BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (12 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

12 Avr

Le Bulletin climatique de la République française prend ses quartiers de Semaine Sainte ! Il va donc être un peu allégé pendant quelques jours avant de devoir, hélas, retrouver les combines et autres coups bas de la prochaine élection présidentielle.

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I. Il ne manquait que lui !

Après Bernard Arnault, Patrick Drahi, Alain Minc, Pierre Bergé, Bernard Kouchner, Jacques Attali, Daniel Cohn-Bendit, Bertrand Delanoë et quelques autres tels que Jean-Yves Le Drian, Manuel Valls ou François Bayrou…Voici que l’ineffable Bernard-Henri Levy, le grand ami de Nicolas Sarkozy, le grand stratège de l’ex-Yougoslavie, de la Libye et autres terres sauvages découvertes à marée basse, vient d’annoncer qu’il soutenait la candidature d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle.

Est-il besoin de rappeler que vous savez pour qui…ne pas voter !

 

II. Donald Trump l’a fait…

Le prochain président de la République française devra le faire

33 934 clandestins originaires du Mexique ont été expulsés entre le 20  janvier, date d’investiture de Donald Trump, et le 9 avril, selon l’Institut national de la migration (INM) mexicain.

Le programme du président américain menace du même sort les 11  millions de sans-papiers vivant sur le sol américain, dont 5,7  millions sont mexicains. Alors, pourquoi ce qui peut se faire aux Etats-Unis ne pourrait-il pas être fait en France ? C’est ce que nous exigerons du prochain chef de l’Etat, issu de l’élection du 7 mai 2017.

La renaissance de la France sera nécessairement à ce prix.

 

III. Coucou ! Revoilà les dix plaies d’Egypte

Les tenants de l’oligarchie au pouvoir et leurs complices médiatiques ne savent plus quoi inventer pour contrer la sanction que les électeurs ne vont pas manquer de leur infliger lors de la prochaine élection présidentielle.

Nous avons déjà relevé la désinformation répandue auprès des Français par un certain nombre d’officines chargées de les effrayer avec des menaces économiques qui pourraient résulter de l’abandon de l’euro par la France si, par malheur, Marine Le Pen et le Front national arrivaient au pouvoir. Reprenant ainsi les méthodes qui furent employées (heureusement sans convaincre) pour dissuader les Britanniques de refuser le  » Brexit « , lors du référendum de juin 2016 (Lire « Abandon de l’euro, l’intox » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/04/10/bulletin-climatique-quotidien-10-avril-2017-de-la-republique-francaise/).

Plus récemment nous avons montré la malhonnêteté d’un certain nombre d’acteurs politiques liés aux services de renseignement faisant craindre que l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen et du Front national fasse courir des risques aux libertés individuelles…(Lire « Ces gens sont des pitres » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/04/11/bulletin-climatique-quotidien-11-avril-2017-de-la-republique-francaise/).

Aujourd’hui, ces bonnes âmes poussent leur bouchon encore plus loin :   » Une victoire de Marine Le Pen à la présidentielle française déstabiliserait la croissance de toute la zone (euro)« , prétend l’économiste d’une agence officieuse de l’UE, Bloomberg Intelligence. Le retour, en quelque sorte, des Dix plaies d’Egypte :

Il paraît en effet qu’un vent d’optimisme printanier souffle sur la conjoncture européenne. Depuis quelques semaines, les signes confirmant la solidité de la reprise se multipliraient, surprenant même une partie des économistes ! Publiés lundi 10  avril, les indicateurs composites avancés de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), constitués pour anticiper les retournements à venir de l’activité, signalent ainsi une  » dynamique de croissance stable pour la zone euro « , jusqu’ici habituée aux mauvaises nouvelles en cascade.

Quelques jours plus tôt, l’enquête du cabinet Markit, menée auprès des directeurs d’achats, révélait que la croissance du secteur privé avait atteint, en mars, son plus haut niveau depuis six ans. L’indice PMI composite, qui regroupe l’industrie et les services, a en effet culminé à 56,4, après 45 mois consécutifs de hausse. Il est désormais loin de la barre des 50, qui sépare la croissance de la contraction de l’activité.  » Le même constat est valable pour le moral des ménages, ajoute Maxime Sbaihi, l’économiste de chez Bloomberg Intelligence. La plupart des enquêtes de confiance sont au vert et indiquent que l’année a bien commencé pour la zone euro « . Comme il serait regrettable que cela change…

Et l’on nous dit aussi que cela tient pour beaucoup à l’amélioration sur le front de l’emploi. En février, le taux de chômage est tombé à 9,5  % dans l’union monétaire, soit le plus faible taux enregistré depuis mai  2009. Depuis février  2016, 1,246  million de personnes ont retrouvé un poste dans la zone euro. Certes, l’écart entre les Etats membres reste important – le taux de chômage dépasse 23  % en Grèce alors qu’il est de 3,9  % seulement en Allemagne.  » Mais la tendance est partout à la baisse, et cela soutient la consommation des ménages « , note Howard Archer, économiste chez IHS Markit.

Si l’union monétaire profite de l’amélioration de la conjoncture internationale, la demande interne reste en effet le principal moteur de la reprise. S’ajoute à cela le soutien de la politique monétaire, toujours très accommodante. Les taux bas et autres largesses de la Banque centrale européenne (BCE) contribuent au redémarrage du crédit et au financement de l’investissement, qui frémit enfin.  » De plus, tous les pays sont sortis de l’austérité, ajoute Philippe Waechter, économiste chez Natixis AM. Désormais, les politiques budgétaires sont neutres : elles ne donnent plus de coup de frein à l’activité – mais pas de coup de fouet non plus. « 

Fin 2016, le produit intérieur brut (PIB) de l’union monétaire était ainsi de 3  % supérieur à son niveau de 2007.  » Mais il est encore de 1  % inférieur à son PIB potentiel, c’est-à-dire celui qu’elle pourrait atteindre si son économie tournait à plein régime, sans surchauffe « , explique M.  Sbaihi. Cela signifie que l’amélioration de la conjoncture devrait continuer de générer de nouveaux emplois ces prochains mois.

Si l’on se fie à ce tableau encourageant, l’économie de la zone euro devrait croître de 0,4  % sur le premier trimestre 2017, puis de 0,5  % sur le deuxième, selon les dernières prévisions de trois instituts de conjonctures européens (l’Insee en France, l’IFO en Allemagne et l’Istat en Italie), publiées le 6  avril. La croissance, qu’ils qualifient de  » solide «  et  » robuste « , devrait selon eux s’établir à 1,6  % sur l’ensemble de l’année, proche du niveau de 2017 (1,7  %).  » La reprise économique se poursuivra dans la zone euro cette année, en dépit des incertitudes politiques qui augmentent dans le monde « , s’est de son côté réjoui Mario Draghi, le président de la BCE, dans le rapport annuel de l’institution, publié lundi 10  avril.

Incertitudes politiques ? C’est bien ce qui préoccupe les économistes. Beaucoup craignent que les élections à venir dans la zone euro ne fassent dérailler ce scénario de reprise.

Quel dommage que seuls les experts autoproclamés parviennent à de telles conclusions !

Et, dès le lendemain de l’éventuelle élection de Marine Le Pen, les mêmes experts nous annonceront, des sanglots dans la voix, que cette élection a suffi pour que toutes leurs belles prévisions s’effondrent.

Ils nous prennent pour des demeurés !

 

Le 12 avril 2017.
Jean-Yves Pons, CJA.

 

Le 12 avril 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

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