BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (18/19 mars 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

18 Mar

I. Après la Suède, la Belgique, les Pays-Bas…

C’est au tour de la France de devoir subir l’invasion des jeunes, voire très jeunes, toxicomanes marocains dont Mohammed VI ne veut plus !

Cela fait quelques mois maintenant que ces adolescents sont arrivés à Paris et qu’ils errent dans le quartier de Barbès (dans le 18ème arrondissement de Paris, entre le square Alain-Bashung et la rue de la Goutte-d’Or), seuls, refusant toute prise en charge par les pouvoirs publics qui, de leur côté, ne font rien pour mettre un terme à leur cavale. Difficile d’évaluer leur nombre mais ils pourraient être déjà plus d’une centaine, selon l’Office français de l’immigration et de l’intégration. « Des mineurs isolés aussi jeunes, toxicomanes et réfractaires à toute aide, c’est du jamais-vu à Paris », est-on seulement capable de dire à la mairie. Le phénomène a pris, paraît-il, les autorités de court. Et met les nerfs des riverains à rude épreuve.

Les nouveaux Mystères de Paris

Planté devant l’entrée d’une laverie automatique de la rue de Jessaint, Ouakka (qui a quitté son bled il y a longtemps…), 79 ans, ouvre l’œil. Sa mission ? Empêcher ces gamins de pénétrer dans l’établissement. « Ils fument, ils crachent, ils boivent, ils se droguent, ils insultent et vandalisent », dit-il. Cherchant refuge pour la nuit, certains ont forcé la porte à plusieurs reprises pour camper sur les machines à laver. D’autres ont squatté des Autolib’. « Défoncés à la colle, ils sont hyper agressifs », raconte Théodore Ceccon, 37 ans, gérant du restaurant italien d’en face, La Bella Donna. « On les a vus se battre au cutter, agresser une jeune fille de 14 ans pour lui voler son sac, cambrioler le studio du boucher, défoncer la porte d’une école… » Mais que fait la police ? 

« On ne peut pas envoyer des enfants de 9 ans en prison !, rappelle-t-on à la Ville de Paris en ajoutant sans rire : Tous les services de la ville ont été missionnés pour trouver une solution. » L’association Hors la rue (spécialisée dans le soutien aux mineurs étrangers) est la seule à être parvenue à établir un contact. Mais les premières tentatives d’hébergement se sont soldées par un échec : ils se sont enfuis au milieu de la nuit. « A priori, ce sont des enfants des rues, explique le sociologue Olivier Peyroux, de l’association Trajectoires. Ils semblent errer en Europe, sans stratégie migratoire claire. » Mais que fait alors l’OFPRA (L’Office français de protection des réfugiés et apatrides) qui se prétend toujours à la pointe du combat pour le salut des migrants ?… 

« S’ils dépendent d’un réseau, ils n’en parleront pas avant longtemps, pas avant de se sentir en très grande sécurité, souligne Guillaume Lardanchet, directeur de Hors la rue. Le danger : qu’ils soient récupérés, utilisés pour commettre des délits… » Mais nous n’avons aucun souci sur ce point vu que cela a déjà commencé mais que c’est caché par les autorités.

Une chose est sûre : ils sont tous passés par l’Espagne. C’est là qu’ils se seraient rencontrés. Et soudés. Certains sont parvenus à pénétrer à Melilla, l’enclave espagnole située au nord du Maroc : ils entrent par la frontière, cachés sous les voitures, ou simplement à pied, accompagnés d’adultes domiciliés dans la région, qui ont l’autorisation de passer sans visa pour la journée. Ils traînent près du port en attendant de franchir le détroit de Gibraltar, à bord des ferrys, cachés dans des camions, comme d’autres savent le faire à Calais. Mais le plus grand nombre passe en Espagne par Tanger et les ferrys qui se rendent à Algésiras ou à Tarifa.

Récemment, l’ONG Save the Children a détecté la présence d’adultes contrôlant ces groupes de jeunes, leur fournissant de la colle en échange de leur exploitation sexuelle ou criminelle. Le phénomène a pris de l’ampleur en 2016 à Madrid et à Barcelone, où, dans plusieurs centres, leur nombre a doublé. Mais pour eux, l’Espagne, touchée par un chômage en diminution mais encore important, n’est qu’un point de passage sur leur route vers le nord.

Depuis 2012, ils avaient surtout été repérés en Suède, en Belgique et aussi aux Pays-Bas. Mais jamais encore à Paris.

Comme quoi, il ne faut désespérer ni de l’imagination des hordes migrantes ni de l’aboulie de nos gouvernants !

II. L’avenir est-il entre les mains des indécis ?

La dernière vague de l’enquête électorale du Centre de recherches de Sciences Po (Cevipof), qui a été réalisée par Ipsos-Sopra Steria, les 14 et 15 mars, est préoccupante par le nombre inhabituel des électeurs encore indécis. Cette indétermination est d’autant plus grave qu’elle concerne l’élection présidentielle probablement la plus importante de l’histoire de la République. La situation présente mais, plus encore, future de notre pays n’autorise plus la moindre perte de temps et d’énergie pour mettre un terme à son déclin. Passé ce moment, il sera sans doute trop tard et, dans cinq ans, seul un miracle pourra éventuellement y remédier. Mais qui en prend la mesure et qui…s’en soucie ?

A quarante jours du premier tour de scrutin, au moment où d’habitude le débat présidentiel se cristallise, seulement 66 % des électeurs se disent tout à fait certains d’aller voter le 23 avril, soit 3 points de moins qu’il y a un mois. Ce pourcentage tombe à 57 % chez les moins de 35 ans et à 49 % chez les électeurs qui ne se déclarent proche d’aucun parti politique (soit le quart de l’électorat). De tels niveaux d’hésitation ou d’indécision électorales sont tout à fait inédits.

Au lendemain de son meeting réussi place du Trocadéro et du renoncement définitif d’Alain Juppé à offrir une alternative à la droite, François Fillon avait enregistré un léger rebond : il était crédité de 19,5 % des intentions de vote, en progression de 2 points. Huit jours plus tard, il a perdu le bénéfice de ce sursaut et retombe aujourd’hui à son niveau du début du mois de mars, 17,5 %, soit une chute de 8 points par rapport au mois de janvier, avant le déclenchement de ses ennuis judiciaires. Un hasard ou une nécessité ?

Certes, il a consolidé le cœur de son électorat puisque 70 % des sympathisants des Républicains (en hausse de 7 points en un mois) ont aujourd’hui l’intention de voter pour lui. Mais il perd du terrain dans toutes les autres catégories d’électeurs, notamment chez les moins de 35 ans, dont 9 % seulement continuent à le choisir. En outre, si elle ne s’est pas effondrée, son image s’est dégradée : 54 % des Français, en hausse de 4 points en un mois, déclarent ne pas  » aimer du tout  » cette personnalité. Enfin, il ne reste plus aujourd’hui que 15 % des sondés pour souhaiter sa victoire à l’élection présidentielle.

Les deux candidats de gauche, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, ne bénéficient en rien de la mauvaise passe de M. Fillon. Au contraire. Encore crédité, en janvier de 14 % à 15 % des intentions de vote, le candidat de La France insoumise est retombé sous la barre des 12 % (11,5 % actuellement) depuis la désignation du candidat socialiste. M. Mélenchon ne parvient plus, depuis, à retrouver une dynamique positive.

L’évolution du candidat socialiste est plus décourageante encore : avec 12,5 % des intentions de vote, il a baissé de 1,5 point depuis début mars et sa campagne, à l’évidence, patine. Avec les faveurs de 11 % des employés et 9 % seulement des ouvriers, Benoît Hamon ne bénéficie que d’un très faible taux de sympathie dans les catégories populaires. Seul le soutien des fonctionnaires (18 %) et des étudiants (20 %) lui permet de ne pas décrocher davantage.

Au plan politique, enfin, sa situation devient très problématique : il ne recueille que de 45 % des intentions de vote des électeurs proches du Parti socialiste, chez qui il ne devance Emmanuel Macron que de 3 points. Minoritaire au PS en dépit de sa victoire à la primaire, il n’est pas parvenu, depuis deux mois, à élargir son assise ni à rassembler son camp. Au total, l’ensemble des candidats de gauche (Hamon, Mélenchon, -Nathalie Artaud et Philippe Poutou) atteignent péniblement le quart des intentions de vote.

Emmanuel Macron consolide est le seul bénéficiaire de la dernière quinzaine. Semaine après semaine, il grignote peu à peu du terrain grâce au ralliement de nombreux opportunistes de tous bords, alléchés par quelques prébendes financées par le grand capital, allié du candidat d’En Marche ! : le voilà crédité de 26 % des intentions de vote, en hausse de 1 point depuis début mars, de 3 points depuis début février et de 8 à 11 points depuis décembre 2016. En outre, les intentions de vote en sa faveur se consolident : 52 % sont désormais un choix définitif, soit 10 points de plus que début mars.

Son électorat connaît peu de points faibles : s’il est plus présent chez les moins de 35 ans (28 %), les plus de 65 ans le soutiennent également (25 %) ; il distance très nettement les autres candidats chez les cadres supérieurs (34 %), les professions intermédiaires (28 %) et les étudiants (30 %), mais il est loin d’être absent chez les employés (24 %) et les ouvriers (20 %). Il est aussi largement soutenu par les électeurs les plus aisés – et, depuis que l’on connaît son programme, on sait pourquoi – (34 % des revenus de plus de 3 500 euros mensuels), il recueille 20 % des intentions de vote chez les plus modestes (moins de 2 000 euros par mois).

Au plan politique, s’il fait presque jeu égal avec M. Hamon chez les sympathisants socialistes, il le devance très largement parmi les électeurs de François Hollande au premier tour de la présidentielle de 2012 : 48 % d’entre eux le soutiennent, soit 20 points de plus que le candidat socialiste…Ce qui démontre qu’il est bien le candidat de François Hollande .

Vous laisserez-vous abuser ?

Si elle reste en tête de la compétition, la candidate du Front national, Marine Le Pen, est stable depuis le début du mois de mars et n’a progressé que de 1 point depuis début février. Désormais talonnée par Emmanuel Macron, elle est nettement distancée en termes d’image. Mme Le Pen continue à susciter le rejet complet de 53 % des Français qui ne  » l’aiment pas du tout  » (contre 28 % pour M. Macron). Et 24 % des électeurs souhaitent la victoire du candidat d’En marche !, contre seulement 20 % pour celle duFront national. SE LAISSERONT-ILS DÉFINITIVEMENT ABUSER ?

Sans préjuger des cinq semaines de campagne restant avant le premier tour, le duel entre la candidate du FN et le candidat du Marais s’installe donc désormais comme l’hypothèse la plus plausible.

Alors, rappelons-le, il n’y aura probablement pas de cession de rattrapage pour l’avenir de la France. Ou à quel prix ? Ils ne pourront pas dire qu’ils ne le savaient pas.

 

III. Quand Laurence Rossignol fait contre mauvaise fortune bon coeur

La ministre des droits des femmes, Laurence Rossignol, a salué, jeudi 16 mars, la validation par le Conseil constitutionnel de la scandaleuse proposition de loi étendant aux sites Internet le délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse, définitivement adoptée par l’Assemblée nationale en février après de vifs débats.

L’amène Laurence Rossignol

Pourtant, l’honnêteté aurait dû inciter la ministre à reconnaître que l’institution a émis deux réserves d’interprétation qui réduisent nettement la portée du projet de loi et éloignent significativement l’objectif affiché par ses auteurs, soutenus par le gouvernement, à savoir lutter contre  » le militantisme anti IVG 2.0 « , selon l’expression de mauvais goût du rapporteur (PS) du texte, Catherine Coutelle.

La loi prévoit en effet de sanctionner de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur une IVG, y compris en ligne, notamment par la diffusion d’  » allégations ou indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif « . Sont évidemment visés les sites qui sont animés par des militants anti-avortement et mettent en avant des conséquences douloureuses physiquement et psychologiquement. Ils affichent le plus souvent des numéros verts que les femmes peuvent appeler. Le texte ouvre la possibilité de poursuites judiciaires à celles qui estimeraient avoir été  » trompées  » par ces sites.

Le Conseil constitutionnel, saisi par des parlementaires de l’opposition, estime cependant que  » sauf à méconnaître la liberté d’expression, la seule diffusion d’informations à destination d’un public indéterminé  » ne saurait à elle seule constituer un délit d’entrave. Le contenu des sites ne pourra donc être poursuivi. La loi, estiment les gardiens du respect de la Constitution, ne doit permettre de réprimer que des actes commis dans le cadre de relations entre personnes (par exemple en cas d’appel d’un numéro vert) : harcèlement par SMS, délivrance de fausses informations. Il faudra en outre que soit bien sollicitée  » une information, et non une opinion « , que celle-ci porte sur l’IVG et ses conséquences, et qu’elle soit donnée par une personne  » détenant ou prétendant détenir une compétence en la matière « . En clair, que l’interlocuteur de la femme enceinte vise à la tromper délibérément en mettant en avant sa connaissance du sujet.

Désormais, il est clair qu’informer une femme de l’existence de risques physiques ou psychologiques à la pratique d’un avortement ne constitue pas un délit dès lors que cette information  » ne vise pas à la tromper délibérément « .

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Restauration de la Chapelle royale du château de Versailles

Edifice remarquable entrepris par Jules Hardouin-Mansart en 1687 et achevé par Robert de Cotte en 1710, la Chapelle royale constitue sans doute l’expression la plus aboutie du grand style royal voulu par Louis XIV. La noblesse de son architecture et la qualité exceptionnelle de sa décoration font de ce bâtiment l’un des grands chefs-d’œuvre de l’art sacré, à la fois œuvre autonome et partie intégrante de l’ensemble palatial.

 


Attribué à Jacques Rigaud, Le château de Versailles, cour de la Chapelle, vers 1725, Château de Versailles

Plus de quarante ans après sa dernière restauration d’envergure, la Chapelle royale nécessite aujourd’hui une intervention urgente sur la couverture, les parements, la statuaire et les vitraux. Ces restaurations redonneront cohérence et harmonie à l’édifice.

Une première tranche de travaux, prioritaire, sera menée entre juin 2017 et juin 2020 avec le soutien de la Fondation Philanthropia : la restauration de la couverture (charpente, ardoises, ornements en plomb), des parements et des vitraux de l’attique, ainsi que des décors sculptés. Des tranches additionnelles de travaux sont prévues, par la suite, pour les parties basses de l’édifice. Elles se concentreront sur le traitement des façades et des vitraux.

La restauration sera réalisée dans le respect des techniques traditionnelles par des artisans aux savoir-faire ancestraux : maîtres charpentiers, couvreurs, verriers, serruriers, vitriers, tailleurs de pierre, doreurs, sculpteurs, métalliers…

Comme lors de la restauration des parterres et du bassin de Latone*, menée de 2013 à 2015 grâce au mécénat de la Fondation Philanthropia, le chantier de la Chapelle royale sera animé par un souci de valorisation et de transmission des savoirs. Ainsi, le château de Versailles encourage les entreprises qui interviendront sur le chantier à y employer des apprentis se formant aux métiers d’art.

* Restauration du bassin de Latone : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/08/08/bulletin-climatique-quotidien-8-aout-2013-de-la-republique-francaise/

Le 18 mars 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

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