BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (3 février 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

3 Fév

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I. Médias : la confiance des Français en chute libre

Nos compatriotes commencent à ouvrir les yeux sur les mensonges et les manipulations de l’information opérés par la plupart des médias officiels. Ils ont enfin compris que ceux-ci ne se contentent pas d’informer mais qu’ils se comportent, en réalité, en militant d’une seule cause. Hélas toujours la même : l’argent qui passe par le mondialisme, le cosmopolitisme et, cerise sur le gâteau, le métissage. Mais le métissage de tout. Celui de la culture, de l’art, de la musique, des langues, des corps aussi bien sûr…Bref, le  » Grand Chambardement  » pour mieux réussir le  » Grand Remplacement « . En voici d’ailleurs l’un des Grands Prophètes :

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Alors, les Français le disent aujourd’hui dans le désormais traditionnel baromètre annuel de La Croix réalisé par Kantar Public *, qui montre aussi que l’intérêt pour l’actualité baisse. Ce qui tombe sous le sens car à quoi bon s’intéresser à une actualité qui n’en est pas une ?

Selon ce sondage, moins de la moitié des Français jugent crédibles les informations relayées par les journaux et la télévision, un taux historiquement bas. Même si 52% d’entre eux font encore confiance (les naïfs !) à la radio, média jugé le plus crédible depuis plusieurs années selon ce baromètre, mais avec une proportion qui recule (-3 points sur un an).

Parmi les sondés, 44% font confiance aux journaux, niveau le plus faible depuis 2003, 41% à la télévision, un plus bas depuis 1987, tandis qu’un quart d’entre eux (26%) font confiance à internet. Peut-on leur suggérer de lire régulièrement le blogue du CER ?

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Télévision et internet sont les principaux moyens d’information : la télé pour 48% (-6 points sur un an) et internet pour 25% (+5 points).

Les chaînes d’information sont moins regardées qu’en 2016 pour « approfondir les sujets d’actualité » avec 30% d’utilisateurs, contre 44% l’année dernière.

Sur internet, les principales sources d’information sont les sites et applications de la presse écrite (28%), suivis des réseaux sociaux qui progressent (19%, +5 points sur un an). Et, là encore, la lecture de notre blogue leur permettrait de répondre à beaucoup de leurs incertitudes…

Près des trois quarts des personnes interrogées (73%) ne font pas confiance aux informations qui circulent sur les réseaux sociaux. Elles sont 60% à toujours lire le contenu d’une info avant de la partager.

Par ailleurs, l’intérêt pour l’actualité atteint son plus bas niveau depuis le début du baromètre en 1984, avec 64% des Français qui disent suivre les nouvelles avec grand intérêt (-6 points sur un an).

Enfin, pour plus des trois quarts des sondés (78%), le rôle des médias d’information est important pour aider les électeurs à faire leur choix pour la présidentielle. Sans doute, les Français interrogés veulent-ils dire par là que leur choix se fera en raison inverse des candidatures vantées ou portées par les médias en question !

En d’autres termes, ne plus céder à  » l’Obamania  » ou au  » Le Penbashing  » de tous ceux qui veulent à tout prix faire notre bonheur malgré nous.

* Ce sondage a été réalisé auprès de 1011 personnes représentatives de la population entre le 5 et le 9 janvier 2017.

 

II. Toujours à propos de médias…

Marine Le Pen, présidente du Front national et candidate à la prochaine élection présidentielle, a accordé un entretien au quotidien Le Monde, publié dans son édition de vendredi 3 février. En voici les principaux éléments :

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Q. A quoi ressembleraient vos cent premiers jours à l’Elysée ?

R. J’organise deux référendums. Le premier, tout de suite après les élections législatives, portera sur la révision constitutionnelle : inscription dans la Constitution de l’interdiction du communautarisme, autorisation de la priorité nationale, défense et promotion du patrimoine historique et culturel, suppression des régions et des intercommunalités, réduction du nombre des députés à 300 et des sénateurs à 200, introduction de la proportionnelle intégrale à l’Assemblée nationale – avec une prime majoritaire à 30 % –, suppression du chapitre sur l’Union européenne, supériorité de la loi française sur les traités européens et les droits dérivés antérieurs, référendum d’initiative populaire, élargissement du domaine d’intervention du référendum, obligation d’utiliser ce moyen pour réformer la Constitution…

Par ailleurs, je vais immédiatement à Bruxelles pour enclencher la négociation sur le retour des quatre souverainetés : monétaire, législative, budgétaire et territoriale. Et six mois après mon élection, j’organise un référendum sur la sortie de l’UE. Si j’ai obtenu gain de cause à Bruxelles, je suggère aux Français de rester. Sinon, je leur conseille de sortir de l’UE.

Si vous deviez être élue, il vous faudrait une majorité parlementaire pour appliquer votre programme. Vous pensez que vous l’aurez ?

R. Oui. Depuis un certain nombre d’années, on a accueilli pas mal de gens qui viennent d’horizons divers. Nous allons avoir beaucoup d’autres personnes qui vont nous rejoindre, avant le premier tour, dans l’entre-deux-tours, après le second tour. Le premier ministre ne sera pas forcément issu du FN. J’ai déjà un profil, mais je le garde dans ma tête.

Sur quel projet porterait ce rassemblement ?

R. Il est fondé sur deux grands éléments : la parole au peuple et la démocratie de proximité. Sur l’économie de proximité, aussi. C’est le protectionnisme intelligent, la lutte contre les délocalisations sauvages, la mise en place de circuits courts, la protection de l’environnement et de la santé des Français. Le fondement de tout ça, c’est le patriotisme, c’est-à-dire que chaque mesure prise a vocation à défendre l’intérêt des Français. Je vais mettre en place une prime de pouvoir d’achat, qui concernera les bas salaires et les petites retraites de moins de 1 500 euros net. Elle sera financée par une contribution sociale à l’importation des biens et des services de 3 %, ce qui rapportera 15 milliards d’euros minimum. En moyenne, cette prime représentera près de 80 euros par mois.

Votre contribution suppose un accord avec l’UE. Elle se mettrait donc en place après le  » Frexit  » ?

R. On peut tomber d’accord assez rapidement sur la négociation sur le  » Frexit « . Il y a beaucoup de bouleversements au sein de l’UE. De nombreux pays vont en profiter pour venir eux aussi obtenir le retrait de réglementations et de traités qui nuisent à leur sécurité ou leur économie. Je ne vais pas être toute seule dans cette négociation. Je suis convaincue que je lancerai un mouvement. Il va y avoir des élections dans toute l’Europe – Pays-Bas, Allemagne, Italie, peut-être –, l’UE est en très fâcheuse posture.

En cas de victoire au référendum, comment allez-vous -mettre en œuvre une partie de votre programme ?

R. A partir du moment où le peuple français dit qu’il ne veut plus rester dans l’UE, je mettrai en œuvre toutes les mesures qui étaient interdites par l’UE. Comme la première ministre Theresa May est en train de le faire au Royaume-Uni. Elle met en place tout de suite les conditions de limitation de l’immigration. Pour elle, c’est terminé.

Le solde migratoire en France est aujourd’hui de 40 000 personnes. Vous voulez le faire passer à 10 000. Comment faites-vous ?

R.Un certain nombre de personnes voudront repartir parce que la France arrêtera d’être incitative à l’immigration. Et pour le reste, on modulera pour faire en sorte que les gens que nous acceptons répondent à un certain nombre de critères et ne pèsent pas d’un poids quelconque sur les finances publiques. Par ailleurs, je précise que les clandestins ont vocation à repartir chez eux.

Si la France quitte l’union monétaire, l’euro peut-il survivre ?

R. Je ne pense pas. La seule structure qui pourrait rester, c’est l’ancienne région mark : Autriche, Pays-Bas, Allemagne. Comme je le dis depuis cinq ans, on ne s’opposera pas à une monnaie commune, comme l’ancien ECU. Les grandes entreprises qui voudraient utiliser cet instrument pourront le faire, mais les Français ne s’en apercevront pas, car la seule devise en circulation en France sera notre nouvelle monnaie française. Et la dette sera libellée dans la monnaie nationale.

Vous comptez recruter des fonctionnaires ?

R. A partir du moment où je supprime des strates, on va redistribuer les fonctionnaires territoriaux vers les structures qui ont récupéré les compétences. Il faut augmenter les effectifs dans la police, la santé, la douane.

Et en termes de fiscalité, vous avez prévu des baisses d’impôt ?

R. Oui, de l’impôt sur le revenu : je veux baisser de 10 % les trois premières tranches. C’est un gros effort que nous faisons, mais ça va dans le sens de l’augmentation du pouvoir d’achat, notamment des classes moyennes, qui sont concernées par le troisième seuil.

Par ailleurs, nous appliquerons la priorité nationale à l’emploi par l’intermédiaire d’une taxe additionnelle sur tout nouveau contrat d’employé étranger. Cette recette sera versée à l’indemnisation des chômeurs.

Tout cela a un impact sur le déficit public et sur la dette…

R. Nous avons été raisonnables dans le chiffrage. Nous ne laissons pas filer la dette à partir du moment où on recrée de l’emploi et de la croissance. L’austérité aggrave la dette. Nous faisons une politique de relance ; par conséquent, la première année, la dette publique augmente d’un point. Mais l’année suivante, elle diminue, car vous avez relancé la machine.

Vous êtes sur un objectif de 2,5 % de croissance en 2022. Vous ne faites pas partie de ceux, comme Benoît Hamon, qui pensent qu’elle ne reviendra jamais ?

R. Non, ça c’est la facilité de ceux qui pensent que tout a été tenté et n’admettent pas que leurs recettes au pouvoir ont été mauvaises.

Dont acte ! Même si nous sommes en droit de regretter l’abandon de mesures précédemment annoncées dans le programme du FN comme, par exemple, le rétablissement de la peine de mort…

 

III. Et si l’on émigrait pour conserver son identité ?

Voilà qui pourrait bien devenir avant longtemps plutôt tentant pour ceux qui désespèrent de la France (c’est-à-dire qui ne lisent pas le blogue du CER).

Un jour de 2014, Romain, un Lillois de 25 ans, a décidé de quitter la France. Quelque chose ne lui convenait plus dans ce pays où il avait grandi. Une envie d’aller voir ailleurs, aussi. Alors il a pris sa moto et ses instruments de musique. Il a roulé sans but vers l’est, avant de s’arrêter sur un coup de tête à Budapest. Aujourd’hui, il dit ne pas regretter ce choix du hasard. Il a découvert rétrospectivement ce qui l’incommodait de plus en plus en France : sa diversité culturelle, ethnique. Romain n’avait pas a priori la fibre communautaire. Il le dit sans tabou :  » Ici, il y a une homogénéité et je me sens chez moi.  » Il est heureux de vivre  » avec des hommes de souche européenne, des catholiques « .

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Armoiries de la Hongrie

Combien sont-ils ces jeunes qui, comme Romain, ont décidé de rompre avec un pays dans lequel ils ne se reconnaissaient plus ? Au sein de la communauté française qui s’est installée dans les pays de l’Est – elle ne cesse de croître ces dernières années –, ce discours s’entend de plus en plus fréquemment et ouvertement, au point de ne plus pouvoir être considéré comme un épiphénomène. Plusieurs milliers de Français sont partis vivre dans ces pays depuis quelques années. Et, parmi eux, il n’est pas difficile, par le simple bouche-à-oreille, d’entrer en contact avec des expatriés qui expliquent, sans détour, sans gêne, sans haine apparente non plus, comment cette question culturelle a germé dans leur esprit comme une évidence. Jusqu’à se revendiquer, pour certains, comme des  » émigrants identitaires « .

Grégory, 31 ans, a ainsi décidé de vivre en Pologne. Il y a trouvé un monde plus conforme à ses aspirations.  » J’ai beaucoup voyagé, et j’en ai retiré que je ne suis pas fan des pays multiculturels, explique-t-il. Je pense qu’il est important de croiser dans la rue plus de gens qui nous ressemblent, et c’est le cas ici.  » Après avoir grandi à Courbevoie (Hauts-de-Seine), il a émigré en 2012, à la suite d’un  » tuyau  » glissé par un ami de son frère qui lui conseillait d’investir à Varsovie. Il y a créé Hussard, une entreprise de  » formation antiterroriste  » qui propose  » une initiation de trois jours à l’art de la guerre ouverte  » et revendique sur son site Internet un discours martial, résolument en phase avec celui de la droite polonaise au pouvoir :  » La législation française cœrcitive en matière de légitime défense et de possession d’arme favorise l’émergence d’une délinquance ultra-récidiviste et ultra-violente dont le djihadisme est le prolongement.  »

Bruno, 30 ans, a posé ses valises dans la même ville en 2015. Géomètre de formation, fervent catholique, fier de son identité chrétienne, il explique avoir trouvé sur place une vie spirituelle plus épanouissante et plus partagée qu’en France. Il décrit un pays «  où l’on se sent mieux en tant que pratiquant « . Ce Rouennais avait visité plusieurs pays d’Europe centrale, avant de choisir la Pologne.  » Les églises sont remplies ici « , assure-t-il. Il évoque le besoin de transmettre sa foi : «  Je ne souhaite pas être une sorte de dernier des hommes purs de ma lignée.  »

Le multiculturalisme n’est manifestement pas la tasse de thé de ces expatriés atypiques. Ainsi de Gabriel. Originaire de Haute-Savoie, carrière prometteuse dans la finance, ce jeune homme de 35 ans a quitté la France dès 2005 et s’est installé pendant dix ans à Budapest. Sans détour, il associe la qualité de vie qu’il y a trouvée à  » l’homogénéité culturelle, voire ethnique  » de son pays d’adoption.  » Si vous mélangez trop les gens, cela ne fonctionne pas « , tranche-t-il.

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Justement, qu’est-ce qui ne fonctionne pas en France, selon lui ? Cela ne lui a sauté aux yeux, dit-il, que par le contraste avec sa nouvelle vie, lorsqu’il est revenu faire un séjour dans son pays natal :  » Je me suis rendu compte que l’insécurité du quotidien nous paraissait normale.  » Il dit éprouver la même impression à chaque fois :  » Il suffit d’une heure ou deux de présence en France pour que ce sentiment d’insécurité s’installe de nouveau. Ici, les gens sont plus civilisés, ils ne hurlent pas dans le métro. Ils savent se tenir.  »

Grégory ressent la même chose à chacune de ses navettes. En 2014, il était dans un hôtel Ibis à Courbevoie quand une femme s’est fait agresser juste en bas dans la rue.  » Personne n’est intervenu « , regrette-t-il. Il a été surpris de cette scène, selon lui impossible en Pologne. Des anecdotes de ce genre, il dit en avoir d’autres. Elles lui inspirent une conclusion sans fard :  » L’insécurité est un problème étroitement lié au multi-culturalisme. Je pense qu’on se vole moins quand on se ressemble.  » Romain, le Lillois de 25 ans, ne justifie pas autrement son exil hongrois.  » Il y a ici un respect mutuel, assure-t-il. Il y a moins d’incivilités ; il peut y en avoir, mais rien de comparable avec la France.  »

Tous ces hommes sont issus de milieux sociaux différents, avec des parcours scolaires multiples. Ils avaient chacun leurs raisons de quitter la France.  » Je viens d’un milieu plutôt modeste, raconte Gabriel, le Savoyard. Après une école de commerce, j’ai galéré pendant deux ans pour trouver un vrai travail. En France, dans le milieu de la finance, si tu n’as pas de piston, c’est l’horreur. Alors, à 23, 24 ans, j’en ai eu marre, et avec un ami on s’est dit : pourquoi ne pas tenter quelque chose à l’Est ?  » Romain voulait échapper à la mentalité individualiste, à ce pays qu’il décrit comme «  un enfant unique pourri, gâté « . Bruno, le géomètre, ressentait, lui,  » une certaine souffrance « , et souhaitait fuir une ambiance familiale pesante à la suite du divorce de ses parents. Quant à l’entrepreneur Grégory, il a quitté la région parisienne pour… ne pas être soumis à l’ISF. Il s’est souvenu d’un agréable séjour à Cracovie, qui l’a poussé, entre autres motivations, à choisir la Pologne.

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Armoiries de la Pologne

La question identitaire, elle, s’est imposée par la suite. Dans le discours, et parfois dans les actes. Romain, qui a voyagé en Afrique, en Angleterre ou en Allemagne, reproche à son pays de renier l’attachement au sol, au terroir.  » On a détaché le peuple de sa terre, estime-t-il. En Hongrie, la taxe foncière n’existe pas, par exemple. En France, le coût de l’immobilier, la désertification des campagnes, la vie en ville et la nécessité de mobilité sur le marché du travail ont créé et renforcé l’individualisme. Ici, j’ai l’impression d’être dans la France d’antan, celle dont me parlent mes grands-parents.  » Mais le jeune homme, dont le rêve est d’acquérir un bout de terrain cultivable dans la campagne hongroise, refuse qu’on le traite de passéiste. Il s’en défend, se référant plutôt à des idées écologistes.

Bruno regrette également un  » manque d’enracinement des Français « . Un constat qu’il étend au domaine culturel. D’après lui, ce sont les grands mouvements migratoires qui posent problème. Même en Pologne :  » Ici, il y a beaucoup d’immigrés ukrainiens ou biélorusses. On pourrait croire que cela fonctionne car ce sont des Slaves, mais ça ne colle pas !  » Si sa foi chrétienne lui enjoint d’accueillir des réfugiés, il craint surtout le danger du trop grand nombre, s’inquiète de l’afflux de tous ces migrants qui,  » contrairement aux Français, ont une conscience tribale « . Il redoute que, dorénavant, l’identité française, qui manque à ses yeux d’affirmation, ne soit grignotée par d’autres identités, plus affirmées. Les méfaits de ce que nous dénonçons sans cesse : l’acculturation.

Cette identité française, telle qu’ils la conçoivent tous, s’oppose à la mondialisation. Romain et Gabriel se plaignent amèrement de l’arrivée en Hongrie… d’autres Européens,  » avec leur mentalité d’Occidentaux « . En pionnier un peu nostalgique, le Savoyard se rappelle que, au début des années 2000, le Français était une espèce  » exotique et appréciée « . Ce ne serait plus le cas aujourd’hui, à en croire Romain :  » Le Français n’a plus autant la cote, surtout quand il ne s’intègre pas. Des francophones belges ou français viennent s’installer ici avec un peu d’argent et se prennent pour des nouveaux riches.  »
Difficile de quantifier cette «  accélération de l’immigration occidentale  » que constate Gabriel depuis deux ans. Quant à connaître précisément le nombre et les motifs des hommes et des femmes qui s’installent en Hongrie…  » Je viens juste d’inscrire une personne qui vit ici depuis trois ans, raconte la personne chargée de l’administration des Français à l’ambassade de France à Budapest. Il arrive souvent que des personnes de différents profils, étudiants ou autres voyageurs, qui ne prévoient pas de rester décident finalement de s’installer durablement sans nous le signaler.  » C’est pourquoi l’ambassade estime à plus du double des inscrits – soit entre 5 000 et 6 000 personnes – la présence des Français en Hongrie. Et précise que le début d’année 2017 a connu une légère augmentation du nombre d’inscrits par rapport aux deux années précédentes.

Mais, pour prix d' » une certaine sérénité « , ces émigrés doivent accepter des sacrifices. Tout d’abord financiers. La Pologne et la Hongrie offrent des salaires minimums trois à quatre fois inférieurs à ceux de la France, ce qui interdit tout extra, et surtout limite les allers-retours pour revoir la famille. Romain gagne ainsi 600 euros par mois dans une entreprise d’informatique – un salaire qu’il compare en termes de niveau de vie à l’équivalent d’un peu plus d’un smic français. Mais il jure qu’il ne rentrerait pas en France,  » même pour 5 000 euros net ! « . Gabriel, le financier, a décidé de vivre temporairement en Suisse, un an ou deux, pour se constituer un capital plus solide avant de retourner vivre définitivement à Budapest.

Grégory a tiré un trait sur le décor parisien.  » Paris est plus belle que Varsovie, mais il y a une pesanteur en France, on sent que rien n’est possible. L’énergie polonaise a définitivement balayé cette lacune architecturale « , assure-t-il. Pour rester sur place, Bruno a renoncé temporairement à son métier de géomètre. Il a accepté un emploi moins passionnant. Alors, pour améliorer l’ordinaire, il envisage de revenir dans l’Hexagone le temps d’un court contrat.

Le jeune catholique se définit désormais comme un  » précurseur de l’émigration militante « . Il souhaite, dans un avenir proche, créer des quartiers franco-polonais aux alentours de Varsovie, où s’installeraient d’autres compatriotes qui ressentiraient un  » mal-être ethnique « . Il dit pouvoir parfaitement se sentir polonais à terme. Car tous l’affirment : ils aiment leur terre natale, mais n’ont pas l’intention d’y revenir.

À pleurer de rage…contre tous ceux qui sont responsables de ce désamour et préfèrent y répondre en organisant  le  » Grand Remplacement « .

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Prochaine exposition au Grand Trianon de Versailles

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Un Tsar en France

Pierre le Grand à la Cour de Louis XV

Consacrée au séjour de Pierre Le Grand à Paris et en particulier au château de Versailles, en mai et juin 1717, cette exposition commémorera du 28 mai au 24 septembre 2017 le tricentenaire de la visite du tsar en France.

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Louis XV enfant

Fruit d’un partenariat privilégié entre le musée national des châteaux de Versailles et de Trianon et le musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, l’exposition présentera, à travers plus de cent-trente œuvres, ce qui fut, sous la Régence, deux ans seulement après la mort de Louis XIV, l’un des événements diplomatiques et culturels les plus marquants du début du règne de Louis XV.

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Pierre le Grand avec Louis XV dans ses bras

Le parcours permettra de suivre pas à pas cette visite qui, pour être officielle, n’en fut pas moins libre. Héritier de la dynastie des Romanov et premier empereur de toutes les Russies, Pierre Ier cherchait l’inspiration dans les modèles français. Cet esprit curieux, passionné d’art, de sciences et de techniques, visita les résidences royales, les manufactures et les académies parisiennes, rencontra les plus éminents savants et artistes de son temps pour en attirer certains à la cour de Saint-Pétersbourg.

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Louis XV accueillant Pierre le Grand aux Tuileries

Peintures, sculptures, pièces de mobilier et d’arts décoratifs, gravures et dessins, livres provenant de la bibliothèque du tsar ainsi qu’objets de son cabinet de curiosités dessineront le portrait de ce grand réformateur de la Russie, tourné vers l’Occident et en particulier vers une France héritière du Grand Siècle.

 

Le 3 février 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

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2 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (3 février 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Hervé J. VOLTO février 4, 2017 à 9:28 #

    Les six premiers mois de 2017 verront une France bloquée à cause des élections : les investisseurs privés attendront de connaître la prochaine équipe et son programme, et les investisseurs publics de savoir à quelle sauce ils seront mangés. Ensuite, il y aura cent jours pour installer une machine de gouvernance et prendre des décisons qui ne donneront des résultats qu’au dernier trimestre. Ainsi, il n’ y aura pas de grands changements politiques pour la France.

    Vu de l’étranger, 2017 va beaucoups dépendre des Etats-Unis d’Amérique.

    Donc, la république durera encore et les Français contiueront à endurer…

Trackbacks/Pingbacks

  1. actualitserlande - février 3, 2017

    […] médiatique (Lire « Médias : la confiance des Français en chute libre » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/02/03/bulletin-climatique-quotidien-3-fevrier-2… […]

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