BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (21 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

21 Avr

I. Le super-cumulard…En Marche !

Jean-Yves Le Drian est devenu le symbole du cumul des mandats. Ministre de la Défense de François Hollande depuis 2012, dans les cinq gouvernements de son quinquennat, mais aussi Président de la région Bretagne en contradiction avec les promesses du chef de l’Etat le voici aujourd’hui soutien très en vue d’Emmanuel Macron, la nouvelle coqueluche de la succession Hollande.

La visite à Nantes de ces deux-là avait été soigneusement mise en scène. Arrivés côte à côte à la gare Montparnasse, Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian se sont longuement laissé filmer et photographier dans le TGV qui les emmenait, mercredi 19  avril, à Nantes, où le candidat d’En marche ! tenait l’un de ses derniers meetings de campagne. L’élu breton n’a pas pris la parole, estimant que sa condition de  » ministre de la défense en exercice  » ne le permettait pas, mais il a multiplié les accolades avec son champion et a fini la réunion sur scène pour entonner La Marseillaise.

Les chevaux de retour du système En Marche !

Depuis des semaines, Emmanuel Macron attendait cet instant. Néo-pro de la politique, le candidat sait que, malgré les sondages, sa stature est fragile, qu’il n’incarne pas encore la fonction présidentielle pour nombre d’électeurs. D’autant que, jusqu’à présent, nous l’avons surtout vu avec ses bailleurs de fonds du grand patronat et autres hommes d’influence du système. S’afficher avec le ministre de la Défense, laisser entendre qu’il pourrait faire partie de son gouvernement en cas de victoire, peut permettre de rassurer certains naïfs.

Conscient du momentum, Emmanuel Macron n’a d’ailleurs pas hésité à bousculer l’ordonnancement de la réunion, consacrée à l’Europe – Daniel Cohn-Bendit a pris la parole –, mais où la sécurité et l’antiterrorisme furent longuement abordés.

 » La première mission d’un chef de l’Etat, la mission la plus importante, c’est celle d’assurer la sécurité de ses concitoyens, car c’est la condition pour assurer votre liberté « , a rappelé Emmanuel Macron aux personnes présentes, avant d’ajouter, très solennel :  » Cette mission première, j’y suis prêt. «  Son objectif ?  » Poursuivre et mettre hors d’état de nuire tous ceux qui ont attaqué notre pays ou ont eu le projet de le faire, les terroristes, où qu’ils se trouvent. «  Une phrase qui n’était pas sans rappeler le  » terroriser les terroristes «  de l’ancien ministre de l’intérieur Charles Pasqua !

Lors de son meeting, Emmanuel  Macron était aussi accompagné de Jean-Michel Fauvergue, l’ancien patron du RAID, investi début avril par En marche ! aux prochaines élections législatives.  » Il y a ce soir plusieurs hommes du RAID qui me protègent, qui nous protègent « , a même révélé le candidat, diffusant durant la réunion une photo sur son compte Twitter le montrant avec deux hommes de l’unité d’élite de la police, dans les coulisses du Zénith de Saint-Herblain.

N’est-ce pas touchant ?

Mais s’afficher avec Jean-Yves Le Drian, c’est aussi incarner une forme de continuité avec le quinquennat de François Hollande, dont le ministre de la défense est très proche. Un risque potentiellement mortel à quatre jours du premier tour et alors que la cote de popularité du chef de l’Etat reste toujours atone. Conscient du danger, M.  Macron a martelé à plusieurs reprises durant son meeting qu’il entendait incarner  » l’alternance profonde «  (sic) et voulait porter au pouvoir une nouvelle  » génération citoyenne « , afin d’en terminer avec les  » vieilles habitudes « .

En coulisses, l’équipe de campagne d’En marche ! a rappelé qu’il n’était pas question de répondre à l’appel du pied de l’ancien premier ministre Manuel Valls, qui a envoyé mardi une lettre aux habitants d’Evry pour les inviter à voter Macron au premier tour de la présidentielle.  » C’est une tentative de dernière seconde de nous colorier qui ne change rien : Valls aura un candidat En marche ! contre lui aux législatives « , assure un proche de M. Macron.

 » Depuis le début, nous expliquons que nous aurons 577 candidats aux législatives, abonde Richard Ferrand, député socialiste du Finistère et secrétaire général d’En marche !. C’est tenable et ce sera tenu. «  A l’entendre, une deuxième salve d’investitures sera rendue publique la semaine prochaine et une troisième après le second tour de la présidentielle, afin de permettre aux élus encore frileux de pouvoir demander l’investiture d’En marche ! après une éventuelle victoire de M. Macron.

 » La moitié de nos candidats seront issus de la société civile mais nous aurons aussi besoin d’élus avec de l’expérience à l’Assemblée « , reconnaît Richard Ferrand qui avoue ainsi devoir se résoudre à faire du neuf…avec du vieux. Coïncidence, Emmanuel  Macron a rendu hommage à Jean-Marc Ayrault lors de son meeting, louant le  » modèle du Grand Ouest «  inventé par l’ancien premier minsitre et actuel ministre des affaires étrangères, considéré comme  » une belle leçon pour tout le pays « . Tourner la page mais pas complètement.

C’est ce qu’il appelle sans doute tout faire «  En même temps «  !

 

II. Et pendant ce temps-là…

Le PS aiguise ses couteaux pour l’après Hollande

Mercredi 19  avril, le candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon, avait donné rendez-vous à ses partisans place de la République, à Paris, pour un ultime rassemblement  » festif et citoyen « , à quatre jours du premier tour de l’élection présidentielle, alors qu’il est toujours relégué à la cinquième place dans les sondages.

Entouré de la maire de Lille, Martine Aubry, des ministres Najat Belkacem et Emmanuelle Cosse, des écologistes Cécile Duflot et Yannick Jadot, le prétendant à l’Elysée condamné par anticipation a lancé son  » appel à la République « , comme un dernier sursautl.  » Citoyennes, citoyens, réveillez-vous ! « , a-t-il demandé aux 10 000 personnes rassemblées, les invitant à déjouer les pronostics dans les urnes.

Le coeur coloré de la France de Benoît Hamon

Mais si le socialiste envoie des messages, c’est surtout pour après.  » J’ai remis la gauche sur son axe historique « , affirme-t-il, sous-entendant que le quinquennat Hollande-Valls l’avait sortie de son lit.  » Je tiendrai bon, je représente le monde qui s’imposera, quoi que l’on en dise (…). Je me battrai dimanche et je me battrai après, rien ne m’arrêtera ! « , prévient-il.

Car l’ancien frondeur sait que les socialistes n’ont pas attendu les résultats du premier tour pour aiguiser les couteaux. Alors qu’il harangue les siens, place de la République, les proches de François Hollande – une quarantaine de parlementaires et ministres – étaient réunis au ministère de l’agriculture pour un  » apéro  » autour du porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll. Au centre des discussions : l’avenir du Parti socialiste, mais surtout celui des  » hollandais  » qui veulent redevenir incontournables au sein du parti, une fois la page Hamon tournée.

Un peu plus tôt dans la journée, Manuel Valls avait lui aussi convié ses amis à déjeuner Chez Françoise, un restaurant très politique proche de l’Assemblée nationale. L’ancien premier ministre, on le sait, soutient (du bout des lèvres) Emmanuel Macron. Mardi, il a envoyé une lettre aux habitants d’Evry, sa ville, pour les convaincre de voter pour le candidat d’En marche !. Non seulement pour éviter un second tour opposant les candidats du Front national et de la droite, Marine Le Pen et François Fillon, mais aussi par convergences réformistes sur le fond et, surtout, souci de préserver l’avenir.

Autour de lui, la vingtaine de convives ont évoqué l’après-présidentielle : en cas de victoire d’Emmanuel Macron, faut-il participer au gouvernement ou seulement peser dans les rapports de force de la future Assemblée ? Une chose est sûre, Manuel Valls n’a pas l’intention de  » participer à un pseudo-congrès de rassemblement  » du PS post-2017, a-t-il expliqué aux siens.

Cette journée de grandes manœuvres avait commencé à l’Elysée, dans la matinée, où François Hollande a réuni ses ministres et secrétaires d’Etat pour évoquer la situation politique. Un gouvernement divisé entre soutiens à Benoît Hamon, supporteurs d’Emmanuel Macron et ceux qui refusent de choisir. A la fin de ce conseil des ministres élargi, prolongé par un café dans le salon des aides de camp, le président a demandé aux membres du gouvernement de  » faire campagne  » jusqu’au bout, pour empêcher l’arrivée au pouvoir des  » extrêmes « .

M.  Hollande, qui a constaté qu’un quart des électeurs restent indécis, juge que  » tout est possible «  dimanche prochain. Sans dire pour qui il votera au premier tour, même si sa préférence pour M. Macron ne fait mystère pour personne, le chef de l’Etat a rappelé qu’il prendrait clairement position entre les deux tours, surtout si le FN est présent, le «  président de TOUS les Français  » se muant alors en homme-sandwich des ennemis de la patrie.

Le chef de l’Etat a ensuite invité ses ministres à s’exprimer. Il y eut, paraît-il,  » un silence de mort « . Certains, comme Thierry Mandon, qui prépare avec l’éditeur Laurent Beccaria le lancement d’un hebdomadaire, ont déjà tourné la page. D’autres sont consternés par la tournure des événements.

Finalement, une poignée de ministres ont pris la parole, dont M. Le Foll, qui a attaqué les frondeurs, à ses yeux responsables de tous les maux. Le très vallsiste Jean-Marie Le Guen, pourtant peu suspect d’indulgence envers l’aile gauche du PS, a nuancé, estimant que la faute était collective. Il a invité les progressistes du parti à  » se préparer «  à s’inscrire dans la future majorité présidentielle si M. Macron l’emportait le 7  mai.

Au contraire, la très activiste Marisol Touraine a mis en garde contre les dangers d’absorption du PS par En marche !.  » Dans cette élection, les gens sont perdus, ils ne s’y retrouvent pas, et nous non plus « , résume un ministre.

En privé, le chef de l’Etat, qui n’a pas l’intention de prendre sa retraite politique, même s’il s’en tiendra à une certaine discrétion au début du prochain mandat, se dit persuadé qu’Emmanuel Macron ne disposera pas d’une majorité En marche ! à l’Assemblée. Ce qui ouvrirait la voie à touts les petits arrangements dont la République a le secret et qui font tant de mal aux Français. Il croit en outre que le score auquel semble promis M. Hamon ne correspond pas au poids réel du PS dans le pays.  » Tout l’enjeu pour le PS est d’être capable de reconfigurer son électorat « , analyse M. Hollande devant ses visiteurs. D’autant que le chef de l’Etat pour quelques semaines encore est persuadé aussi que, si François Fillon est éliminé dimanche, la droite aussi tentera de reconstituer ses forces pour les législatives, afin d’imposer à M. Macron, s’il est élu, une majorité de cohabitation.  » Je crois que Macron n’a pas encore conscience de ça, il sera obligé de rassembler « , précise-t-il.

En d’autres termes, si nous ne donnons pas le grand coup de pied qui s’impose dans la fourmilière, l’UMPS renaîtra de ses cendres.

III. Qui veut tuer son chien…

l’accuse de la rage.

Sous le titre  » Les programmes de Le Pen et Mélenchon menacent la recherche « , un collectif de chercheurs publient aujourd’hui, dans Le Monde, une tribune* dans laquelle ils s’alarment de certaines propositions des deux candidats dont ils prétendent que, si elles étaient appliquées, elles compromettraient le développement et le rayonnement de la science française. Rien de moins.

Pourtant, si on lit avec attention cette tribune on y découvre une intolérable manipulation, à visée bien sûr électorale.

En effet, que reprochent ces  » savants  » à Marine Le Pen ? Ceci :

1/ Qu’elle est  » extrêmement impopulaire dans le monde de la recherche  » ! Ce qui semble suffire pour la disqualifier aux yeux de nos chercheurs…et donc des électeurs potentiels. On croit rêver tellement c’est court et caricatural ! Mais ce n’est pas tout :

2/ (et, là, accrochez-vous) «  En stigmatisant l’Union européenne comme elle le fait, en appelant à un repli national, elle contribuerait à couper la France de ses partenaires étrangers, alors que la recherche est une activité fondamentalement internationale. L’un d’entre nous, directeur d’institut, doit signaler que certaines de ses subventions internationales sont déjà suspendues à l’élection, les bailleurs de fonds étant effrayés par la perspective d’une victoire de Marine Le Pen. »

En quoi la  » stigmatisation  » de l’UE (entendez la critique vive et argumentée de ses méthodes tyranniques de gestion des politiques nationales) est-il un  » repli national  » ? Et en quoi cette critique risque-t-elle de  » couper la France de ses partenaires étrangers « . Il s’agit là d’un amalgame stupide. D’autant que le regain de souveraineté et de liberté qui résulterait d’un  » Frexit  » (sortie de la France de l’UE) aurait toutes les chances, au contraire, de redonner à notre pays une autorité et un prestige qu’il n’a cessé de perdre au cours de ces cinquante dernières années. Y compris dans le domaine de la recherche.

Quoi qu’il en soit, le sort du programme de Marine Le Pen est réglé par ce collectif en…ces deux phrases alors qu’il assène ses critiques de celui de Jean-Luc Mélanchon en quatre gros chapitres ! Démontrant ainsi que le véritable objectif de ces chercheurs était de calomnier et de discréditer la candidate du Front national en utilisant une méthode éprouvée, celle de l’amalgame.

Jugez-en :

 » C’est aussi le cas du projet de Jean-Luc Mélenchon. Ses promesses sont peut-être une raison du soutien dont il jouit auprès d’une partie de l’enseignement supérieur français : gratuité complète des diplômes universitaires, doublement des crédits en cinq ans… Cependant, à supposer que de telles promesses soient réalisables, si l’on entre dans les détails de son programme, on ne peut que déchanter devant la violence destructrice des réformes qu’il propose. On y trouve la suppression de l’Agence nationale de la recherche (ANR) et du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES) ; le financement sur projets et l’évaluation indépendante sont pourtant des fonctions vitales, parmi bien d’autres, de la recherche. L’interdiction pour les chercheurs de recevoir toute rémunération issue du secteur privé, et la suppression pure et simple du crédit d’impôt recherche (CIR), nuiront gravement aux liens entre recherche et industrie, à une époque où cette articulation, conçue dans le respect de l’indépendance scientifique, est pourtant jugée comme une priorité, en France et ailleurs. La disparition des primes au mérite aggravera le manque de reconnaissance des chercheurs et accélérera la fuite des cerveaux. L’homogénéisation des financements, en particulier celui des crédits de laboratoires qui seraient répartis uniformément, rendra encore plus difficile l’émergence des projets les plus originaux et internationalement compétitifs. Le probable désengagement de l’Union européenne annoncé va couper la recherche française des appels d’offres européens qui ont soutenu dans notre pays de nombreux projets de qualité. Mais la mesure la plus stupéfiante du programme de Jean-Luc Mélenchon est la suppression de l’autonomie des universités, venant avec l’instauration d’un concours de recrutement national et une planification globale de la mobilité des enseignants-chercheurs, niant aux universités toute possibilité de développer une quelconque politique scientifique dans la durée…

Qu’il n’y ait pas de malentendu : le système actuel est imparfait. Oui, le taux de succès de l’ANR est devenu insupportablement bas, et sa gouvernance scientifique doit être renforcée. Oui, il faut améliorer la procédure d’évaluation du HCERES et celle de l’attribution du CIR, dispositif fiscal dont l’efficacité laisse actuellement à désirer. Oui, certaines universités connaissent toujours précarité financière et souffrance administrative. Oui, il faut réaffirmer encore et toujours l’importance de la recherche fondamentale, des crédits de fonctionnement récurrents, et travailler à simplifier la vie des enseignants-chercheurs. Nous avons encore tant de progrès à faire !

Cependant, regardons les choses avec un peu de recul. L’enseignement supérieur et la recherche française ont fait des efforts d’adaptation considérables durant la dernière décennie, afin de moderniser une organisation obsolète qui avait mené au délabrement de nos campus et à la dévalorisation de nos diplômes. Ces années ont été difficiles ; certains bouleversements ne sont toujours pas achevés et le besoin d’amélioration se fait sentir partout. Mais cette période a finalement abouti à d’importantes avancées et certains consensus entre universités, gouvernements et syndicats. En témoignaient les Assises de l’enseignement supérieur, qui reconnaissaient la prise d’autonomie des universités comme une avancée majeure. En témoigne aussi la récente rédaction du Livre blanc sur l’enseignement supérieur et la recherche, sur une base consensuelle.

L’équipe de Jean-Luc Mélenchon propose de détruire tous ces acquis, replongeant la recherche française dans l’illusion anachronique d’un Etat omniscient capable de planifier l’ensemble du monde universitaire dans son incroyable diversité. Pour une recherche de qualité, un financement généreux est nécessaire, mais ne suffit pas : l’ouverture internationale, le bon dosage des institutions, l’évaluation sans complaisance, la confiance accordée aux acteurs du système, sont aussi importants. Les institutions d’enseignement supérieur et de recherche françaises continuent, en dépit des difficultés, à tenir leur rang de belle manière sur la scène internationale : ce serait un cauchemar que de les voir soumises à une réforme autoritaire aux conséquences potentielles catastrophiques. »

Et voici pour finir la liste de ces imposteurs :

Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de médecine 2012 ; Claude Cohen-Tannoudji, Prix Nobel de physique 1997 ; Albert Fert, Prix Nobel de physique 2007 ; Serge Haroche, Prix Nobel de physique 2012 ; Jules Hoffmann, Prix Nobel de médecine 2011, Jean Jouzel, Prix Vetlesen (sciences de la Terre) 2012 et membre de l’équipe de campagne de Benoît Hamon; Jean-Marie Lehn, Prix Nobel de chimie 1987, Jean-Pierre Sauvage est Prix Nobel de chimie (2016); Cédric Villani, médaille Fields (mathématique) 2010 et membre du comité de soutien d’Emmanuel Macron.

À vous de juger…avant dimanche 23 avril.

*

http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/04/20/les-programmes-de-le-pen-et-melenchon-pourraient-nuire-gravement-a-la-science_5114004_3232.html

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

La preuve : les Français ne manquent toujours pas d’humour à deux jours de l’élection présidentielle !

Et bien sûr :

(Merci à nos amis de la Charte de Fontevrault)

Le 21 avril 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

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