier sur tout, alors qu’ici en Allemagne, quand c’est non c’est non. Si tu insistes, c’est impoli. »

Ghiath Alelewi se dit pourtant satisfait de cette rude vie d’ouvrier et rêve d’être embauché par l’entreprise à la fin du stage. « Notre objectif n’est pas de les recruter chez nous ou de les prendre en formation continue, car nous avons assez de ressources humaines, mais de les aider à trouver un travail », tempère pourtant Oliver Wihofszki.

Saad Al-Alani, lui, souhaiterait entreprendre des études en informatique à l’université, là où il prétend (sans preuve) les avait laissées en Syrie. « Mais cela lui prendra plus de six ans : deux pour apprendre la langue à un niveau lui permettant d’entrer à la fac, et quatre années de cycle, précise Dirk Axtmann, conseiller d’intégration chargé de la formation continue au sein de l’IHK, la Chambre de commerce et d’industrie de la région Rhin-Neckar. L’option de la formation en alternance, “l’Ausbildung”, est plus courte que l’université et correspond mieux à la fois aux besoins du marché et à ceux des réfugiés, qui ne peuvent se permettre d’attendre six ans avant d’entrer sur le marché du travail, car ils doivent souvent soutenir la famille au pays. »

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Angela Merkel

Mais les entreprises jouent-elles vraiment le jeu ? Que reste-t-il du « wir schaffen das » (« on va y arriver ! ») d’Angela Merkel, cette affirmation martelée à l’automne 2015, au plus fort du flux de migrants, et qui prétendait que le marché du travail allemand était ravi d’accueillir la main-d’œuvre qualifiée, notamment syrienne ? « Il y a eu un malentendu, reconnaît aujourd’hui le maire de Mannheim. Les Syriens ne sont pas aussi diplômés que les entreprises le pensaient. Tout le monde a compris que cela allait prendre plus de temps que prévu… »

Et si tout cela n’était qu’une gigantesque arnaque pour imposer le  » Grand Remplacement  » ?

* Lire « Wir shaffen das » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/21/billet-dhumeur-du-sieur-du-plessis-wir-schaffen-das/

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Valentin de Boulogne

Réinventer Caravage

s’expose au musée du Louvre à Paris avec le concours du Metropolitan Museum of Art de New York, du 22 Février 2017 au 22 Mai 2017

Cette exposition bénéficie du mécénat de Lusis

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Considéré comme le plus brillant des peintres à la suite de Caravage et comme l’un des plus grands artistes français, Valentin de Boulogne (1591-1632) passa l’essentiel de sa carrière à Rome, où il reçut de prestigieuses commandes des papes ; son oeuvre fut aussi collectionnée par les puissants, au premier rang desquels figurent Mazarin et Louis XIV, et servit de modèle tout au long du 19e siècle à des maîtres aussi différents que David ou Courbet.

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Aussi libre que Caravage, mort lui aussi dans la fleur de l’âge, il reprend à son devancier un réalisme dramatique, le clair-obscur et des thèmes (tavernes, concerts, martyrs et saints…), mais il les transfigure par un sens inédit à la fois du grandiose et de la mélancolie ainsi que par une sensibilité à la couleur d’inspiration néo-vénitienne.

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Le Louvre, qui possède la plus riche collection au monde d’oeuvres de l’artiste, s’est associé au Metropolitan Museum de New York pour la première monographie dédiée à la figure la plus importante du mouvement caravagesque en Europe.

Le 24 janvier 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

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