BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (6 mars 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

6 Mar

I. Radicalisation islamique en France : ça se précise

Et ce ne sera pas faute d’avoir alerté

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La détection des islamistes radicalisés se fait aujourd’hui en partie grâce au fichier de traitement des signalés pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), créé par décret en mars 2015.

Bien plus que les fiches  » S « , à usage exclusivement policier, le FSPRT constitue aujourd’hui le véritable baromètre de la radicalisation en France. Il est alimenté par le numéro vert mis en place en avril 2014 par le ministère de l’intérieur à l’attention des proches de personnes radicalisées (ce qui en limite hélas l’efficacité du fait de l’omerta qui entoure beaucoup de ces radicalisés) ainsi que par les signalements des services de l’Etat (police, éducation nationale, hôpitaux…), plus performants, par le biais des préfectures de département (Lire « Un numéro vert pour sauver la France des djihadistes » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/05/01/bulletin-climatique-quotidien-1er-mai-2014-de-la-republique-francaise/).

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En mars 2015, un an après la mise en place du numéro vert, le FSPRT comptabilisait 3 200 fiches : il en compte aujourd’hui près de 16 000. Selon un bilan établi le 23 février dernier par les services du ministère de l’intérieur, le fichier comprend 11 820 signalements à proprement parler, auxquels environ 4 000  » objectifs  » des services de renseignement ont été ajoutés.

Trois ans après la création du numéro vert, cette base de données offre un tableau synthétique de la radicalisation à travers le pays. Les départements les plus touchés sont, sans surprise, les plus peuplés, et regroupés en Ile-de-France : derrière la Seine-Saint-Denis (894 signalements), on trouve Paris, les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne. Suivent les départements du Nord, des Bouches-du-Rhône, du Rhône et des Alpes-Maritimes.

Sans surprise, ce sont aussi ceux dans lesquels la population arabo-musulmane est la plus nombreuse.

D’ailleurs, le ratio de ces signalements rapporté à leur population le démontre : la Seine-Saint-Denis (55,9 signalements pour 100 000 habitants), le Val-de-Marne (41,9), les Hauts-de-Seine (40,7), Paris (36,9), les Alpes-de-Haute-Provence (34) ou les Alpes-Maritimes (30,8).

Mais quelques départements plus ruraux présentent étonnamment un ratio singulièrement élevé qui démontre que la gangrène gagne petit à petit tout le pays, notamment dans la région Occitanie, comme le Tarn (39,1), le Gard (35,6), le Gers (29,8) ou l’Aveyron (29,3). Sans doute un effet  » Lunel « . La Savoie (37,5) et le Vaucluse (32,9) apparaissent également parmi les départements peu urbanisés présentant un fort taux de signalements (Lire « Rififi à la mosquée de Lunel » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/11/03/douce-france-cher-pays-de-mon-enfance-2/).

Après trois ans de collecte, ces données permettent de dresser un profil type intéressant de la radicalisation : 27 % des personnes signalées sont des femmes, 35 % sont des convertis et 17 % des mineurs. Si elles sont minoritaires, les femmes sont surreprésentées dans deux catégories : un tiers d’entre elles sont mineures, et la moitié sont converties (48,9 %). Les hommes signalés sont en général plus âgés : 11 % sont mineurs, près de 60 % ont plus de 26 ans, et la proportion de convertis tombe à 30 %. Vous aurez noté que, désormais, plus d’un tiers des islamistes radicalisés sont des convertis démontrant superbement à quel point l’Eglise de France a été et reste défaillante mais aussi combien notre pays est devenu une terre de mission.

Qu’ils proviennent du numéro vert ou des services de l’Etat, l’ensemble de ces signalements sont centralisés et analysés par les états-majors de sécurité des préfectures de département, puis répartis en fonction des profils. Le  » haut du spectre « , qui regroupe les profils les plus durs, est suivi par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Le spectre intermédiaire est suivi de façon décentralisée par le renseignement territorial (RT, ex-Renseignements généraux) et la gendarmerie. Le bas du spectre, ne nécessitant qu’une simple veille, est pris en charge par la protection judiciaire de la jeunesse et les services sociaux. Chaque semaine, des représentants du parquet, des RT, de la DGSI, des gendarmes, des services sociaux ou de l’éducation nationale se réunissent au sein de chaque préfecture pour discuter des dossiers et peuvent décider, après évaluation, d’en modifier les modalités de suivi.

Les bonnes nouvelles sont rares en la matière, et celle-ci est à prendre avec précaution du fait des réserve que nous émettions plus haut : depuis l’automne 2016, la hausse des profils durs nécessitant un suivi policier a tendance à diminuer par rapport à ceux impliquant un simple suivi social. Entre septembre 2016 et février 2017, la proportion de dossiers pris en compte par les services de renseignement est ainsi passée de 75 % à 68 %. Mais ça reste relatif…en attendant les retours de Syrie !

Cette tendance est difficile à interpréter. Elle résulte sans doute d’une combinaison de facteurs. Premièrement, une part significative des personnes fortement radicalisées a sans doute déjà été enregistrée dans le fichier, ce qui impliquerait mécaniquement cette baisse relative. » Sauf erreur de diagnostic, on ne sort aucun nom du fichier, explique une source proche des services de renseignement, l’optimisme chevillé au corps : le chiffre global augmente donc mécaniquement et des gens continuent de se radicaliser tous les jours. Mais on a peut-être entré le plus gros du stock.  »

Deuxième élément d’explication : la diminution des projets de départs en Syrie– et des retours – observée depuis plusieurs mois pourrait avoir contribué à faire chuter le nombre des signalements les plus inquiétants. Mais qu’en est-il de ceux qui ont décidé de  » faire leur djihad « sur place, en France ? Qui les signale ? Résultat dans les mois à venir.

Si les données collectées par le FSPRT ont permis aux autorités d’affiner leur appréhension du phénomène, elles permettent également de garder un œil sur les emplois sensibles. Les services du ministère de l’intérieur ont ainsi recensé 391 personnes signalées travaillant sur des sites à risques : 147 sont employées dans des aéroports et une centaine dans les transports. Souvenez-vous de ce que nous écrivions à propos des aéroports belges (Lire « Belgique, les langues se délient » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/04/18/bulletin-climatique-quotidien-18-avril-2016-de-la-republique-francaise/).

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Pourquoi est-il si difficile de comprendre que si la France n’accueillait pas de musulmans elle n’aurait pas à déplorer l’islamisation de ses enfants ni leur radicalisation et moins encore leur départ pour le djihad ? 

II. Mutti Multikulti dans ses pompes et dans ses oeuvres

Lors de sa visite vendredi 3 mars à Tunis – la première d’un chancelier allemand en Tunisie – Angela Merkel a tenu à flatter les Tunisiens, leur révolution de 2011, leur modèle unique qui scintille comme  » un phare de l’espoir « . Un sommet dans l’imposture. Mais elle a aussi mis la main à la poche, annonçant pour 250 millions d’euros supplémentaires de projets de développement.

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Mais la vraie nouveauté de cette offensive diplomatique de Berlin à Tunis est ailleurs. Elle est dans le retournement de veste de la chancelière face à la tragédie migratoire, qu’elle a pourtant créée par ses folles décisions d’accueil de l’été 2015, mais qui risque de lui coûter les prochaines élections de septembre.

Après un nombre considérable d’agressions sexuelles dans plusieurs ville d’Allemagne perpétrées par des migrants arabo-musulmans puis l’attaque au  » camion bélier  » du 19 décembre 2016 contre le marché de Noël de Berlin (12 morts), les yeux de ses compatriotes se sont enfin ouverts sur le péril terroriste mais aussi l’afflux massif de migrants en provenance du Proche-Orient et du Maghreb. Anis Amri, le Tunisien auteur de l’attentat de Berlin, avait pourtant été débouté du droit d’asile mais son expulsion n’avait pu être obtenue à temps, les autorités consulaires tunisiennes ayant tardé à l’identifier comme ressortissant tunisien…

En vérité, Mme Merkel est venue à Tunis avec la ferme intention d’arracher à ses hôtes un accord rendant plus facile et rapide ce type d’expulsion. Environ 1 500 Tunisiens sont considérés en situation irrégulière en Allemagne. Et cet accord, la chancelière l’a obtenu. Mais pour son seul avantage et alors que, dans ses appels hystériques à l’accueil des migrants en 2015, elle avait engagé tous les autres pays de l’Union européenne, rangés docilement derrière elle à de trop rares exceptions près !

La Tunisie s’engagera désormais à identifier dans  » les trente jours  » ses ressortissants en situation irrégulière et à leur délivrer en une semaine les documents de voyage nécessaires à leur rapatriement.  » Ceux qui ne sont pas habilités à bénéficier de la protection de l’Allemagne devront quitter le pays, si possible pacifiquement et au besoin par la force « , a-t-elle déclaré devant le Parlement tunisien. Nous attendons encore une démarche analogue du gouvernement français…

Mais l’affaire dépasse la Tunisie. L’enjeu migratoire, face au réveil populiste outre-Rhin, est en train de redéfinir l’approche allemande de l’Afrique. L’intérêt de Berlin pour le continent s’était réveillé au seuil des années 2010 mais il était alors porté par d’autres ambitions, essentiellement commerciales. Le tournant s’était opéré sous le deuxième gouvernement de Mme Merkel (2009-2013), à l’époque où son ministre des affaires étrangères était le libéral démocrate Guido Westerwelle. L’Afrique devenait une priorité économique pour l’Allemagne. S’y est ajoutée une autre dimension au lendemain des printemps arabes de 2011 alors que  » les pays du Maghreb étaient jusque-là négligés dans l’agenda politique de Berlin « , relève Isabel Shäfer, chercheuse associée à l’université Humboldt de Berlin. En Tunisie, Berlin a ainsi fait preuve d’un activisme diplomatique remarqué – notamment pour désamorcer en 2013 la crise entre islamistes et anti-islamistes – au point de susciter un agacement jaloux à Paris, condamné à la discrétion du fait de ses relations avec le régime précédent.

Avec le Maroc, la coopération est aussi dynamique. Rabat est le deuxième récipiendaire en termes d’aide au développement (après l’Egypte) dans la région. Plus modestes, les échanges avec l’Algérie sont en augmentation depuis 2011. Mais la crise des réfugiés de 2015, ponctuée par les viols collectifs de la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne, a changé la donne. L’enjeu migratoire s’impose désormais comme une question de politique interne pour Mme Merkel. Alors que des ressortissants maghrébins ont été montrés du doigt dans les agressions sexuelles de Cologne, Berlin s’attache à obtenir l’expulsion de ceux en situation irrégulière. Un projet de loi a été présenté pour obtenir que le Maroc, l’Algérie et la Tunisie soient inscrits sur la liste des  » pays sûrs « , une qualification qui rend plus compliqué l’octroi de l’asile à ceux qui le requièrent. Adopté par le Bundestag en mai 2016, le texte s’inspire des accords de réadmission obtenus par l’Espagne il y a maintenant plusieurs années mais qui avaient été vertement critiqués par Angela Merkel à l’époque (lire « Quand on veut…on peut » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/09/03/bulletin-climatique-quotidien-3-septembre-2015-de-la-republique-francaise/). Autres temps, autres moeurs mais elle aurait gagné du temps en lisant le blogue du CER.

C’est dans ce contexte que les visites allemandes se multiplient sur le continent africain. Avant Tunis, Angela Merkel était jeudi en Egypte. Le 20 février, elle aurait dû être à Alger, mais le voyage a été annulé en raison de l’état de santé du président Bouteflika. A l’automne, elle s’était déplacée au Niger, au Tchad et en Ethiopie. La philosophie est la même : aider à la stabilisation régionale – notamment en Libye – pour lutter contre le terrorisme et endiguer les flux de migrants. Mais ce tropisme l’expose à d’autres critiques dans son entourage, notamment celle de sacrifier les sacro-saints droits de l’homme sur l’autel de sa nouvelle politique migratoire en pactisant avec des régimes autoritaires. Son gouvernement l’avait déjà fait (sans la moindre concertation avec ses partenaires européens) avec le despote turc, Recep Tayyip Erdogan, et se trouve aujourd’hui récompensé par le même en étant traité…de régime nazi !

Les réponses du berger à la bergère ne sont pas toujours celles que l’on attend.

 

III. Heureux comme une multinationale en France

Plusieurs entreprises, dont Engie et LafargeHolcim*, ont publié, jeudi 2 mars, des résultats annuels qui confirment la santé toujours meilleure des entreprises du CAC 40. Sous réserve que le dernier membre de ce club, Carrefour, dévoile le 9 mars des chiffres conformes aux attentes, les 40 champions français auront dégagé ensemble quelque 75,5 milliards d’euros de bénéfice net en 2016. Un montant solide, en hausse de 32 % par rapport à celui de 2015.

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Leurs dirigeants ne sont cependant pas totalement euphoriques : ces bons résultats peinent à se traduire dans les cours de Bourse ! En un an, l’indice CAC n’a progressé que de 12 %, quand les actions ont grimpé de 20 % à Londres, 23 % en Allemagne et même 30 % à Wall Street. La faute aux incertitudes politiques en France. « Pour ne pas être exposé à un risque Le Pen, les brokers incitent à vendre leurs actions françaises, constate Pierre Nebout, chez Edmond de Rothschild AM. Si bien qu’il y a un grand écart entre la situation très satisfaisante des groupes du CAC et la Bourse qui n’en tire pas les conséquences. » Il n’y a pas de doute : le grand capital cosmopolite n’a pas plus de principes que de frontières ! C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il soutient, en masse, la candidature d’Emmanuel Macron aux prochaines présidentielles.

Les ténors du capitalisme français ont néanmoins de quoi se réjouir. Pour la plupart d’entre eux, ils ont réalisé d’excellentes performances en 2016. Sur les 39 groupes du CAC qui ont présenté leurs comptes, 30 ont amélioré leurs résultats d’une année sur l’autre malgré une situation économique qui ne fut pas des meilleures. La palme revient à ArcelorMittal. Le numéro un mondial de l’acier a enfin dégagé un bénéfice après quatre exercices consécutifs dans le rouge. En un an, le groupe de la famille indienne Mittal est passé d’une perte nette de 7,3 milliards d’euros à un bénéfice de 1,6 milliard, notamment grâce à la remontée des prix de l’acier.

LafargeHolcim s’est également bien redressé*. La fusion passée, l’entreprise a dégagé un profit net de 1,7 milliard d’euros, au lieu d’une lourde perte, et doublé son bénéfice net récurrent. Et si de nouvelles dépréciations d’actifs ont maintenu Engie dans le rouge, contrairement aux espoirs, le groupe a néanmoins beaucoup réduit l’ampleur de son déficit.

Parmi les autres progrès notables figurent les excellents scores de PSA (le bénéfice a presque doublé) et surtout de Renault, qui a affiché les meilleurs résultats de son histoire : « Une croissance record et une rentabilité record », a résumé son patron Carlos Ghosn, plus puissant que jamais. Les poids lourds de la finance ont eux aussi arrondi leurs profits, à l’image de BNP Paribas et d’AXA, qui dominent une nouvelle fois le palmarès devant Total, Sanofi et LVMH.

« Les grandes entreprises françaises bénéficient d’un contexte favorable, explique Philippe Kubisa, un des associés du cabinet de conseil PwC. Elles peuvent emprunter à des taux d’intérêt historiquement bas pour financer des acquisitions, acheter de l’énergie à des prix toujours limités, et sont aidées par la faiblesse de l’euro par rapport au dollar. » Présentes partout sur la planète, elles peuvent en outre capter une croissance mondiale toujours assez forte (+ 3 % à + 4 % attendus en 2017) malgré la langueur de l’économie nationale. Autre élément positif : la fin de la baisse des prix des matières premières, qui permet à des groupes comme Michelin ou Saint-Gobain de remonter leurs tarifs.

Et comme nous l’avions prévu, même la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne n’a pas eu à ce stade l’impact redouté par les eurolâtres et autres oiseaux de mauvaise augure. Eurotunnel, l’une des sociétés a priori les plus menacées, qui n’appartient pas au CAC, a au contraire signé sa « meilleure année depuis l’ouverture du tunnel », s’est félicité son PDG Jacques Gounon.

La saison des résultats qui s’achève a malgré tout été marquée par quelques déceptions, avec la chute en piqué des profits d’Airbus (– 63 %) liée aux ratés de l’avion militaire A400M, et le recul plus modeste de ceux de L’Oréal, en partie à cause des magasins The Body Shop. Profits également en berne chez Vivendi, dont la filiale Canal+ reste à la traîne. Forte déconvenue enfin chez Publicis, qui paie les difficultés de ses filiales américaines et perd de l’argent pour la première fois depuis des décennies.
Au-delà de ces déboires ponctuels, l’optimisme reste de mise. « A moins de mesures protectionnistes aux Etats-Unis qui bousculent vraiment la donne, la hausse des profits du CAC devrait se poursuivre », anticipe M. Kubisa, de PwC. En moyenne, les analystes parient sur une nouvelle progression de 14 % des bénéfices par action des grands groupes européens en 2017, puis de 9 % en 2018. Dopés sans doute par les perspectives offertes par la traite négrière et ses effets bénéfiques sur les entreprises. Imaginez leur joie si Emmanuel Macron devait être élu !

Mais une joie qui a toutes les chances d’être de courte durée et pour des profits à court terme. Mais, pour ces gens-là,  » carpe diem, quam minimum credula postero « .

* Lire surtout « Le grand capital cosmopolite n’a pas plus de principes que de frontières » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/06/23/bulletin-climatique-quotidien-23-juin-2016-de-la-republique-francaise/

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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À la veille de prochaines élections présidentielles dans un contexte plus délétère que jamais et alors que de plus en plus de Français s’interrogent sur l’état catastrophique de nos institutions, n’est-il pas temps, plutôt que de parler de cette folle utopie de Sixième République, de s’interroger sur un autre projet ?

C’est ce que fait Hervé Cheuzeville sur le site Boulevard Voltaire (http://www.bvoltaire.fr/hervecheuzeville/presidentielles-on-abolissait-pitoyable-cirque,317119). En voici la conclusion :

 » Il existerait bien une autre solution, mais les Français y seraient-ils prêts, après un siècle et demi de république ? Ce serait le rétablissement d’une monarchie constitutionnelle et parlementaire. Le souverain serait le garant de l’indépendance du pays, de son unité et de sa démocratie. Les pouvoirs du roi seraient limités, mais son rôle d’arbitre lui permettrait de préserver l’essentiel et d’éviter les dérives. Son droit de veto lui assurerait la possibilité de dire non lorsque cela se révélerait nécessaire, sans se soucier des sondages et de l’opinion publique. Les démocraties scandinaves sont certainement plus vertueuses que la nôtre. Sans son roi, la Belgique n’existerait peut-être plus. Le roi d’Espagne a facilité le retour à la démocratie et le souverain actuel joue à merveille son rôle d’arbitre. Autre détail à prendre en considération : le roi est un formidable ambassadeur, dans l’arène internationale. Sa stature et son prestige surpassent de loin ceux de n’importe quel président de la République délégitimé et dévalorisé par le système même qui l’a propulsé à un tel poste.

Alors, vive le roi ? « 

 

Le 6 mars 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

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