BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (2 mars 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

2 Mar

I. Même le racisme mène aux César

Après l’affaire Mehdi Meklat, cette racaille de banlieue portée aux nues par la dhimmitude de nos médias, de Pascale Clark et France Inter aux Inrockuptibles en passant par…Le Monde* mais rattrapé par d’innombrables pétitions racistes, antisémites et…antifrançaises sur l’Internet, voici que vient d’éclater «  l’affaire Oulaya Amamra « .

oulaya-amamra

Oulaya Amamra aux César, une petite jeune fille bien de chez nous

Récompensée samedi dernier par le César du  » Meilleur espoir féminin  » (sic), pour son rôle dans le film Divines tourné par sa propre soeur, Houda Benyamina, et dont nous avons dit tout le bien que nous en pensions (Lire « Les mauvaises manières du Jury des César » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/02/27/bulletin-climatique-quotidien-27-fevrier-2017-de-la-republique-francaise/), la comédienne a été, elle aussi, rattrapée dès dimanche sur les réseaux sociaux par d’anciens tweets racistes (anti noirs bien sûrs si l’on se souvient de la haine ancestrale entre les arabes et les noirs d’Afrique) et même homophobes.

Depuis, elle a évidemment fermé son compte Twitter. Mais le mal est fait et témoigne fort à propos de l’état d’esprit de ces  » Chances pour la France  » qui, en réalité, haïssent la France et les Français.

Il serait temps que nos compatriotes ouvrent les yeux et que nos élites ferment leur gueule.

* Lire « Dis-moi qui sont tes amis… » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/02/21/dis-moi-qui-sont-tes-amis/

II. Avant son départ, François Hollande a voulu une fois encore  » écraser l’infâme « 

Voltairien il fut, voltairien il reste. Lundi 27 février après-midi, François Hollande s’est rendu au siège du Grand Orient de France à Paris à l’occasion d’une cérémonie célébrant le 300ème anniversaire de la confrérie et pour, en cette fin de quinquennat catastrophique, rappeler ses liens avec elle. Après avoir visité le Musée de la franc-maçonnerie, il a prononcé un court discours.

C’est la première fois, sous la Ve République, qu’un président se rend officiellement dans une loge maçonnique et s’affiche avec les Grands-Prêtres de l’anti-France. Habituellement, ce sont plutôt les candidats à l’élection présidentielle qui sont invités. En 2011, c’était d’ailleurs en tant que candidat que François Hollande était venu. Il avait notamment promis d’inscrire dans la Constitution le principe la séparation des Eglises et de l’Etat. Une promesse de plus que, grâce au Ciel, il n’a pas tenue.

francois-hollande-chez-les-francs-macons-defend-les-fonctionnaires-1488231559

François Hollande au musée de la Franc-Maçonnerie

Pour certains, sa visite a été surprenante car généralement, le pouvoir politique a tendance à vouloir donner l’illusion qu’il se maintient à distance des milieux maçonniques desquels, en réalité, un grand nombre d’hommes politiques sont pourtant très proches. «Ma présence constitue une reconnaissance de ce que vous avez apporté à la République», a-t-il déclaré, avant d’enfoncer le clou : «La République sait ce qu’elle vous doit», sans plus préciser ce que le régime républicain lui devrait. Selon le chef d’Etat, les franc-maçons seront même «toujours là» pour «défendre» la République. Ce sont donc bien nos ennemis !

Et François Hollande de rappeler que les Francs-Maçons n’avaient pas toujours bénéficié de la bienveillance des pouvoirs publics, faisant sans doute référence au gouvernement de Vichy en parlant des «dictatures», que François Hollande a posé en ennemies du Grand Orient de France. «En voulant attaquer la Franc-Maçonnerie, c’est la République qui était visée», a-t-il martelé lors du discours qui a duré près de 25 minutes.

Mais, pour autant, devant une telle proximité dans les «valeurs», François Hollande a souhaité lever toute ambiguïté : «La maçonnerie n’a pas fait la Révolution française», a tenu a rappeler le président, «mais elle l’a préparée», ajoutant «Beaucoup de maçons ont été les artisans des grands textes de cette Révolution». Mais qui en doutait ?

Et de préciser que la plupart des lois rédigées entre 1870 et 1914, sous la IIIe République, dont la fameuse loi de séparation des Eglises et de l’Etat avaient été préparées dans les loges franc-maçonnes. Dans quelles conditions et pourquoi en dehors de l’Assemblée nationale, alors chambre des députés, François Hollande n’a pas donné de précisions même si nous en avons une petite idée…

Mais il a tenu à condamner les rumeurs concernant la franc-maçonnerie : «Il suffit de cliquer sur internet pour découvrir ceux qui pensent que vous êtes ici à préparer je ne sais quel complot […] tout cela est parfaitement ahurissant», a-t-il déploré. Il est vrai qu’on leur donnerait le Bon Dieu sans confession !

A défaut d’avoir déclaré une quelconque appartenance à une loge franc-maçonne, François Hollande en est très proche. Comme le rapporte – entre autres – Le Point en 2013, son gouvernement comptait alors trois franc-maçons de notoriété publiques sur quatre ministres régaliensManuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, Christiane Taubira, garde des Sceaux et Jean-Yves Le Drian, déjà ministre de la Défense, ainsi que de nombreux chefs de cabinet et autres hauts fonctionnaires. Et il prétendra qu’il n’y a pas de lien entre le pouvoir politique et la franc-maçonnerie…

La présence de François Hollande à cette cérémonie est d’ailleurs apparue comme une  » forme de reconnaissance de l’importance d’un courant philosophique dans l’histoire de France « , selon Pierre Mollier, conservateur du musée. Si la franc-maçonnerie a perdu l’influence qu’elle avait au XIXe siècle, elle resterait paraît-il un espace « pour dialoguer, pour réfléchir et bâtir une République plus forte, plus humaine et plus fraternelle« , a déclaré François Hollande au cours de son allocution.

Nous ne mangeons pas de ce pain là.

 

III.  » Qui trop embrasse, mal étreint « 

Longtemps entouré de socialistes, l’ex-ministre de l’économie voit, depuis quelques semaines, son mouvement En Marche ! gagné par un nombre croissant de personnalités du camp d’en face, volant peut-être au secours de la victoire.

Tour à tour, le directeur de campagne de Bruno Le Maire à la primaire de la droite, Jérôme Grand d’Esnon (en attendant, sait-on jamais, Bruno Le Maire lui-même…), l’ancien ministre de Jacques Chirac Jean-Paul Delevoye , ou le député européen et ex-UDF Jean-Marie Cavada ont rejoint les rangs d’En marche ! Les noms de Jean-Louis Borloo et de Dominique de Villepin sont cités pour allonger la liste. Sans parler de l’alliance passée, le 23 février, avec François Bayrou, qui devrait se traduire par l’arrivée d’élus MoDem dans l’organisation du mouvement.

Cette évolution correspond à l’ambition de M. Macron de dépasser les clivages traditionnels, seul moyen pour lui de s’imposer face à des adversaires tous soutenus par un parti. Mais elle provoque en vérité de plus en plus de tensions au sein de son mouvement. Pour des élus PS, se retrouver à la même table que d’anciens ministres de Jacques Chirac n’a rien d’évident…surtout quand ils oublient qu’ils furent tous comme un seul homme derrière Chirac après le cataclysme de 2002.

 » On s’est quand même affrontés pendant des années, ce n’est pas parce qu’on rejoint Macron qu’on devient amnésique « , se plaint l’un d’eux. Le choix de M. Delevoye pour présider la commission chargée d’investir les candidats d’En marche ! aux législatives, a notamment crispé plusieurs socialistes, qui se demandent s’ils ne vont pas se trouver défavorisés. On peut pourtant les rassurer en leur rappelant que c’est le même Jean-Paul Delevoye qui osa jeter à la poubelle, sans autre forme de procès, les 700 000 pétitions contre le mariage des invertis qui lui furent remises en 2013 alors qu’il présidait le Conseil économique, social et environnemental.

 » Plus les élus qui nous rejoignent ont un historique long, plus cela oblige à effacer l’ardoise. Cela met à l’épreuve les convictions de chacun « , reconnaît l’entourage de M. Macron, qui se dit attentif à cette atmosphère de fronde. Par coïncidence ou par crainte d’une droitisation du mouvement, plusieurs élus PS rappellent aujourd’hui publiquement leur attachement à leur famille d’origine.  » Je suis socialiste et je reste socialiste « , répète ainsi Richard Ferrand, député (PS) du Finistère et secrétaire général d’En marche !

Ce sentiment de dépossession s’accentue avec la perte d’influence du comité politique d’En marche ! Conçu pour permettre aux élus de s’exprimer et de peser sur la ligne politique du mouvement, ce  » copol  » se réunit une fois par semaine, au QG du candidat. Mais il ne cesse de grossir au fil des ralliements. Selon le dernier pointage, il compte aujourd’hui plus d’une cinquantaine de participants. Résultat : il n’a plus d’utilité, dénoncent des membres de la première heure, souvent socialistes.  » Le copol ne sert plus qu’à valoriser les élus, c’est devenu la réunion de 18 heures du Club Med « , regrette l’un d’eux !

emmanuel-macron-head-of-the-political-movement-en-marche-or-onwards-and-candidate-for-the-2017-french-presidential-election-visits-the-international-agricultural-show-in-paris_5834023

Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture le 1er mars

Autre facteur de tensions, M. Macron a annoncé qu’il travaillerait avec un gouvernement resserré en cas de victoire : pas plus de quinze membres, dont une moitié de femmes.  » On est plusieurs à se dire qu’il va falloir se battre pour avoir une place « , dit, amer, un député PS. Or, plus les ralliements seront nombreux, plus les chances d’être choisi vont se réduire.  » C’est d’autant plus vrai que Macron veut aussi des personnes de la société civile dans son gouvernement, précise un membre du premier cercle. A la fin, il n’y aura peut-être que trois ou quatre postes pour les élus.  »

A écouter son entourage, Emmanuel Macron n’ignore rien de ces tiraillements et inquiétudes. Officiellement, il demande de faire bon accueil aux nouveaux arrivants.  » Il faudra accepter tout le monde, a-t-il lui-même mis en garde lors d’un meeting à Saint-Priest-Taurion (Haute-Vienne), près de Limoges, le 25 février. Ce qui est en jeu, c’est surtout la capacité que nous aurons demain à gouverner le pays. «  Et c’est bien là que nous l’attendrons si, par malheur, il parvenait à ses fins. Car, ne vous y trompez pas, avec Macron président ce sera du Hollande bis et donc encore cinq ans de perdus pour le plus grand profit de ses soutiens du monde du capitalisme de connivence.

La preuve, la voici : en privé, le candidat se montre plus conciliant et fait de la câlinothérapie.  » Macron n’est pas un chef de clan, il veut travailler avec tout le monde. Mais il n’oublie personne, il sait ce qu’il doit aux uns et aux autres « , rassure un proche. Croyez-vous qu’en l’état présent de la France ce soit ainsi qu’il faille gouverner ?

Lors d’un déplacement en Mayenne, mardi 28 février, le candidat s’est ostensiblement affiché avec le député européen Jean Arthuis, premier centriste à le rejoindre mais moins en vue depuis l’alliance avec François Bayrou.  » Emmanuel est un “réconciliateur”, apprécie l’ancien ministre de Jacques Chirac Renaud Dutreil et parmi les premiers à droite à rallier En marche ! Quand vous voyez ces hordes chiraquiennes se rallier à Macron, dites-vous que tout va très mal se passer pour la France.

Surtout, les élus qui le rejoignent savent qu’ils n’ont pas d’autre choix que la victoire.  » Rejoindre Macron, c’est un voyage sans retour « , euphémise l’un d’eux. Ils ont donc tout intérêt à jouer la carte de l’unité, même si elle est de façade, pour maximiser leurs chances de l’emporter.  » Quand on discute entre nous, on se dit qu’on était au pied du mur, explique Arnaud Leroy, député (PS) des Français de l’étranger et l’un des porte-parole d’En marche ! Si on se loupe, si on n’arrive pas à s’entendre, on sait qu’on aura Marine Le Pen.  »

Alleluia !

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Au Musée du Louvre

Valentin de Boulogne

Réinventer Caravage

Jusqu’au 22 mai 2017

valentin_de_boulogne_allegory_of_italy_c-_1628

Allégorie de Rome

Considéré comme le plus brillant des peintres à la suite de Caravage et comme l’un des plus grands artistes français à l’égal de Poussin, Valentin de Boulogne (1591-1632) passa l’essentiel de sa carrière à Rome, où il reçut de prestigieuses commandes, notamment du pape Urbain VIII ; son oeuvre fut aussi collectionnée par les puissants, au premier rang desquels figurent Mazarin et Louis XIV et servit de modèle tout au long du XIXe siècle à des maîtres aussi différents que David ou Courbet.

musician

Réunion dans un cabaret

Aussi libre que Caravage, mort lui aussi dans la fleur de l’âge, il reprend à son devancier un réalisme dramatique, la tension suscitée par le clair-obscur et des thèmes novateurs tirés du quotidien (tavernes, concerts, martyrs et saints…), mais il les transfigure par une touche inédite à la fois d’introspection et de mélancolie ainsi qu’une sensibilité à la couleur d’inspiration néo-vénitienne.

valentin_de_boulogne_-_card-sharpers_-_wga24233

Le tricheur

Il est un point néanmoins sur lequel Valentin se dégage du Caravage : la liberté presque désinvolte avec laquelle il use de la lumière. Dans les pièces sombres, étroites et closes où il enferme ses protagonistes, la clarté se pose sur un visage et néglige le voisin, s’étale sur la gorge d’une femme ou l’épaule d’un ange, extrait de la pénombre une jambe mais pas l’autre, une main mais pas la manche dont elle sort. La comparaison est anachronique, mais s’impose faute de mieux : Valentin est un formidable éclairagiste, précurseur de ceux qui, aujourd’hui, se servent de leurs projecteurs et variateurs comme lui de ses brosses et des nuances du blanc et de l’ocre. Qu’il y ait une physique de la lumière, que les rayons tombés d’une fenêtre ou lancés par une lampe soient régis par une géométrie stricte, il semble n’en avoir aucun souci. Il fait apparaître et disparaître les formes selon une autre logique, celle du récit et de son sens moral.

valentin_de_boulogne_french_-_christ_and_the_adulteress_-_google_art_project-1

Le Christ et la femme adultère

Il n’y en a pas preuve plus frappante que son Christ et la femme adultère des alentours de 1620 : il y a foule et cependant on ne voit d’abord que le profil découpé du Christ et les seins, le cou et la joue de la femme. L’histoire, comme le regard, se concentre sur eux. On dirait que Valentin ne multiplie les personnages que pour ensuite -atteindre à un plus haut degré d’épure et d’évidence. Immense artiste décidément.

Le 2 mars 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :