Présidentielles 2017. Bientôt le grand jour. Alain Texier relaye les analyses de Philippe Boret.

17 Avr

Bientôt le grand jour.
Nous avons reçu et échangé de nombreux commentaires, dont un excellent pensé par un camarade de promotion.
De tout cela que ressort-il ?

Globalement que cette campagne s’est égarée dans les marécages abondés par des manoeuvres de basse police, des querelles d’ego au sein même des partis en compétition, des insinuations d’affinités renvoyant au siècle dernier, époque que nous-mêmes n’avons pas vécue, à fortiori nos enfants et petits enfants (à ce stade j’attends encore, et sans espoir, l’expression de regrets pour les miens victimes des « bleus »).
Bref, le sentiment d’une illustration par l’absurde de la médiocrité et de la malfaisance du système politique que nous subissons. Comme s’il était à bout de souffle.
Il convient néanmoins de s’interroger sur les programmes proposés.
De tous, c’est sans doute, à mon avis, celui de Fillon le moins mauvais, même si ce vieux routier de la politique semble découvrir aujourd’hui l’existence de problèmes largement imputables aux gouvernement successifs auxquels il appartint.

Mais à tout pécheur miséricorde, accordons lui le bénéfice de la sincérité.
Et là, je m’inquiète.
À supposer qu’il soit élu, pourra-t’il tenir ses engagements ?
J’en doute car :
– dans son propre parti, il se heurte déjà à une aile gauche (Baroin et NKM pour ne citer qu’eux)
– en vue de son élection, il ratisse large ; or les centristes, ne sont pas fiables (mon député a dès le début affiché son hostilité au volet social du programme)
– son aile droite, Sens Commun, un appui sûr, est réduite à la portion congrue
– pour faire face à la tourmente il a déjà lâché du lest ; jusqu’où ira-t’il dans les abandons quand la rue s’agitera ? car elle s’agitera ne serait-ce que s’il veut s’attaquer sérieusement à la réforme du système d’enseignement ou au problème des retraites, sans parler de la fonction publique et du code du travail
– en politique étrangère il devra affronter les russophobes de sa majorité alors qu’il souhaite, à juste titre, pacifier les relations avec la Russie
Pour conclure, si comparaison n’est pas raison il est néanmoins intéressant d’observer le cas Trump.
Que de reniements depuis son élection, du fait de l’opposition démocrate bien sûr mais aussi et surtout à cause de l’hostilité d’élus républicains et du monde économique. Recul sur l’immigration, sur la réforme de l’obamacare, sur le protectionnisme économique et, plus grave, sur la réorientation des relations avec la Russie.
Ce dernier point est le marqueur parfait du recadrage de Trump par la classe politique traditionnelle, et professionnelle (sauf à accorder crédit à l’idée que le bombardement de la Syrie serait une opération d’enfumage russo-américaine).
Alors, voter Fillon ? Oui, mais en ayant bien conscience que nous prenons le risque, encore une fois, d’être roulés dans la farine.
Amitiés à tous.

Ph. Boret

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