BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (31 janvier 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

31 Jan

I. PS : certains n’hésitent plus a voler au secours de la victoire 

Benoît Hamon, le nouveau héros du parti socialiste, parviendra-t-il à contenir l’hémorragie ? C’est en tout cas l’un des principaux défis que va devoir affronter l’ex-« frondeur » devenu vainqueur de la primaire à gauche : l’opposition d’un nombre croissant d’élus du PS qui ne voient pas en sa capacité de rassembler sur son nom d’ici à l’élection présidentielle. Certains pourraient être tentés de rejoindre Emmanuel Macron, dont la ligne « progressiste » (si tenté que ce mot ait encore le moindre sens à gauche) leur est plus proche.

Depuis plusieurs jours, une tribune appelant à rallier l’ex-ministre de l’économie circule parmi les parlementaires socialistes regroupés sous la bannière du « pôle des réformateurs ». Qui veulent réformer quoi au juste ? Nous les avons vus à l’oeuvre pendant le quinquennat Hollande et ce fut un désastre.

En tout état de cause, les élus « réformateurs » doivent se réunir mardi 31 janvier. Le député Philippe Doucet, proche de Manuel Valls, a néanmoins déclaré: « On se voit demain [mardi], on va en discuter, mais je pense que ça n’est pas si simple que ça. D’abord parce qu’on ne sait pas ce que pense Emmanuel Macron. Et puis par ailleurs, quand vous êtes un député socialiste élu par des électeurs socialistes avec des militants socialistes, vous avez aussi des comptes à rendre à vos propres militants et à vos propres électeurs. » Il serait temps !

Mais plusieurs députés vallsistes n’ont pas attendu pour officialiser leur départ, et ont annoncé qu’ils rejoignaient M. Macron. Ainsi d’Alain Calmette, député du Cantal et soutien de Manuel Valls, qui a mis en ligne un communiqué dès dimanche soir, 22 heures, expliquant :
« Pour moi qui ai vécu de près la stratégie de destruction systématique des frondeurs, soutenir le plus emblématique d’entre eux est au-dessus de mes forces. C’est donc en toute logique et en conscience que je m’engage dès ce soir derrière Emmanuel Macron. » Pauvre naïf…à moins que ce ne soit la quête de nouvelles futures prébendes.

Comme pour Marc Goua, député socialiste de Maine-et-Loire, qui a déclaré au Courrier picard qu’il votera Macron, justifiant son choix par son opposition aux « frondeurs », dont Hamon est l’une des figures :
« Aujourd’hui il y a un clivage avec ceux qui pendant les cinq dernières années ont saboté ce mandat. Moi je n’étais pas toujours d’accord avec le gouvernement mais par discipline j’ai voté toutes les lois. C’est un peu bizarre que les mêmes disent aujourd’hui qu’il faut se plier à la majorité. Je confirme que je vais voter Macron. »

Le sénateur de la Loire Maurice Vincent a également officialisé son ralliement à Emmanuel Macron. Il explique sur son site que « plusieurs propositions phares » de Benoît Hamon constituent pour lui « des utopies dangereuses ». Il salue au contraire le projet de l’ancien ministre de l’économie, qui « réaffirme l’importance de l’engagement européen, prend en considération les mutations rapides de notre société, favorise les innovations comme les solidarités nouvelles ». Comme en termes élégants ces manifestations opportunistes sont dites !

René Dosière, député de l’Aisne, scrutateur des dépenses de l’Etat qui soutenait Manuel Valls, a lui annoncé qu’il « ne voterai[t] pas Benoît Hamon » à la présidentielle – jugeant que son programme « n’est pas celui de la gauche responsable » –, sans toutefois préciser vers qui se porterait son choix à l’élection présidentielle.

Enfin, dans un communiqué publié lundi soir, Jean-Louis Gagnaire, député de la Loire, estime que Benoît Hamon a gagné « sur un projet racoleur irréalisable » et annonce qu’il rejoint celui qui, « seul, peut mettre en échec le duel annoncé entre la droite de François Fillon et l’extrême droite de Marine Le Pen ».

Il y a aussi ceux qui n’ont pas encore franchi le Rubicon mais semblent s’y préparer. Frédéric Cuvillier, député du Pas-de-Calais, ex-ministre des transports et proche de François Hollande, a, ces derniers jours, multiplié les déclarations favorables au leader d’En marche !. Vendredi, sur Europe 1, il estimait qu’il « faudra être à côté d’Emmanuel Macron pour éviter l’extrême droite ». Et dans les colonnes du JDD dimanche, il ne faisait pas mystère de sa préférence : « Moi, ça ne me pose aucun problème. Il a été conseiller du président, ministre de ce gouvernement, il incarne aussi une forme de réforme populaire et il est dans une situation qui lui permet d’aborder le dur de la campagne avec des conditions plutôt favorables. »

Dominique Baert, député et maire (PS) de Wattrelos (Nord), semble lui aussi pencher vers l’ancien ministre de l’économie. Il a expliqué préférer son « cousin » Emmanuel Macron au « faux frère » Benoît Hamon, selon des propos rapportés par un journaliste de La Voix du Nord.

Pire encore, interrogé sur BFM-TV dimanche soir, le maire d’Evry, Francis Chouat, proche de Manuel Valls, n’a pas exclu un ralliement à l’ex-ministre de l’économie : « Il appartient à Benoît Hamon, puisqu’il dit vouloir rassembler (…), de créer (…) au sein de La Belle Alliance populaire les conditions d’un rassemblement (…). Si c’est sur le projet qu’il a défendu alors il y aura un problème, parce qu’on ne peut pas faire l’unité sur cette base. »

« Je ne peux pas soutenir le programme de Benoît Hamon, c’est contraire à mes convictions », a déclaré le député de l’Eure François Loncle, toujours sur BFM-TV. « Je suis plus proche de Macron que de Mélenchon », a-t-il encore souligné auprès de Paris-Normandie.

Du côté de l’entourage de M. Hamon,  » on se veut  » (selon l’expression consacrée qui tient surtout de la méthode Coué) serein et convaincu que les départs peuvent être contenus. « Je ne crois pas du tout à un phénomène de départs massifs. Beaucoup d’élus sont attachés au PS, aux règles de la primaire », assurait ainsi Régis Juanico, député de la Loire et porte-parole de l’ex-ministre. Qu’il nous permette pourtant une remarque : quand on voit qui soutient E. Macron, du milliardaire Bernard Arnault à l’autre milliardaire Patrick Drahi en passant par…Pierre Bergé et quelques autres magnats de la finance cosmopolite ou travestie, on a du mal à trouver la moindre trace d’espérance pour la France.

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Manifestement, entre la potion magique de l’un et la soupe servie par l’autre, leur coeur balance.

 

 II. Donald Trump : le président qui fait ce qu’il a dit qu’il ferait

Ils n’en reviennent pas ! Ils avaient tant espéré que les promesses de Donald Trump étaient de la même eau que celles de François Hollande en 2012…

Hélas, pour les membres de notre oligarchie politico-médiatique, DONALD TRUMP FAIT CE QU’IL DIT. Alors, c’est la panique et, de rage, ils appellent ça LE REPLI ET L’ISOLATIONNISME.

Une semaine seulement après avoir prêté serment, le nouveau président des Etats-Unis a déjà multiplié les signes de ce qui sera la ligne directrice de sa présidence : le respect de ses engagements. En particulier en ce qui concerne les relations internationales : le monde entier, a-t-il assuré, s’est enrichi aux dépens de son pays. Une conviction personnelle ancienne à laquelle l’exercice de la présidence donne une nouvelle dimension. On peut évidemment ne pas partager ses idées mais on ne peut certainement pas lui reprocher sa constance.

Lundi 23 janvier, M. Trump a ainsi mis un terme à la participation américaine au projet d’accord de libre-échange unissant des pays riverains du Pacifique, lui portant un coup fatal. Mardi, il a rétabli l’interdiction de financer les organisations non gouvernementales dont les programmes de planning familial n’excluent pas le recours à l’avortement (Lire « Les Pays-Bas à la manoeuvre pour le massacre des innocents » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/01/30/bulletin-climatique-quotidien-30-janvier-2017-de-la-republique-francaise/). Il s’est fâché ensuite avec le président mexicain Enrique Peña Nieto, en confirmant son intention de construire un mur sur la frontière pour bloquer le passage des migrants.

Le vendredi suivant, M. Trump a également signé un décret permettant de bloquer temporairement l’arrivée aux Etats-Unis de ressortissants de pays musulmans en proie au terrorisme, à l’exception de personnes issues de  » minorités religieuses « , autrement dit les chrétiens. La liste comprend l’Irak, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen, mais ni le Pakistan, l’Afghanistan, ou l’Arabie saoudite et là comment ne pas dire notre désaccord ?. Ce décret, dont le détail n’a pas été rendu public, stopperait pendant quatre mois le programme fédéral d’admission de réfugiés de pays en guerre. Ces mesures pourraient être pérennisées ultérieurement.

Interrogé par la chaîne ABC, mercredi soir, à l’occasion de son premier entretien de président, sur les réactions de colère que pourraient provoquer ces décisions, M. Trump les avait balayées.  » Le monde est un foutoir, avait-il assuré, il ne pourrait pas être plus en colère. Alors quoi, vous croyez que ça va ajouter un peu plus de colère ?  » On ne saurait être plus lucide…

Face à une situation considérée comme ingérable, la nouvelle administration multiplie les signaux d’un unilatéralisme dépouillé de considérations diplomatiques. Le New York Times a révélé, le 24 janvier, un projet de décret permettant de revenir sur l’interdiction du système de prisons secrètes de la CIA mis sur pied en dehors du pays dans le cadre de la guerre contre le terrorisme de George W. Bush. Le respect de méthodes interdisant la torture et l’accès aux prisonniers par la Croix-Rouge seraient également ciblés. Le porte-parole de M. Trump, Sean Spicer, n’a pas nié l’existence de ce document mais a indiqué qu’il n’émanait pas de la Maison Blanche.

Le lendemain, le même quotidien a rendu compte d’un autre projet visant cette fois-ci les Nations unies (ONU). Selon ce texte, la nouvelle administration envisage la réduction ou la suppression de la contribution financière américaine à plusieurs agences onusiennes et organisations internationales.

Les Etats-Unis sont le plus gros contributeur au fonctionnement de l’ONU et financent à hauteur de 22 % le budget régulier, de 28 % les opérations de maintien de la paix sans compter les contributions volontaires aux agences. Mais le démantèlement des structures financières de l’ONU, fixées par une résolution de l’Assemblée générale votée en décembre tous les trois ans, ne peut pas être instantané. La quote-part des Etats-Unis ayant déjà été votée pour 2017 et 2018.

L’offensive du président s’inscrit dans la droite ligne d’une méfiance du parti républicain à l’égard du multilatéralisme.  » Les Nations unies ont un grand potentiel, mais actuellement ce n’est qu’un club pour que des personnes se rassemblent, discutent et passent du bon temps. Tellement triste !  » avait-il commenté en décembre 2016 sur Twitter.

Plusieurs sénateurs dont Ted Cruz (Texas) ont par ailleurs déposé des projets de loi au Congrès pour réduire les financements à l’ONU si le Conseil de sécurité ne revient pas sur la résolution sur la colonisation jugée hostile à Israël votée en décembre 2016. Un sénateur de l’Alabama, Mike Rogers, appelle même à un retrait pur et simple des Etats-Unis comme Etat membre et à un déménagement de son siège à l’étranger.

Dans les travées du siège onusien, les diplomates conservent un attentisme prudent à l’image de François Delattre, ancien ambassadeur de France à Washington devenu représentant français à l’ONU.  » En 2000, mon message-clé à la Maison Blanche était essentiellement : laissez-nous respirer, arrêtez de vous immiscer. Quelques années plus tard, notre principal message à l’administration américaine est : s’il vous plaît, restez engagé dans les affaires mondiales, car nous avons besoin de l’Amérique « , note-t-il avec humour.

C’est dans ce climat que la nouvelle représentante des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley, est entrée en fonctions vendredi 27 janvier.  » Vous allez voir des changements dans la façon dont nous menons les affaires, a-t-elle assuré devant la presse. Notre but est de jouer un rôle aux Nations unies. Et pour cela nous allons montrer notre force, élever notre voix, soutenir nos alliés et nous assurer qu’ils nous soutiennent également. Quant à ceux qui ne nous soutiennent pas, nous notons les noms…  » Le discours de M. Trump est le même à propos de l’OTAN, et tout aussi critique vis-à-vis de l’Union européenne. Le slogan de campagne  » America First « , qui va au-delà des positions républicaines traditionnelles, est en train de prendre corps. C’en est donc fini avec l’eau tiède et l’impuissance chronique de Barak Obama, l’homme des médias français.

Mais, au moins, nous savons à quoi nous en tenir et rien ne nous empêche d’être à la hauteur de l’enjeu…

III. L’union de la carpe et du lapin est stérile

La première édition a eu lieu à Athènes, le 9 septembre dernier. Cette fois, c’est à Lisbonne que les pays méditerranéens de l’Union européenne ont tenu leur second sommet, samedi 28 janvier, auquel assistera François Hollande. La Grèce, l’Espagne, l’Italie, le Portugal, Malte, Chypre et la France se sont penchés sur trois grands sujets : la crise migratoire, la lutte contre le terrorisme et le futur de l’Union européenne.

Le résultat fut à la hauteur de leur marge de manoeuvre : NUL.

Leur message fut le même qu’il y a quatre mois, appelant à construire une zone euro plus solidaire, tournée vers la croissance et l’investissement.  » C’est-à-dire moins dominée par l’austérité et l’obsession allemande de la vertu budgétaire, décrypte un eurodéputé. Ce sommet confirme qu’il y a bien un fossé entre deux Europe, au moins sur le plan des idées.  » Même si les sept pays réunis samedi se défendent de vouloir faire front commun contre Berlin, difficile de lire autrement l’objet de ce sommet. Mais dans quel perspective ?

Cigales du Sud contre fourmis du Nord ? Le cliché est si répandu au sein même des institutions européennes que, bien souvent, il empoisonne les débats. Et empêche de traiter avec sérieux le constat suivant :  » Oui, les pays périphériques ont bel et bien une trajectoire économique dif-férente de ceux du Nord « , explique Patrick Artus, chez Natixis. Et le coupable est moins un supposé laisser-aller méditerranéen qu’un cocktail de faiblesses structurelles locales, d’erreurs de politiques économiques  » et, surtout, de défaillances de la zone euro elle-même « , dénonce M. Artus. Un schéma où la France se trouve, comme bien souvent, dans une position intermédiaire. C’est ce que nous appelons  » le mariage de la carpe et du lapin « , l’Europe germanique et l’Europe latine.

Pour le comprendre, il convient de remonter à l’introduction de l’euro, dès 1999. A l’époque, le consensus était que la monnaie unique allait accélérer la convergence économique entre les membres. Et pendant un temps, on a cru que cela fonctionnait.  » Mais, en vérité, le fort rattrapage de l’Espagne ou de la Grèce au cours des années 2000 ne reposait pas sur des bases saines « , explique Stéphanie Villers, économiste chez Humanis. De fait, le boom de l’activité y était en grande partie alimenté par la hausse du crédit, pas toujours utilisé à bon escient. En Espagne, celle-ci a contribué à la formation d’une monstrueuse bulle immobilière. En Grèce, les dépenses publiques ont augmenté plus que la croissance ne le permettait. Pour le FMI, la dette du pays est même considérée aujourd’hui comme  » intenable  » et  » explosive « , selon un rapport dévoilé par l’AFP, vendredi 27 janvier, et qui sera publié début février. Ainsi que nous ne cessons de le répéter depuis le début de la crise entre la Grèce et ses créanciers (Lire nos « Billets d’Argolide » successifs sur notre blogue : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/?s=billet+d%27argolide&submit=Recherche).

Mal préparés à affronter la concurrence des pays émergents, pénalisés par un euro trop fort pour leurs économies, le Portugal et l’Italie ont vu leur tissu industriel se déliter lentement.

Mais ce n’est pas tout. En abolissant la barrière des changes, l’euro a renforcé les spécialisations productives des Etats au sein de la zone euro.  » Si l’on schématise, les industries se sont concentrées autour de l’Allemagne, là où les avantages à produire en termes d’infrastructures et de main-d’œuvre qualifiées sont plus grands, alors que le Sud s’est plutôt tourné vers les services et le tourisme « , résume M. Artus.

Ce déséquilibre a éclaté au grand jour lors de la crise de 2008. La récession s’est doublée d’une crise bancaire, notamment en Espagne, en Grèce et à Chypre. Les dettes publiques se sont envolées. Pour résorber leurs déficits, Lisbonne, Athènes, Madrid ont entamé une douloureuse cure d’austérité et de baisse des salaires, afin de restaurer leur compétitivité. Douloureuses pour les populations, ces politiques ont creusé les écarts de niveau de vie entre pays.
Alors qu’en 2008 le produit intérieur brut (PIB) espagnol par habitant était égal à celui de la moyenne de l’Union européenne, il est tombé à 90 % de son niveau en 2015, selon Eurostat. Sur la même période, celui de la Grèce est passé de 96 % à 68 %, celui de l’Italie de 107 % à 96 % et celui du Portugal, de 81 % à 77 %. A l’inverse, celui de l’Allemagne a grimpé de 117 % à 124 %, celui de l’Autriche, de 124 % à 128 %. En France, il a stagné autour de 107 %.

Alors que la reprise se raffermit, ces écarts vont-ils se réduire ? L’espoir est permis en Espagne, où la douloureuse dévaluation interne a relancé les exportations et enclenché la baisse du chômage. Beaucoup moins en Grèce, au Portugal et en Italie, où la croissance potentielle reste bien moins élevée qu’au Nord. La France, elle, est à un tournant. Le poids de son industrie a fondu de 16,6 % à 12,4 % du PIB depuis 2000, selon l’Insee. Ses usines sont prises en étau entre le haut de gamme allemand et le moyen-bas de gamme des pays à moindre coût.

Comment, dès lors, recréer de la convergence entre le Nord et le Sud ?  » Certainement pas en tentant de dupliquer le modèle allemand partout, mais en aidant chaque pays à trouver un modèle économique s’insérant dans l’ensemble européen « , suggère Denis Ferrand, directeur général de Cœ-Rexecode. Cela passe notamment par la formation de la main-d’œuvre et le soutien à l’innovation. En la matière, les pays du Sud réclament entre autres le renforcement du plan d’investissement européen Juncker.

Mais cela risque de ne pas suffire. Nombre d’économistes estiment en effet que seule une meilleure circulation de l’épargne au sein de la zone euro, permettant aux économies du Nord de financer les projets les plus rentables du Sud, réduirait vraiment les déséquilibres. Ainsi qu’une forme de redistribution budgétaire entre pays, permettant d’atténuer les écarts de revenu.  » Sans cela, le fossé Nord-Sud n’est pas tenable et finira par menacer la viabilité de la zone euro « , prévient Christopher Dembik, chez Saxo Banque.

Mais au regard de la défiance régnant entre les capitales, ce genre de bond fédéral relève de l’utopie. En attentant, les tensions sur les dettes italiennes, espagnoles et portugaises risquent de ressurgir bien plus vite que prévu. Pour l’instant, les rachats de dettes de la Banque centrale européenne jouent en effet comme un couvercle sur les taux, en limitant leur hausse. Mais lorsqu’ils diminueront à partir d’avril et surtout, courant 2018, les coûts d’emprunt du Sud risquent de flamber de nouveau, comme à l’été 2012…

Et que croyez-vous qu’il adviendra ?

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IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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La princesse Antoinette, Léopoldine, Jeanne, Marie, fille du prince Jean d’Orléans, duc de Vendôme, et de la duchesse de Vendôme, a célébré hier en famille son cinquième anniversaire. La petite princesse est née le 28 janvier 2012 à Vienne en Autriche.

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La princesse Antoinette d’Orléans vit avec ses parents dans leur résidence du domaine royal de Dreux, en compagnie de ses frères le prince Gaston et le prince Joseph ainsi que de sa petite sœur la princesse Louise-Marguerite.

Le 31 janvier 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

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