BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (7 février 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

7 Fév

I. Dhimmitude ou lâcheté ordinaire ?

On peut s’interroger.

La justice a décidé, le 15 décembre 2016, de la fermeture de l’école Al-Badr, établissement hors contrat musulman du quartier de Bellefontaine, au Grand Mirail à Toulouse, pour  » enseignement non conforme « . L’école aurait déjà dû être évacuée ; des cadenas posés sur ses portes d’entrée. Or comme l’a révélé un reportage du  » 20 heures  » de France 2, elle est toujours ouverte. Des «  dizaines d’élèves  » entrent  » par intermittence « , témoignent des habitants.

Vendredi 3 février, une voiture de police était stationnée à une cinquantaine de mètres de l’établissement. Jeudi, des forces de l’ordre étaient présentes aux abords, alors qu’était distribué un nouveau courrier mettant en demeure les familles de scolariser leurs enfants ailleurs. Le quatrième de ce type adressé aux parents. Mais c’est un peu comme dans l’histoire que racontait naguère Robert Lamoureux :  » Et le samedi matin, le canard était toujours vivant, alors depuis y continue et on le nourrit qu’avec des navets, que des navets, que des navets … »

Le bras de fer avec l’école Al-Badr, qui dure depuis l’ouverture il y a trois ans, raconte Abdelfattah Rahhaoui, son directeur, aurait dû trouver un point d’orgue le 15 décembre 2016. Ce jour-là, l’imam de 43 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Toulouse à quatre mois d’emprisonnement avec sursis et interdit de diriger ou d’enseigner. Dans un second volet, relatif à des violences sur mineurs, deux mois de prison avec sursis et 3 000 euros d’amende ont été prononcés contre lui.

L’association Al-Badr a, elle, été reconnue coupable et condamnée à 5 000 euros d’amende et à une interdiction définitive d’exercer  » directement ou indirectement  » une activité d’enseignement, avec  » exécution provisoire « .

Pourtant jeudi 2 février (plus d’un mois et demi après), dans l’enceinte du groupe scolaire, tout le monde semble faire comme si de rien n’était.  » On s’acharne sur nous parce qu’on a des méthodes différentes, que l’éducation nationale ne reconnaîtra jamais parce qu’elle n’ose pas avouer ses échecs « , martèle le directeur. Contestant la décision de justice,  » issue, dit-il, de rapports rédigés à charge et à la va-vite « , M. Rahhaoui défend un enseignement  » élitiste, d’excellence « , face aux  » écoles poubelles  » du quartier.

hqdefault

Son argumentaire a, localement, l’oreille de nombreux parents de confession musulmane. «  Quand je suis arrivé en France il y a vingt ans, j’ai tout de suite vu que les populations musulmanes étaient écartées, stigmatisées, raconte-t-il à la presse. Regardez en prison, 70 % des détenus sont musulmans ; n’est-ce pas – un signe – de l’échec du système éducatif français ?  » À moins que ça exprime quelques particularités culturelles ou religieuses…

En réalité, on est très loin du constat posé sur l’établissement par les inspecteurs qui l’ont visité. Entre septembre 2013 – première rentrée scolaire à Al-Badr – et mai 2016 – date à laquelle le procureur est saisi –, l’éducation nationale y diligente quatre visites.

La première, quelques semaines seulement après l’ouverture, donne lieu à un  » premier rapport d’alerte, raconte-t-on au ministère de l’éducation nationale. La seconde se passe mal : il y a obstruction, les inspecteurs ont du mal à rentrer dans l’établissement. Lors de la troisième, le directeur est absent mais il a mandaté un huissier de justice. Les inspecteurs sont mieux reçus mais ils ne peuvent pas assister aux cours « . La quatrième visite, le 12 avril 2016, fait partie de la vingtaine d’inspections  » inopinées et renforcées  » dont la presse s’était fait l’écho au printemps. Des visites sur lesquelles le ministère avait pris appui pour justifier son projet d’un changement du régime d’ouverture des écoles hors contrat, retoqué le 26 janvier par le Conseil constitutionnel. Parmi ces vingt inspections très médiatisées, huit – dont celle d’Al-Badr – avaient conclu à un enseignement inadapté ou insuffisant.

Le dernier rapport d’inspection est aussi concis que tranché.  » Pour les élèves en âge de la scolarité obligatoire inscrits dans cette école, en référence au socle commun de connaissances et de compétences, l’enseignement paraît actuellement très déficitaire dans tous les domaines en dehors de l’enseignement de l’arabe qui s’effectue à des quotités quotidiennes importantes, peut-on lire dans ses dernières lignes. L’étude quotidienne du Coran oblitère le temps de façon importante, et réduit les séances consacrées aux connaissances et compétences minimales à faire acquérir.  »

Abdelfattah Rahhaoui, lui, réfute tout en bloc. Prééminence d’un enseignement religieux ? Son enseignement est  » traditionnel « , en aucun cas d’obédience  » salafiste « . Fillettes voilées dès l’âge de 8 ou 10 ans pour certaines d’entre elles ?  » Ce n’est pas nous qui les obligeons, c’est un choix des parents « , explique-t-il. L’établissement fonctionne en grande partie avec les cotisations mensuelles des familles : 190 euros par élève et par mois. Le reste est assuré par des dons et des  » dons de Dieu « , indique le directeur.

ecoleal_badr_meaux

Une des classes de l’école Al-Badr

Dépêchée sur place par la municipalité, jeudi 26 janvier, une commission de sécurité a recensé 87 élèves toujours présents. Ces 87 jeunes sont-ils en mesure d’être rescolarisés dans le public ? Les enseignants du Mirail, en tout cas, ne les voient par affluer.  » Il y a eu quelques retours d’élèves en septembre, que les parents ont justifiés par le coût de la scolarité à Al-Badr, mais pas de mouvement d’inscription dans les écoles du secteur, témoigne-t-on au SNUipp-FSU-31, syndicat majoritaire au primaire. Une classe supplémentaire doit ouvrir à la rentrée 2017 à Bellefontaine. On a des moyens en plus. Mais les enfants viendront-ils pour autant ?  » Tant dans les rangs syndicaux que du côté de la fédération de parents d’élèves FCPE, on penche plutôt pour leur instruction à domicile.

Mais la fermeture d’Al-Badr n’a toujours pas eu lieu. Dans l’entourage de Najat Belkacem, mercredi soir, on indiquait une intervention  » dans les meilleurs délais « . Sur le fond, celle-ci pourrait prendre la forme d’un arrêté municipal pour raisons de sécurité – seul levier trouvé pour obtenir la mise sous scellés de l’établissement…Alors qu’il suffirait d’interdire simplement toute école musulmane !

Reste une question, et pas des moindres : comment Al-Badr peut-elle rester ouverte en dépit de la décision de justice ? Une zone grise juridique existe, empêchant l’application de la décision du tribunal correctionnel. C’est à mourir de rire.  » Nous devons d’abord penser à rescolariser ces enfants, d’où une procédure qui se fait graduellement. Cela dit, en cas d’infraction prolongée, M. Rahhaoui risquera une peine de deux ans de prison  » prétend sans rire le procureur de la République, Pierre-Yves Couilleau. Et, au ministère de l’Education nationale, on invoque un système de contournement des règles difficile à contrer : le 4 janvier, un parent s’est présenté à la mairie de Toulouse pour déclarer l’ouverture d’une nouvelle école, Avicenne, dans les mêmes murs. La mairie et l’académie font opposition, ce que les gérants de l’établissement contestent au tribunal administratif. Et c’est reparti pour un tour…Alors qu’un seul car de police suffirait !

En attendant, le groupe scolaire continue de fonctionner bon gré mal gré.  » Enseigner, apprendre à lire et à écrire à des enfants, c’est le seul but de ma vie, martèle le directeur, déjà à l’origine, en 2003, de la création du collège-lycée Alif, dans un autre quartier toulousain, établissement privé reconnu par l’Etat depuis 2009. Face à un système qui a démissionné, nous voulons juste accompagner les enfants, leur ouvrir en quelque sorte les portes de l’ascenseur social.  » Et là il a raison, l’Etat a bien démissionné de sa prérogative régalienne.

Imam à ses heures, M. Rahhaoui a prêché autrefois dans les mosquées du Mirail et reconnaît y avoir croisé la famille de Mohamed Merah, ou les frères Clain, qui ont revendiqué les attentats du 13 novembre 2015 au nom de l’Etat islamique. «  Ce sont des gamins abandonnés par tous, qui n’avaient aucune connaissance du Coran et qui sont tombés dans cette folie parce que justement personne ne les prend en charge « , estime-t-il.

images1

Nous ne cessons de le répéter : le ver islamiste est dans le fruit. Il ne suffit plus de traiter les fruits, il faut arracher l’arbre.

 

II. Le lobby afro-américain a eu la peau du Bal nègre

Finalement, la salle de spectacle du 33, rue Blomet – (Paris 15e), dont l’ouverture est prévue à la mi-mars, ne s’appellera pas Le Bal nègre. Dimanche 5 février, en fin de matinée, Guillaume Cornut, propriétaire des lieux, le confirmait, après une semaine de polémique. La salle à l’abandon a été rachetée en 2010 par M. Cornut, ancien trader et pianiste, qui en a financé les travaux de reconstruction, avec l’intention d’y programmer du jazz, de la musique classique et du cabaret. En définitive, elle s’appellera Le Bal de la rue Blomet.

M. Cornut justifiait son choix de départ par la réalité historique. Mais la pensée conforme et obligatoire ne l’entendait pas de cette oreille.  » Le terme qui, autrefois, n’était pas péjoratif, est aujourd’hui chargé de connotations insultantes « , souligne sur son site Internet le Conseil représentatif des associations noires (Cran), résumant ainsi les réactions négatives qui se sont multipliées. M. Cornut, qui indique avoir eu une discussion téléphonique avec le président du Cran, Louis-Georges Tin, confirme : seule une  » affiche rappellera l’ancien nom  » et le contexte.

17800-12

L’affaire avait pris un tour violent.  » La devanture de la salle a été taguée, déclare M. Cornut. Nous avons fermé notre site Internet et notre page Facebook après des messages d’insultes, des accusations de racisme, des menaces notamment à mon encontre. J’ai déposé une plainte au commissariat.  » Pour M. Cornut, c’est après la diffusion d’un court reportage montrant la devanture et surtout la publication, le 31 janvier, d’un entretien publié sur le site Web de la revue Africultures, qu’a commencé le débat sur ce nom. L’article était titré :  » Prochaine ouverture du Bal nègre à Paris : quel usage du mot “nègre” en France ?  » Interrogé par la revue sur ce choix et son possible caractère offensant, M. Cornut expliquait alors : «  J’aurais fait plus de mal à la communauté afro-américaine en supprimant ce nom qu’en le conservant.  »

Dans ses réponses, il revient sur ses recherches. Le Bal Blomet, fréquenté par les ouvriers antillais de Paris, s’appelle ensuite Bal colonial, mais c’est sous le nom de Bal nègre, qui serait dû à Robert Desnos, qu’il devient réputé. De 1925 au milieu des années 1930, la bourgeoisie, le Tout-Paris culturel s’y rendent. On y danse au son des musiques des Antilles. Interdit durant l’Occupation, il rouvrira jusqu’au début des années 1960, devenant plus tard un club de jazz, de musiques brésiliennes. En gardant le nom de Bal nègre, M. Cornut pensait être  » fidèle à l’esprit des lieux durant les Années folles, celui d’un brassage culturel, d’ouverture « . Mais aujourd’hui cela non seulement n’est plus posssible mais c’est INTERDIT par le « politiquement correct ».

En complément, Africultures proposait une partie  » Décryptage  » (quand on doit décrypter, ça sent le roussi) autour des termes  » revue nègre, arts nègres, bal nègre « … des mots liés, après la première guerre mondiale, à la période du colonialisme, mais qu’en 2017 on ne peut utiliser à la légère.  » La négritude, c’était il y a bientôt soixante-dix ans, écrit Célia Sadai dans son article. Depuis bientôt soixante-dix ans, le mot “nègre” est devenu un paradigme ambigu, porteur de malaise pour les uns, “naturel et culturel” pour d’autres. Mais que l’on tente d’y ajouter un souffle vital, festif ou héroïque, le mot “nègre” ne sera jamais un mot neutre, encore moins un mot joyeux.  »

Le même reproche a été fait à M. Cornut par les initiateurs d’une pétition mise en ligne le 1er février sur le site Change.org – plus de 6 000 signatures dimanche matin –, adressée à M. Cornut, à Anne Hidalgo, maire de Paris, à Philippe Goujon, maire du 15e arrondissement, et à Audrey Azoulay, ministre de la culture. Il y est demandé de  » renommer cet endroit et d’ôter toute référence tendant à faire croire que l’exploitation des victimes de l’esclavage et de la colonisation était une période heureuse qui devrait faire l’objet d’une célébration, fût-elle nostalgique « .

bal-negre1450953897

C’était Joséphine Baker, il y a 90 ans…

Notons que l’on n’entend aucune de ces bonnes personnes dénoncer la traite négrière et l’esclavage qui amènent tant de migrants sub-sahariens dans nos pays européens…comme au bon vieux temps du commerce triangulaire.

Guillaume Cornut souhaite toujours inaugurer la salle de spectacle le 21 mars – soit la date de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. Une décision qu’avec l’ancien nom, M. Cornut considérait comme symbolique de son propos, mais qui lui a été beaucoup reprochée.

Jusqu’à ce que les pressions soient si fortes qu’elle sont devenues une interdiction en bon et due forme.

 

III. Il aura fallu quinze ans. C’est long

Alors que cette année, l’euro fête les quinze ans de son introduction, pas un économiste n’a sorti les cotillons et les bougies*. Il y a même consensus pour dire que la monnaie unique va mal. Quant aux Européens, c’est pire encore. Même les experts qui, en 2002, applaudissaient son arrivée pointent désormais du doigt ses failles. Désormais, beaucoup s’interrogent sur sa survie.

9782213702186-001-x_0

Patrick Artus, chef économiste de Natixis et professeur à Paris-I-Panthéon-Sorbonne (que nous citons souvent), est de ceux-là. Dès l’introduction de cet ouvrage cosigné avec la journaliste économique Marie-Paule Virard, il pose une question : la création de l’euro est-elle  » une tragique erreur  » ? De fait, soulignent les auteurs, »  au regard du dumping social à l’œuvre au sein même de la zone euro, des dégâts provoqués par la monnaie unique sur le niveau de vie des classes moyennes dans les pays du Sud et de la montée du chômage observée pendant la crise, il est difficilede ne pas s’étonner que ces ratés soient récupérés par les eurosceptiques « . Où sont donc passées la prospérité et la convergence promises par les pères de l’euro ?

Les auteurs tentent de l’expliquer. Leur argumentaire a la vertu de la pédagogie. Ils posent un diagnostic implacable sur les dysfonctionnements de l’union monétaire. D’abord, la Commission européenne, coupée des préoccupations des citoyens, produit bien trop de textes sur tout et n’importe quoi, sans s’attaquer suffisamment aux vrais problèmes. Comme, par exemple, la concurrence fiscale déloyale à laquelle les pays membres se livrent, en multipliant les niches et aménagements discutables sur leurs impôts sur les sociétés.

05_euro5

Ensuite, les dirigeants européens ont oublié quelques règles économiques élémentaires au moment de la création de l’euro. A savoir que le partage d’une même monnaie entre pays accentue mécaniquement les spécialisations productives de chacun, puisqu’il n’y a plus de barrière de change. Les régions dont l’industrie est la plus compétitive (Allemagne) attirent encore plus d’usines. Celles plus douées pour les services (Espagne, France) développent plus de services. Et les nations le plus richement dotées en patrimoine culturel ou en jolies plages (Italie, Grèce) séduisent plus de touristes. Résultat :  » au lieu de rapprocher les économies, l’euro a accru les divergences au sein de la zone « , explique l’ouvrage.

Les règles budgétaires comme celles du traité de Maastricht, qui imposent la limite de 60 % du produit intérieur brut (PIB) pour les dettes publiques, et de 3 % du PIB pour les déficits publics, n’ont pas empêché ces divergences. Ni la politique de la Banque centrale européenne (BCE), longtemps trop prudente, aujourd’hui tournée vers la relance monétaire. Pire, la crise de 2008 a accentué encore les écarts entre le nord et le sud de la zone euro, où les dettes publiques et les inégalités ont explosé. La France, elle, se trouve dans une position intermédiaire certes mais guère brillante pourtant.

Tout cela ne serait pas grave s’il y avait une forme de redistribution entre les pays, estiment M. Artus et Mme Virard. Après tout, aux Etats-Unis, les impôts des New-Yorkais et des Californiens contribuent à tirer vers le haut le niveau de vie des habitants de Louisiane et du Mississippi. «  Mais la seule évocation d’un tel transfert fait l’effet d’un chiffon rouge agité devant les yeux de l’opinion publique allemande, qui voit volontiers dans toute “union de transferts” une sorte de créature du diable « , expliquent-ils. Avant d’ajouter que sans cela, la zone euro aura pourtant du mal à survivre. Car les écarts continueront de se creuser, jusqu’à devenir insupportables pour les populations.

Dès lors, pourquoi ne pas abandonner l’euro tout de suite ? Eh bien, parce qu’on ne peut pas, prétendent les auteurs avec des arguments bien connus mais qui ne tiennent pas compte du fait qu’à situation exceptionnelle…remèdes exceptionnels.. Ainsi affirment-ils qu’il est impossible de le faire sans ruiner les ménages des pays concernés. Si la France quittait l’euro, par exemple, le franc se déprécierait. «  Et comme sa dette extérieure brute est libellée en euros, la hausse de sa valeur en monnaie nationale ruinerait le pays ou contraindrait les emprunteurs du pays à faire défaut.  » Sans parler de l’explosion des taux d’intérêt. C’est ce que nous appelons précisément des remèdes exceptionnels : le défaut. Car, après tout, nous n’avons rien demandé…

imgscan-contrepoints-853-zone-euro

Pour les auteurs, conserver l’euro tel qu’il existe est douloureux, mais le quitter le serait plus encore. L’impasse est terrible. Comment en sortir ? «  En refondant l’Europe « , assure l’ouvrage. En coordonnant mieux les politiques économiques et en les réorientant vers l’investissement dans l’innovation plutôt que la rigueur. En introduisant peu à peu une forme de budget commun intelligent, en dépit des réticences allemandes. Par exemple, en créant un fonds européen auquel chaque pays contribuerait, et qui viendrait en aide à ceux en difficulté pendant les crises en fonction de règles précises, comme le niveau de chômage structurel. Mais il convient également de cesser de prétendre que le couple franco-allemand existe encore, et de faire participer enfin l’Italie et l’Espagne au débat. Plus facile à dire qu’à faire, lorsque l’on songe au degré de défiance régnant aujourd’hui entre les capitales…

Sauver l’euro, disent en somme les auteurs, exigera de la sueur, du sang et des larmes. Mais aussi une détermination doublée d’un courage politique infaillible, un long travail avec nos partenaires et des efforts institutionnels cyclopéens. Tout ce dont nous ne voulons pas car cela ne mène nulle part.

En d’autres termes que sommes-nous allés faire dans cette galère ?

* Si l’on ajoute à cela le vingt-cinquième anniversaire du traité de Maastricht, commémoré en catimini aujourd’hui même 7 février, on comprendra que les eurolâtres ne sont pas à la fête.

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

En revanche, votre serviteur a bien des doutes sur sa possible survie car le voici terrassé par la terrible épidémie de grippe à laquelle il espérait échapper en suivant les doctes conseils de Marisol Touraine !

 

Le 7 février 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

Publicités

4 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (7 février 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Antonia février 7, 2017 à 3:37 #

    IV. Bon rétablissement !

    • conseilesperanceduroi février 7, 2017 à 5:24 #

      Vos souhaits me vont droit au coeur.

    • alaintexier février 7, 2017 à 10:56 #

      Je ne peux que joindre mes souhaits à ceux d’Antonia et souhaiter au Régent une guérison (très) rapide.

  2. Hervé J. VOLTO février 7, 2017 à 10:05 #

    I. Amedy Coulibaly, le tueur de l’Hypercasher de Vincennes, avait effectué plusieurs séjours au Maroc. Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l’auteur de l’attentat de Nice, retournait régulièrement en Tunisie. « L’Afrique du nord a été le premier fournisseur de combattants étrangers dans les rangs de Daech et de Jabhat al-Nosra, souligne le dernier rapport de l’Assemblée nationale sur le Maghreb. Environ 8000 combattants algériens, marocains, tunisiens et libyens sont impliqués ».

    À l’heure où les djihadistes franchissent facilement la Méditerranée et peuvent être des binationaux, le renforcement de la coopération entre la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et les services secrets du Maghreb s’avère nécessaire. Or ce partenariat ne va pas de soi. La coopération entre la DGSE et le département algérien du renseignement et de la sécurité (DRS, aujourd’hui éclaté en plusieurs structures), par exemple, a toujours été compliquée. « Les services algériens ont été créés pour agir contre nous, explique un officiel français. La DGSE est perçue comme une puissance coloniale même si cela commence à évoluer avec les agents de moins de 50 ans ».

    Les Algériens préfèrent travailler avec la direction générale de la sécurité intérieure. Parce que la DGSI (ex-DST) opère sur le sol français et non à l’étranger. Et parce que dans les années 1990, Charles Pasqua, son ministre de tutelle, avait su s’attirer la confiance d’Alger. La DST soutenait son homologue algérienne alors que la DGSE estimait le GIA manipulé dans l’ombre par les « sécurocrates ».

    Attention, le danger vient de l’autre côté de la Méditérannée…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :