BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (31 mars 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

31 Mar

I. Le cheval de Troie de l’immigrationnisme

La Cimade (Comité inter mouvements auprès des évacués, la mention « Service œcuménique d’entraide » a été ajoutée lorsque l’acronyme est devenu un nom propre) est une association loi de 1901 de solidarité active avec les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile, membre de la Fédération protestante de France…

L’organisation, qui s’estime insuffisamment entendue par les pouvoirs publics, a choisi de culpabiliser en s’adressant directement aux citoyens. Elle a décidé, à cet effet, de placarder les murs de 70 villes de trois verbes qui, à ses yeux, définissent la politique migratoire française : « réprimer », « humilier », « exclure ».

Affiche de la Cimade sur les politiques migratoires

Ces affiches tranchent dans le paysage urbain actuel. Pas de visage de candidat dessus. Pas de slogan présidentiel. Dans 70 villes de France, cette nuit du mercredi 29 mars, les militants de la Cimade se sont improvisés colleurs d’affiches. C’est leur façon d’entrer en campagne, de faire passer leur vision cosmopolite de la société. « A chaque échéance présidentielle, nous avons toujours élaboré une belle liste de propositions. Face au peu d’engouement des politiques à reprendre nos idées, nous avons décidé d’agir autrement », explique Geneviève Jacques, qui préside cette association protestante d’aide juridique aux étrangers.

« C’est à l’opinion publique que nous souhaitons nous adresser », observe la militante, consciente de la réticence de beaucoup d’hommes politiques sur ce sujet. « L’enjeu est simple : (…) voulons-nous un monde plus solidaire, qui ait à cœur de renforcer la cohésion sociale ? », interroge-t-elle naïvement, à l’heure où la candidate du Front national caracole en tête des intentions de vote à la présidentielle. Car où a-t-elle vu que l’accueil des hordes migrantes qui déferlent sur notre continent pour y imposer leurs moeurs et leur art de vivre permettait, de quelque façon que ce soit, de RENFORCER LA COHÉSION SOCIALE ?

Les Italiens du Mezzogiorno, les Hongrois comme les Slovaques, les Autrichiens comme les Allemands, les Danois comme les Suédois, les Belges comme…les Français ont fait la preuve du contraire. Pourquoi devraient-ils continuer à la faire au nom de la solidarité et de l’hospitalité oecuménique prônée par ce mouvement protestant ?

Pour tenter de l’imposer noir sur blanc, la Cimade a donc choisi les murs de nos villes, espace traditionnellement réservé à cette époque à celles et ceux qui postulent à la plus haute fonction de l’Etat. Parodiant les politiques, la petite organisation a édité trois affiches chocs. « A l’heure de la post-vérité, il n’en fallait pas moins », s’amuse d’ailleurs bêtement Mme Jacques. Sur la première affiche, donc, un large slogan rappelle que « les politiques migratoires répriment ». Sur la deuxième, c’est le verbe « humilier » qui est mis en évidence, quand la troisième rappelle que ces mêmes politiques migratoires « excluent » chaque jour.

« Nous avons décidé d’utiliser les codes de l’affichage politique », rappelle Jean-Claude Mas, le secrétaire général de cette association qui ne manque pas de mauvaises idées. Elle avait en juin 2016 remis des Charters Awards aux préfets qui expulsaient le plus d’étrangers, parodiant, pendant quelques heures sur scène, une remise de Césars, afin de traiter sur le mode de la dérision ces renvois d’étrangers que la gauche a pratiqués ni plus ni moins que la droite de Sarkozy.

« En plus des affichages urbains, nous avons adressé 6 200 affiches aux décideurs. Tous les maires des communes de plus de 5 000 habitants, les députés, mais aussi les collectivités territoriales doivent recevoir ce matin leur poster », rappelle M. Mas. « Il faut changer de logiciel et faire comprendre que l’étranger n’est pas un problème », ajoute celui dont les enfants sont probablement scolarisés loin des zones prioritaires où l’acquisition des savoirs et de la culture est en perdition. Celui dont aucun membre de la famille n’a péri sous les balles des terroristes du Bataclan ou les roues du camion fou de Nice…

La Cimade organise cette opération coup de poing au moment de la sortie de son bilan, présenté ce jeudi matin. Un travail dont la sortie a été accélérée pour tenter d’amener dans le débat ce sujet : « Nous en profitons pour répéter qu’il est nécessaire d’ouvrir des voies légales d’accès à l’Europe et d’opérer un changement radical aux frontières. Quand je dis frontières, je ne pense pas seulement à ce qui se passe loin de nous aux frontières de l’Europe. Vintimille et Calais offrent des exemples de ce non-accueil que nous dénonçons », insiste Geneviève Jacques, qui aimerait aussi que la France pèse de tout son poids pour avancer très vite vers un droit d’asile européen pour les Vingt-Huit et un titre unique de séjour en France, pour tous les arrivants.

Ne tombez pas dans le panneau…publicitaire !

II. France, ta santé fout le camp !

Le géographe de la santé Emmanuel Vigneron vient de mettre à jour ses travaux bien connus  sur la désertification médicale de notre pays.

Selon lui, année après année, le  » désert médical  » français s’étend et s’aggrave. 148 cantons sans médecin généraliste libéral en 2017 contre 91 en 2010 (sur un même découpage cartographique), 581 cantons sans dentistes contre 544 sur la même période…

Grâce à un barème, dans lequel il rapporte à la population le nombre de généralistes libéraux et salariés, de chirurgiens-dentistes, de kinésithérapeutes et de spécialistes (pour eux seuls, uniquement au niveau départemental), il attribue des scores de 1 à 10 aux 3 827 cantons et arrondissements (Paris, Lyon, Marseille). En ressort une carte des territoires abandonnés par les professionnels de santé.

Ainsi, 18 cantons sans aucun praticien obtiennent la note zéro. Ils sont 128 à récolter un 1 : des cantons où l’on trouve, par exemple, cinq généralistes pour 10 000 habitants, mais aucun représentant des autres professions de santé. 366 obtiennent un 2. Ce qui fait près de 3,9 millions de Français vivant dans des territoires à la situation alarmante, si on additionne ces trois notes. S’ajoutent à cela 4,8 millions de personnes habitant dans des territoires délaissés – la note 3.

De 2010 à 2017,  » les fractures se sont agrandies « , relève Emmanuel Vigneron. Pour le géographe, «  de vastes pans du territoire sont désormais en voie de désertification « . Le phénomène s’étend gravement dans certains départements (Manche, Vendée…) et touche quasiment des régions entières, comme dans le centre de la France. Parallèlement, l’offre de soins dans les métropoles  » se renforce et se densifie « . Un double mouvement qui aboutit, selon lui, à une  » France à deux vitesses « .

De son côté, l’Ordre des Médecins s’apprête à mettre en ligne une cartographie interactive de la démographie médicale. Quasiment aucun territoire n’est épargné par la baisse du nombre des seuls généralistes : selon les chiffres relevés au 1er janvier, la France en a perdu 12 % entre 2010 et 2017 (14 % en dix ans). Certains départements affichent jusqu’à un quart de praticiens en moins : – 26 % dans l’Yonne, – 25 %en Lot-et-Garonne… Un comble alors que le nombre de médecins (généralistes et spécialistes confondus) n’a jamais été aussi élevé en France, avec 215 941 en activité totale fin 2016 – soit presque deux fois plus qu’en 1979 !

Mais seules quelques zones – principalement les grandes villes – sont aujourd’hui attractives pour les professionnels de santé.  » Il y a un phénomène de concentration qui s’accélère, la métropolisation fait boule de neige « , souligne Emmanuel Vigneron. Au fait que les jeunes choisissent de s’installer là où leur conjoint trouvera un emploi, où ils auront accès aux transports, etc., s’ajoute la volonté d’exercer là où d’autres professionnels de santé sont déjà présents, ce qui permet une meilleure qualité de travail.

 » La concentration de l’offre de soins spécialisés sur les grandes agglomérations, c’est le moteur de la désertification « , confirme Olivier Lacoste, géographe et directeur de l’Observatoire régional de la santé (ORS) Nord-Pas-de-Calais.De fait, les généralistes s’installent là où se trouvent les spécialistes, suivis par d’autres professionnels de santé (kinésithérapeutes, pharmaciens…) qui dépendent de leurs prescriptions de soins et de médicaments.

Si le manque de médecins libéraux est visible, les hôpitaux peinent aussi à attirer dans ces territoires périphériques.  » Tous les établissements sont concernés hors CHU, et encore certains le sont aussi « , remarque M. Vigneron. Dans certaines régions, c’est plus du tiers des postes de titulaires qui ne sont pas pourvus, obligeant à recruter des médecins intérimaires à prix d’or (jusqu’à 1 200 euros les vingt-quatre heures) ou des titulaires de diplômes étrangers. A Valognes (Manche), la pénurie d’urgentistes a par exemple conduit à fermer le service à l’été 2015.

Un lot de « Chances (médicales) pour la France« 

La question des déserts médicaux est sur la table depuis longtemps. Dans les médias, les reportages se succèdent depuis quinze ans. Comme les propositions de loi portées par des parlementaires ruraux. Mais les gouvernements successifs de la République semblent être restés dans le déni, se contentant de voir un problème de nombre de médecins…

Pour éviter la catastrophe, tout en respectant la liberté d’installation des médecins opposés à toute tentative de régulation, les politiques ont multiplié les dispositifs incitatifs et les statuts avantageux. Prime à l’installation de 50 000 euros, dispositifs garantissant un certain niveau de revenus, etc.  » Tout cela a peut-être amorti les choses, mais pas dans les proportions souhaitées. L’impact a été modéré et pas à la hauteur des attentes « , analyse le docteur Jean-Marcel Mourgues, à l’ordre des médecins.

Aujourd’hui, la poursuite du développement des maisons de santé pluriprofessionnelles (910 déjà opérationnelles, 334 sur les rails) est au programme de la plupart des candidats à la présidentielle.  » C’est devenu un peu du marketing, cela ne résoudra pas tous les problèmes, affirme Yannick Schmitt pour le Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants. Emmanuel Macron dit vouloir en créer 2 000, il pourrait dire 5 000, s’il n’y a pas la volonté locale, ça ne marchera pas !  »

Sans commentaire

Reste la question de l’impact du phénomène. Il est économique sans doute, l’absence de médecins pouvant être un frein à l’installation de familles voire d’entreprises dans certaines communes. Et sanitaire ? Difficile à évaluer. L’ORS Nord-Pas-de-Calais commence à observer l’évolution défavorable de la mortalité dans les secteurs qui subissent la désertification médicale.

Ou comment favoriser le  » Grand Remplacement  » : augmenter la mortalité des natifs en même temps que l’accueil des migrants…Et la boucle est bouclée.

III. L’image et l’écriture au Moyen-Age

L’écriture est omniprésente dans les images médiévales. Ce constat – celui d’une évidence – a alimenté un pan entier de la médiévistique au cours des trente dernières années, celui de l’étude des relations entre le texte et l’image.

Vincent Debiais nous en offre une merveilleuse et savante synthèse dans son dernier ouvrage, La croisée des signes (Editions du Cerf-Patrimoine)

Il y envisage ces questions en les abordant au prisme de la coprésence des signes alphabétiques et iconiques au sein d’une même image, qu’elle soit peinte sur l’enduit ou sur le verre, sculptée dans la pierre ou le métal, composée en mosaïque ou en textile. En analysant les dispositifs de l’inscription, sa forme, sa localisation et son contenu, cette étude propose de dépasser le constat de l’omniprésence de l’écriture dans l’image pour interroger les conditions et les effets de cette rencontre.

L’ouvrage cherche à répondre à une importante question : pourquoi écrit-on autant sur les images durant le Moyen Age ? Par une série d’études de cas, le livre décrit les modalités de ces représentations et les techniques visuelles à l’œuvre. De Bamberg à Moissac, de Bayeux à Saint-Savin, les chapiteaux, les fresques et les objets sont parsemés d’inscriptions. Non seulement ces images médiévales ne constituent pas, contrairement à une mauvaise interprétation des mots de Grégoire le Grand (537-604), une  » Bible des illettrés « , mais les écritures qui y figurent n’en sont pas les légendes. L’historien fait au contraire apparaître les jeux de décalage et de distanciation entre des images et des écritures. Le texte ne double pas l’image, il en fait partie, l’un et l’autre constituant un unique dispositif visuel qui détermine la réception et l’efficacité de la représentation.

Vincent Debiais dialogue à la fois avec les historiens de l’art médiéval, comme Herbert Kessler et Jean Wirth, et avec un courant essentiel de la recherche récente, l’étude de la culture graphique du Moyen Age, qu’il s’agisse des écritures monumentales exposées, analysées par Armando Petrucci, ou des effets sociaux de la maîtrise de la lecture et de l’écriture, décrits par Michael Clanchy et Michel Zimmermann. Il illustre aussi la fécondité des travaux de l’anthropologue Jack Goody (1919-2015) sur la force de la  » raison graphique  » dans les sociétés au sein desquelles l’alphabétisation reste minoritaire. Comme le montre ce dernier, la puissance sociale et symbolique de l’écrit agit aussi sur celles et ceux qui ne savent pas déchiffrer les inscriptions, mais qui les reconnaissent comme forme et comme source d’autorité.

C’est cette action visuelle, cette  » pragmatique « , que tente de saisir le livre. La capacité d’agir sur le spectateur repose sur le mouvement, sur la dynamique de la représentation, créés par l’écart entre l’écrit et l’image : l’œil, comme le sens, va de l’un à l’autre. L’écriture permet à l’image de devenir singulière, de transformer une figuration générale en une figure unique. Ce mécanisme par lequel les mots donnent vie aux formes reprend un modèle essentiel du christianisme, celui de l’incarnation du Christ et de son substrat biblique.

La Renaissance, qui voit se développer une nouvelle conception de l’image autonome, imitation plastique du réel, efface ensuite ce jeu dynamique entre les lettres et les formes. Mais il ressurgit parfois, comme lorsque le cinéaste soviétique Sergueï Eisenstein critique, au début des années 1920, le cinéma parlant. Ce nouveau dispositif contribue selon lui à un réalisme appauvrissant, là où les mots et les sons pourraient, au contraire, par leur décalage et leur montage, contribuer à accroître la puissance de l’image, dans une dialectique qui se nourrit autant de la jeune révolution russe que de l’ancienne tradition biblique.

A lire et à faire lire dans ce monde de brutes et d’acculturation.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

L’INSTITUT DE LA MAISON ROYALE DE FRANCE

ET

LA HERMANDAD NACIONAL MONÁRQUICA DE ESPAÑA

( DÉLÉGATION DE FRANCE )

ONT LE PLAISIR DE VOUS INVITER A LA CONFÉRENCE

SUR L’HISTOIRE DES BOURBON D’ESPAGNE ET DES BOURBON DE FRANCE

PRESENTÉE PAR L’HISTORIEN ET ÉCRIVAIN PHILIPPE DELORME

A LA GRANDE SALLE PAROISSIALE DE L’ÉGLISE SAINT GERMAIN L’AUXERROIS

2 Place du Louvre 75001 PARIS

AUJOURD’HUI, VENDREDI 31 MARS 2017 A 19H30 PRÉCISES

Participation (par personne) : 10 €

Le 31 mars 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

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