BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (17 mars 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

17 Mar

I. Il se fait appeler JFK…

mais il y a tromperie sur la marchandise

Jesse Feras Klaver (JFK) a été accueilli comme une rock-star à La Haye, mercredi 15 mars au soir, par des centaines de soutiens de son parti, GrœnLinks (Gauche verte). Ce trentenaire ambitieux est devenu en l’espace de quelques mois l’étoile montante de la gauche néerlandaise, dont il apparaît, après ces législatives, comme le leader de fait : l’effondrement des sociaux-démocrates, qui réalisent le plus mauvais score de leur histoire, et la stagnation de la gauche radicale lui ont ouvert la voie.

Jesse Feras Klaver, tout droit venu du Rif

GrœnLinks est en effet devenu le premier parti à Amsterdam et les 14 sièges de députés qu’il a décrochés (alors qu’il n’en avait que 4), selon des résultats encore provisoires jeudi matin, pourraient lui permettre de peser sur les négociations à venir pour former un gouvernement. Même si son programme est très distinct de celui des libéraux, il sera peut-être le partenaire nécessaire du premier ministre, Mark Rutte. Durant la campagne, celui-ci s’est dit favorable à l’écologie, à condition toutefois qu’elle ne soit pas «  une histoire de gauche « .

Le  » Justin Trudeau néerlandais  » – il a une ressemblance étonnante avec le premier ministre canadien – est surtout un admirateur inconditionnel de John Fitzgerald Kennedy, et pas seulement parce qu’il a les mêmes initiales que lui . Il a fait sienne une citation du président américain assassiné – «  Une personne peut faire la différence et chacun devrait essayer  » – et peut penser qu’il a contribué à éviter la majorité à Geert Wilders et son parti eurosceptique.

Il est en effet l’un de ceux qui avaient défié le chef du Parti pour la liberté (PVV). Pendant la campagne, il avait affirmé que les Pays-Bas étaient  » une terre d’immigration «  et, mercredi, il s’est réjoui que le populisme  » n’y ait pas percé « . Fils d’une mère indonésienne et d’un père marocain (donc deux fois musulman) il est bien placé pour savoir de quoi il parle et pour tout faire pour que Rotterdam devienne  » Molenbeek-sur-Nouvelle Meuse  » ! Il a d’ailleurs appelé son pays à continuer à accueillir des migrants.  Mais souvenez-vous ici de ce que nous écrivions dans notre Bulletin climatique du 15 mars à propos du rôle joué par les électeurs issus de l’immigration dans le résultat des élections législatives d’avant-hier (Lire « Pays-Bas : est-il déjà trop tard ? » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/16/bulletin-climatique-quotidien-16-mars-2017-de-la-republique-francaise/).

Originaire d’un milieu modeste de Rosendael, dans le sud du royaume, le jeune Klaver a séduit une bonne partie (un quart, selon l’institut de sondage Maurice De Hond) des anciens électeurs du parti social-démocrate et 10 % de ceux de la gauche radicale avec ses appels à un partage plus équitable des richesses. Il adhère aux thèses de l’économiste français Thomas Piketty (soutien de Benoît Hamon) et ose parler d’Europe dans un pays qui, en majorité, juge excessifs les pouvoirs de l’Union.

Ce fut le blason des Pays-Bas…

Les néerlandais qui refuseront la dhimmitude ont d’ores et déjà du souci à se faire…

 

II. Méfions-nous toujours des injonctions de Mme Merkel

Qui n’ont pas commencé avec l’accueil de centaines de milliers de migrants ayant emprunté la  » route des Balkans  » et qu’elle a imposé à l’Europe entière depuis l’été 2015….

Car les injonctions de la chancelière d’Allemagne avaient commencé bien avant. Le 15 mars 2011 par exemple, lorsqu’au cours d’une de ses fameuses conférences de presse peu de jours après l’accident de Fukushima, au Japon, elle confirmait la surprenante décision annoncée la veille : les sept centrales nucléaires d’Allemagne les plus âgées plus une, victime de pannes, seront arrêtées pour trois mois, et le tournant énergétique vers le renouvelable sera accéléré. Berlin avait, quelques mois auparavant, prolongé la durée de vie des centrales les plus anciennes au motif de la sécurité de l’approvisionnement…Comprenne qui pourra.

Etait-il seulement politique, ce revirement, dans le contexte d’une année électorale délicate pour elle ? Ou correspondait-il à une conviction profonde de la chancelière de saisir une chance historique, comparable à celle d’accueillir les migrants en août 2015 ? Comme d’habitude, nous ne le saurons jamais. Mais quoi qu’il en soit, le 30 mai 2011, c’est une Angela Merkel combative qui revient à la charge devant les journalistes pour parachever sa nouvelle stratégie : l’Allemagne sortira définitivement du nucléaire en 2022. L’objectif, annonce-t-elle, est de développer les énergies renouvelables afin qu’elles couvrent 35 % des besoins en électricité d’ici à 2020. A cette date, ces besoins devront être réduits de 10 % par rapport à 2008 et les émissions de gaz à effet de serre être 40 % inférieurs à ce qu’ils étaient en 1990. Tout en garantissant une grande stabilité de l’approvisionnement, indispensable pour une nation industrielle comme l’Allemagne.

Six ans plus tard, le bilan de cette politique phare de la chancelière est pour le moins contrasté. Le programme d’arrêt des centrales nucléaires, plébiscité par une large partie de la population, suit lentement son cours : le nucléaire ne couvre plus que 13,1 % de la consommation d’électricité, contre 14,1 % en 2015.

En revanche, l’Allemagne a par ailleurs si bien développé ses énergies renouvelables qu’elles représentent désormais la première source d’électricité du pays, et couvrent 32,3 % de la consommation d’énergie. Elles devraient donc atteindre sans problème les 35 % du mix énergétique d’ici à 2020, mais grâce à une politique d’encouragement très coûteuse pour les ménages et les entreprises.

En revanche, les autres objectifs sont considérés par les experts comme hors d’atteinte : ni l’efficience énergétique ni la réduction des gaz à effet de serre ne devraient pouvoir se situer aux niveaux annoncés. Pour la  » chancelière du climat « , c’est un échec patent. Certes, les Allemands ont consommé 2,4 térawatts-heure (TWh) de moins en 2016 qu’en 2015 (- 0,4 %), malgré une progression du produit intérieur brut (PIB) de 1,9 % ; cette baisse confirme un découplage durable entre croissance économique et consommation d’énergie. Mais elle reste trop faible : pour se rapprocher des valeurs cibles annoncées, l’Allemagne devrait réduire sa consommation de 8 TWh chaque année.

Quant aux émissions de gaz à effet de serre, après une réduction en 2015, elles sont reparties à la hausse en 2016, passant de 908 à 916 millions de tonnes équivalent CO2, soit une augmentation de près de 1 %. Un niveau quasi stable depuis 2009. La réduction par rapport à 1990 n’est que de 27 %, ce qui signifie que le pays devrait réduire ses émissions, selon les études, de 41 millions à 82 millions de tonnes chaque année d’ici à 2020 pour atteindre ses objectifs. Comment, malgré un effort inouï pour développer les renouvelables, l’Allemagne est-elle en train d’échouer sur les deux objectifs centraux de son  » tournant énergétique  » ? La faute tient essentiellement au charbon, qui, malgré une baisse continue depuis trois ans, se maintient à un niveau élevé. La production des centrales à houille couvrait, en 2016, 17 % du mix énergétique, celle des centrales à lignite 23,1 %.

Bien que polluante, l’électricité issue du charbon reste intéressante pour les compagnies énergétiques en raison de l’inefficience du marché européen des droits à polluer. A faible prix de la tonne de CO2, elles préfèrent continuer à produire et à vendre leur électricité à l’Autriche, à la France ou aux Pays-Bas, au besoin à un prix négatif, plutôt que d’arrêter les centrales. L’Allemagne, championne des exportations, l’est aussi en matière énergétique : en 2016, ses ventes de courant  » sale  » à l’étranger ont franchi un nouveau record, 8,6 % de sa production est partie chez ses voisins.

 » En Allemagne, la difficulté n’est pas la sortie du nucléaire, mais la sortie du charbon, explique Patrick Graichen, président de la société d’experts Agora Energiewende, créée par la Fondation Mercator et l’European Climate Foundation. Pour des raisons historiques et culturelles, l’Allemagne est attachée au charbon, associé à la croissance économique de l’après-guerre. Les syndicats allemands et le Parti social-démocrate (SPD) chantent encore lors de leurs congrès des chants du temps du charbon. Dans le nucléaire, il n’y a jamais eu autant d’emplois que dans le charbon. C’est l’inverse de la France.  »

Tout débat sur la sortie du charbon est donc politiquement très coûteux, pour le SPD comme pour l’Union chrétienne-démocrate (CDU) d’Angela Merkel.  » Le gouvernement espérait que le marché des droits à polluer vienne naturellement à bout du charbon, sans qu’il ait besoin d’intervenir directement. Cette stratégie a échoué. En 2016, lorsque nous avons proposé un plan de sortie du charbon en 2038, il était clair qu’avec les élections régionales en mai 2017 en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, grand pays du charbon, et le scrutin fédéral en septembre, aucun débat ne serait lancé « , poursuit l’expert.

Sans sortie programmée et obligatoire du charbon, comparable au plan du gouvernement en matière nucléaire, aucun progrès significatif ne pourra être fait au niveau des émissions de CO2, dans le contexte d’une quasi-stabilité des émissions dans l’industrie et les transports. Pour compenser, le gouvernement affiche ses progrès dans l’élimination de l’impopulaire énergie nucléaire : début mars, il a entériné un accord avec les grands groupes énergétiques sur la question du démantèlement des centrales.

Il prévoit que les sociétés exploitant des réacteurs nucléaires abandonnent à l’Etat la responsabilité du stockage des déchets. En échange, ces entreprises s’engagent à verser 23,55 milliards d’euros d’ici au 1er juin 2017 dans un fonds public de gestion des déchets nucléaires. Les énergéticiens conservent la charge de la fermeture et du démantèlement des centrales, ainsi que de l’empaquetage des déchets.

Mais en France , nous direz-vous ? Avec 77% de la production d’énergie totale d’origine nucléaire, contre 12,6% pour l’hydraulique, 5% pour les centrales thermiques à combustibles fossiles, 3,1% pour l’éolien et 1,1% pour le photovoltaïque croyez-vous qu’il soit possible et même envisageable de suivre les injonctions d’Angela Merkel pour se donner une sympathique image de  » gouvernement du climat  » ? Croyez-vous un instant à un développement significatif de la production d’énergie d’origine hydraulique ?

Imaginez-vous que nos terroirs et nos côtes puissent se couvrir à l’infini de ces horribles oiseaux d’acier que l’on nomme des éoliennes ? Que toutes nos maisons, immeubles et autres bâtiments se hérissent de panneaux photovoltaïques ? Car la France n’a plus de charbon en quantité significative et ceux qui militent en faveur de la fin de l’énergie nucléaire sont les mêmes qui refusent la recherche et l’exploitation d’autres sources d’énergie dans le sous-sol mais hurlent lorsque, avec Pierre Rhabi, nous nous interrogeons sur les bienfaits d’une décroissance raisonnée…

Alors, répétons-le : méfions-nous des injonctions d’Angela Merkel.

 

III. Jean de La Fontaine était un prophète

Vous connaissez tous la fable intitulée Le loup et le chien. Nous ne la reproduirons pas ici dans son intégralité mais nous contenterons de vous en rappeler la chute pour introduire la dernière note du think tank socialiste Terra Nova, intitulée  » Sortie de l’euro : les petits paieront ! « , qui a été publiée jeudi 16 mars.:

Chemin faisant il (le loup) vit le col du Chien, pelé :
Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

D’abord les chiffres qui résument ce texte :

1 066 à 1 830 euros

C’est, par an et par ménage, ce que coûterait une dévaluation de 15 % à 20 % de la monnaie nationale, une fois la France sortie de l’euro, affirme le think tank Terra Nova.

15 % à 18,5 %

C’est, selon le cercle de réflexion, le contenu en importations de la consommation des ménages français, c’est-à-dire la part qui concerne des produits ou services (finis ou intermédiaires) venus de l’étranger.

30 à 54

C’est, en milliards d’euros, le surcoût de la dette publique française (paiement des intérêts) par an en cas de hausse des taux d’intérêt après un retour au franc. En comparaison, la charge de la dette pour 2017 devrait atteindre 41,8 milliards d’euros.

ET TENEZ VOUS-LE POUR DIT !

Car voici la sentence de Terra Nova si, par malheur, la France décidait de quitter la zone euro et de retrouver sa monnaie nationale historique (faut-il rappeler toutefois que le Royaume-Uni, encore membre de l’Union européenne, n’a jamais appartenu à la zone euro et ne s’en est pas plus mal porté ?).

C’est l’un des points les plus débattus du programme du Front national (FN), mais aussi celui qui fait couler le plus d’encre. Les trois quarts des Français s’y opposent (selon un sondage Elabe rendu public le 9 mars), et pourtant, la mesure reste au cœur des propositions de Marine Le Pen, à cinq semaines du premier tour de l’élection présidentielle.

 » La sortie de l’euro serait loin de servir les intérêts des classes populaires dont le FN a fait sa cible privilégiée : elle leur serait même extrêmement défavorable « , résume le think tank proche du Parti socialiste (PS), qui a étudié les effets d’un retour à la devise nationale sur le pouvoir d’achat et l’épargne des Français, mais aussi sur leurs impôts et leur accès aux services publics. Car, ne vous y trompez pas, pour Terra Nova, en dehors de l’euro point de salut.

Ainsi, une sortie de l’euro entraînerait, nous dit-il, une dévaluation d’au moins 15 % à 20 % du franc. De quoi engendrer une hausse des prix des produits importés, à laquelle il conviendrait d’ajouter la  » contribution sociale sur les importations « , cette taxe de 3 % que Marine Le Pen souhaite instaurer pour relever les petits salaires et les petites retraites (jusqu’à 1 500 euros mensuels) de 80 euros par mois en moyenne.

En prenant l’hypothèse du FN que 15 % des dépenses de consommation des ménages portent sur des produits ou des services venus de l’étranger, le cercle de réflexion aboutit à une ardoise de 1 066 à 1 830 euros par ménage et par an. «  C’est (…) entre 7 % et 12 % d’un smic net à temps plein ; entre 11 % et 19 % des revenus d’un retraité seul au minimum vieillesse… ou entre 90 et 152 euros de pouvoir d’achat en moins par mois pour un salarié du milieu de la distribution des revenus « , prétend Terra Nova.

Une analyse à rebours de l’argumentaire de la présidente du Front national pour justifier le financement de sa  » contribution sociale  » : «  3 %, ce sont des matières premières, cela représente une proportion (…) dérisoire du prix des produits finis, ce ne sera pas sensible. Mais cela permet de relancer le pouvoir d’achat « , assurait-elle à juste titre devant la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), le 6 mars.

Mais Terra Nova ne l’entend pas de cette oreille :  » C’est ignorer que les chaînes de valeur se sont globalisées : aujourd’hui, les deux tiers des composants d’un Airbus sont importés ! Et, dans ces secteurs précis, on ne peut pas dire que la France ne profite pas de la mondialisation « , rétorque le directeur général de Terra Nova. De plus,  » si le prix des biens importés augmente, le prix des mêmes biens produits en France tendra probablement à augmenter également : si une Volkswagen coûte plus cher, Renault et PSA élèveront certainement aussi un peu leurs prix pour capter une part de cette marge « , souligne la note sans aucune preuve. Les ménages devraient, enfin, supporter les effets d’une dévaluation sur les administrations : une augmentation du prix des médicaments dans les hôpitaux, par exemple, devrait être financée par une hausse d’impôt….

Mais ce n’est pas tout, tant il importe de semer la peur au sein de la population :  » La sortie de l’euro aurait aussi des effets sur les classes populaires et les classes moyennes – par – son incidence sur le poids de la dette publique « , souligne Terra Nova.

Non pas tant par ses conséquences immédiates : comme l’ont largement souligné les conseillers économiques du FN, en droit international, la lex monetae stipule qu’un contrat de droit national doit être réglé dans la monnaie du pays concerné. C’est au moment du refinancement de la dette française, détenue par nos créanciers pour une durée moyenne de sept ans, que la situation deviendrait complexe : la charge (les intérêts) pourrait atteindre 30 milliards d’euros supplémentaires par an (à comparer à 41,8 milliards aujourd’hui).

 » Pour financer ce surcoût, il faudrait soit couper dans les dépenses publiques, soit augmenter les impôts. (…) La première méthode nuirait principalement à ceux qui ont le plus besoin des services publics, ceux qui ne sont pas en situation de payer une école privée à leurs enfants ou de prendre en charge une part croissante de leurs frais de santé « , indique Terra Nova. Quant à la piste de la hausse d’impôt, elle semble inconciliable avec la baisse de 10 % de l’impôt sur le revenu – hors dernière tranche – contenue dans le programme du FN.

Un retour au franc aurait, enfin, selon Terra Nova, pour effet de déprécier l’épargne des Français et notamment celle placée en assurance-vie. Un placement plébiscité par les retraités, mais aussi par les employés (29 % d’entre eux) et les agriculteurs (54 %), selon l’Insee.

Quant à la fameuse  » planche à billets « , elle créerait plus vraisemblablement de l’inflation, une fuite des capitaux vers l’étranger et un financement plus difficile des prêts immobiliers ou à la consommation :  » 2 % d’intérêt en plus sur un prêt immobilier de 150 000 euros sur quinze ans pour acquérir un pavillon dans un département du centre du pays – pourraient – en doubler le coût (…) par rapport à la situation actuelle « , a même calculé Terra Nova…

En d’autres termes, pour Terra Nova, mieux vaut être le chien que le loup. Le domestique que le maître. Et surtout, ne rien changer à notre servitude d’aujourd’hui en échange des quelques piécettes que veut bien nous laisser l’Union européenne !

Alors, que préférez-vous ? Etre esclave et aller à la soupe ou être libre et vous serrer un peu la ceinture ?

Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

 

Le 17 mars 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

Publicités

Une Réponse to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (17 mars 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

Trackbacks/Pingbacks

  1. BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (10 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE:. La blanche de Guyane-et varia | documentation.erlande - avril 15, 2017

    […] Fontaine Le loup et le chien : « Jean de La Fontaine était un prophète » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/17/bulletin-climatique-quotidien-17-mars-201&#8230😉 dont la conclusion était la suivante […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :