BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (21 mars 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

21 Mar

I. L’antisémitisme  » new look « 

Dès la fondation du Conseil dans l’Espérance du Roi (qui n’a précédé que de quelques jours l’affaire Merah et le meurtre d’un adulte et de trois enfants dans une école juive de Toulouse), nous attirions l’attention sur les dangers d’un nouvel antisémitisme arrivé chez nous dans les cervelles détraquées des immigrés arabo-musulmans. Depuis, le nombre d’actes et de violences (dont des assassinats) commis par des  » Chances pour la France  » islamiques contre des concitoyens de confession juive, n’a cessé de croître avec, il faut bien le reconnaître, bien peu de réactions de la part des pouvoirs publics et, moins encore, des citoyens français.

À croire que l’on persiste en France à ne pas tirer les conséquences du caractère fondamentalement antisémite de l’islam de France. Mais pas que…

Pourtant, à Toulouse, les réactions locales avaient été rapides et claires. Mais ce qui a assombri le tableau, c’est le sentiment de solitude qui s’est assez vite emparé d’une communauté juive qui voyait qu’au fond, le fait ne suscitait pas de mobilisation massive. Evidemment, l’assassinat des enfants a frappé. Mais le reste a un peu échappé à l’analyse, notamment le fait que depuis des années, les enfants des écoles juives étaient pris pour cible par un type d’antisémitisme  » de proximité « , qui n’avait rien à voir avec l’extrême droite jusque là toujours marquée de ce sceau d’infamie.

Quand sont survenus les attentats de Paris en janvier 2015, contre Charlie Hebdo puis l’Hypercacher de la Porte de Vincennes, le devant de la scène fut occupé par l’assassinant des journalistes de l’hebdomadaire satirique bien plus que par l’attaque du magasin juif. D’ailleurs, lors du défilé du 11 janvier…ILS ETAIENT TOUS CHARLIE !

Il y eut néanmoins de la gratitude à l’égard des politiques et surtout des forces de l’ordre. Mais, là encore, une assez grande solitude, comme si, pour l’opinion, il était dans l’ordre des choses qu’un magasin casher soit une cible.

A Paris, bien avant Toulouse, les parents étaient inquiets des agressions verbales mais aussi physiques que les enfants des écoles confessionnelles, portant des signes distinctifs, subissaient, sur le trajet de l’école ou dans les transports.

En janvier 2014, avec  » Jour de Colère « , puis en juillet, en marge de manifestations de soutien aux Palestiniens, des cris  » mort aux juifs  » ont été lancés par des musulmans…Les cris de  » mort aux juifs  » avaient déjà été entendus dans d’autres manifestations, mais cette fois, ils constituaient non pas un dérapage, mais un motif de manifestation. (Lire « En réponse aux lâches » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/07/27/en-reponse-aux-laches/).

Les manifestations de juillet 2014 avaient une autre magnitude et sortaient d’une autre matrice : lors de protestations contre l’intervention militaire israélienne, au nom d’une forme dévoyée d’anti-sionisme mais dont l’antisémitisme ne faisait guère de doute, des gens ont tenté de pénétrer dans des lieux de culte et de frapper des juifs. Des groupes constitués de plusieurs centaines de personnes marchèrent alors sur la synagogue de la rue de la Roquette à Paris. Un seuil d’intensité, de détermination avait été franchi. On l’a retrouvé plus tard à Sarcelles, où des magasins ont été brûlés, où des gens ont manifesté en dépit de l’interdiction préfectorales et sans être punis. Ils ne faisaient plus la différence entre le droit légitime de manifester contre une action du gouvernement israélien et une manifestation antisémite. Comme ils ne font plus aujourd’hui la part des choses entre juifs, israéliens, sionistes et non sionistes.

L’attaque de la synagogue de la rue de la Roquette

On note toujours des pics d’actes antisémites à l’occasion des événements au Moyen-Orient. Mais dans les périodes où il ne se passe rien dans le cadre du conflit israélo-palestinien, le nombre d’actes reste anormalement élevé lorsqu’on le compare aux années 1990, avant le début de l’Intifada, ce qui infirme la thèse de la causalité.

La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) prétend pourtant que la société devient plus tolérante. Mais, en réalité, il y a une montée de la violence physique bien différente des profanations précédemment observés. Aujourd’hui il se répand un sentiment d’insécurité qui vient de ce que tous les jours, des Français  » visiblement  » juif, sont  attaqués au seul motif qu’ils sont juifs.

S’y ajoute le fait essentiel qu’il s’agit là d’un antisémitisme d’une nature différente de l’ancien, qui s’attaque aux juifs en tant que symbole de l’intégration, de l’acceptation de la laïcité, de leur rapport positif à l’Etat. Ce nouvel antisémitisme est donc de l’ordre de la détestation de la France : le reproche fait aux juifs, c’est d’être pleinement français.

En d’autres termes, voici venu le temps d’un antisémitisme…antifrançais. Le summum de la haine, auquel même Hitler n’avait pas pensé !

 

II. Surtout, que rien ne change !

Aux yeux des banquiers et des financiers français de tout poil, Marine Le Pen n’est plus seulement un vilain petit canard (c’était bon au temps où le Front national ne représentait à leurs yeux que les nostalgiques de l’Algérie française). Elle a pris assez d’importance pour devenir ce  » cygne noir « (black swan des bourses anglo-saxonnes), cataclysme improbable qui deviendrait réalité si elle était élue à la présidence de la République et appliquait son projet de faire sortir la France de la zone euro.

Car le  » Frexit  » s’est invité dans les préoccupations quotidiennes des dirigeants des banques.  » Après la publication de nos résultats annuels, nous avons, comme d’habitude, rencontré tous les grands investisseurs institutionnels, notamment aux Etats-Unis et en Asie. Et, à chaque fois, la moitié des rendez-vous a été consacrée à la façon dont nous évaluons la situation politique en France. Je n’ai jamais vécu une pareille situation « , raconte un membre de l’état-major d’une des principales banques françaises. A ce stade,  » Nous expliquons que pour sortir de l’euro, il faudrait non seulement que Marine Le Pen l’emporte, mais aussi qu’elle ait une majorité, et ensuite que les Français votent oui à un référendum. Est-ce qu’il y a une chance que ça arrive ? Mathématiquement oui, comme une météorite peut, mathématiquement, frapper la Terre « , résume un dirigeant du même établissement.

Mais les banques sont parfois à court de réponse.  » La question la plus sophistiquée que nous posent les investisseurs étrangers, c’est : “Quel est le chemin de sortie, comment passe-t-on de l’euro au franc ?” « , explique le président d’une autre banque française, qui a peu apprécié la sortie du gouverneur de la Banque de France. Le 13 février, François Villeroy de Galhau déclarait que sans l’euro, le financement de la dette publique française coûterait plus de 30 milliards d’euros d’intérêts supplémentaires par an.  » En avançant un chiffre, le gouverneur de la Banque de France a crédibilisé cette sortie de l’euro. Mais pour nous, on ne peut pas sortir d’une monnaie, il n’y a pas de plan B « , lâche effrontément ce dirigeant.

Et comme on n’est jamais trahi que par les siens, les BNP Paribas, Crédit agricole et autres Amundi évitent tout contact avec le FN, au contraire des banques anglo-saxonnes qui ont multiplié ces derniers mois les échanges avec les responsables du programme économique de Mme Le Pen. Les institutions financières tricolores ne veulent, en effet, surtout pas donner l’impression qu’elles anticipent la victoire du parti de Marine Le Pen. Elles laissent cependant filtrer de fausses nouvelles selon lesquelles les clients les plus inquiets ont déjà commencé à transférer des actifs hors de France, pour sécuriser leur épargne, au cas où le FN arriverait au pouvoir ! Mais la profession répugne à évoquer ce sujet.  » Il faut faire très attention, tout ça peut créer des paniques « , souffle l’un de ces membres. Et d’ajouter pour faire bon poids sur les électeurs : «  Si les sondages ont sous-évalué le vote Front national, et qu’au soir du premier tour Marine Le Pen réalise un score très important, plus de 35 %, l’atterrissage sera brutal et nous pouvons craindre des sorties de capitaux.  » Encore un qui n’a pas de mémoire ou ne sait pas que  » la politique de la France ne se fait pas à la corbeille  » !

http://www.ina.fr/video/I00013080

Leur argument est connu et vieux comme…l’euro. Un retour au franc entraînerait, nous dit-on, une dévaluation immédiate de la nouvelle monnaie. Les investisseurs français ou étrangers, et les particuliers, chercheraient donc à sortir leurs euros, précipitant des sorties de capitaux. Les banques ont en tête le  » bank run  » de 2015 en Grèce, après la rupture des négociations entre Athènes et ses créanciers.  » Les Français ne sont pas plus idiots que les Grecs. Ceux qui ont beaucoup ou même un peu d’argent vont vouloir le mettre à l’abri dans un pays plus sûr. Si un référendum sur la sortie de l’euro est annoncé, vous pouvez être sûr que le jour même des queues se formeront devant les distributeurs et on aura des ordres de virement à tous crins. Une telle situation entraînerait immanquablement la mise en place d’un contrôle des changes « , prévient un banquier au cas où personne ne l’aurait anticipé…

Ce qui les panique surtout c’est qu’une note de Citigroup, publiée le 15 mars, affirme (forcément sans preuve puisque cela ne s’est pas encore produit) que la valorisation boursière des banques françaises pourrait être amputée d’un quart en cas de victoire de Mme Le Pen. Alors, ils noircissent davantage encore le tableau quitte à propager de fausses informations :  » Sortir de la monnaie unique aurait un effet bien plus important que le Brexit. La dette française est libellée en euro. Si on revient au franc, celui-ci sera fortement déprécié et la dette coûtera donc de 15 % à 30 % plus cher si on la rembourse en euro. Et si nous voulions la rembourser en francs, nous ferions alors face à de multiples procès, comme en Argentine, puis nous aurions ensuite de grandes difficultés à lever de la dette. Resterait alors l’option de faire tourner la planche àbillets, mais nous aurions une inflation galopante « , prévient le numéro trois d’une institution mutualiste, en rappelant que les portefeuilles des banques sont truffés de dettes obligataires de l’Etat français.

Mais la peur des banquiers français ne s’arrête pas là car ils craignent aussi un effet domino :   » Si la France quitte la zone euro, vous pensez que rien ne va changer pour l’Italie, ou le Portugal ? Que les investisseurs auront une pleine confiance dans la dette de ces pays ? Toutes les banques de la zone euro seraient en danger « , avertit un autre banquier. Avec toutes les malversations dont elles se sont montrées capables, avec tous les plans dits de sauvetage dont elles se sont gavées sans retombées positives significatives sur l’économie réelle, les banques de la zone euro ne méritent-elles pas de subir une petite cure d’amaigrissement et de se voir prescrire un régime hypocalorique ?

Alors, quand les investisseurs étrangers demandent aussi aux banques de détailler les stratégies mises en place pour se protéger contre le risque d’une sortie de l’euro, les réponses ne se font guère rassurantes.  » Nous allons mettre nos positions de risque de marché à zéro pour les quelques jours qui vont suivre l’élection, mais cette mesure ne nous protège pas contre une déstabilisation complète de la France, explique un banquier. On ne peut pas faire grand-chose. Acheter des couvertures, des CDS – credit default swaps – contre le risque souverain français ? Ce n’est pas “assumable” politiquement et le montant de nos actifs en France est trop élevé pour pouvoir être couvert.  » Les banques interrogées disent pourtant disposer d’assez de réserves de liquidités pour tenir des mois, voire deux ans pour certaines, si les marchés ferment ou se contractent devant un scénario de sortie de l’euro. Ce qui démontre que la situation n’est pas aussi catastrophique qu’annoncée !

Reste qu’un grand patron du secteur bancaire ne peut s’empêcher de proclamer  ceci :  » Je peux me préparer à la faillite du Kazakhstan, mais pas à celle de mon pays, où j’ai toute mon activité.  »

Les mots ne sont pas trop forts…

 

III. Angela a du plomb dans l’aile

Il est vrai qu’elle en a tant fait…d’âneries ! Alors, comment s’étonner que même Martin Schulz se prenne à rêver.

 » Je veux être le prochain chancelier de la République fédérale d’Allemagne.  » Dimanche 19 mars, c’est par ces mots que Martin Schulz a conclu le long discours – près d’une heure et quart – qui a clôturé le congrès du Parti social-démocrate (SPD), organisé dans un ancien hangar d’autobus de Berlin. Et, à en croire la standing ovation que lui ont réservée ses supporteurs ragaillardis par les derniers sondages, ce qui paraissait hier impossible semble aujourd’hui à portée de main.

Martin Schulz

A six mois des législatives du 24 septembre, M. Schulz n’a certes pas encore détrôné Angela Merkel. Mais, pour la première fois depuis que celle-ci a succédé à Gerhard Schröder, en 2005, la perspective de voir le candidat du SPD ravir le poste de chancelier à la présidente de l’Union chrétienne démocrate (CDU) apparaît comme une hypothèse sérieuse.

En 2009, six mois avant les législatives, la CDU devançait le SPD de 8 points. En 2013, à six mois du scrutin, l’écart était de 13 points. Aujourd’hui, les deux partis sont au coude-à-coude : dans le dernier sondage de l’institut Emnid pour le quotidien Bild, publié samedi, la CDU est créditée de 33 % des intentions de vote, soit un seul point de plus que le SPD. En janvier, les conservateurs avaient près de 15 points d’avance.

Pour le SPD, ce congrès était politiquement sans enjeu mais symboliquement important. Sans enjeu car l’issue était connue : l’élection de M. Schulz à la tête du parti et son intronisation officielle comme candidat à la chancellerie. De ce point de vue, le congrès a été une formalité : l’ex-président du Parlement européen a été élu président du SPD avec… 100 % des voix. Jusque-là, le chef du SPD le mieux élu était Kurt Schumacher, qui avait obtenu 99,71 % des suffrages en 1948.

Attendu, le sacre de M. Schulz n’en reste pas moins un événement symboliquement fort. Mi-janvier, le peu populaire Sigmar Gabriel, alors ministre de l’économie, avait annoncé, à la surprise générale, qu’il souhaitait voir Martin Schulz lui succéder à la présidence du parti et être candidat à la chancellerie. Deux mois plus tard, l’accueil triomphal réservé à M. Schulz lors du congrès de Berlin est venu conforter ce choix. Emu de laisser la main après un peu plus de sept années à la tête du SPD, M. Gabriel a juré qu’il n’y avait chez lui aucune  » mélancolie « , et, à la tribune, il n’a pas lésiné sur les superlatifs pour adouber son successeur.

 » Tu personnifies, par ta vie même, ce qu’est la social-démocratie. Tu n’es pas seulement très intelligent, tu as un cœur gros comme ça et c’est pour cette raison que tu seras un excellent chef du SPD « , s’est-il enflammé, avant de se laisser griser à l’idée, tenez-vous bien, de voir  » Emmanuel Macron président et Martin Schulz chancelier « . Au risque de mettre en cause le lien historique entre le SPD allemand et le PS français, le jour même du grand meeting de Benoît Hamon à Bercy…mais démontrant surtout quels sont les liens entre le CAC40 et le grand capital allemand !

En bon social-démocrate, Martin Schulz a réaffirmé que l’Allemagne – a fortiori parce que l’état de ses comptes publics le permet – devait  » investir  » davantage, ironisant sur les conservateurs qui  » assènent toujours la vieille antienne des baisses d’impôts « .

Et, s’il n’a pas cette fois pris ouvertement ses distances avec  » l’Agenda 2010 « , ces réformes de l’ex-chancelier Gerhard Schröder (SPD) accusées par une partie de la gauche d’avoir précarisé le marché du travail et creusé les inégalités, l’intention y était : en fulminant contre le  » néolibéralisme « , M. Schulz a choisi de donner raison à ceux qui estiment que l’une des raisons des déboires électoraux du SPD de ces dernières années vient de son positionnement trop centriste.

Comme lors de ses précédentes prises de parole, M. Schulz a insisté sur son attachement à l’idéal européen.  » Avec moi, il n’y aura pas d’Europe bashing « , a-t-il promis, avant de s’en prendre aux  » populistes  » qui attisent le  » nationalisme  » et dénoncent à tout bout de champ la  » presse mensongère « . Et pourtant…

Un message autant destiné aux présidents turc et américain, Recep Tayyip Erdogan et Donald Trump, nommément cités, qu’au Front national français et au parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) :  » L’AfD, ce n’est pas une “alternative pour l’Allemagne”, c’est une honte pour la République fédérale « , a assuré le candidat.

Quelle que soit l’issue de la campagne, ce 19 mars restera comme une date importante dans l’histoire des sociaux-démocrates allemands. Le plébiscite obtenu par leur prochain candidat à la chancellerie coïncide en effet avec la prise de fonctions de l’un des leurs, Frank-Walter Steinmeier, à la présidence de la République. Elu le 12 février, l’ex-ministre des affaires étrangères – remplacé par M. Gabriel à la tête de la diplomatie – a succédé, dimanche, au pasteur protestant Joachim Gauck.

A six mois des législatives, les conservateurs misent sur les trois scrutins régionaux prévus d’ici là – dans la Sarre, le 26 mars, dans le Schleswig-Holstein et en Rhénanie-du-Nord – Westphalie, en mai – pour doucher l’euphorie qui a saisi les sociaux-démocrates. Une euphorie moquée par les jeunes de la CDU qui, dimanche, ont amarré un bateau sur la rivière Spree, en face du lieu du congrès, avec cette banderole :  » Eh, chancelier divin ! Si tu peux marcher sur l’eau, viens donc par ici !  »

En Allemagne aussi, ça va tanguer. Mais elle l’a cherché.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Marc-Antoine Charpentier 

Grands motets pour la Semaine Sainte

À la Chapelle Royale du château de Versailles

Mardi 28 mars 2017 – 20h

Dans la tradition musicale catholique, la Semaine Sainte est le moment d’une profusion musicale toute particulière. Mobilisant toutes les forces musicales des églises, cathédrales, couvents et même des salles de concert, la Passion du Christ envahit chaque lieu officiel, pour une communion de tout le Royaume dans la souffrance du Rédempteur.

Pour ce concert, Sébastien Daucé souhaite présenter les différentes facettes des œuvres composées par Charpentier à cette occasion, pour les usages les plus divers. La Messe bien sûr, destinée aux grands offices comme ceux de la Sainte Chapelle de Paris dont Charpentier était le Maître de Musique, est l’ouvrage majeur pour le plus grand nombre des croyants. Le magnifique Miserere des Jésuites rappelle la force de cette Confrérie, dominante dans le Grand Siècle français, par les nombreux édifices dont elle a la charge et qui sont de puissants centres musicaux. Enfin les Leçons des Ténèbres étaient destinées à la pratique conventuelle, mais en cette période de l’année où toute représentation d’opéra était interdite, on se pressait pour entendre (sans les voir) les plus belles voix des couvents de Paris qui rivalisaient alors en mondanité sacrée…

Réunir cette palette d’œuvres pour la Passion permet à Sébastien Daucé de déployer toutes les couleurs des instrumentistes et chanteurs de l’Ensemble Correspondances : la musique de Charpentier est leur terre d’élection, sa subtilité instrumentale, son immanente beauté chorale sont leur meilleure expression. Rencontre au sommet entre les meilleurs interprètes actuels de Charpentier, et sa musique la plus déchirante…

PROGRAMME

Marc-Antoine Charpentier (1643-1704)
Miserere des Jésuites
Leçon de Ténèbres
Motets pour les Trépassés
Messe

DISTRIBUTION

Ensemble Correspondances
Sebastien Daucé Orgue et direction

 

Le 21 mars 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

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  1. Nouvel article sur conseil dans l’espérance du roi : Un grand classique pré-électoral : l’effondrement de la Bourse. | actualitserlande - avril 19, 2017

    […] Doutiez-vous un instant de la collusion entre le grand capital apatride et mondialiste et les programmes de certains de nos hommes politiques candidats à l’élection présidentielle ? En voici la démonstration (Lire « Les boursicoteurs sont d’incorrigibles trafiquants » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/08/25/bulletin-climatique-quotidien-25-aout-2015de-la-republique-francaise/ et aussi « Surtout, que rien ne change » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/21/bulletin-climatique-quotidien-21-mars-201…). […]

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