BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (13 février 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

13 Fév

I. La guerre civile qui vient

Ce n’est pas faute de les avoir alertés, comme par exemple dans notre article intitulé « Avant la guerre civile, la guérilla urbaine a commencé » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/10/18/bulletin-climatique-quotidien-18-octobre-2016-de-la-republique-francaise/).

Pourtant, tous nos responsables politiques font comme s’ils tombaient de l’armoire après les graves incidents de samedi 11 février à Bobigny (Seine-Saint-Denis), lors de la manifestation organisée par les racailles du 9-3 et leurs complices des assoss. de la Cinquième colonne immigrationniste, pour protester contre les prétendues  » violences policières « .

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La Une du Monde : ce n’est pas une vue du zoo de Vincennes mais des manifestants devant le tribunal de Bobigny

Il faut pourtant reconnaître qu’ils avaient plutôt tout fait pour qu’elle se passât dans le calme. Issa Bidard et Yanis Rezzoug, 18 ans, avaient insisté sur les réseaux sociaux : « Pas de violences ! » Ce sont eux qui avaient appelé à un grand rassemblement, samedi 11 février à 16 heures devant le tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis), en soutien à Théo L., jeune homme de 22 ans victime d’un viol présumé par un policier lors d’une intervention de police le 2 février à Aulnay-sous-Bois.

Habitants de la cité Karl-Marx (un programme à elle toute seule), à Bobigny, les deux jeunes avaient voulu agir pour « soutenir la famille et réclamer justice ». Résultat : des milliers de loups sont sortis des bois. Des jeunes, des parents, et quelques enfants. « Nous sommes tous révoltés, a expliqué Ouleye Goudiaby, cantinière de 32 ans venue de Villeparisis, en Seine-et-Marne. Ces faits de violences policières envers les jeunes des quartiers populaires ne cessent de se répéter encore et encore. Théo a eu le courage de le dénoncer mais beaucoup n’osent rien dire. »

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Ouleye Goudiaby et une copine. Ne seraient-elles pas mieux au village, à écraser le mil  ?

Des jeunes ont brandi des panneaux affichant le nom et le visage de ceux qui ont précédé le jeune homme : Adama Traoré, Hocine Bouras, Amine Bentounsi, Abdoulaye Camara, Lamine Dieng, Zyed Benna et Bouna Traoré… « Dans nos cités, nous subissons ce type de violences au quotidien », a prétendu Yanis Rezzoug.

Face aux policiers postés sur la passerelle surplombant le lieu de rassemblement, la foule n’a cessé de scander plusieurs slogans : « Les violeurs en prison », « Tout le monde déteste la police », « Justice pour Théo », « Pas de justice, pas de paix ». Sur une estrade improvisée, plusieurs personnes ont pris le micro à tour de rôle, dénonçant les violences policières et « l’acte criminel dont est coupable le policier qui a enfoncé sa matraque dans l’anus de Théo », revendiquant leur droit à la justice – « Nous sommes tous des citoyens français »(NDCER: Hélas !) – et insistant sur le fait qu’ils sont « pacifistes ». Comme nous n’allons par tarder à nous en apercevoir…

Issa Bidard l’a rappelé à la foule : « Montrez-leur qu’on est intelligent, montrez-leur qu’on sait se tenir. » « On sait que les violences nous desservent, expliquait l’homme aux si bonnes intentions… quelques minutes avant que des incidents éclatent. Ça nous fait passer pour des sauvages et plus personne n’entend notre indignation. » Issa Bidard et Yanis Rezzoug étaient confiants, convaincus que leur appel au calme serait entendu. C’est ce qu’ils avaient aussi martelé sur les réseaux sociaux à toute personne leur écrivant qu’elle allait venir pour « tout casser ». Leur message a été reçu…mais seulement jusqu’à 17 h 30 environ, lorsque quelques centaines de voyous ont commencé à lancer des projectiles sur les policiers postés sur la passerelle puis à s’attaquer, comme d’habitude, au mobilier urbain.

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Destruction organisée des abribus de la gare routière de Bobigny

Feux de poubelles, vitres de bâtiments administratifs et de commerces brisées, voitures incendiées… Les forces de l’ordre, présentes en grand nombre, ont riposté en tirant des grenades de gaz lacrymogène. « Ça donne une très mauvaise image de nous, regrette Steven, 27 ans, un grand Africain, coach sportif à Neuilly-sur-Marne. On va encore nous stigmatiser et nous mettre tous le même panier. » Et d’ajouter, avant de quitter les lieux : « C’est vraiment con comme façon de s’exprimer. » On ne saurait mieux dire mais ces gens-là en connaissent-ils une autre ?

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Incendie de voiture dans le centre de Bobigny

Au total, près de 2 000 personnes étaient présentes à la manifestation a affirmé la préfecture de police de Paris dans la soirée. « Plusieurs centaines d’individus violents et très mobiles » ont commis diverses « exactions et dégradations » (que le tribunal reverra en simples  » incivilités « ), a ajouté la préfecture, listant notamment des projectiles lancés contre « des bâtiments publics, des établissements commerciaux », quatre véhicules incendiés, deux commerces et la gare routière « dégradés » et des dizaines de poubelles incendiées.

Stéphane Troussel (PS), président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, a condamné « fermement » ces « débordements violents », précisant que « certains bâtiments du conseil départemental » avaient aussi été dégradés. Stéphane Troussel qui, peu avant, hurlait lui-même avec les loups !

Un Imposteur, comme tant d’autres, qui n’a pas encore pris la mesure de ce qui attend désormais notre pays. Car, ne nous y trompons pas, la guerre civile c’est demain.

II. Quant aux autres…ce n’est pas mieux

Peut-être vous souvenez-vous de Manuel Valls qui en avait des trémolos dans la voix lorsqu’il nous vantait les merveilles de ses centres de  » déradicalisation « , l’horizon indépassable de la conversion des terroristes islamistes potentiels en doux agneaux convaincus des bienfaits de la République française (Lire « La meilleure déradicalisation c’est…l’expulsion » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/16/bulletin-climatique-quotidien-16-septembre-2016-de-la-republique-francaise/  et aussi « Le scandaleux trafic de la déradicalisation » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/11/12/le-scandaleux-trafic-de-la-deradicalisation-en-france/).

Eh bien, ce qui devait arriver arriva et le premier centre de  » déradicalisation  » jamais crée en France, est désormais vide. Situé au lieu-dit de Pontourny, dans un village de 2 700 habitants d’Indre-et-Loire, Beaumont-en-Véron, le  » Centre de prévention, d’insertion et de citoyenneté  » (sic), ouvert en septembre 2016, a vu partir son dernier pensionnaire en milieu de semaine après que ce dernier a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour des faits de violences familiales. Critère rédhibitoire pour rester au centre.

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Le Centre de Pontourny (Indre-et-Loire)

Mort implicite de cette expérience pilote portée contre vents et marées par Manuel Valls quand il était à Matignon ? Fin de parcours d’une  » fausse bonne idée  » comme le pensent beaucoup d’acteurs du monde policier ? Politiquement non, en tout cas, comme l’a défendu le ministre de l’intérieur Bruno Le Roux, sur Europe 1, vendredi 10 février.  » Je peux vous dire que ce centre va rester ouvert « , a-t-il martelé pour la seconde fois en quinze jours alors que Pontourny a déjà connu une déconvenue de taille, le 17 janvier. Un autre de ses pensionnaires, Mustafa S., 24 ans, a été interpellé lors d’une opération antiterroriste dans le Bas-Rhin à l’occasion d’une permission de sortie !  » De nouvelles instructions vont être envoyées aux préfets pour qu’ils proposent de nouvelles candidatures « , insistait-on, vendredi 10 février, au cabinet du ministre. Perseverare diabolicum…Mais, en parallèle, les élus d’Indre-et-Loire, dont le député PS Laurent Baumel et la sénatrice PS Stéphanie Riocreux, appelaient, eux, à un  » moratoire d’au moins un mois « . Autant de signes qui laissent entrevoir dans les faits, si ce n’est une fermeture, a minima une période de latence à durée indéterminée.

A l’origine, l’internat de Pontourny, est en réalité une histoire de sauvetage d’emplois locaux appuyé par des élus PS. Une jolie bâtisse à la campagne appartenant à la ville de Paris servant de centre d’accueil pour mineurs étrangers isolés. Une trentaine de personnes y travaillaient. Mais en 2015, la municipalité parisienne décide de se désengager de cet établissement jugé excentré. Les élus s’en vont sonner à toutes les portes pour chercher un  » repreneur « . C’est en frappant à celles du ministère de l’intérieur et de la justice que la reconversion de l’établissement en centre de déradicalisation leur est suggérée.

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Manifestation de riverains hostiles à l’ouverture du Centre

Très vite, des tensions apparaissent cependant. Un collectif de riverains inquiets se créé. Il devait d’ailleurs de nouveau manifester, samedi 11 février, aux abords de l’internat, pour réclamer sa  » fermeture pure et simple « . Vu comme un avantage au départ, le fait que la plupart du personnel employé à Pontourny habite la région, est finalement rapidement considéré comme une source d’ennuis en tous genres. Le cuisinier de l’établissement se trouve être membre du conseil municipal. Plusieurs employés se font invectiver à la sortie du travail. Les pensionnaires, eux, supportent mal d’être observés de près par un environnement aussi hostile (le départ de certain a été motivé pour ces raisons).

Pressentant ces tensions, les élus locaux avaient réagi avant même l’ouverture du centre, en demandant d’ajouter comme  » critère  » d’admission des candidats, qu’ils n’aient pas de  » condamnations  » pour des «  violences liées au terrorisme « . Mais comment interpréter cette condition ? Fallait-il l’appliquer à toutes les formes de violences quand beaucoup des profils potentiels pour Pontourny viennent de milieux où il est courant de rencontrer de la violence intra-familiale ou de quartier ? En septembre, un pensionnaire maladroit avait vendu la mèche et avoué dans un entretien à la Voix du Nord qu’il avait commis des  » braquages « . Pour éteindre la polémique, il a fallu l’exfiltrer !

De même, comment trouver des pensionnaires uniquement sur la base du  » volontariat  » ? Une qualité rare en pratique chez les islamistes radicalisés… Comment éviter aussi les personnes ayant des troubles psychiatriques, comme en a développé un pensionnaire après son arrivée ? Enfin, comment s’adapter aux évolutions de situation judiciaire comme le dernier jeune parti ? Dans les faits, les préfectures ont énormément de mal à trouver les profils idoines tant ils sont introuvables.

Lors d’une réunion d’un comité de suivi, vendredi 10 février, à la préfecture d’Indre et Loire, il a été dévoilé que sur 66 préfectures consultées en 2016, 38 seulement avaient fait des propositions d’orientation vers Pontourny, selon la sénatrice PS Stéphanie Riocreux.  » C’était le mouton à cinq pattes « , reconnaît une source proche du dossier. Envisagé pour accueillir jusqu’à 30 pensionnaires, Pontourny n’en a au final jamais hébergé plus de neuf.

Dans la foulée de l’explosion du phénomène de la  » radicalisation  » en 2014, la tendance dans les ministères a été d’imaginer des dispositifs  » spécifiques  » en milieu  » ouvert  » comme à Pontourny, ou  » fermé  » en prison avec les  » unités dédiées « . Un projet de centre pour les femmes et les enfants revenants de Syrie est par ailleurs toujours à l’étude.

Mais les ratés de Pontourny et l’imminence de l’élection présidentielle réduisent toutefois sérieusement l’ambition, encore officiellement affichée, d’ouvrir des centres de  » déradicalisation  » dans les 13 régions de France d’ici fin 2017.

Ne serait-il pas plus raisonnable d’admettre enfin que nous avons raison en prétendant que  » la meilleure déradicalisation, c’est l’expulsion  » ?

 

III. La preuve est là-bas

 

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Armoiries de l’Estonie

L’Estonie est devenue une société hyperconnectée, et cela commence dès l’école. Grâce à leur carte d’identité numérique (une carte à puce sécurisée) ou à leur mobile, les 1,3 million d’habitants font à peu près tout en ligne grâce à un portail gouvernemental : voter aux élections, déclarer les impôts, signer  » numériquement  » un contrat de travail et, même, renouveler une ordonnance auprès de leur médecin de famille.  » Nous pouvons dire sans rougir que, en matière de numérique, nous sommes des pionniers « , se félicite Tea Varrak, la directrice du centre d’innovation Mektory, sur le campus de Tallinn, la capitale.

Le secteur privé n’est pas en reste. Le paiement par mobile est une banalité et les  » e-services  » tels que la réservation de place de parking à distance font florès. Le pays compte le plus grand nombre de start-up par habitant en Europe – une pour 3 700 personnes. Un succès qui contribue à la bonne tenue des exports de biens et de services, qui ont progressé de 3 % en 2016, selon les chiffres officiels publiés jeudi 9 février.

Plutôt surprenant, lorsque l’on songe que, en 1991, l’Estonie est partie de zéro.  » Quand nous avons retrouvé notre indépendance après l’éclatement de l’Union soviétique, nous n’avions pas d’argent, pas d’expérience, mais de jeunes leaders visionnaires « , raconte Siim Sikkut, conseiller numérique auprès du gouvernement. Pour aider son petit voisin à monter son administration, la Finlande lui offre alors son vieux système de télécommunications. Mais les dirigeants estoniens déclinent. Et choisissent de s’appuyer sur les ingénieurs du pays – formés sous l’ère soviétique – pour concevoir des services publics informatisés.

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Convaincus qu’ils ont une carte à jouer, ils misent sur le développement généralisé du numérique dès la fin des années 1990, tout en libéralisant l’économie au pas de course. Encore faut-il que la population suive. Ce qui n’est pas difficile du fait de son homogénéité ethno-culturelle (la principale minorité est d’origine russe !).

Des formations gratuites sont organisées dans les bibliothèques afin que les habitants, en particulier les moins jeunes, apprennent à se servir d’une souris. Et à utiliser leur carte d’identité numérique, lancée en 2002, pour accéder aux  » e-services  » publics.  » Au début, nous étions sceptiques, se souvient Aet Bergmann, avocate à Tallinn. Mais nous sommes devenus accros, lorsque nous avons compris que cela nous épargnerait les interminables queues à la poste ou à la mairie.  »

En 1996, l’Etat lance également Tiger Leap, une fondation (aujourd’hui rebaptisée Hitsa) chargée d’équiper les écoles en matériel informatique. Et, surtout, de former les enseignants, afin qu’ils intègrent les nouvelles technologies à leurs cours.  » Il a tout de même fallu des années pour qu’ils changent leurs habitudes, confie Mari-Liis Peets, chez Hitsa. Il y a toujours un écart entre les villes et les campagnes, mais nous travaillons à le réduire.  »

Reste que les efforts ont payé : dès 2000, les start-up ont commencé à éclore. «  Le déclic est venu avec Skype, le logiciel de téléphonie par Internet : notre premier grand succès, raconte Maris Prii, qui dirige l’incubateur Startup Wise Guys. Soudain, nous avons compris que nous savions construire des entreprises internationales.  » En 2005, Skype est vendu pour 2,6 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros) à eBay. Un pactole que les fondateurs réinvestissent dans d’autres start-up, qui fleurissent à leur tour. A l’exemple de TransferWise, une plate-forme de transfert d’argent, qui emploie déjà 600 personnes. Ou de Startship Technologies, qui vient de lever 16,5 millions d’euros pour commercialiser ses robots de livraison.

Mais l’expansion du secteur est aujourd’hui limitée par la pénurie d’ingénieurs. Le pays est trop petit pour en former beaucoup plus. Pour contourner le problème, le gouvernement a lancé  » l’e-résidence  » en 2014. Ce statut, auquel les étrangers peuvent postuler par Internet, permet d’enregistrer une entreprise en Estonie, à condition d’y ouvrir aussi un compte en banque. Les non-Européens peuvent ainsi accéder au marché unique. Et profiter de la fiscalité attrayante : les entreprises ne paient pas d’impôt sur leurs profits lorsqu’ils sont réinvestis.

 » L’e-résidence est notre botte secrète « , s’enthousiasme Kaspar Korjus, assurant, au passage, que l’identité des e-citoyens est sérieusement vérifiée. Il y a trois ans, ce jeune homme de 29 ans est rentré du Royaume-Uni pour gérer ce programme. Plus de 16 300 personnes originaires de 137 pays ont déjà obtenu le sésame.  » Il n’y a que des avantages : zéro paperasse, une grande souplesse et la possibilité de gérer son business depuis n’importe où dans le monde « , témoigne le Japonais Tsutomu Kumori, qui a été l’un des premiers à décrocher l’e-résidence.

Pour l’Estonie, c’est surtout l’occasion de vendre ses  » e-services  » administratifs et légaux hors de ses frontières. Aujourd’hui, le secteur des nouvelles technologies pèse environ 7 % du produit intérieur brut (PIB).  » Nous allons doubler son poids d’ici dix ans : chaque entreprise e-résidente injecte déjà 4 000 euros par an dans notre économie « , dit M. Korjus.

Un optimisme que ne partage guère Karsten Staehr, économiste à la prestigieuse université de technologie de Tallinn. En 2016, le PIB estonien devrait croître de 1,5 %, à peine plus qu’en 2015, souligne-t-il. Et beaucoup moins que les 6 % à 8 % annuels enregistrés avant la crise. «  Notre économie ne croît plus assez vite pour rattraper le niveau de vie moyen de la zone euro, explique M. Staehr, doutant que les nouvelles technologies suffisent à inverser la tendance. Car nous ne sommes pas les seuls sur le coup : les ingénieurs indiens sont aussi innovants et bien formés, mais pour des salaires moins élevés.  »

C’est déjà à cause de la concurrence des pays à bas coûts que l’Estonie a perdu une partie de son industrie électronique. Talonnée par l’Asie, la perle balte risque de tomber dans le  » piège des pays à revenus intermédiaires « , prévient M. Staehr. Et rester à la traîne de ses grands voisins nordiques, qu’elle aspire à rejoindre.

Conscient du risque, le gouvernement met tout en œuvre pour l’éviter. «  Nous savons que notre taille modeste et notre éloignement géographique sont de sérieux handicaps dans la compétition mondiale, détaille Viljar Lubi, responsable du développement au ministère de l’économie. C’est pourquoi nous nous efforçons d’être plus malins.  »

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Vue du vieux Tallinn

Un argument que défendra Tallinn lorsqu’elle prendra la présidence du conseil de l’Union européenne, en juillet. Son rêve : convaincre ses partenaires de reconnaître, eux aussi, la signature numérique pour tous les documents officiels. Mais aussi de développer les connexions entre les différents services publics nationaux.  » Cela simplifierait vraiment la vie des citoyens et des entreprises « , explique M. Lubi. Qui voit, là aussi, pour l’Estonie, l’occasion de vendre son expertise en la matière…

Mais, auparavant, il faudra rassurer les Européens sur la protection de leurs données personnelles. Vu de Paris ou Bruxelles, la grande confiance des Estoniens envers les nouvelles technologies à de quoi dérouter. D’autant que les institutions du pays ont subi une cyberattaque massive en 2007.  » Depuis, nous avons renforcé le système, qui est très transparent : chaque citoyen peut choisir qui est autorisé à voir ses données, et sait qui les consulte « , précise Anto Veldre, du RIA, l’agence pilotant le système d’information de l’Etat.

Mais, selon lui, l’étonnante foi des Estoniens dans leur  » e-gouvernement  » tient surtout à leur histoire.  » Après les occupations allemande et soviétique, nous avons enfin notre propre administration, née de notre seule matière grise, confie-t-il. Nous en sommes très fiers. Et c’est tout ce que nous avons.  »

Il oublie pourtant l’autre grande force de l’Estonie : l’absence d’immigration extra-européenne. On ne peut en prendre la mesure que lorsqu’on en est soi-même victime.

 

Le 13 février 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

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8 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (13 février 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. cril17 février 13, 2017 à 8:45 #

    A tout hasard, si un des brillants universitaires de votre lectorat [ agrégé de l’Université de préférence ] veut bien prendre quelques poignées de secondes pour s’interesser à la dernière MAJ de 17 h 45 publiée ici :

    Face à la réalité [ MAJ 13/02/2017 17 h 45 ]…

    http://cril17.org/

  2. Hervé J. VOLTO février 14, 2017 à 10:47 #

    Nous, les Royalistes, nous ne sommes pas racistes : si la belle Ouleye Goudiaby et sa jolie copine sont Chrétiennes de confession Catholique, ce sont des soeurs de couleur, et on en voudrait un peuplus comme elles. Par contre, si elles sont musulmanne, on n’en veux pas en France.

  3. Hervé J. VOLTO février 14, 2017 à 10:49 #

    Attention ! Faudrait pas prendre les Français pour des cons-tinataux !!!

    Amedy Coulibaly, le tueur de l’Hypercasher de Vincennes, avait effectué plusieurs séjours au Maroc. Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l’auteur de l’attentat de Nice, retournait régulièrement en Tunisie. « L’Afrique du nord a été le premier fournisseur de combattants étrangers dans les rangs de Daech et de Jabhat al-Nosra, souligne le dernier rapport de l’Assemblée nationale sur le Maghreb. Environ 8000 combattants algériens, marocains, tunisiens et libyens sont impliqués ».

    À l’heure où les djihadistes franchissent facilement la Méditerranée et peuvent être des binationaux, le renforcement de la coopération entre la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et les services secrets du Maghreb s’avère nécessaire. Or ce partenariat ne va pas de soi. La coopération entre la DGSE et le département algérien du renseignement et de la sécurité (DRS, aujourd’hui éclaté en plusieurs structures), par exemple, a toujours été compliquée. « Les services algériens ont été créés pour agir contre nous, explique un officiel français.

    La DGSE est perçue comme une puissance coloniale même si cela commence à évoluer avec les agents de moins de 50 ans ». Les Algériens préfèrent travailler avec la direction générale de la sécurité intérieure. Parce que la DGSI (ex-DST) opère sur le sol français et non à l’étranger. Et parce que dans les années 1990, Charles Pasqua, son ministre de tutelle, avait su s’attirer la confiance d’Alger. La DST soutenait son homologue algérienne alors que la DGSE estimait le GIA manipulé dans l’ombre par les « sécurocrates ».

  4. Hervé J. VOLTO février 14, 2017 à 11:03 #

    Vous avez dit guerre civile ? Notre armèe peut-elle relever le défit ?

    Dans un article paru récemment dans Le Monde, le général Desportes évoque un bilan terrible pour les armées, des hommes épuisés, une absence de vision stratégique et nous annonce une catastrophe imminente en mettant en cause le gouvernement actuel. Il serait bon de garder une certaine mesure dans les propos pour relativiser cette prochaine apocalypse annoncée et faire ressortir les points positifs.
    En opérations extérieures, la France, avec son armée de métier, a été capable de tenir son rang de puissance militaire simultanément sur plusieurs théâtres, en Afrique (Sangaris et Barkhane) et au Moyen-Orient (Daman et Chammal), parfois seule ou presque, parfois aux côtés de ses alliés. En opération, il est exact que les situations tactiques, logistiques sont souvent tendues, bien loin des contextes habituels des entraînements dans les camps de manœuvre. Il faut faire face à l’inattendu, aux contraintes logistiques, aux élongations. Il faut s’adapter, réagir hors planification, sortir des schémas de l’Ecole de guerre, oser, prendre des risques et assumer les pertes. Il faut parfois aller au combat avec des rangers usées, parfois avec des « trous sous les aisselles », mais on ne le montre pas et on combat pareillement.
    C’est ce qui fait la force de nos armées et l’envie sinon l’admiration de nos alliés. Nos Commendos d’Opérations Spéciales (COS) puisent les meilleurs éléments des Commendos de Recherche et d’Action en Profondeur (CRAP), Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMA), commendos de de renseignement des Recherches Humaines et autres Dragons, qui valent bien les Delta Force américains, en bref les meilleurs Légionnaires -dont les Seals américains ont vanté le professionalisme !- marsoins, les meilleurs paras et les meilleurs fantômes des Recherches Humaines, ce pour indiféremment sur terre, sous la mer et dans les airs, ou derrière les lignes ennemis. Le Comendement d’Opératiosn Spéciales demeure l’une des meilleures forces spéciales au monde. Le service action de la DGSE fait d’ailleurs appel à la Légion Etrangère ou au COS pour faire le travail sur le terrain.
    Mais que l’intendance ne suive pas n’est pas nouveau, même s’il m’est permis de constater par expérience que cela suit beaucoup mieux aujourd’hui qu’hier et que nos mécaniciens continuent à faire des miracles. Quant à la vision stratégique, elle me semble claire : l’Afrique sahélienne et subsahélienne reste une priorité et ne doit pas passer sous le contrôle des islamistes.
    Rassurer la population. Sur le théâtre national, la mission Sentinelle concerne pour l’essentiel l’armée de terre. C’est une mission nouvelle, mais il était illusoire ou irresponsable de croire qu’un gouvernement quel qu’il soit ne ferait pas appel aux armées pour rassurer la population en cas de menace intérieure. Certes, on a pu entendre dans nos rangs que les expériences passées militaient contre cet engagement. La question n’est pas une question d’efficacité opérationnelle, mais aussi d’action psychologique auprès de nos concitoyens.
    Ouvrons une parenthèse sur l’opération Sentinelle : en bref, c’est une opération de l’Armée Française déployée au lendemain des attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015, pour faire face à la menace terroriste et protéger les « points » sensibles du territoire. Elle est renforcée depuis les attaques du 13 novembre 2015 en Île-de-France. Décidée par le président de la République française François Hollande, l’opération Sentinelle vient renforcer la sécurité sur le territoire national en complément du plan Vigipirate. Elle est opérationnelle depuis le 12 janvier 20151.
    10 412 militaires sont déployés, dont 6 000 en Île-de-France. Ce dispositif est complété par 4 700 policiers et gendarmes et doit être maintenu au moins jusqu’à l’été 2016. Ces forces sont chargées de sécuriser 830 points sensibles en France : lieux de culte, écoles, représentations diplomatiques et consulaires, organes de presse sont surveillés 24 heures sur 24.
    L’armée de Terre, après quelques mois, a trouvé sa place dans cette posture permanente de sûreté terrestre, à l’instar de l’armée de l’Air et de la Marine en adaptant la mission à sa main, en évitant de participer au maintien de l’ordre, en arrêtant les dissolutions engagées dans le cadre de la loi de programmation militaire actuelle (LPM) et en obtenant de remonter ses effectifs de plus de 11000 hommes. Peut-être faudrait-il rappeler qu’elle avait déjà été engagée dans une mission voisine en Nouvelle-Calédonie et qu’elle l’accomplit depuis des années en Guyane avec brio.
    Pour l’armée de Terre, l’année 2016 a été celle de la démonstration de ses qualités d’adaptation à de nouvelles menaces et de la mise en œuvre d’un nouveau modèle en quelques mois, une « inflexion historique » comme elle seule est capable de la réaliser en si peu de temps alors qu’elle est en pleine transition avec l’arrivée d’une nouvelle génération de matériels. Bien évidemment, tout est loin d’être parfait. La multiplication des engagements opérationnels a eu pour conséquence de réduire les temps de préparation opérationnelle, la disponibilité des équipements majeurs, hélicoptères en particulier, et de réduire de manière sensible le temps passé dans la garnison.
    Armée professionnalisée. Mais ne sommes-nous pas en guerre? Les matériels sont-ils destinés à rester dans les hangars, les soldats dans leur garnison? Nous perdons fort heureusement peu d’hommes et de matériels au combat. Nous relevons les hommes régulièrement afin de les préserver, ils sont notre richesse. Nous usons les matériels en opération. Fort bien, si la mission est remplie. C’est pour cela que nous avons une armée de Terre professionnalisée. Et tant mieux si elle attire toujours des milliers de spectateurs le 14 juillet sur les Champs-Elysées.
    Rejoignons Alfred de Vigny “Servitude et grandeur militaires”: « L’Armée moderne, sitôt qu’elle cesse d’être en guerre, devient une sorte de gendarmerie. Elle se sent honteuse d’elle-même, et ne sait ni ce qu’elle fait ni ce qu’elle est; elle se demande sans cesse si elle est esclave ou reine de l’Etat »
    On pourra toujours considérer que les moyens donnés aux armées sont insuffisants par rapport aux missions qui leur sont confiées. Malheureusement, il faut être sans illusion. La situation financière du pays ne permettra pas de voir se réaliser des miracles, d’autant que, compte tenu de notre « modèle français », du niveau d’endettement, la marge de manœuvre du budget de l’Etat d’une année sur l’autre est étroite. Le 2 % du PIB pour la Défense, demandé par le chef d’état-major des armées, sera le maximum à espérer.
    Mais, sortons aussi d’un certain tropisme parisien qui veut que nos soldats n’aient pas le moral avec pour preuve qu’ils ne rengagent pas massivement à l’expiration du premier contrat. Pour ceux qui ont connu le tout début de la professionnalisation au cours des années soixante-dix et quatre-vingt, ce n’est pas une découverte. C’est au contraire un atout pour conserver une armée jeune qui offre à ceux qui le veulent et qui le méritent de belles perspectives de promotion interne. Il ne manque à cette Armée qu’un peu plus de fonds et un peu plus de considération…

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  1. BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (13 février 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE:I. La guerre civile qui vient-froide,tiède,chaude ou brûlante,la « démocratie  c’est la guerre de tous contre tous-et varia | «actualitserlande - février 13, 2017

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  4. conseil dans l’espérance du roi: es détournements du scandaleux pactole de la déradicalisation. | actualitserlande - juillet 14, 2017

    […] En 2017, le montant a encore augmenté : 123 millions d’euros. Le FIPDR a reçu des crédits supplémentaires pour la sécurisation des établissements scolaires ainsi que la mise en place des très contestés centres de déradicalisation, rebaptisés « de réinsertion et de citoyenneté », dont la première et unique structure de Pontourny (Indre-et-Loire) est aujourd’hui vide et en sursis (Lire « Quant aux autres…ce n’est pas mieux » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/02/13/bulletin-climatique-quotidien-13-fevrier-…). […]

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