BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (8/9 avril2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

8 Avr

I. Le prix de l’aveuglement des uns et de la veulerie des autres

La capitale de la Suède, Stockholm, a été la cible d’un attentat terroriste, hier vendredi 7 avril, sur le modèle de ceux qu’ont connus Nice puis Berlin et Londres. Il fallait s’y attendre après tant d’années de violences urbaines, d’agressions diverses, de viols, etc. perpétrés par une population immigrée devenue si pléthorique par l’aveuglement du peuple suédois et la veulerie de ses dirigeants successifs comme de son Eglise protestante luthérienne.

Arrivée massive de faux réfugiés mais vrais migrants économiques illégaux

Vous en trouverez de nombreux exemples mais aussi les commentaires dans un certain nombre d’articles publiés sur notre blogue et que voici résumés :

Lire « En Suède il n’y a pas que la police qui ment« : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/13/bulletin-climatique-quotidien-13-mars-2017-de-la-republique-francaise/

« Suède, Donald Trump n’avait pas exagéré« : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/02/24/bulletin-climatique-quotidien-24-fevrier-2017-de-la-republique-francaise/

« Malmö, la Molenbeek suédoise« : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/04/13/bulletin-climatique-quotidien-13-avril-2016-de-la-republique-francaise/

ou « La liste est déjà longue« : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/01/13/bulletin-climatique-quotidien-13-janvier-2016de-la-republique-francaise/ . Il y en a d’autres que vous trouverez grâce à notre moteur de recherche.

Violences urbaines récentes en Suède

Dison un mot par exemple des viols qui ont amené à prendre la ministre de l’intégration en flagrant délit de mensonge, comme vous pourrez le lire ci-dessus.

Le BRC, le Conseil National Suédois pour la Prévention du Crime, a révélé que seulement 10 à 20% des viols étaient rapportés à la police et la presse. Près de 30% des viols sont commis contre des jeunes filles de moins de 15 ans. Les auteurs de ces viols sont presque exclusivement des immigrés musulmans, dont beaucoup de demandeurs d’asile aidés par l’extrême-gauche et le gouvernement suédois.

« La menace djihadiste a longtemps été minimisée« , regrettait samedi le quotidien populaire Expressen. Un peu tard

De sorte que la Suède détient désormais le deuxième taux de viol le plus élevé du monde, après l’Afrique du Sud, à 53,2 viols pour 100 000 habitants. Six fois plus qu’aux USA. Mais les peines prévues par le gouvernement, largement sous pression du lobby antiraciste et immigrationniste, rendent pour ainsi dire intouchables les violeurs, lesquels ont en outre,culturellement, une prédilection pour la pédophilie dans leur pays d’origine.

Alors, comment s’étonner qu’un terroriste islamiste, au volant d’un camion volé, ait foncé hier dans la foule, sur l’une des artères les plus fréquentées de Stockholm, faisant quatre morts et quinze blessée dont beaucoup gravement. Où sont les coupables ? Qui sont les responsables ? Les vrais.

Ne pourrait-on penser qu’au lieu de s’abandonner dans des parties fines et autres fêtes débridées, le roi de Suède Carl XVI Gustaf * aurait été mieux inspiré de défendre son pays, son peuple et même ses institutions contre ces grandes et mortelles invasions ?

Continuez ainsi et vous serez tous éradiqués par les envahisseurs.

* Den Motvillige Monarken (« Le monarque malgré lui », ed. Lind&Co, non traduit)

 

 

II. Trump les a tous pris à contre-pied

En décidant, dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, de faire brutalement bombarder un aérodromes militaire syrien, à l’origine du gazage de populations civiles par le régime de Bachar al-Assad, le président des Etats-Unis a surpris et, disons-le, déstabilisé le monde entier.

Donald Trump

Bien sûr, et c’est de bonne guerre, le président russe Vladimir Poutine considère les frappes américaines contre la Syrie comme une « agression contre un Etat souverain », « en violation des normes du droit international, [se fondant] sur des prétextes inventés », a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par les agences de presse russes. Ce qui n’est pas faux.

Il a estimé qu’elles causaient un « préjudice considérable » aux relations entre Moscou et Washington. « Mais surtout, comme l’estime Poutine, cette action ne nous rapproche pas de l’objectif final de la lutte contre le terrorisme international mais dresse au contraire de sérieux obstacles pour la constitution d’une coalition internationale pour la lutte contre (le terrorisme) », a-t-il déclaré un peu hypocritement (la Russie est le principal allié du régime syrien et mène des frappes aériennes depuis la fin septembre 2015 en Syrie, où elle a déployé avions et hélicoptères).

L’Iran, autre allié du régime syrien, a lui aussi condamné fermement l’attaque. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Bahram Ghasemi, a déclaré :

« La République islamique d’Iran qui a été la plus grande victime des armes chimiques dans l’histoire contemporaine condamne toute utilisation de ces armes, peu importe ses auteurs et ses victimes. En même temps, utiliser ce prétexte pour mener des actions unilatérales est dangereux, nuisible, et un non-respect des règles internationales »

Selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, « toutes opération militaire unilatérale vengeant cette attaque ne fait que renforcer les terroristes en plein affaiblissement, ainsi que complexifier la situation en Syrie et dans la région ». Ce qui n’est pas faux non plus.

Mais François Hollande et Angela Merkel, pris à contre-pied, n’ont pas voulu être en reste sur le plan de la surenchère. Le président syrien Bachar al-Assad porte « l’entière responsabilité » des frappes américaines, ont estimé vendredi la chancelière allemande et le président français dans un communiqué commun, assurant que Washington les avait informés au préalable de son action.

Les chefs de la diplomatie allemandes et françaises se sont eux aussi exprimés. Les frappes sont « compréhensibles », a estimé Sigmar Gabriel, tout en appelant à une solution politique sous l’égide de l’ONU. Ces frappes constituent un « avertissement » et une forme de « condamnation » du « régime criminel » de Bachar Al-Assad, a pour sa part déclaré Jean-Marc Ayrault, qui s’exprimait devant des journalistes en marge d’un déplacement en Mauritanie. Il a déclaré avoir été informé dans la nuit par son homologue américain, le secrétaire d’Etat Rex Tillerson. M. Ayrault estime également que cette décision constitue une clarification de la position américaine dans le dossier syrien après qu’on « a entendu tout et son contraire » :

« L’impression qu’on avait c’était que les Américains avaient une priorité qui était la lutte contre Daech (acronyme français de l’organisation Etat islamique) mais en oubliant la nécessaire transition politique. Là, il y a un signal qui a été donné (…) Là, il y a un acte qui est une sorte de condamnation par des frappes militaires sur une base syrienne de ce que fait le régime criminel .»

 

Qu’il est difficile de réagir dans de tels sables mouvants où l’on aurait mieux fait de ne pas s’aventurer et laissant les sunnites, les chiites et leurs alliés musulmans respectifs s’entre-tuer…

Grand allié des Etats-Unis, Israël a évidemment apporté son soutien « total » à la décision de Trump, espérant que ce « message fort » serait « entendu non seulement à Damas, mais aussi à Téhéran, Pyongyang et ailleurs », a déclaré le bureau du premier ministre Benjamin Nétanyahou. Le communiqué ajoute :

« Par la parole et par les actes, le président Trump a délivré un message fort et clair : on ne tolérera pas l’usage et la propagation des armes chimiques »

M. Nétanyahou avait appelé cette semaine à l’action de la communauté internationale pour éliminer les armes chimiques en Syrie. Une porte-parole militaire a pour sa part fait savoir à l’Agence France-Presse que l’armée israélienne avait « été informée à l’avance par les Etats-Unis de l’attaque en Syrie qu’elle soutient totalement ».

L’Arabie saoudite a également fait savoir qu’elle « soutenait totalement » les frappes, saluant elle aussi la « décision courageuse » du président Trump.

« Le gouvernement britannique soutient totalement l’action américaine que nous estimons être une réponse appropriée à l’attaque barbare à l’arme chimique lancée par le régime syrien et qui a pour but de dissuader de nouvelles attaques », a déclaré de son côté un porte-parole du gouvernement de Sa Gracieuse Majesté.

Le Japon enfin soutient la « détermination » des Etats-Unis, a également annoncé son premier ministre Shinzo Abe, jugeant que l’action américaine avait « eu pour but d’éviter une aggravation de la situation ».

Même la Turquie considère que ces frappes sont une bonne chose, a fait savoir le vice-premier ministre turc Numan Kurtulmus. Qualifiant les frappes américaines de « réponse positive », le porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé vendredi à la création d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie après les frappes :

« Pour éviter la reproduction de ce type de massacres (l’attaque présumée chimique imputée au régime), il est nécessaire d’instaurer sans tarder une zone d’exclusion aérienne et des zones de sécurité en Syrie »

Enfin, la Chine a appelé à « éviter toute nouvelle détérioration de la situation » en Syrie, tout en condamnant « l’usage d’armes chimiques, par n’importe quel pays, organisation, ou individu, et quelles que soient les circonstances et l’objectif (recherché) ».

Tir de missiles américains

Mais le plus risible (si l’on peut dire) dans cette terrible affaire est le grand désarroi des médias français, ennemis affichés de Donald Trump depuis la dernière campagne présidentielle américaine, et qui n’avaient pas de mots assez durs pour qualifier les propos apaisants du président à l’égard de Moscou et de Damas. Surpris dans leur sommeil, certains se réveillent avec la « gueule de bois » en découvrant que Donald Trump a tapé du poing sur la table et dit  » STOP  » à Bachar al-Assad.
Alors, nous eûmes droit vendredi à un grand écart hilarant de l’ineffable Bernard Guetta, l’éditorialiste géopoliticien gauchiste de France Inter. Jugez-en :

 » Peut-être est-ce trop ou pas assez. Sans doute punir, comme à l’école, n’est-il pas une politique mais il faudrait tout ignorer de la dernière des attaques chimiques contre une zone tenue par les rebelles syriens et n’avoir jamais rien voulu savoir des crimes de Bachar al-Assad pour s’indigner de la frappe, plus de 50 missiles, ordonnée il y a quelques heures par Donald Trump contre la base aérienne d’où était partie l’attaque.

Ce crime n’est pas resté impuni. Moralement parlant, tant mieux, ce n’est que justice, mais politiquement parlant ?

Là, beaucoup de questions se posent car, enfin, c’est une base qui a été détruite et non pas l’aviation de Bachar al-Assad qui aurait été clouée au sol.

 Le boucher de Damas dispose d’autres appareils. Il peut récidiver et il n’aurait pas même besoin d’à nouveau recourir aux armes chimiques pour mettre la Maison-Blanche au pied du mur puisque de nouveaux bombardements contre des zones d’habitation, de nouvelles victimes civiles et les clichés qui feraient immédiatement le tour du monde viendraient sommer Donald Trump d’ordonner de nouvelles ripostes ou d’admettre demain ce contre quoi il s’est soudainement insurgé cette nuit.

Et il n’y a pas que Bachar al-Assad. Ses deux alliés, les Iraniens et, surtout,Vladimir Poutine  pourraient maintenant être tentés de tester la Maison-Blanche d’une manière ou l’autre et d’ouvrir ainsi une période d’extrêmes incertitudes alors que le président américain est, pour rester courtois, un homme inexpérimenté, que sa décision prend de court les alliés des Etats-Unis, que ses collaborateurs sont pour la plupart des novices et que la politique étrangère de Donald Trump restait à définir (NDCER: entendez-vous toute la perfidie de l’un des plus virulents contempteurs habituels de M. Trump ?).

On est entré, depuis cette nuit, dans une zone dangereuse pour la stabilité internationale car le fait est que la Russie de Vladimir Poutine et les Etats-Unis de Donald Trump se trouvent maintenant face-à-face en Syrie, au cœur d’un Proche-orient en pleine implosion.

Est-ce à dire qu’il faudrait regretter cette décision américaine ? Non car, outre qu’on aurait du mal à déplorer que, pour une fois, les crimes de Bachar al-Assad soient contrés, les regrets ne servent à rien.

C’est fait, c’est fait. Cela n’a rien de surprenant car, pour Bachar al-Assad, c’était le crime de trop comme on le disait dès avant-hier dans cette chronique mais force est de constater qu’on est soudain passé d’une passivité résignée à l’illusion que la force pourrait, à elle seule, résoudre un conflit dans lequel se mêlent

  1. l’aspiration des Syriens à la liberté ;
  2. les haines suscitées par la sauvagerie dont ce régime a fait preuve depuis 2011 ;
  3. le danger posé par Daesh, organisation en recul mais pas déjà défaite ;
  4. la rivalité régionale entre l’Iran chiite et la sunnite Arabie saoudite ,
  5. et ce n’est pas le moindre, la crédibilité de Vladimir Poutine, internationale et intérieure.

Alors, non, rien ne s’est résolu cette nuit et rien ne se résoudra en un jour ni même en dix ans.  »

Bernard Guetta est décidément un imposteur.

Et pauvre Donald Trump ! Que n’est-il Barack Obama, il eut alors été couvert d’éloges…

 

III. L’Allemagne sous le poids de sa richesse

Le reproche n’est pas nouveau mais l’Allemagne accumule toujours trop d’excédents susceptibles de créer des déséquilibres avec ses partenaires commerciaux. En clair, elle exporte bien plus qu’elle n’importe. Le chiffre publié par Destatis, le 7  avril, ne change pas la donne : en février, l’Allemagne a exporté 102,3 milliards d’euros de biens et services, soit 0,8 % de plus sur un an, quand les importations ont reculé de 1,6 %. Au total, l’excédent commercial allemand a atteint 21 milliards d’euros en février.

En  2016, l’excédent de la balance courante allemande, qui comprend le solde commercial mais aussi les échanges de biens et certains revenus du travail et du capital, a atteint 8,3  % du PIB. Un record. Il a dépassé celui de la Chine, à 268  milliards d’euros, selon les calculs de l’institut économique Ifo.

Depuis le début de l’année,Donald Trump, le président américain, s’est ému de l’excédent commercial considérable de l’Allemagne par rapport aux Etats-Unis, et a reproché au pays de manipuler l’euro pour pouvoir mieux écouler ses exportations. Ce qui n’est pas faux et justifie que la France abandonne la monnaie unique. Sans aller jusque-là, le Fonds monétaire international (FMI), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et la Commission européenne alertent régulièrement sur le niveau élevé de l’excédent allemand, vu comme facteur de déséquilibres dans la zone euro.

L’argument est en général rejeté par Berlin. L’excédent commercial ne serait que le reflet de la compétitivité de l’économie allemande et de la puissance exportatrice de son industrie, stimulée actuellement par la faiblesse de l’euro et les prix peu élevés du pétrole. C’est l’explication régulièrement avancée par le ministère des finances de Wolfgang Schäuble et le Comité des sages, ce groupe d’experts qui conseille le gouvernement sur les sujets économiques.

Wolfgang Schäuble

Mais, même en Allemagne, leurs arguments ne font plus l’unanimité parmi les économistes. Ils sont de plus en plus nombreux à considérer que l’excédent courant, loin d’être un motif de fierté, est en réalité un problème. Non seulement pour les pays partenaires mais surtout pour l’Allemagne, qui importe trop peu, en danger de sous-investissement et donc de perte de compétitivité. C’est la thèse défendue notamment par Marcel Fratzscher, président de l’Institut économique de Berlin (DIW), qui fait autorité en Allemagne :  » Contrairement à ce qu’on entend parfois, le niveau élevé des exportations allemandes ne s’explique pas par du dumping salarial. Les secteurs exportateurs payent les salaires les plus élevés dans leur branche au niveau international. Le problème n’est pas qu’on exporte trop mais qu’on importe trop peu. On investit insuffisamment dans le pays. Et le grand perdant de ces faibles importations n’est pas la France ou les Etats-Unis, c’est l’Allemagne elle-même « . Un comble !

Gustav Horn, de l’IMK, un institut de conjoncture proche des syndicats, juge que  » le ministère des finances et le Comité des sages sont les derniers bastions qui défendent encore le bienfait des excédents commerciaux. « . Les récents effets d’annonce de l’Etat fédéral sur la hausse des investissements cachent une réalité bien plus délicate : les communes et les Länder, qui assument 50  % des investissements publics, ne remplacent pas les biens publics à la même vitesse qu’ils se déprécient. Conséquence : le stock de capital public s’érode d’année en année. Le résultat s’observe en particulier sur les infrastructures routières dans les régions qui accumulent les difficultés. Dans le nord-ouest du pays, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, des ponts sont fermés faute de rénovation, les routes et les autoroutes sont détériorées.

Pis, ce ne sont plus les moyens qui manquent. Le ministre des finances Wolfgang Schäuble a récemment annoncé la mise à disposition de 7  milliards d’euros de budget fédéral pour les communes en difficulté, grâce aux excédents budgétaires réalisés par l’Etat fédéral en  2016. Mais, très souvent, ces sommes n’ont pas été réclamées par les collectivités concernées.  » Les communes ont, depuis vingt ans, massivement réduit leurs capacités en personnel. Elles n’ont plus les compétences pour gérer l’argent que leur propose l’Etat fédéral « , explique Marcel Fratzscher.

Le manque d’investissement dans les infrastructures publiques fait aujourd’hui consensus dans l’industrie. La Fédération des constructeurs de machines-outils (VDMA) se plaint régulièrement des coûts supplémentaires générés par le mauvais état des routes et des ponts. Et Günther Deutsch, chef économiste de la Fédération des industries allemandes (BDI), juge que l’Allemagne  » ne dispose pas d’infrastructures numériques suffisantes dans le très haut débit, ce qui peut être dangereux pour l’avenir du site industriel « .

L’origine de ce manque d’investissements des communes est bien connue. L’objectif politique de consolidation budgétaire défendu au plus haut niveau de l’Etat a conduit les collectivités à se serrer la ceinture pour atteindre l’équilibre. Le principe du  » frein à la dette « , inscrit depuis 2009 dans la Constitution, prévoit que les Länder, à partir de 2020, ne pourront plus s’endetter pour se financer, et l’Etat fédéral peut afficher un déficit structurel de 0,35  %. Une exception mondiale, de la pertinence de laquelle même l’industrie commence à douter.  » L’ objectif d’équilibre budgétaire était une perspective de long terme. Mais il a pris le pas sur tous les autres objectifs politiques. A cause de cette vision de l’économie, le focus sur l’investissement est souvent considéré comme secondaire « , regrette un observateur proche des milieux industriels.

Pour les experts, renforcer les seuls investissements publics ne suffirait même pas à réduire les excédents ! En Allemagne, 10  % des investissements sont réalisés par le secteur public. L’essentiel doit venir des investissements privés, eux aussi en souffrance. Et beaucoup de grandes entreprises préfèrent investir à l’étranger plutôt que chez elles…Là aussi, l’Etat a un rôle à jouer.  » Nous réclamons des marges de manœuvre fiscales pour encourager la recherche, ce qui aurait un effet immédiat sur les investissements à l’intérieur du pays « , souligne Ralph Wiechers, chef économiste à la VDMA.

En attendant, l’Allemagne continue d’accumuler du capital à l’étranger. Un jeu risqué pour les entreprises et les épargnants, extrêmement dépendants des aléas de la conjoncture : la crise financière et la crise de la dette en Europe se sont traduites par des pertes massives de capitaux allemands, non investis dans le pays. Le débat ne fait que commencer outre-Rhin.

L’inéluctable crise financière qui s’annonce a toute les chances d’être fatale à l’Allemagne et la Grande-Bretagne a bien raison de prendre le large pour ne pas être emportée dans la débâcle. Qu’attend la France ?

 

Le 8 avril 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

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2 Réponses to “BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (8/9 avril2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Cril17 avril 8, 2017 à 9:38 #

    Devoir d’ingérence dans l’actualité internationale

    http://cril17.org/

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  1. CER:Peut-être devrons-nous un jour nous réfugier en Hongrie. | actualitserlande - août 27, 2017

    […] « Le prix de l’aveuglement des uns et de la veulerie des autres » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/04/08/bulletin-climatique-du-week-end-89-avril2…). Sur Internet, il dénonce les élites politiques, universitaires et médiatiques, incompétentes […]

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