BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (27 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

27 Jan

I. Une autre bonne nouvelle du Parlement européen

Après le départ de son précédent président, l’Allemand Martin Shultz, socialo bon teint et ennemi juré de Marine Le Pen et de tous ses amis, le Parlement de Strasbourg nous a offert une autre bonne nouvelle (Lire « D’autant qu’au Parlement européen…ça tangue aussi » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/20/bulletin-climatique-quotidien-20-janvier-2017-de-la-republique-francaise/).

L’Italien Antonio Tajani a été élu, par 351 voix contre 282, nouveau président de cet organe législatif de l’Union européenne. Romain de naissance, il parle couramment l’italien, l’anglais, le français et l’espagnol !

Dans sa jeunesse, et cela nous est particulièrement agréable, M. Tajani milita ardemment au sein du Front monarchique de la jeunesse, une organisation étudiante du parti monarchique italien. Il fut un militant du retour d’exil de la maison de Savoie (interdite de séjour en Italie par la Constitution italienne jusqu’en 2002, quand le Parlement italien leva cette interdiction). Autant de faits que nos médias comme les institutions européennes se gardent de révéler…

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Maison de Savoie

Il fut en outre officier de l’armée de l’Air italienne et contrôleur de la défense aérienne à la base de San-Giovani-Teatino.

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Antonio Tajani

Ami des pays du sud de l’Europe, il défendit, lorsqu’il était commissaire européen à l’industrie, les travailleurs de l’entreprise Tenneco, dans les Asturies (Espagne) menacée de fermeture par ses propriétaires américains. 200 postes avaient alors été sauvés. Depuis, une rue de Gijon (Asturie) porte son nom.

Un autre geste qui le fit apprécier en Espagne, fut qu’en 2010 il prononça un discours en espagnol devant les Nations unies, mandaté alors par la Commission de Bruxelles, car l’italien, sa langue natale, n’est pas une des langues officielles de l’ONU !

Antonio Tajani est Grand Croix de l’ordre de Bernardo O’Higgins du Chili (2015), Officier de la Légion d’honneur (2012) et Chevalier Grand Croix de l’Ordre du Mérite civil espagnol (2013).

Souhaitons qu’il reste attaché à ses convictions premières.

 

II. L’esclavage moderne à deux pas de chez nous

A en croire tous nos responsables politiques, l’Union européenne est  » l’horizon indépassable de notre temps  » et ses bienfaits ne sont pas discutables.

Pourtant, elle ferme les yeux sur bien des turpitudes et, en particulier, la pratique de l’esclavage sur le territoire européen…

Victime de la désindustrialisation qui a suivi la chute du mur de Berlin, la ville de Gubin (15 000 âmes) dans l’extrême ouest de la Pologne vivote désormais grâce aux salons de coiffure bon marché et aux magasins de cigarettes fréquentés par les habitants de Gubin, la partie allemande de la ville-frontière. Beaucoup de Polonais font le chemin inverse et franchissent chaque jour le pont enjambant la rivière Neisse, gelée en ce mois de janvier, pour chercher du travail en Allemagne.

Gubin perd peu à peu ses forces vives, attirées par le pouvoir d’achat de l’autre rive, lassées aussi des cadences et des bas salaires imposés par les entreprises locales. A 8 kilomètres de là, à Czarnowice, Fructofresh a fait fuir bon nombre de ses salariés. En mai 2014, deux employées levaient le voile, dans l’hebdomadaire local Tygodniowa, sur la réalité de l’usine. Elles avaient touché 649 zlotys (150 euros) en un mois – le salaire de base avoisine les 400 euros en Pologne – et dénonçaient un véritable  » camp de travail « .

L’entreprise de fabrication de salades de fruits et de jus de fruits frais est l’un des principaux fournisseurs du marché français grâce à deux intermédiaires, le groupe Pomona, premier distributeur français de produits alimentaires aux professionnels, et la société franco-israélienne Bharlev, un fabricant de salades et jus de fruits frais qui complète sa production par de la marchandise en provenance de Fructofresh. Des chaînes hôtelières de l’envergure d’Accor et Hilton, des géants de la restauration collective comme Sodexo ou encore l’Assemblée nationale s’approvisionnent auprès de ces deux opérateurs français.

Fructofresh, née en 2004, exporte vers l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la France, l’Irlande ou le Luxembourg et a reçu en 2008 le Prix de l’entreprise polonaise enregistrant la plus forte croissance de l’année. Neuf ans après, un double scandale menace d’entacher la réussite spectaculaire de cette entreprise familiale qui affirme avoir réalisé un chiffre d’affaires de plus de 10 millions d’euros en 2016 : la présence dans ses salades de fruits frais d’un additif alimentaire interdit, et l’emploi d’une main-d’œuvre nord-coréenne dans des conditions sociales indignes pour faire tourner l’unité de production de Czarnowice.

 » Plus aucun Polonais ne veut rester là-bas, raconte une serveuse du Retro, l’un des derniers restaurants encore debout à Gubin. Il n’y a plus que des Ukrainiens et beaucoup de Nord-Coréennes, qui travaillent dans des conditions proches de l’esclavage.

A la sortie du hameau assoupi, où les façades des maisons rappellent que la région fut allemande avant d’intégrer la Pologne en 1945, l’usine étend sa longue silhouette blanche entre champs en friche et fermes isolées. Blanche comme la palissade métallique de 2 mètres de haut qui enclot la fabrique.

Des caméras de vidéosurveillance et un portique électronique près de l’entrée principale complètent l’allure de Fort Knox de ce fabricant de salades de fruits. Selon Dariusz, un ancien employé de Fructofresh qui a requis l’anonymat, sur les 150 personnes employées sur le site, près de 70 Ukrainiens (hommes et femmes) et près de 50 Nord-Coréennes sont affectés aux ateliers de découpe des fruits achetés dans le monde entier. Des manutentionnaires polonais complètent l’effectif, chargés de remplir les camions qui partent chaque jour à 16 heures vers l’Allemagne et livrent, le lendemain matin, le marché de Rungis.

Les Nord-Coréennes ont moins de 100 mètres à parcourir pour rejoindre leur dortoir. Elles vivent confinées dans un baraquement, à l’intérieur de l’usine. A la tombée du jour, alors que quelques employés regagnent en bus Gubin et les villages environnants, des grappes de Nord-Coréennes convergent vers le bâtiment neuf construit à l’extrémité des hangars. Elles sont systématiquement escortées par une  » surveillante  » (surnommée kapo !), car le groupe n’a pas d’accès direct au baraquement. Il doit sortir de l’enceinte de l’usine puis longer la route sur 100 mètres et franchir le tourniquet électronique contrôlé par un vigile. Quelques secondes durant, les «  invisibles  » prennent forme humaine, avant de disparaître à nouveau derrière la haute palissade. La construction d’un nouveau bâtiment est prévue cette année, pour accueillir cette fois le personnel qui gère la production.

Cezary Zwoinski, le directeur général de Fructofresh, qui était à Paris mardi 24 janvier, assume :  » Ce sont les Nord-Coréennes qui travaillent le mieux ; elles sont très disciplinées, très motivées, très organisées.  » Dariusz avance un deuxième argument :  » Lorsque la direction s’est tournée vers une agence de placement pour renforcer son effectif, cette dernière lui a conseillé de choisir des Nord-Coréennes. Des Indiens ou d’autres nationalités auraient peut-être cherché à fuir, la frontière est très proche, a expliqué l’agence. Pas les Nord-Coréennes « , dont le moindre faux pas mettrait en péril leur famille restée au pays.

La politique d’envoi de travailleurs nord-coréens à l’étranger s’est développée après le décès, fin 2011, de Kim Jong-il. Sous le  » règne  » de son fils Kim Jong-un, l’armée populaire de Corée a multiplié les tirs de missile et procédé à trois essais nucléaires. Le pays subit en retour de nouvelles sanctions.  » Kim Jong-un devait trouver des alternatives pour obtenir des devises, qui se faisaient rares « , analyse Remco Breuker, titulaire de la chaire d’études coréennes à l’université de Leyde (Pays-Bas), qui a coordonné en 2016 une analyse sur la main-d’œuvre nord-coréenne en Europe,  » Slaves to the system « .

Cité dans cette étude, un Nord-Coréen témoigne qu’une des conditions pour travailler à l’étranger est d’être marié et d’avoir des enfants restés au pays, afin d’éviter la tentation de faire défection. Il confie ne pas avoir eu connaissance du salaire payé par l’employeur européen.  » Ils ne nous laissent jamais savoir combien nous sommes censés gagner et combien ils ponctionnent pour les charges, dit-il encore. C’est pourquoi aucun de nous ne sait à quel point nous sommes exploités.  »

Cette migration est connue des instances internationales. D’après un rapport rendu public à l’automne 2015 par Marzuki Darusman, le rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme en Corée du Nord, près de 50 000 ressortissants nord-coréens travailleraient à l’étranger, principalement dans le secteur des mines, du textile et de la construction. La majeure partie d’entre eux exerceraient en Chine et en Russie, mais le phénomène gagnerait plusieurs pays d’Afrique et d’Asie, la région du golfe Arabo-Persique, et la Pologne. Les relations entre Varsovie et Pyongyang datent de l’époque soviétique.

En 2013, l’édition polonaise de Newsweek avait déjà mis en lumière la présence d’employés nord-coréens dans les serres de tomates d’une société agricole, à 25 kilomètres de Varsovie. Un an plus tard, la mort d’un travailleur sur un chantier naval proche de Gdynia, port de la mer Baltique, relançait le dossier. Chon Kyongsu faisait de la soudure lorsque ses habits, inadaptés, prirent feu. L’inspection du travail avait pourtant établi une année plus tôt que 29 ouvriers nord-coréens œuvraient illégalement. Leurs permis de travail ne précisaient pas qu’ils opéraient sur les chantiers navals mais plutôt qu’ils étaient employés par une société intermédiaire, Armex, elle-même en contact avec un conglomérat d’état nord-coréen, Rungrado Trading.

Rappelons que l’article 20 de la convention du Conseil de l’Europe contre la traite des êtres humains – signée à Varsovie en 2005 et ratifiée par la Pologne en 2008 – qualifie de  » traite  » le fait de retenir les documents d’identité d’un individu.  » Quel membre de l’Union européenne sommes-nous pour faire venir des esclaves d’un régime totalitaire ? « , s’indigne un habitant de Gubin qui n’a pas encore compris que c’est l’ensemble de l’Union qui est impliquée dans cette traite d’esclaves. Le transport, par bateaux entiers sous couvert de  » sauvetage « , de hordes africaines de Libye en Italie est là pour le démontrer. (Lire : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/15/la-preuve-que-les-humanitaires-qui-aident-les-migrants-en-mediterranee-sont-complices-des-passeurs/).

In a handout picture released by the British Ministry of Defence (MOD) via their Defence News Imagery website on May 28, 2015 hundreds of migrants in a wooden-hulled ship are seen wearing lifejackets provided by Royal Navy personnel from British Royal Navy Albion-class assault ship HMS Bulwark (background) during a rescue mission in the Mediterranean Sea just north of the coast of Libya on May 28, 2015. Royal Navy personnel from HMS Bulwark were involved in an international rescue of hundreds of migrants from their stricken craft in the Central Mediterranean. 369 migrants crammed into a heavily overcrowded boat just north of Libya were led to safety from their stricken boat to landing craft from HMS Bulwark that have been converted into rescue boats loaded with lifejackets, medical facilities and emergency supplies. RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT " AFP PHOTO / ROYAL NAVY / MOD / CROWN COPYRIGHT 2015 / ET WE(CIS) LOUISE GEORGE " - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS - NO ARCHIVE - TO BE USED WITHIN 2 DAYS (48 HOURS) FROM MAY 28, 2015, EXCEPT FOR MAGAZINES WHICH CAN PRINT THE PICTURE WHEN FIRST REPORTING ON THE EVENT

La traite négrière en Méditerranée

Selon le chercheur néerlandais Remco Breuker, les ouvriers nord-coréens ne sont pas emmenés de force en Europe, ils sont volontaires. Même après le prélèvement de 70 % de leur salaire par la compagnie qui sert d’intermédiaire avec Pyongyang, celui-ci reste un revenu précieux pour leur famille. Et, dans un cadre extrêmement surveillé, cette expatriation est souvent la seule occasion de sortir du pays et de voir de leurs propres yeux l’opulence du monde extérieur.

 » On ne peut pas tolérer le travail forcé au sein de l’UE. Nous devons nous assurer que les valeurs européennes les plus fondamentales soient respectées « , fait valoir la députée au Parlement européen Kati Piri. Même fausse indignation du côté de la Commission européenne :   » Nous condamnons fermement toute forme de travail forcé, renchérit Christian Wigand, le porte-parole de Bruxelles pour l’emploi et les affaires sociales. Mais c’est aux Etats membres de décider à qui et selon quelles conditions les permis de travail sont accordés.  » Seulement quand ça les arrange.

En France, où Fructofresh réalise 40 % de son activité, ses deux principaux clients, Pomona et Bharlev, assurent ne rien savoir de l’existence de cette main-d’œuvre.  » Pomona a signé un contrat avec ce fournisseur polonais dans lequel il s’engage explicitement à respecter les conditions d’ordre général en matière de travail en Europe, et au minimum la déclaration de l’Organisation internationale du travail, réagit Jean-Brice Hernu, directeur de Terre-Azur, la filiale de Pomona centrée sur les produits frais. S’il était avéré que ce n’est pas le cas, ça remettrait naturellement en cause la relation commerciale que nous avons avec lui.  »  » Nous diligentons cette semaine un audit social de cette usine « , annonce Jean-Brice Hernu. Comptez là-dessus et buvez du jus de fruit…

La Pologne a annoncé en juin 2016 avoir cessé de délivrer de nouveaux visas aux travailleurs nord-coréens. A en croire le patron de Fructofresh, Cezary Zwoinski, ses travailleuses nord-coréennes ne font l’objet d’aucune surveillance particulière. Si toutefois cette filière nord-coréenne venait à se tarir à Czarnowice, l’homme a déjà des alternatives en tête – le Bangladesh et le Népal, par exemple. Ben voyons ! Pourquoi pas l’Erythrée ou la Somalie dont les ressortissants arrivent en Europe par cargos entiers ?

 » Nous réfléchissons à l’avenir « , dit-il. Nous aussi.

III. Coucou, les revoilou !

Caca, les revoilà !

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Migrants dans le centre-ville de Calais, le 18 janvier

Les associations d’aide aux migrants réalisent combien nous avions raison et s’inquiètent de voir arriver à nouveau des réfugiés dans le Calaisis. Dont nombre de jeunes, ayant, pour certains, quitté les centres d’accueil pour mineurs isolés.

Nous avions pourtant prévenu (dans de nombreux articles de notre blogue) Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur, la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, et la maire de Calais, l’inénarrable Natacha Bouchart dès le 24 octobre 2016, jour de l’évacuation du bidonville de Calais : dans quelques semaines, tout sera à recommencer. C’est ce qui c’est passé (Lire « Natacha Bouchart, la fausse ingénue » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/27/bulletin-climatique-quotidien-27-septembre-2016-de-la-republique-francaise/). C’est ce que nous n’hésitons pas à appeler, comme dans bien d’autres domaines  » LA PARRÊSIA DU CER « .

L’accalmie relative qui a suivi le démantèlement du campement que beaucoup appelaient alors la «  Jungle « , a duré à peine deux mois. Aujourd’hui, associatifs et humanitaires s’accordent à dire que des réfugiés ne cessent d’arriver à Calais. Le mouvement est amorcé « depuis fin décembre », selon Christian Salomé, à la tête de l’une des associations historiques du Calaisis, L’Auberge des migrants.

« Des petits regroupements sont observés en journée dans le centre, près de la gare et de façon plus visible la nuit », dit le coordinateur général de Médecins du monde (MDM), Amin Trouvé-Baghdouche. Il s’agit pour beaucoup de mineurs ayant quitté des centres d’accueil et d’orientation pour mineurs isolés étrangers (Caomie) répartis en France, ou de réfugiés interpellés, ou encore de primo-arrivants qui découvrent que la « Jungle » n’existe plus, et ce en dépit de l’hiver et du froid.

Mercredi 18 janvier, 18 heures, la température extérieure frise les – 2 °C. Neuf bénévoles de l’association Utopia 56 embarquent à bord de trois véhicules des sacs de couchage, des couvertures de survie, des vêtements et une cinquantaine de repas chauds, préparés à l’Auberge des migrants. Ils vont sillonner les rues de l’agglomération, comme tous les soirs depuis le 7 janvier, à la rencontre de migrants qui tentent de gagner le Royaume-Uni. Cette association bretonne vient en aide aux migrants depuis janvier 2016, d’abord à Calais, puis à Grande-Synthe et enfin à Paris. Elle compte aujourd’hui quelque quatre mille bénévoles, dont « certains actifs en permanence », et constitue le noyau dur du lobby immigrationniste de la région.

« On a décidé de reprendre les maraudes, aux côtés de Help Refugees et de l’Auberge des migrants [créée pour distribuer de l’aide alimentaire aux réfugiés], il y a une dizaine de jours car, si après le démantèlement, on ne voyait plus de migrants, tellement ils se cachaient, on recommence à en voir tous les jours autour de la gare entre autres, dont beaucoup de mineurs érythréens » explique Gaël, 29 ans, coordinateur à Calais et cofondateur d’Utopia 56. « La nuit, ils sont vraiment tout seuls, dit-il. Une fois qu’ils ont tenté de passer, on en retrouve en milieu de nuit, un peu perdus. »

A la première « intervention », aux alentours de 19 heures, six jeunes Erythréens surgissent au coin d’une rue, l’un d’eux a appelé Gaël. Les bénévoles prennent des nouvelles. Si ce sont des personnes croisées pour la première fois, ils notent l’heure, leur nombre, demandent les âges et communiquent un numéro d’urgence associatif. Les mineurs, s’ils le veulent, sont « mis à l’abri », c’est-à-dire hébergés par les membres de la Cinquième colonne. Comme dans la vallée de la Roya au-dessus de Nice (lire « Il faut dénoncer et punir sévèrement les collabos » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/21/bulletin-climatique-du-week-end-2122-janvier-2017-de-la-republique-francaise/). Les bénévoles composent alors le 17 et le mineur est envoyé par la police à la Maison du jeune réfugié de Saint-Omer, à 70 km de Calais, gérée par France terre d’asile, et qui propose quarante-cinq places de mise à l’abri. « Mais en général, les mineurs refusent », précise Gaël.

Cette fois, les jeunes migrants demandent deux sacs de couchage, une paire de gants, remercient pour les repas chauds, avant de disparaître rapidement dans la noirceur pour tenter leur chance de passer « de l’autre côté ». Lors de la nuit de mercredi, les trois équipes croiseront une vingtaine de refugiés, « pour la plupart érythréens », dont l’un, emmitouflé dans une veste trop large pour lui, dit avoir 14 ans. Envoyé la veille à Saint-Omer, il est déjà de retour. Un autre, âgé de 16 ans, est parti d’Erythrée « il y a un an ». La preuve par neuf que tous ces éloignements et autres placements en centres d’accueil ne servent à rien et que la seule solution est l’expulsion pure et simple du territoire avec, à la clé, des peines exemplaires et non aménageables en cas de retour.

Marie-Pierre vient régulièrement du Territoire de Belfort pour prêter main-forte. Elle s’émeut de voir ces « jeunes qui passent la nuit dehors » et s’exaspère de l’absence « de solution » : « Je ne comprends pas », dit-elle. La veille, la nuit avait été plus animée, avec une soixantaine de réfugiés rencontrés, y compris ceux croisés deux fois, et une cinquantaine de repas distribués, « la moyenne des derniers jours ».

Klaartje, 19 ans, qui a décidé de se consacrer au bénévolat pendant un an, estime « inévitable » une reprise importante du flux de réfugiés : « On a démantelé sans proposer de solution durable derrière. » Utopia 56 projette de créer un réseau citoyen d’accueil des migrants. « Plein de gens ont honte de ce qui se passe », dit Gaël. Rappelons-le : tout cela n’existerait plus si ces gens-là étaient expulsés et renvoyés (raccompagnés manu militari) chez eux comme la loi l’impose sans qu’elle soit respectée.

Loan, qui effectue son service civique à L’Auberge des migrants, s’inquiète du « peu de recours possible pour les mineurs en Caomie ». Sur les 1 934 mineurs partis de Calais dans ces centres à la fin d’octobre, 468 seulement ont été acceptés par le Royaume-Uni. Une terre bénie !

A la mi-novembre, les Britanniques ont drastiquement revu à la baisse les conditions d’admission, opposant des limites d’âge, juste avant que le nouveau ministre de l’immigration, Robert Goodwill, avance que « tous les candidats éligibles » étaient entrés sur le territoire britannique.
« Une grosse déception pour ceux qui restent et dont certains commencent à revenir sur Calais », dit Christian Salomé. Une majorité d’entre eux pensaient, à la fin d’octobre, que leur passage en Grande-Bretagne n’était plus qu’une question de jours pour rejoindre les membres de leur famille. Ils rêvaient.

Le sous-préfet de Calais, Vincent Berton, a déclaré au quotidien régional Nord littoral le 12 janvier qu’« il y a[vait] encore des migrants qui sont trouvés à bord des camions ou contrôlés par les forces de l’ordre. Mais il n’y a ni campement, ni squats (visibles) dans le Calaisis ».

Quoi qu’il en soit, il demeure peu aisé d’évaluer le nombre de migrants qui sont de retour à Calais. Selon Philippe Wannesson, militant associatif qui tient le blog Passeurs d’hospitalités, « globalement, il y a plus de monde ». Un avis qu’il qualifie encore de « statistique intuitive », mais il estime entre « trente et cinquante » les arrivées quotidiennes de réfugiés, en provenance de Paris ou d’ailleurs.

Christian Salomé pense que « deux cents personnes environ étaient de retour sur Calais cette semaine, malgré le froid, pour lesquelles il n’existe plus aucun lieu d’hébergement officiel ni aucun lieu de distribution de nourriture ». Philippe Wannesson rapporte que l’hébergement chez des particuliers « fonctionne plus qu’auparavant » et que des associations, comme Care4Calais, « disposent de plus de moyens financiers pour payer des nuits d’hôtel ». Rappelons-le, il faudra sévèrement punir tous ces collabos.

Pour Amin Trouve-Baghdouche (MDM), « il y a de plus en plus de retours, dont beaucoup de mineurs et de jeunes adultes », mais « personne ne parvient à en estimer vraiment le nombre ». Le premier des indicateurs, selon lui, de cette nouvelle situation, est « l’évolution du camp de Grande-Synthe, près de Dunkerque, qui a vu passer sa population de sept cents à douze cents réfugiés en un mois et demi ». Il faut sans doute y voir la raison de l’interdiction de le visiter qui en fut faite à Marine Le Pen, la semaine dernière.

Et voici la cerise sur le gâteau : « Mille cinq cents migrants par mois environ sont découverts sur le port et le site du tunnel sous la Manche, a affirmé, le 12 janvier, Hervé Derache, directeur interdépartemental de la police aux frontières (PAF). Parmi toutes les procédures, un tiers concerne des mineurs. » C’est curieux, Bernard Cazeneuve, Premier ministre du gouvernement français et précédemment ministre de l’Intérieur, initiateur de l’évacuation de la  » Jungle  » de Calais, est bien silencieux sur ce terrible sujet !

Quant à Natacha Bouchart, maire de Calais, elle a pris lundi 16 janvier un arrêté qui interdit tout accès au site de l’ancienne “jungle” jusqu’au 31 décembre 2017, pour « insécurité et insalubrité ». Pauvre folle…

Au royaume des aveugles, les borgnes ne sont plus rois.

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Nous sommes heureux de présenter ici quelques unes des superbes photos du Domaine royal de Dreux, résidence du prince Jean d’Orléans, duc de Vendôme, et de sa famille, réalisées par Natalia Meliashkevich sous la neige de janvier.

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Le manoir

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La chapelle royale, lieu de sépulture des prince de la famille d’Orléans

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Un cèdre, au coin du parc

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Statue du roi Saint-Louis

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Un autre coin du parc

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Le poulailler du jeune prince Gaston

Le 27 janvier 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

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3 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (27 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. alaintexier janvier 27, 2017 à 6:20 #

    Cet éloge des moeurs agraires d’un prince (§.IV du Bulletin) me parait être l’exemple parfait de ce qu’il y a lieu de faire : promouvoir et non polémiquer .

  2. Hervé J. VOLTO janvier 29, 2017 à 7:07 #

    M. Tajani fait parti de Forza Itlia et a fait effectivement partis des jeune Monarchites italiens. Le Front Monarchique de la Jeunesse était une organisation étudiante du parti monarchique italien, qu’ici tout le monde appaleit Movimento Monarchico Italiano (MMI), qui a été remplacé aujourd’hui par le parti Stelle e Coronna (Etoile et Couronne)…

    Pour le reste… il en a bien de la chance, le Prince Gaston : notre dernier domaine familial, situé dans la région de carcassonne, fut vendu quand j’avais l’age de 5 ans. Nos vaches, notre lac avec ses 4 cignes, se 8 oies et ses 34 canards à col verd ont été vendus par les nouveaux propriétaires qui en ont fait un Relais et Chateaux. Le lac fait toujours partis des 18 hectares entourants du domaine, mais il est vide. Le manoir -ce n’est pas un chateau médiéval- est bien tenu et sa salle à manger sert de lieux pour des mariages, repas d’affaire, le Rotary local, des réunions d’élus locaux, même, à ce qu’on dit. Le rosier de roses-jaune de maman existe toujours, grâce à Dieu, ce qui prouve que même quand les vrais Français ne sont pas tous particulés, ils peuvent avoir quand même du gout…

    En fait, il ne manquerait qu’un Roi pour anoblir de vrais Français méritants.

    Non ratonner n’est pas Chrétien : on les fait venir, où on pernet que soient élus ces gens là qui les font venir : il faudrait savoir ce qu’on veut, à la fin ! Ratonner n’est donc pas Chrétien, j’insiste. Non : ce qu’il faudrait c’est dératiser. Celà, oui, Dieu le veut !

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