BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (23 février 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

23 Fév

I. Ils ont voulu y aller, qu’ils y restent

A mesure que l’organisation Etat islamique (EI) recule, en Syrie comme en Irak, le nombre de djihadistes, ressortissants français, faits prisonniers ou se livrant volontairement pour être protégés, ne cesse de croître. Mais qu’envisage de faire la France de ces traîtres et autres assassins, accompagnés parfois de leurs familles, qui seront capturés ou se rendront aux différentes forces engagées sur le terrain ? En vérité, le gouvernement français, toujours en retard d’une bataille et malgré le délai de réflexion dont il disposait depuis le début du djihad…n’a aucune doctrine en la matière ! 

Il semble même que la question suscite un grand embarras parmi les autorités françaises, qui ne fournissent que des réponses fuyantes. Pas de plan global, peu de déclarations officielles.  » Nous n’avons jamais eu, jusqu’ici, de cas en Irak mais dans ce pays, nous sommes prêts à assurer la protection consulaire minimum. En revanche, nous ne sommes pas en mesure d’en faire de même en territoire syrien « , dit-on au ministère des affaires étrangères…Une honte.

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Djihadistes français en Syrie

Au ministère de la justice, la direction chargée de la politique pénale en matière terroriste renvoie sur le porte-parole de la chancellerie. Ce dernier se contente de transmettre  » deux phrases que la presse peut reprendre « . D’abord :  » La politique pénale actuelle est de judiciariser toute personne revenant du territoire irako-syrien.  » Et, dans tout autre cas, «  s’il s’agit de personnes détenues par d’autres forces armées, cela ne relève pas du ministère de la justice « .

Sur le sujet, abordé en conseil de défense,  » la question du cadre légal a été mise sous le tapis « , révèle une source proche de l’exécutif,  » en réalité on espère qu’ils aient tous été tués avant d’avoir pu rejoindre un camp ou l’autre « .  Nous aussi ! D’ailleurs, qu’ils aient droit ou pas au statut protecteur de prisonniers de guerre, selon les situations, les Français ayant rejoint l’EI  » sont nos ennemis et ils savent à quoi ils s’engagent « , avait déclaré le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, le 12 janvier, devant les députés.

 » Le sort des hommes combattants est pour nous nettement moins important que celui des enfants, et des femmes qui sont parties comme volontaires « , admet une source proche du dossier.  » Une partie de ceux qui actuellement lancent des appels au secours pour pouvoir rentrer, ou seraient susceptibles de se rendre, sont sincèrement ébranlés par tout ce qu’ils ont vécu. Mais il y a aussi ceux qui n’ont pas renoncé à leurs convictions et veulent continuer à agir depuis l’Europe « , précise un expert qui s’inquiète de ce risque. Environ 680 Français seraient encore actuellement en Irak et en Syrie, dont 275 femmes (230 y ont été tués).

Mais la complexité de la situation sur le terrain empêche aussi de prévoir le sort possible d’éventuels captifs. Et du point de vue du droit, les cas de l’Irak et la Syrie sont totalement différents.

L’Irak est un pays allié de la France, mais avec lequel celle-ci n’a pas de traité d’extradition, ce qui n’exclut pas toute coopération judiciaire.  » Les combattants qui tomberont aux mains des forces irakiennes seront soumis à la justice irakienne, le pays où ils ont commis leurs crimes « , avait affirmé François Hollande à Bagdad, le 3 janvier dernier, tout en s’inquiétant  » du sort des enfants mineurs qui devront, une fois revenus sur le sol national, être accompagnés dans des thérapies de déradicalisation  » (dont on sait le peu d’efficacité qu’on leur attribue aujourd’hui malgré les conviction du gouvernement en la matière).

En Syrie, les diverses forces en présence (Armée syrienne libre, islamistes non-djihadistes, Kurdes) n’obéissent à aucune autorité étatique. Il faudrait donc négocier au cas par cas le sort des prisonniers. Et le casse-tête s’aggrave en cas de prise par le régime de Bachar Al-Assad. La France assumera-t-elle de laisser croupir ces captifs dans les geôles syriennes ? Négocier le rapatriement des familles ne sera pas plus simple, car Paris a interrompu ses relations diplomatiques avec Damas. Précisons ici que, pour nous, il est hors de question de récupérer qui que ce soit. Ils ont voulu y aller, qu’ils y restent !

Pour ceux qui arriveront jusqu’en Turquie, l’issue devrait hélas être plus favorable (d’où l’utilité des exécutions ciblées pratiquées d’ici là). La coopération entre Paris et Ankara fonctionne plutôt bien, depuis l’accord bilatéral passé en octobre 2014 sur le traitement judiciaire des djihadistes français en Syrie. Quelque 200 citoyens français partant ou sortant de Syrie ont déjà été arrêtés sur le sol turc, et placés en centre de rétention administrative avant d’être renvoyés en France où ils encombrent nos prisons et y pratiquent le plus ardent prosélytisme.

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Djihadistes français en Syrie

Le flot des arrivants avait commencé à sérieusement ralentir dès le premier semestre 2016. Celui des sortants s’est presque tari depuis l’été 2016 et le lancement, dans le nord de la Syrie, de l’opération  » Bouclier de l’Euphrate  » par l’ASL, encadrée par les forces turques.

 » Pris dans l’étau, les djihadistes français ont toutes les raisons de vouloir revenir, mais c’est désormais presque impossible pour eux d’arriver jusqu’à la frontière turque « , souligne une source proche du dossier. Et c’est heureux ! (à peine cinq passages enregistrés en janvier). Il leur faut en effet traverser des territoires contrôlés par des groupes divers, mais tous anti-EI. Certains d’entre eux ont été capturés par des milices qui tentent de les monnayer contre de l’argent ou d’autres avantages.

Alors, la doctrine du gouvernement devrait être simple comme bonjour : AUCUN RETOUR, AUCUNE PROTECTION et bien sûr, AUCUNE NÉGOCIATION AVEC QUI QUE CE SOIT.

II. Deux poids, deux mesures

Alors que Le Canard enchaîné avait organisé méthodiquement le lynchage médiatique de François Fillon au travers de prétendus emplois fictifs de membres de sa famille, il se montre étonnamment discret dans une affaire autrement plus grave qu’il a pourtant révélée mercredi dernier.

Une enquête vient en effet d’être ouverte par le parquet de Paris à l’encontre d’une «  Chance pour la France « , attaché parlementaire d’un sénateur socialiste et soupçonné d’apologie du terrorisme sur sa page Facebook.

Une militante associative, alertée par les messages de propagande djihadiste postés par le collaborateur du sénateur, avait fait un signalement aux autorités, conduisant le 25 janvier à l’ouverture de cette enquête préliminaire. Les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Selon Le Canard enchaîné, qui a révélé l’affaire, le compte Facebook de l’homme contenait notamment des appels au djihad et des images d’égorgements. Celui-ci aurait été un temps retiré avant de réapparaître en langue arabe, d’après l’hebdomadaire. Mais celui-ci refuse toujours obstinément de livrer au public (c’est-à-dire aux citoyens) le nom du parlementaire en question. Serait-ce parce qu’il est membre du parti socialiste et ami du journal ?

Néanmoins, sollicité par l’Agence france-Presse qui est parvenue à l’identifier, le sénateur a confirmé l’enquête visant son attaché parlementaire, sans plus de précisions sinon qu’il savait que son assistant avait des antécédents judiciaires et avait été condamné pour violences conjugales. Ce qui, manifestement, n’a pas été suffisant pour qu’il fasse le rapprochement avec ses origines maghrébines et se méfie de comportements islamistes à venir.

En revanche, dans la presse officielle, c’est quasiment le black-out…

Comme nous ne cessons de le répéter, pour nous c’est :

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III. Nous l’avions évidemment annoncé

Dans notre Bulletin climatique du 20 février dernier, nous donnions notre avis sur la nouvelle réunion de l’Eurogroupe (conseil des ministres des finances de la zone euro) consacrée à la situation financière de la Grèce mais sans la moindre volonté politique de parvenir à la seule solution viable qui serait l’effacement d’une partie significative de la dette souveraine du pays (Lire « Bientôt le ‘Grexit’  » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/02/20/bulletin-climatique-quotidien-20-fevrier-2017-de-la-republique-francaise/). Voici quelle était notre conclusion avant les décisions de devaient prendre les ministres en question :

 » Alors, le scénario le plus probable ? N’ayant aucun intérêt à une crise ouverte avec Athènes en pleines élections, les dirigeants européens vont encore trouver un arrangement bancal avec le gouvernement grec…jusqu’à la prochaine échéance. Et tant pis pour l’économie, plombée par ces tensions à répétition. Il faudra attendre une nouvelle vraie crise grave de la zone euro pour que les politiques se posent à nouveau la question grecque. De manière binaire : on efface une partie des dettes, ou on sort vraiment le pays de la zone euro ?  »

Eh bien, nous avions raison et la montagne n’a même pas accouché d’une souris !

À l’issue d’un Eurogroupe très bref, les ministres des finances de la zone euro….ont assuré qu’une nouvelle étape, très positive, avait été franchie dans l’interminable feuilleton de la crise grecque. Mon oeil…

 » Les créanciers de la Grèce – Fonds monétaire international, FMI, Banque centrale européenne, BCE, Mécanisme européen de stabilité, MES – se sont mis d’accord, et leurs chefs de mission vont pouvoir retourner dans le pays pour terminer la revue – l’évaluation – du troisième plan d’aide « , s’est félicité Jerœn Dijsselblœm, le président de l’Eurogroupe.  » Nous sommes sur la voie d’un accord exigeant pour que les Grecs voient enfin le bout du tunnel « , a ajouté Pierre Moscovici, commissaire européen à l’économie. Quant au ministre français de l’économie et des finances, Michel Sapin, il est même allé jusqu’à affirmer que «  la Grèce est sortie de la spirale de l’austérité « . Belle avalanche de langues de bois ? Jugez-en vous-mêmes.

Quel était l’enjeu de l’Eurogroupe ? Cette énième réunion au sommet à Bruxelles était présentée ces derniers jours comme décisive par de nombreuses sources proches du dossier. Il s’agissait, une fois de plus, de trouver un accord sur une liste supplémentaire de réformes à mettre en œuvre par Athènes, en échange d’une nouvelle tranche de prêts dans le cadre du troisième plan d’aide au pays (86 milliards d’euros en tout, décidé en août 2015). Près de 32 milliards d’euros ont été débloqués pour la Grèce dans le cadre de ce plan de soutien, et le pays a déjà dû adopter des dizaines de législations, qui visent essentiellement à couper dans ses dépenses publiques et/ou à augmenter ses recettes fiscales.

Athènes aura de nouveau besoin de gros montants d’aide (au moins 7 milliards d’euros), d’ici à la fin du printemps, pour parvenir à…rembourser dans les temps ses engagements, notamment à l’égard de la BCE.

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Le gouvernement d’Alexis Tsipras et ses créanciers ne sont en vérité pas parvenus à un accord, lundi 20 février. Ils se sont juste entendus sur quelques principes. La Grèce, sous tutelle financière de ses Gauleiters depuis maintenant sept ans, s’engagera à réformer encore un peu son système de retraite – c’est au moins la dixième fois qu’elle s’y attelle depuis 2010 –, à procéder à une remise à plat de son droit du travail et à adopter de nouvelles mesures fiscales. Il devra en résulter une économie de 2 % de son produit intérieur brut (PIB). En échange, le gouvernement Tsipras pourra proposer ses propres réformes  » de croissance « , a précisé M. Moscovici.

Les représentants des créanciers devraient retourner à Athènes dans les jours qui viennent pour discuter dans le détail des réformes attendues (retraites, fiscalité…) et des éventuelles mesures  » compensatoires  » que les Grecs souhaiteront mettre en place mais qui seront évidemment refusées.

Attention, cependant : pas question pour les Grecs d’avancer leurs propres réformes tant qu’ils n’auront pas donné toutes les assurances aux créanciers que le surplus primaire du pays (le solde du budget avant paiement des dettes) sera d’au moins 3,5 % du PIB en 2018 et en 2019. Un résultat inatteignable.

Et le gouvernement grec, qui réfléchissait déjà à une baisse des impôts sur les résidences, afin de soulager une population épuisée par des années d’austérité, ne pourra rien décider sans le feu vert de ses créanciers. Quand M. Tsipras a tenté de se passer de leur assentiment en proposant une modeste revalorisation des petites pensions, à la suite des rentrées fiscales meilleures que prévu fin 2016, il s’est fait immédiatement rappeler à l’ordre par le Dogue allemand, Wolfgang Schäuble et l’Eurogroupe avait retardé d’un mois le déclenchement de mesures d’allégement de la dette.

 » Le but de la manœuvre, c’est d’obtenir du FMI qu’il reste à bord « , souligne une source bruxelloise, à propos des annonces de l’Eurogroupe. Il s’agit d’éviter que l’institution de Washington jette l’éponge, alors qu’elle participe à toutes les négociations avec Athènes, mais qu’elle n’a toujours pas décidé si elle participait ou non au troisième plan (qui s’achève mi-2018).

Le FMI estime que l’énorme dette grecque est insoutenable (elle se situait à près de 180 % du PIB en 2016). Pour la résorber, il préconise soit des réformes encore plus drastiques pour Athènes que celles recommandées par la Commission européenne, la BCE ou le MES. Soit que les créanciers du pays acceptent une vraie restructuration de la dette et renoncent à une partie de leurs créances.

Cette option, le gouvernement Tsipras la revendique depuis son arrivée au pouvoir, en janvier 2015. Mais un grand nombre de pays de la zone euro, emmenés par l’Allemagne et son ministre des finances, Wolfgang Schäuble, refusent ce sacrifice et ont tendance à durcir leurs positions à l’approche de scrutins électoraux cruciaux (aux Pays-Bas, en mars, en France, en mai et juin, en Allemagne, fin septembre). Ils exigent néanmoins la présence du FMI à leurs côtés.

Pour sortir de cette quadrature du cercle, c’est à nouveau Athènes qui a donc dû  » plier « , en acceptant, lundi, une liste de réformes plus longue que prévu. La chancelière allemande, Angela Merkel, devait rencontrer la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, mercredi 22 février, pour se faire confirmer que le Fonds reste  » à bord « .  » Il devra définitivement décider de sa participation au troisième plan dans le courant du printemps « , estime un diplomate. Mais, cela fait déjà un an et demi que, à Bruxelles, on promet une décision imminente du FMI !…

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Que l’on surnomme déjà l’Arlésienne, pendant que les Grecs se serrent chaque jour davantage la ceinture.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

VISITE DU CANDIDAT ROYALISTE (Alliance royale) À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE A LIMOGES LE JEUDI 23 FÉVRIER 2017

Recherche maisons touraine 23/12/04

M. Robert de Prévoisin est le candidat royaliste à l’élection présidentielle. Il sera à Limoges, le jeudi 23 février 2017, pour exposer son programme et rencontrer les royalistes de cette belle région.

Élu municipal à Cussay (Indre-et-Loire), il se présente au nom de l’Alliance Royale, une formation politique royaliste fondée le 25 janvier 2001 par Yves-Marie Adeline. Considérant que le système s’écroule par pans entiers, laissant de véritables ruines aux générations futures, les royalistes sincères espèrent que cette candidature permettra de rassembler celles et ceux qui ne veulent plus entendre parler du détestable clivage gauche/droite. Par ailleurs, qui peut prétendre, aujourd’hui, que 50,01 % des suffrages exprimés font une légitimité ?

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Programme de la soirée :

– 18h00 : Rencontre avec Robert de Prévoisin

– 19h00 : Petite visite de la gare des Bénédictins

– 20h00 : Repas pris en commun (plat du jour)

Lieu du rendez-vous : Buffet de la gare – Gare de Limoges

Contact : Philippe Gouilhers par le biais des commentaires ci-dessous

https://www.ilyatout.fr/haute-vienne/limoges/actualite/visite-du-candidat-royaliste-llection-prsidentielle-a-limoges/29796

Le 23 février 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

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2 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (23 février 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Jean-Yves Pons février 24, 2017 à 7:17 #

    Un scoop pour nos lecteurs ! Le sénateur socialiste, c’est monsieur Roger Madec qui est aujourd’hui un soutien d’Emmanuel Macron (c’est peut-être pour ça d’ailleurs qu’on a tu son nom) et son assistant impliqué dans cette affaire s’appelle Yacine Chaouat, ancien responsable socialiste à l’intégration…
    À bons entendeurs, salut.

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