BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (9 mars 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

9 Mar

I. Songez-y : voter Macron, c’est cautionner les négriers

Le vieil adage  » Dis-moi qui sont tes amis et je te dirai qui tu es  » n’a pas pris une ride. Il suffit de considérer les amis d’Emmanuel Macron et tous ceux qui se rallient à sa candidature dès avant le premier tour des élections présidentielles pour s’en convaincre. Mais dites-vous bien que ce sera pire encore entre les deux tours de l’élection.

Des grands patrons de l’industrie ou du commerce aux hommes et femmes politiques de droite comme de gauche en passant évidemment par le monde des médias et les milieux culturels, tout cela fleure bon l’anti-France, comme aux bons vieux temps de la Troisième et de la Quatrième Républiques. Mais agrémenté de deux particularismes : la renaissance de la traite négrière qui permet de faire plus rapidement fructifier son capital et le  » Grand Remplacement  » qui installe dans nos régions des populations peu exigeantes et plus soumises que celles forgées par notre histoire. Les champs de coton ont changé. Pas ceux qui les possèdent.

Fort de ses soutiens (dont beaucoup ne sont qu’opportunistes), il lui faut à présent penser à assoir son projet politique et à l’installer dans la durée. Il doit pour cela se mettre en quête d’une majorité parlementaire au cas où les Français se seraient laissés abuser et l’éliraient en mai prochain. Son objectif est donc aujourd’hui de présenter des candidats capables de l’emporter dans chacune des 577 circonscriptions du scrutin législatif, prévu les 11 et 18 juin.  » Ce qu’on veut, c’est la majorité absolue à l’Assemblée « , assure l’entourage du champion d’En marche !. Rien de moins…

Pourtant, l’affaire est loin d’être gagnée. En créant son propre mouvement, M. Macron est parti de zéro. Pas d’élus, pas de subventions publiques, peu de relais locaux.  » Tout est à construire « , a reconnu le candidat lors du lancement d’En marche !, en avril 2016. Certes, le parti s’est structuré depuis : il revendique aujourd’hui plus de 214 000 adhérents – non payants – et 3 755 comités locaux. Des maires et conseillers régionaux ou départementaux qui n’ont pas encore mesuré leur erreur se rallient chaque jour. Mais viser la majorité à l’Assemblée nationale après un an d’existence relève de la gageure.

Le défi est d’autant plus grand que l’ex-protégé de François Hollande a fixé des critères contraignants pour les candidats qui le représenteront aux législatives : il entend respecter une stricte parité et un sur deux devra être issu de la société civile. Autrement dit, les députés sortants n’auront droit qu’à la moitié des investitures. A l’origine, il voulait exiger de ses candidats la promesse de voter une douzaine de réformes essentielles. Mais il y a renoncé, le mandat impératif étant interdit par la Constitution. Désormais, il ne leur demande qu’un engagement  » moral  » à soutenir  » six chantiers  » aux contours relativement généraux, comme  » renforcer la sécurité de la nation  » ou  » moderniser notre économie « . Avec ça…la France est sauvée !

Pour susciter les vocations, le candidat Macron a lancé un appel d’offre en janvier, notamment à destination des femmes, et une commission d’investiture a été créée. Composée de neuf membres dont une minorité d’élus, elle a déjà reçu  » plus de 13 000 candidatures « , assure son président, l’ancien Chiraquien Jean-Paul Delevoye, l’ex-président du CESE qui envoya à la poubelle les 700 000 pétitions contre le mariage des invertis.  » On sent un engagement citoyen « , se réjouit-il, même s’il reconnaît que nombre de prétendants n’ont pas conscience de ce qu’est une campagne.  » C’est du sept jours sur sept et il y a un engagement financier « , rappelle-t-il. Faute de moyens, En marche ! n’a pas prévu de payer la campagne de ses candidats.

Malgré ces contraintes, plusieurs élus macronistes se disent persuadés que la majorité absolue est à portée de main.  » Emmanuel dira le soir de son élection qu’il a besoin d’une majorité et ce sera le grand chelem, estime François Patriat, sénateur (PS) de la Côte-d’Or. En 1981, je me suis présenté à la députation contre Jean-Philippe Lecat, qui était pourtant le ministre de la culture sortant de Giscard d’Estaing. Il a suffi que je mette une photo de Mitterrand sur mes affiches et c’était plié.  » Il oublie un petit détail : les temps ont bien changé depuis.

 » Si Macron gagne la présidentielle, il y aura une telle dynamique qu’il aura une majorité, abonde Christophe Castaner, député (PS) des Alpes-de-Haute-Provence. Les parlementaires ne gagnent pas que sur leur nom.  » De fait, le scrutin uninominal majoritaire à deux tours, utilisé lors de toutes les élections depuis 1958 (sauf en 1986, où la proportionnelle intégrale avait été adoptée) est un catalyseur d’une efficacité redoutable. Alors, pensez-y et ne leur donnez pas raison…

Pour autant, d’autres élus s’inquiètent et fustigent l’excès de confiance qui entoure Emmanuel Macron, alimenté selon eux par une équipe  » en adoration « , qui flatte l’ego du candidat et conforte son narcissisme de toy boy mais qui manque d’expérience électorale.  » Dire qu’il y aura une vague pro-Macron, c’est un peu de la méthode Coué, assure l’un d’eux. Si on ne présente que des néophytes, on prend le risque qu’ils soient battus par des députés déjà bien implantés, qui vont jouer la carte locale.  » Et sans compter sur les candidats du Front national.

Preuve de cette inquiétude, un débat agite l’entourage du candidat Macron sur le calendrier des investitures. A l’origine, une première salve d’une centaine de noms devait être révélée en mars. Mais pour certains, il est urgent d’attendre.  » Il y a une telle évolution des plaques tectoniques de la politique qu’il faut se donner du temps, plaide M. Delevoye en fin connaisseur des manipulations politiques. Toute une série de gens vont vouloir nous rejoindre entre le premier et le second tour de la présidentielle. Je ne souhaite pas m’enfermer dans trop de contraintes, car nous aurons aussi besoin d’élus avec de l’expérience.  »

D’autres estiment qu’il ne faut pas fermer la porte à des alliances.  » On doit pouvoir s’entendre avec des députés autour d’un projet, même s’ils n’ont pas été élus sous l’étiquette En marche ! « , estime un parlementaire.  » Ce sera difficile pour tout le monde d’avoir la majorité absolue, reconnaît Arnaud Leroy, député (PS) des Français de l’étranger et l’un des porte-parole d’En marche !. » Alors, ne vous y trompez pas, les grandes manoeuvres ont déjà commencé et les magouilles ne vont pas tarder à se mettre en place.

Et, comme nous le chantons depuis longtemps,  » SI MACRON EST ELU, C’EST CINQ ANS DE FOUTUS ! « 

II. La Hongrie est le bouclier de l’Europe

C’est un nouveau pied-de-nez à l’Union européenne. En 2015, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán avait renoncé à la détention systématique des demandeurs d’asile, sous la pression de l’UE menée par la papesse de l’immigrationnisme, Angela Merkel, du Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés et de la Cour européenne des droits de l’homme. Une mesure que l’on disait alors contraire au droit international.

Mais voilà que Victor Orbán se ravise, face aux gesticulations de la même Angela Merkel qui, sous la pression de son opinion publique enfin décillée, s’en va négocier avec les pays d’Afrique l’expulsion et la réadmission des migrants dont elle ne veut plus. Mardi, son parti (Jeunes démocrates, droite populiste) qui détient la majorité des deux tiers au Parlement, a adopté une loi réintroduisant la détention automatique. L’homme fort de Budapest avait reconnu il y a quelques semaines que ce texte «irait ouvertement contre l’UE». La loi, rétroactive, s’applique tant aux nouveaux venus qu’aux 586 demandeurs d’asile que comptait le pays en février.

Barrière anti-migrants à la frontière hongroise

Alors que 400 000 migrants avaient transité par la Hongrie en 2015, le pays ne laisse plus pénétrer qu’un petit filet de demandeurs d’asile qui souhaitent entrer légalement dans le pays, sans se risquer à franchir la clôture de barbelés que l’on a tant fustigée mais qui s’avère redoutablement efficace. Dix personnes seulement sont admises chaque jour dans les deux zones de transit à la frontière – des camps de conteneurs – où elles déposent leur requête. Après environ deux semaines, les admissibles, en majorité des femmes, des malades et des enfants, sont transférés dans des centres d’accueil pour réfugiés pour y attendre que l’administration statue sur leur sort. Ils peuvent en franchir les grilles et se rendre au supermarché du coin ou à l’antenne locale de Western Union, pour y collecter de l’argent envoyé par des proches. Les plus fortunés s’évanouissent hélas dans la nature et parviennent à gagner l’Autriche grâce à un passeur sans attendre la décision des autorités.

C’est ce que la nouvelle loi va changer. Désormais, les demandeurs d’asile ne seront plus logés dans ces centres mais cantonnés dans les conteneurs des «zones de transit». «Cette loi viole tous les traités internationaux et européens signés par la Hongrie et elle va avoir un impact physique et psychologique terrible sur des hommes, des femmes et des enfants qui ont déjà beaucoup souffert», pleurniche le Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés qui se garde bien de noter qu’on ne leur a pas demandé de venir en Europe et que, en tout état de cause, les Européens ont parfaitement le droit de ne pas en vouloir chez eux.

Mais la loi a aussi un autre but : dénier le droit d’asile à un nombre maximum de requérants. S’il est considéré non admissible ou si son dossier est rejeté, un réfugié n’aura que trois jours pour faire appel. « Cette loi est une provocation de la part du gouvernement, un test pour tenter de démanteler le droit européen», prétend Marta Pardavi, coprésidente du comité Helsinki de Hongrie.

Au moment même où était votée la loi, Viktor Orbán prononçait un discours devant 462 «chasseurs frontaliers» qui venaient de prêter serment. La Hongrie est en effet en train de recruter 3 000 jeunes hommes et femmes qui, après une formation de six mois, patrouilleront à la frontière, des armes à la main. «Nous sommes actuellement assiégés», a clamé le Premier ministre, ajoutant que «La migration (est) le cheval de Troie du terrorisme» Face à ce péril, a clamé Viktor Orbán, «on ne peut pas compter sur Bruxelles et l’Union européenne mais uniquement sur nous-mêmes.» Il a tout compris.

Le 28 février, dans un discours à Budapest, il avait même osé déclarer : «La préservation de l’homogénéité ethnique est très importante. […] Il y a quelques années, on aurait pu être exécuté pour s’exprimer ainsi. Mais aujourd’hui on peut le dire car la vie nous enseigne que trop de mixité apporte des problèmes.» Quand pourra-t-on affirmer de telles évidence en France ? D’ailleurs, il y a peu, plus de 3 millions de Hongrois ont voté par référendum contre l’accueil des réfugiés. «Au moins, nous sommes un pays sûr, il n’y a pas de terrorisme chez nous !» tient à préciser une fidèle du Premier ministre en pensant sans doute à l’Allemagne mais, qui sait, peut-être aussi à la France ou la Belgique.

C’est sans doute pour cela que Angela Merkel, après nous avoir imposé l’accueil des hordes migrantes de la route des Balkans, fait profil bas.

 

III. En voici la preuve

Arrivé en Europe par la route des migrants dans les Balkans, en même temps que plusieurs kamikazes, Ahmed Alkhald est le seul acteur majeur des commandos terroristes parisiens et bruxellois encore en fuite : il a regagné la Syrie le 16 novembre 2015, trois jours après les attentats de Paris et de Saint-Denis. Son départ a longtemps intrigué les enquêteurs, tout comme son rôle exact dans la vague d’attaques coordonnées qui a frappé l’Europe.

Les quotidiens bruxellois La Dernière Heure et La Libre Belgique ont révélé, mardi 7 mars, qu’Ahmad Alkhald n’était autre que l’artificier en chef de cette cellule terroriste. Ses empreintes ont été retrouvées sur la ceinture explosive de Brahim Abdeslam, qui s’est fait exploser au café Comptoir Voltaire, à Paris, et sur celle de Salah Abdeslam. Son rôle a été confirmé aux policiers belges par Osama Krayem, mis en examen dans ce même dossier, qui aurait précisé qu’Alkhald était de nationalité syrienne.

Les médias belges révèlent qu’Ahmad Alkhald a continué à correspondre avec les terroristes de Bruxelles après son retour en Syrie – entre le 16 novembre 2015 et les attentats de Bruxelles du 22 mars 2016. Sous le nom de  » Mahmoud « , il a fourni des conseils techniques à Najim Laachraoui, l’un des kamikazes de l’aéroport de Zaventem, considéré comme l’autre artificier de la cellule. Ces conversations ont été exhumées d’un ordinateur déposé par les kamikazes dans une poubelle du quartier de Schaerbeek, le matin des attentats. Des détails de l’opération sont évoqués avec deux hommes en Syrie : Abou Ahmad, émir de l’organisation Etat islamique, et Mahmoud, décrit par les enquêteurs comme un  » artificier  » de l’organisation.

Najim Laachraoui interroge Mahmoud sur la concentration des précurseurs d’explosifs, les commandes à distance ou de possibles tests à mener, à Rakka, sur des rails de chemins de fer :  » Tu vois pour ce qui est du nitroglycol ou bien de la nitroglycérine ?, demande-t-il. Est-ce qu’il serait possible, euh… d’en fabriquer à partir de l’acide nitrique à 60 % seulement, tu vois, sans… sans le purifier ?  »

La route des Balkans encouragée par Angela Merkel

Ahmad Alkhald, alias Mahmoud, est arrivé en Europe par l’île grecque de Leros, le 20 septembre 2015. Salah Abdeslam, qui a convoyé en voiture une dizaine de kamikazes arrivés en Europe par la route des migrants, vient ensuite le chercher à Ulm, dans le sud de l’Allemagne, dans la nuit du 2 au 3 octobre. Alkhald n’est pas seul à faire le voyage d’Ulm vers Bruxelles : il est accompagné par Sofiane Ayari – qui sera interpellé le 18 mars 2016 à Bruxelles en compagnie de Salah Abdeslam -, et Osama Krayem, qui aurait renoncé in extremis à se faire exploser dans le métro bruxellois, et a été arrêté le 8 avril.

Entre septembre et octobre 2015, Alkhald, qui s’est vu remettre une fausse carte d’identité belge au nom de Yassine Noure, élabore, depuis la Belgique, les attentats du 13 Novembre à Paris avec Abdelhamid Abaaoud et les futurs kamikazes. Son empreinte ADN a été retrouvée dans deux planques en Wallonie, à Charleroi et à Auvelais, utilisées juste avant leur départ vers la France par les commandos.

L’artificier, qui aurait aidé les kamikazes à confectionner leurs ceintures, quitte la Belgique peu avant les attentats de Paris. Il est interpellé par la police hongroise sous l’identité d’Alkhald à bord d’un train reliant Vienne, en Autriche, à Belgrade, en Serbie. Il affirme être réfugié et faire route vers la Turquie pour rendre visite à sa mère malade.

Détenu dans un centre pour demandeur d’asile jusqu’au 9 novembre, il est transféré le lendemain dans un centre ouvert pour réfugiés à Bicske (Hongrie), près de Budapest, d’où il disparaît le jour mêmeSa trace se perd définitivement le 16 novembre à Vienne, d’où il prend un vol à destination d’Ankara, en Turquie où personne ne l’a repéré. Le suspect, qui a probablement rejoint la Syrie, est visé depuis ce jour par un mandat d’arrêt international.

Ils arrivent !

L’enquête sur les attentats a démontré comment cette vaste cellule constituée en Syrie a su utiliser la crise migratoire pour se regrouper en Europe*. En Hongrie d’abord, où ses membres ont transité, puis à Bruxelles, où était établi leur centre opérationnel. Le parcours d’Ahmad Alkhald souligne également comment l’un des cadres de ce commando a su exploiter les mêmes failles pour regagner la Syrie, trois jours après les attentats du 13 novembre 2015.

Si les conteneurs des zones de transit de Viktor Orban avaient été en fonction à cette époque, il n’aurait pas pu s’échapper.

* Et n’oubliez pas les mensonges de France Inter sur le sujet tels que nous les rapportions ici:   https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/15/bulletin-climatique-quotidien-15-septembre-2016-de-la-republique-francaise/

 

Le 9 mars 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

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