BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (25/26 février 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

25 Fév

Nous osons le dire, l’ Union Européenne est une organisation criminelle

EXCEPTIONNELLEMENT, NOTRE BULLETIN CLIMATIQUE DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE SERA CONSACRÉ, CE WEEK-END, À LA TRAGÉDIE SANITAIRE QUI S’ANNONCE ET DANS LAQUELLE LA RESPONSABILITE DE L’UNION EUROPÉENNE EST ESSENTIELLE. IL NOUS FAUT, D’URGENCE, EN TIRER LES CONSÉQUENCES POUR NOTRE PAYS ET NOS COMPATRIOTES. TOUTE AUTRE ATTITUDE SERAIT GRAVEMENT FAUTIVE.

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I. Connivence entre l’UE et l’industrie chimique

Dans un article de notre Bulletin climatique quotidien de la République française, daté du 1er décembre 2016, nous affirmions que la l’Union européenne (UE) avait la volonté de nuire à la santé des citoyens de notre continent pour parfaire son oeuvre maléfique de  » Grand Remplacement « . Vous trouverez nos arguments, concernant la connivence entre la Commission européenne et les lobbys de l’industrie de la chimie (tout particulièrement en ce qui concerne les perturbateurs endocriniens), grâce au lien suivant : « L’ UE, l’organisation qui nous veut du mal » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/12/01/bulletin-climatique-quotidien-1er-decembre-2016-de-la-republique-francaise/).

Trois mois plus tard, en voici une preuve supplémentaire. Si, après ces nouvelles révélations, nos compatriotes n’exigent pas du prochain gouvernement français qu’il renonce d’urgence à toute coopération avec cette organisation criminelle c’est qu’ils sont définitivement suicidaires.

Nous allons vous montrer comment, pour fixer les normes limitant l’exposition des travailleurs aux substances cancérogènes, responsables chaque année de 100 000 décès, la Commission européenne s’appuie sur des experts majoritairement liés aux industriels.

Chaque année en Europe, 100 000 personnes meurent d’avoir été exposées à des produits qui leur ont causé un cancer tandis qu’elles exerçaient leur métier. Poumons, cavité nasale, vessie, prostate, larynx, maladie de Hodgkin, lymphomes, etc. : 100 000 cancers professionnels si bien documentés qu’ils sont qualifiés d’ « évitables ». Pour réduire le risque au maximum, voire l’éliminer totalement, les employeurs sont tenus d’adapter les conditions de travail de leurs employés en fonction de normes appelées « valeurs limites d’exposition ». Encore faut-il que ces normes, fixées substance par substance, soient suffisamment protectrices. Mais qui en décide ? Dans l’Union européenne (UE), la détermination de ces valeurs limites découle des recommandations d’un comité officiel largement inconnu, le Comité scientifique en matière de limites d’exposition professionnelle (Scoel). Or la majorité de ses experts (15 sur 22) entretiennent des liens avec les secteurs industriels directement concernés par les substances soumises à leur évaluation !

Des liens on ne peut plus étroits pour trois d’entre eux, directement employés par les groupes BASF (chimie) et Shell (pétrole et gaz). Mais surtout, c’est en toute connaissance de cause que la Commission européenne a choisi de confier à ces experts l’intégrité physique de plusieurs millions de travailleurs.

Si le sujet prend un relief particulier aujourd’hui, c’est parce que l’Union européenne a entrepris de réviser sa « directive sur la protection des travailleurs contre les risques liés à l’exposition à des agents cancérogènes ou mutagènes au travail ». Le Parlement européen examinera mardi 28 février ses propositions. Elles concernent une quinzaine de substances : chlorure de vinyle, chrome hexavalent, différents types de fibres minérales (des isolants qui ont remplacé l’amiante et posent également question), poussières de bois, etc. Pas moins de 20 millions de personnes y sont exposées.

Mais les valeurs limites d’exposition proposées par la Commission sont « beaucoup trop élevées », déplore Laurent Vogel, juriste, chercheur à l’Institut syndical européen (ETUI), un centre de recherche et de formation de la Confédération européenne des syndicats. La valeur proposée pour le chrome hexavalent, par exemple, est vingt-cinq fois supérieure à celle appliquée en France.
Plus de 1 million d’ouvriers européens sont exposés à cette substance qui provoque des cancers du poumon. « Des valeurs limites très élevées aboutissent à des désastres, estime M. Vogel. Les travailleurs ont l’illusion d’être protégés. Dans la pratique, ces valeurs limites se convertissent alors en une autorisation de tuer accordée aux entreprises. » Et ces valeurs limites dérivent toutes des avis émis par le Scoel, le comité d’experts européen.

Le Scoel est composé de vingt membres et de deux « invités ». Aucun n’est employé à temps plein par la Commission : ces experts ne sont pas des fonctionnaires européens, mais exercent une activité professionnelle principale comme professeurs d’université, chercheurs au sein d’instituts, etc., à Berlin, Edimbourg (Ecosse) ou Utrecht (Pays-Bas). Plusieurs fois par an, la Commission organise des réunions du Scoel auxquelles ils participent.

C’est la Commission qui a choisi chacun d’entre eux pour un mandat de trois ans, en fonction « de leur expertise et leur expérience scientifiques reconnues », ainsi que l’exigent les textes européens. Mais les membres ont dû, au moment de la soumission de leur candidature, remplir des « déclarations d’intérêts ». Dans ces formulaires, il leur est demandé de consigner toute activité pouvant les mettre en situation de conflit d’intérêts. C’est-à-dire toute collaboration, au cours des cinq années qui précèdent, avec des entités « ayant un intérêt dans le champ d’activité » du Scoel, ce qui recouvre à peu près tous les secteurs industriels européens.

Les déclarations d’intérêts étant des documents publics, il est possible de prendre connaissance des informations dont la Commission disposait pour éclairer son choix et constater qu’elle a délibérément sélectionné quinze experts liés – à différents degrés – à l’industrie. Chimie, métaux, fibres minérales ou encore automobile : la plupart des secteurs « représentés » dans le Scoel sont d’ailleurs impliqués dans des actions de lobbying visant à influencer leurs obligations futures dans la directive sur la protection des travailleurs. Pour les industriels, des valeurs limites strictes, synonymes de mise en conformité, représentent un coût.

La Commission n’ignorait donc pas que, par exemple, Robert Landsiedel et Edgar Leibold sont employés par le groupe allemand BASF, et Peter Boogaard, par Shell. Le leader mondial de la chimie et le géant de l’industrie pétrolière doivent appliquer les valeurs limites inspirées par les avis du Scoel. « Je suis tout à fait conscient du conflit d’intérêts potentiel (perceptible) et tout à fait capable, professionnellement, de faire les distinctions appropriées », a écrit Peter Boorgaard dans un courriel. Ben voyons ! Quand on sait combien sont rémunérés ces experts, on peut avoir quelques doutes sur leur objectivité.

Les clients de Sebastian Hoffmann, le dirigeant d’un cabinet de consultants en toxicologie, doivent aussi appliquer les normes d’exposition : ce sont des industriels de la chimie. La Commission a néanmoins considéré que M. Hoffmann n’avait « aucun » conflit d’intérêts. C’est le mot qu’elle a inscrit en face de plusieurs noms dans son tableau d’appréciation des membres du Scoel, en contradiction flagrante avec les informations figurant dans leurs déclarations d’intérêts (https://fr.scribd.com/document/339899573/Tableau-d-evaluation-des-conflits-d-interets-au-sein-du-Comite-scientifique-en-matiere-de-limites-d-exposition-professionnelle-SCOEL).

C’est aussi le cas pour Hermann Bolt et Helmut Greim qui n’auraient, selon la Commission, « aucun » conflit d’intérêts. Retraités de longue date de leurs activités universitaires respectives, membres du Scoel depuis sa création il y a plus de deux décennies, les toxicologues allemands en sont désormais des membres « invités », présents à toutes les réunions ou presque. M. Bolt a pourtant déclaré être membre du conseil scientifique de l’EUGT, une organisation au service de l’industrie automobile et dirigée par BMW, Daimler et Volkswagen. Conseil scientifique d’ailleurs présidé par le second expert, M. Greim. Longtemps expert au sein de divers comités scientifiques européens, celui-ci s’est distingué au cours des dernières années pour prôner, auprès de la Commission, une réglementation minimaliste des perturbateurs endocriniens, des substances chimiques qui interagissent avec le sytème hormonal (se reporter à notre article ci-dessus).

Si M. Greim a bien indiqué être consultant et conseiller pour les industriels de la chimie et des fibres minérales, il ne mentionne pas des collaborations que plusieurs médias européens ont documentées dans le détail au cours des derniers mois. M. Greim est, entre autres, membre d’un groupe mis en place par Monsanto pour défendre le glyphosate, principe actif du Roundup, son célèbre herbicide soupçonné d’être cancérogène, et officie comme consultant pour BASF. La rubrique prévue pour les « membres de famille proche » est vide dans sa déclaration d’intérêts alors que son épouse, Heidrun Greim, codirigeait une société de consultants en toxicologie jusqu’en 2016….Ces gens sont des crapules.

A noter que les oublis ne sont pas rares : cinq experts ont omis de consigner certains travaux. Le président du Scoel par exemple, Leonard Levy, déclare être consultant pour l’industrie des métaux, mais oublie une mission de consultant pour l’industrie des fibres minérales effectuée en 2015 en compagnie de M. Greim. Bizarre, non ?

« Quand l’industrie me demande conseil, je le fais comme expert indépendant, et l’industrie sait très bien qu’elle ne peut pas influencer mes évaluations », a assuré M. Greim quand on lui demandait si ses collaborations avec des organisations défendant des intérêts commerciaux pouvaient altérer son jugement !

Si les experts sont libres de collaborer avec qui bon leur semble, la Commission, selon les textes européens, doit, elle, veiller à ce que les recommandations du Scoel se fondent « sur les principes éthiques de l’excellence, de l’indépendance, de l’impartialité et de la transparence », a écrit la porte-parole de la Commission européenne. Des « mesures d’atténuation pour éviter des conflits d’intérêts » ont été mises en place, assure-t-elle. « Ainsi, les membres qui ont un lien avec une certaine branche industrielle ne peuvent pas participer aux discussions concernant les substances spécifiques. »

« C’est honteux !, réagit la sociologue Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et grande figure de la santé au travail en France. J’ai du mal à comprendre que la Commission européenne, qui doit œuvrer pour le bien de tous, s’affranchisse d’un recours à une expertise effective, libérée de tout lien avec l’industrie. » Nous aussi.

Deux cas singuliers, enfin. Les experts Ivonne Rietjens et Angelo Moretto ont en commun d’avoir dû démissionner de panels scientifiques d’une autre agence officielle, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), en raison, précisément, de leurs conflits d’intérêts. Un article de presse spécialisée avait révélé que Mme Rietjens avait été rémunérée un peu plus de 50 000 euros en 2014 pour sa présence assidue au conseil de surveillance de Royal Wessanen, une entreprise agroalimentaire néerlandaise.

M. Moretto avait quant à lui quitté le panel traitant de la question des pesticides après avoir fait l’objet, en 2011, de l’une des deux uniques procédures de « rupture de confiance » (qu’en termes élégants ces choses-là sont dites !) dans l’histoire de l’agence. Il n’avait pas déclaré posséder 17 % des parts d’un cabinet de consultants en toxicologie qu’il avait cofondé, Melete. Mais il en possédait toujours 10 % quand il a été désigné membre du Scoel, en mai 2015, sans que la Commission, cette fois, trouve cela problématique….

Sur les seize collaborations que M. Moretto déclare au total, la moitié correspond à des expertises dans le cadre de procès. En clair, des industriels ont recours aux services de M. Moretto pour se défendre dans des procédures les opposant à des employés – plus souvent les proches de ceux-ci quand ils en sont morts – qui leur réclament des dédommagements pour des maladies liées à leur exposition à l’amiante, au benzène, au cobalt, au chrome et plus généralement à des produits de la pétrochimie.

« Il est indispensable d’avoir des experts qui ont une vraie expertise de terrain », assume la porte-parole de la Commission, justifiant ainsi la pertinence de confier les normes européennes de protection contre le cancer professionnel à des experts qui assistent les entreprises qui en sont à l’origine.

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Tout cela finira forcément dans le sang.

II. L’accueil débridé des migrants par l’UE et les dangers épidémiologiques 

L’ouverture des frontières de l’Europe aux hordes migrantes venues du Proche et du Moyen-Orient, d’Afrique et aussi d’Asie expose les citoyens européens à des dangers infectieux nouveaux et parfois d’une extrême gravité. Nous avons déjà soulevé la question des maladies parasitaires comme la gale, par exemple, qui est devenue endémique dans les campements de migrants qui rongent et défigurent Paris. Mais aussi la tuberculose qui n’a pas été depuis longtemps aussi présente dans notre pays, au fur et à mesure que s’y installent les hordes barbares. Mais hélas sous des formes multirésistantes aux traitements que nous utilisions jusque là (Lire « Après la gale et avant la peste ou le choléra » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/10/22/bulletin-climatique-du-week-end-2223-octobre-2016-de-la-republique-francaise/).

Cette nouvelle tragédie infectieuse a été particulièrement bien mise en évidence dans un rapport publié par la très sérieuse Revue médicale suisse (https://www.revmed.ch/RMS/2014/RMS-N-425/Maladies-tropicales-persistantes-chez-les-migrants) et dont voici l’essentiel.

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Les migrants sont particulièrement vulnérables à plusieurs maladies infectieuses persistantes, en raison d’une exposition dans leur pays d’origine et de leurs conditions de vie particulières. Cet article met l’accent sur des maladies parasitaires persistantes souvent négligées, telles que la schistosomiase, la strongyloïdiase et la maladie de Chagas. De plus, en cas de co-infections avec le VIH ou les hépatites B et C, certaines de ces parasitoses persistantes induisent une morbidité plus grave. Ces aspects sont d’autant plus importants à connaître que l’ensemble de ces maladies, tant virales que parasitaires, sont particulièrement fréquentes chez les migrants.

En Suisse, heureux pays, à peine un peu plus de 7% de la population est composée de migrants originaires de pays extra-européens, avec une répartition à peu près égale entre personnes originaires d’Afrique, d’Asie et d’Amérique. Ces migrants ont des statuts et des conditions de vie très hétérogènes : certains sont des travailleurs en situations régulières, d’autres des demandeurs d’asile, des réfugiés politiques, des étudiants, ou encore des enfants adoptés. De plus, selon la Commission fédérale pour les questions de migration, entre 70 000 et 300 000 migrants vivent en Suisse sans autorisation de séjour valide. Dans cet article, le terme «migrant» est utilisé pour parler des personnes originaires des pays extra-européens.

Dans les pays occidentaux, non seulement le VIH, les hépatites virales chroniques et la tuberculose, mais aussi certaines maladies parasitaires persistantes sont plus fréquents chez les migrants que les autochtones. Mais la contamination de ces derniers en est d’autant plus risquée. L’épidémiologie des maladies infectieuses persistantes chez les migrants est influencée par plusieurs facteurs et mécanismes auxquels il est important d’être sensibilisé, afin de proposer des mesures de prévention adaptées à cette population.

Le premier mécanisme est lié à l’exposition aux maladies infectieuses dans le pays d’origine avant la migration. Pour les pathologies caractérisées par de longues périodes asymptomatiques, le niveau d’endémicité au sein de populations migrantes est lié principalement à la prévalence dans les pays d’origine, où ces personnes ont passé une partie de leur vie. Le deuxième mécanisme est lié à l’exposition lors de voyages dans le pays d’origine de  ceux qui y retournent temporairement à l’occasion de  » vacances  » ou…de visites de soutien financier aux familles restées sur place . Chaque année, 50 à 80 millions de personnes voyagent des pays caractérisés par un produit intérieur brut (PIB) élevé vers des pays à bas PIB ; 25 à 40% de ces voyageurs sont des migrants qui retournent dans leur pays d’origine. Pour divers motifs, ces voyageurs ont un risque augmenté de contracter certaines maladies infectieuses en comparaison avec les autres touristes : ces personnes ont plus de contacts étroits avec les populations locales, ils séjournent plus souvent dans des zones rurales éloignées, avec des durées de séjour plus longues. De plus, ils bénéficient plus rarement de consultations médicales pour préparer leur séjour, voyagent souvent « à la dernière minute » et sont souvent insuffisamment vaccinés.

Mais un troisième mécanisme découle des conditions de vie à l’origine de risques sanitaires spécifiques chez les migrants. Dans les pays occidentaux, une proportion plus importante de migrants que d’autochtones est concernée par les déterminants sociaux négatifs sur la santé : un environnement psychosocial difficile, une limitation de l’accès aux soins, la promiscuité, la précarité, un logement insalubre, de mauvaises conditions de travail, la prostitution et des comportements à risque inappropriés.

Au sein des populations migrantes, la prévalence des maladies transmises par le sang est plus élevée que dans la population générale pour les raisons listées plus haut. Une méta-analyse récente a démontré que la prévalence de l’hépatite B (VHB) chronique est six fois plus élevée au sein des populations migrantes que dans la population autochtone des pays d’Europe occidentale : un peu plus de 10% des migrants originaires d’Afrique subsaharienne et d’Asie de l’Est sont porteurs d’une hépatite B chronique, entre 4 et 6% parmi ceux originaires d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, alors que la prévalence est inférieure à 2% au sein des populations de migrants originaires d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient et d’Amérique Latine. Le risque d’infection est aussi significatif chez les migrants qui voyagent dans leur pays d’origine pour rendre visite à leur famille et leurs amis.

Pour l’hépatite C, l’augmentation de la prévalence moyenne d’un facteur deux chez les migrants par rapport aux autochtones est significative et des études phylogénétiques révèlent que les migrants de première génération sont infectés par des souches rarement observées en Europe, tendant à prouver que l’infection survient dans le pays d’origine avant le processus migratoire.

Concernant le VIH, les populations migrantes, principalement originaires d’Afrique subsaharienne, représentent une proportion considérable des infections en Europe. Ces constatations s’observent aussi en Suisse, où les migrants, originaires d’Afrique subsaharienne, constituent le deuxième groupe le plus touché par le VIH après les hommes homosexuels. Chez ces migrants, l’infection est généralement contractée dans le pays d’origine avant le processus migratoire ; néanmoins au retour de vacances, le VIH (ainsi que d’autres MST) est plus fréquemment diagnostiqué chez des voyageurs précédemment migrants que chez les touristes, ce qui souligne l’importance de sensibiliser les migrants aux risques de MST lors de voyages. Chez les migrants originaires de pays à forte endémicité, des dépistages devraient être encouragés, la maladie étant fréquemment diagnostiquée très tardivement.

L’herpès de type 2 (HSV2) est une maladie virale de transmission principalement sexuelle. Dans la population générale, la prévalence est généralement plus élevée dans les pays en développement que dans les pays occidentaux. Les prévalences les plus faibles s’observent en Europe de l’Ouest, avec une moyenne de 15%, alors qu’en Afrique sub-saharienne, des prévalences moyennes de 62% sont rapportées. Peu d’études ont évalué cette pathologie au sein des populations migrantes. En Grèce, les femmes issues de l’immigration sont cinq fois plus souvent infectées par le HSV2 que les autochtones. En Suisse, au sein d’une population masculine carcérale à Genève, la prévalence est deux fois plus élevée chez les migrants originaires d’Afrique subsaharienne et d’Amérique latine (35,5%) par rapport aux européens de l’Ouest (17,6%). Etant donné que le HSV2 est associé à une morbidité considérable et qu’il augmente le risque de transmission du VIH d’un facteur 2 à 3, la prévention doit être renforcée auprès des populations migrantes.

A propos des maladies bactériennes, la tuberculose est surreprésentée au sein des populations migrantes. Dans de nombreux pays d’Europe occidentale, plus de la moitié des cas de tuberculose active sont diagnostiqués chez des personnes nées à l’étranger (69% des cas en Suisse). La haute prévalence de la tuberculose chez les migrants correspond au niveau d’endémicité dans les pays d’origine. Ces personnes ont en effet un risque accru d’avoir été en contact avec le bacille de la tuberculose avant d’émigrer et ainsi d’avoir une infection latente par Mycobacterium tuberculosis. Les voyages des migrants dans leur pays d’origine représentent aussi un facteur de risque additionnel de contamination, dû à des contacts plus étroits avec les populations locales que les autres touristes. De plus, des conditions de vie dans le pays de résidence favorisent aussi l’infection, en raison de la promiscuité avec d’autres migrants, des logements parfois insalubres et mal ventilés, et des barrières dans l’accès aux soins.

Une autre maladie bactérienne persistante, pour laquelle une attention particulière doit être portée chez les migrants, est la syphilis, pathologie qui continue de représenter un problème de santé publique dans les pays occidentaux. Les taux d’infections, qui sont plus élevés chez les migrants que dans la population générale, sont le reflet non seulement de l’endémicité dans les pays d’origine, mais aussi d’une exposition augmentée au sein des populations de migrants.

La schistosomiase, la strongyloïdiase et la maladie de Chagas sont des exemples de maladies parasitaires, responsables d’une morbidité significative dans les pays tropicaux et subtropicaux endémiques. Etant donné la période de latence généralement très longue de ces parasitoses, les migrants qui s’infectent avant d’émigrer peuvent vivre souvent de nombreuses années avant de présenter des complications et des symptômes évocateurs. L’infection peut aussi survenir lors de voyages dans les pays d’origine : en effet, la schistosomiase est plus souvent diagnostiquée chez ces voyageurs que chez les touristes, de même que les parasites intestinaux, dont fait partie la strongyloïdiase. Des cas de malaria (paludisme) avec une période d’incubation de plusieurs mois, ainsi que des rechutes tardives, surviennent occasionnellement. Dès lors, en cas d’état fébrile, la malaria doit être évoquée chez les migrants même plusieurs mois ou années après avoir quitté une zone endémique.

Des données empiriques montrent que la schistosomiase augmente la susceptibilité à l’infection par le VIH, la probabilité de transmettre l’infection à d’autres personnes et favorise également la progression plus rapide du VIH.

Chez les patients infectés par l’hépatite C, la schistosomiase pourrait provoquer une augmentation de la charge virale et accélérer la progression vers la fibrose. De plus, la schistosomiase diminue la réponse au traitement par interféron et augmente le risque de rechute de l’hépatite C.

La strongyloïdiase (Strongyloides stercoralis), qui fait aussi partie des maladies parasitaires négligées, s’acquiert dans des régions tropicales et subtropicales. Selon de récentes estimations, environ 370 millions de personnes au monde seraient infectées. Des études épidémiologiques, réalisées par sérologie au sein de populations migrantes, originaires de zones endémiques, ont révélé une séroprévalence variant entre 11 et 42%.

Chez les patients infectés par le VIH, la strongyloïdiase augmente le risque de syndrome de reconstitution immune durant la période faisant suite à l’introduction du traitement antirétroviral.

La maladie de Chagas, causée par un protozoaire (Trypanosoma cruzi), est largement distribuée en Amérique centrale et du Sud, où dix millions de personnes seraient infectées selon les estimations de l’OMS. La transmission ne se cantonne pas à la classique piqûre d’une punaise endémique dans certaines régions d’Amérique latine, mais peut être congénitale ou survenir lors de transfusions sanguines ou transplantations d’organes. Des études ont révélé en Suisse, en Espagne et en Italie qu’au sein des populations originaires de zones endémiques, la prévalence varie entre 4,2 et 12,6%. La maladie de Chagas, dont le parasite responsable a un tropisme pour les cellules musculaires cardiaques et du tube digestif, est généralement asymptomatique durant des décennies avant de provoquer parfois des complications cliniques majeures. Vingt à trente pour cent des personnes infectées développent des complications cardiaques (arythmies, insuffisance cardiaque, cardio-pathie dilatée), et environ 10% des troubles de la motilité œsophagienne (dysphagie, méga-œsophage) et intestinale (constipation, fécalome), consécutivement à une atteinte du système nerveux autonome.

En cas d’immunosuppression, et particulièrement lors d’infection par le VIH (avec CD4 < 200/μl), une réactivation de la maladie de Chagas peut survenir. Cette réactivation se caractérise par des atteintes du système nerveux central (méningo-encéphalite aiguë, abcès cérébraux) et/ou cardiaques (myocardites aiguës).

Ces maladies parasitaires tropicales ne doivent donc pas être négligées chez les migrants même plusieurs années ou décennies après avoir quitté les régions endémiques, au même titre que d’autres maladies persistantes plus connues tes le VIH, les hépatites virales ou la tuberculose. Il est essentiel, dans le contexte actuel d’immigration débridée, que les médecins traitants profitent de chaque occasion pour sensibiliser les migrants aux risques liés aux maladies infectieuses (en particulier celles transmises par le sang ou les rapports sexuels) et proposent les mesures préventives adéquates (vaccinations y compris contre l’hépatite B, prophylaxie antimalarique) avant des voyages dans leur pays d’origine. Mais il n’est pas moins important d’informer la population native de nos pays (dite autrefois  » de souche « ) non seulement des méfaits de l’arrivée de ces hordes migrantes mais aussi des précautions indispensables à prendre vis-à-vis d’elles.

Mettre en garde ceux et celles qui seraient tentés par le caractère exotique ou simplement culturel de relations sexuelles…métissées est en particulier une nécessité vitale dans ce contexte !

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Une équipe de natation junior en Suède : la dernière génération de « chères têtes blondes » ?

Il en va non seulement de la préservation des caractères spécifiques de nos populations de souche que, simplement, de leur santé.

 

Le 25 février 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

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3 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (25/26 février 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Jean-Yves Pons mars 1, 2017 à 9:21 #

    Mardi 28 février, la Commission européenne a échoué une nouvelle fois à mettre d’accord les Etats membres de l’UE sur la définition à donner aux perturbateurs endocriniens (PE), (ces substances chimiques présentes notamment dans les pesticides, les cosmétiques ou encore les matières plastiques, et susceptibles de modifier notre système hormonal). Nous attendrons donc encore en vain la moindre décision en faveur de la protection des citoyens européens ! Alors, rappelons-le, l’Union européenne est bien une entreprise criminelle.

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