BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (25 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

25 Avr

 

I. Le matraquage de l’entre-deux-tours commence

Il commence évidemment avec le traditionnel mais faisandé  » Front républicain  » qui consiste à s’acoquiner entre ennemis de la France pour  » faire barrage au Front national  » mais surtout pour conserver à tout prix des prébendes si chèrement acquises…On retrouve dans cette démarche en faveur d’Emmanuel Macron tout ce que Les Républicains (LR) comportent de requins et de faux-culs. Le problème deviendra pourtant épineux pour eux quand ils auront à constituer leurs listes contre celles de Macron pour les législatives. Quelle crédibilité auront-ils ?

Il y a pourtant une exception de taille à cet unanimisme anti-patriotique : Jean-Luc Mélanchon. Non pas qu’il soutienne désormais le Front national mais qui a compris depuis longtemps tout ce qu’il y a d’opportuniste et de mépris des Français dans une telle attitude. Au point d’être violemment rappelé à l’ordre par les bonnes consciences de France Inter dès ce matin et, en particulier par l’ineffable chroniqueur politique (dont nous avons toujours dit le bien que nous pensions !), Thomas Legrand (https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-politique/l-edito-politique-25-avril-2017).

En tout état de cause, les opinions de ces gens-là sont ce qu’elles sont mais n’engagent qu’eux-mêmes. Oublieraient-ils que les électeurs ne sont pas leurs obligés ?

Mais à ce matraquage s’ajoute les manoeuvres médiatiques pour semer l’inquiétude économique dans la population au cas où de nouveaux électeurs seraient tentés de voter pour Marine Le Pen. Le slogan est simple : gare à vos économies si la France abandonnait l’euro et quittait l’Union européenne ! Comme cela se fit à la veille du référendum britannique sur le  » Brexit « .

Pourtant, jeudi 20  avril, à trois jours du premier tour d’un scrutin présidentiel dont on disait à qui voulait l’entendre qu’il était susceptible de déclencher une onde de choc massive sur les places financières mondiales, l’Agence France Trésor (AFT) n’a pas dérogé à ses habitudes. Comme tous les troisièmes jeudis du mois, l’agence chargée de gérer la dette de la France a procédé à une adjudication d’OAT (obligations assimilables du Trésor c’est-à-dire un emprunt).  » L’opération s’est très bien passée « , commente un banquier presque surpris.

L’AFT avait pourtant joué la prudence. Alors qu’une adjudication classique tourne autour de 8 à 9  milliards d’euros, l’émetteur public visait de lever seulement 4,5 à 5,5  milliards d’OAT à 3 et 5  ans. La peur de voir la France sortir de l’euro en cas de victoire de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon n’a donc pas empêché les investisseurs d’acheter des emprunts d’Etat français.

Dans le même temps, la Bourse de Paris s’offrait une séance de hausse qui lui a permis de compenser les pertes des journées précédentes. Le CAC  40 a terminé avec un gain de 1,48  %, pour atteindre près de 5 078 points, surpassant ainsi la performance de l’indice DAX allemand (+ 0,09  %) et de l’Eurostoxx  50 (+ 0,56  %).

C’était tout le paradoxe de cette veillée d’armes. D’un côté, les opérateurs prédisaient l’équivalent d’Armageddon sur les marchés lundi 24  avril, en cas de second tour opposant les très eurosceptiques Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. De l’autre, ce  » scénario catastrophe  » aux yeux des marchés n’a pas d’impact. Alors, QUI MENT ?

Et les premiers d’insister. Même si Marine Le Pen devait avoir du mal à trouver une majorité pour appliquer sonprogramme, explique une étude du britannique Barclays,  » la réaction des marchés serait potentiellement très négative, compte tenu de (son) discours sur les impôts , les dépenses publiques et surtout contre l’Europe. Nous ne pouvons pas exclure des fuites de capitaux immédiates après l’élection ce qui pourrait nécessiter à l’extrême une forme de contrôle des changes « . Et c’est reparti dans la menace…

L’invitation lancée par Kepler Cheuvreux à ses clients résumait ainsi le sentiment général. Le courtier convie les investisseurs à participer à une conférence téléphonique avec son responsable des études économiques et de la stratégie : si Emmanuel Macron ou François Fillon sont présents au second tour, cet échange se tiendra tranquillement lundi en fin de matinée ; si le second round oppose Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, cette discussion, devenue plus urgente, est avancée à 22  heures dimanche soir…

Ou comment vouloir à tout prix que la politique de la France se fasse à la corbeille !

Comme pour tous les scrutins importants, du référendum britannique sur la sortie de l’Union européenne à l’élection de Donald Trump, une partie des équipes de vente et de recherche étaient présentes dans les salles de marchés à Paris et à Londres pour épier la réaction des marchés et répondre aux interrogations des clients.

Mais il y a pire car la paranoïa des milieux financiers est sans limite : la plupart des banques françaises se refusent à évoquer leur dispositif, plus secret que la recette du Coca-cola. Certaines minimisent l’enjeu en soulignant que, contrairement au Brexit ou aux élections américaines, le suspense sur l’élection française ne sera levé que le 8  mai. La Société générale proposait quand même à ses clients plusieurs créneaux – dont le premier à 22  heures dimanche soir – pour échanger avec des experts sur les taux ou les actions.

Or, que s’est-il passé aujourd’hui lundi 24 avril, au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle ?

Pour les marchés, les jeux sont faits alors que les mêmes sondages donnent le candidat de la France en marche nettement gagnant au second tour , devant la candidate du Front national. La Bourse de Paris a terminé en nette progression de 4,14 %, après avoir enregistré en séance un nouveau plus haut depuis janvier 2008 à 5.295 points, peu avant la crise financière.

Les autres places européennes affichent aussi leur «  soulagement « , car « la présence d’un candidat centriste au second tour augmente considérablemenrt les chances d’avoir un président pro-Union-européenne », estime Salman Ahmed (sic) chez Lombard Odier. Londres a pris 2,11 %, Milan plus de 4  % et Francfort 3,37 % terminant la séance sur un nouveau record historique. « Emmanuel Macron est aussi le seul ouvertement Kremlin-sceptique des quatre principaux candidats, ce qui devrait faciliter les relations avec Berlin par la suite », apprécie le hollandais Robeco. Car c’est un autre espoir des marchés, celui d’une revitalisation du projet européen mené par le couple franco-allemand

La Bourse de Paris s'envole après les résultats du premier tour - Bloomberg/lesechos
La Bourse de Paris s’envole après les résultats du premier tour – Bloomberg/lesechos
La probabilité d’une victoire de Macron est estimée à 90  % par les marchés. « L’idée d’un Frexit n’a jamais été très populaire en France », prétend Robeco. « C’est une surprise favorable pour les actifs risqués à moyen terme. Emmanuel Macron, pro-européen et pro-business, qui dispose d’une marge importante pour son tête à tête face à Le Pen, peut construire sur cette position », estimait ce lundi matin le BlackRock Investment Institute.

Les premiers sondages réalisées juste après le premier tour donnent en effet un avantage de 60-40% en faveur de Macron. « Ce résultat devrait conduire à une réduction consistante de la perception du risque politique en Europe, même si nous estimons qu’une certaine prime de risque devrait perdurer jusqu’aux législatives de juin », poursuit le groupe américain, car si « Macron l’emporte, il pourrait avoir à lutter pour mettre en place son agenda sans une majorité stable au parlement ».

Mais quel que soit le scénario des législatives, en cas de victoire d’Emmanuel Macron, « on assisterait à une inversion des phénomènes de rejet populiste de 2016 : la France ne serait pas le prochain « cygne noir » mais bien une victoire de l’ouverture et d’une construction européenn e », ajoute Laurence Boone chez Axa IM.

« Avant le second tour, les marchés jouent donc la victoire d’E. Macron », constate de son côté Aurel BGC, alors que les places européennes sont aussi en hausse dans le sillage du CAC 40.  Mais, rassurez-vous, « Nous soupçonnons que le potentiel de hausse va s’épuiser très rapidement, peut-être même dès aujourd’hui. En partie parce que le second tour n’est pas joué, même si l’incertitude parait moins forte qu’au premier tour. Mais aussi et surtout parce que les législatives vont ensuite rapidement arriver et qu’elles diront beaucoup de la capacité du leader d’En marche à mettre réellement en oeuvre son agenda réformateur. Or, la jeunesse de ce mouvement politique sera bien plus handicapante aux législatives qu’à la présidentielle ».

Le fric, encore le fric, toujours le fric. Mais nous avions prévenus en rappelant qui sont les amis d’Emmanuel Macron (Lire « Voter Macron, c’est cautionner les négriers » : 

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/09/bulletin-climatique-quotidien-9-mars-2017-de-la-republique-francaise/ et aussi : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/02/06/bulletin-climatique-quotidien-6-fevrier-2017-de-la-republique-francaise/).

Quelque amis de La Rotonde

Et, comme nous l’avons aussi écrit ici, NUL NE POURRA DIRE QU’IL NE SAVAIT PAS.

II. Le matraquage islamique aussi

Car, avec Emmanuel Macron aux manettes, ne vous faites aucune illusion : l’islamisation de la France sera sur les rails et la traite négrière encore plus florissante.

Un week-end de février comme tant d’autres derrière la Défense, à Nanterre (Hauts-de-Seine). En ce dimanche désert, un étrange rassemblement de voitures a lieu au pied des tours dégradées de bleu de la cité Pablo-Picasso. Des monospaces pour familles nombreuses, immatriculés en grande couronne pour la plupart, dans lesquels des hommes patientent. Uniquement des hommes. Ils consultent leurs portables, tournent le bouton des stations de l’autoradio, ou jouent avec le petit garçon resté avec eux dans l’habitacle.

Qu’est-ce que ces hommes attendent dans cette banlieue parisienne ? Leurs épouses, mères, sœurs, fiancées, qui se pressent à l’entrée d’un grand bâtiment de tôle blanche, dans un joyeux brouhaha. La file d’attente déborde sur le trottoir. Les participantes ont tous les âges et tous les styles : les cheveux lâchés, des voiles légers et colorés, ou noirs et plus sérieux. Les jeans sont moulants ou les djilbebs – vêtements composés d’une longue robe et d’une capuche couvrant l’ensemble du corps à l’exception du visage – amples et épais.

« Tu viens souvent aux salons, toi, non ? Je t’ai déjà vue ! » s’exclame Leïla, l’organisatrice de ce grand bazar féminin. « C’est deux euros l’entrée ma belle, et n’oublie pas de t’inscrire pour la tombola, on vous envoie à Dubaï ! », encourage-t-elle, en fourrant le talon d’un ticket dans une grande boîte à chaussures. Bienvenue au Grand Salon Chic ô Féminin de Nanterre, proposé par l’association Événements entre elles, qui se définit sur son site Internet comme le leader francilien des salons Women Only, ces foires strictement réservées aux femmes musulmanes, qui essaiment dans toutes les banlieues de France.

Ce phénomène, amateur et peu organisé, est compliqué à dater et à quantifier. Événements entre elles existe depuis 2012. Les premiers salons sont arrivés à Lyon et à Marseille il y a trois ans. Et sont recensés sur les sites spécialisés comme Avenue des Sœurs, Muslimette Magazine, ou Oukhtynettes.fr. « La génération d’avant la nôtre ne sortait pas trop, c’était papa au chantier, maman à la cuisine. Nous, on a envie de sortir, d’avoir des activités, du sport, des loisirs », explique Loubna, une participante.

Chaque dimanche, ou à peu près, se tient désormais un salon dans une salle des fêtes d’une grande ville, où les seuls hommes autorisés ont moins de 10 ans. Quelque 600 exposantes et 20 000 clientes par an rien que pour Événements entre elles, c’est peu dire que ces journées rencontrent un immense succès. « À mon salon, il y a eu près de 500 participantes, et de partout… Des femmes arabes avec voile, des femmes sans », fanfaronne Fanny Kaiser, 22 ans, qui vient d’organiser son premier événement à Lyon. Les organisatrices expliquent en chœur que ces salons sont ouverts à toutes les femmes, sans aucune restriction de religion ni de communauté. Même si, dans les faits, ils concentrent une clientèle de religion musulmane !

Ce jour-là, à Nanterre, des centaines de clientes naviguent entre des stands posés sur des tréteaux, qui vendent « autant des strings que des djilbebs, il y en a pour tous les goûts ici », revendique une exposante. Sur scène, le grand défilé de mode promis sur l’affiche est en cours : une plantureuse Turque, aux formes étranglées par une pimpante robe rouge à paillettes, déambule sous le regard désapprobateur d’une spectatrice vêtue d’une abaya noire.

Pas de musique, mais un groupe de femmes qui tapent sur des percussions en chantant des anashids – des chants religieux musulmans. Une musique de sauvages. Le tour de piste se termine, et Leïla prend le micro : « Les filles, achetez ici au salon, les commerçantes sont nos sœurs, mieux vaut acheter chez elles que dans les magasins normaux de la Défense, on est là pour s’entraider, pour soutenir les femmes musulmanes. »

Connue et acclamée de toutes, Samia Orosemane, humoriste  » française  » d’origine tunisienne, responsable du tirage au sort du voyage à Dubaï, monte ensuite sur scène. Quelques blagues plus tard, l’heureuse gagnante est désignée. La comédienne explique le succès de ces événements féminins : « Les exposantes sont des filles qui créent leurs propres entreprises, qui fabriquent le travail qu’on leur refuse à cause du bout de tissu qu’elles ont sur la tête ! Elles s’émancipent. Ces salons ont presque un message politique. »

Et quand on l’interroge sur la non-mixité de ces espaces, elle assure n’y voir aucun enjeu religieux. Tu parles…« C’est comme une soirée pyjama géante, les filles y sont elles-mêmes, entières, loin du regard des hommes, elles peuvent mettre des tenues légères, se dévoiler, on ne va rien leur dire », continue celle qui regrette d’être sans cesse définie comme une comédienne « voilée ».

Nesrine a la tête ceinte du même turban sophistiqué que Samia. Yeux ourlés de khôl, perles blanches et sourire étincelant, cette trentenaire, surnommée The Turban Girl sur YouTube, se rend souvent dans ces salons où elle donne des conférences sur l’estime de soi. Entre deux tutoriels sur les cosmétiques bio et le muesli au lait de coco, elle dispense de rassurants conseils à des femmes voilées « en grande détresse », estime-t-elle. « Je suis très sollicitée à la fin de mes conférences par ces filles dont l’estime de soi est détruite, que la société perçoit comme des esclaves soumises à cause de leur voile. Elles sont en souffrance, mais elles ont aussi une grande soif de s’en sortir à travers ces salons, de dépasser leur stigmatisation en développant l’entrepreneuriat de la femme musulmane. »

Sous une petite annonce pour « apprendre à rouler le couscous » ou pour « trouver des amies pour casser sa routine de mère et d’épouse à Lyon », Fanny Kaiser a diffusé le flyer rose pastel de son événement. « Je ne travaille plus depuis la naissance de mes deux garçons, alors je me suis dit qu’avec un salon, je pourrais peut-être gagner un peu d’argent. »

La jeune fille facture 45 euros la table aux exposants, avec la possibilité d’en prendre une demie, et a presque réussi à rentrer dans ses frais pour son premier événement. « Ces salons, ça fait du bien à certaines, surtout à celles qui sont très pratiquantes car elles peuvent enlever leur voile, on y est entre nous ! » s’enthousiasme-t-elle. L’islam est effectivement  » la religion de la liberté « …

Les enfants, eux, peuvent s’ébrouer dans des piscines à balles en plastique tandis que leurs mères sirotent un thé à la menthe en discutant entre copines. « Entre habituées des salons, on se connaît toutes. On se salue, on se dit : “Ah ! tu vas bien depuis dimanche dernier ?”, c’est toujours le même groupe, avec les embrouilles des bandes de filles. Lors de mon salon, certaines se sont pris la tête pour une histoire de tiramisu. Il y en avait une qui vendait plus de tiramisu que l’autre, ça a énervé sa voisine et c’est monté dans les tours », rigole Fanny.

Leïla revient, et peste contre la foule amassée devant un stand qui obstrue les travées du salon. Des dizaines de clientes patientent pour discuter avec des infirmières de circonstance derrière un paravent en bois. « C’est l’espace “médecine prophétique”, explique-t-elle. Il propose des produits bio pour se soigner comme à l’époque du Prophète. Ça cartonne, les filles adorent. » Elle décrit les dizaines de poudres et de décoctions magiques, et brandit un petit bocal de poudre jaune recouvert d’une étiquette noire : « Ça, c’est le pollen de palmier, c’est pour tomber enceinte, c’est le produit qui se vend le plus au salon, il y a même des packs de fertilité… »

Les stands ressemblent à ceux des foires traditionnelles. Mais au détour d’un étal, de curieux objets apparaissent. Des poupées pour enfants sans yeux dessinés. Des ours en peluche sans leurs deux billes en plastique noir. Soraya, la vendeuse, fait la réclame de sa peluche « conforme aux préconisations du Coran sur la représentation des visages, car le Diable entre par les yeux. Après, oui, c’est un peu bizarre pour les enfants, qui se rendent bien compte que dans la nature, les animaux ont des yeux… Mais c’est comme ça, les jouets avec des yeux sont interdits ».

Sa voisine de stand, Stéphanie, est une jeune convertie de 25 ans. Ses traits peinent à être devinés derrière son djilbeb gris et ses lunettes qui lui mangent le visage. Ses deux enfants de 6 et 8 ans, qui ont passé la journée à regarder leur maman tenter de vendre ses livres, s’amusent dans son grand jupon, et s’impatientent. Avec son mari, Stéphanie a monté un site Internet spécialisé en matériel éducatif pour enfants. Directement importé d’Arabie saoudite.

La conversation s’engage. La jeune femme raconte son quotidien de mère au foyer et de vendeuse itinérante, à s’occuper de ses enfants toute la journée. Mais ils ne vont pas à l’école ? « Ah non, surtout pas ! Hors de question pour mes enfants d’aller à l’école publique. C’est dangereux pour eux. » Dangereux ? « Oui, oui, avec tout ce qu’ils leur apprennent, sur le Père Noël, les anniversaires, tout ça, c’est interdit par notre religion.», explique-t-elle, tout en bouchant les oreilles de son aînée qui joue encore à côté : « Je n’ai pas envie qu’elle sache ce que c’est. »

Stéphanie s’empare ensuite d’un livre aux couleurs chatoyantes, intitulé Le Coran expliqué aux enfants, et raconte, en tournant les pages : « Moi, je n’avais pas d’école musulmane à côté de chez moi, alors j’ai fait l’instruction en famille, l’IEF. La maîtresse de mes enfants, c’est moi. Je peux leur enseigner le socle commun de l’éducation nationale et la religion en même temps. » Et d’ajouter : « Pour les mères de l’IEF, ces salons sont très pratiques. On s’y retrouve entre nous et on s’échange plein de conseils. »

Mais depuis, elle hésite, vacille, souffre de ce qu’elle appelle « l’ignorance des convertis ». Le salon est aussi pour elle un espace de confession, car « on y est entre nous », mais elle poursuit, « nous, les convertis, ils exploitent notre ignorance, ils peuvent nous raconter n’importe quoi, on les croit. C’est comme dans ces salons, les sœurs qui nous font payer les stands nous demandent beaucoup d’argent, alors que c’est un peu une arnaque, il n’y a que les robes et la nourriture qui se vendent. Moi, mes créations, personne ne les achète jamais. Ces salons, ce n’est pas l’entraide de la femme musulmane comme on vous le vend, c’est juste un business qui exploite celles qui, comme moi, veulent être de bonnes pratiquantes. » Pauvre c…. !

C’est la France d’aujourd’hui. La France d’Emmanuel Macron et de quelques autres traitres. Ça nous rendrait presque suicidaires mais c’est ce qu’ils souhaitent. Alors, NON !

Mais, c’est comme pour le reste, NUL NE POURRA DIRE QU’IL NE SAVAIT PAS.

III. Et voici le résultat: la France est fracturée

Jamais depuis longtemps la fracture entre les deux France sera apparue aussi nettement sur la carte électorale. Non seulement entre la France des campagnes et la France des villes mais aussi entre celle de l’est et celle de l’ouest.

Dimanche, Marine Le Pen était en tête de plus de 4 points en début de soirée, alors que parvenaient les résultats des communes ayant dépouillé les votes à partir de 19 heures. Puis, au fur et à mesure que parvenaient les résultats de villes de plus grande importance, les écarts se sont resserrés, jusqu’au point de basculement. A partir de là, avec les votes des grandes villes, le candidat d’En marche ! a fait la différence pour terminer avec près de 2,5  points d’avance.

Le résultat le plus significatif est bien sûr celui de Paris, qui n’a jamais été aussi éloigné du reste de la France. Dans la capitale, Emmanuel Macron recueille 34,83  % des suffrages (11  points au-dessus de son score national) et Marine Le Pen ne parvient pas à franchir le seuil des 5  %, avec 4,99  % des suffrages (16,5  points en dessous de sa moyenne nationale). Paris, la capitale des bobos friqués, cosmopolites et mondialistes.

Les exemples sont nombreux qui témoignent de l’écart considérable entre le vote urbain et le vote rural ou périurbain en faveur de la candidate du FN. Ainsi, si elle réunit 16,26  % des suffrages dans le Rhône, son score descend à 8,86  % à Lyon. En Haute-Garonne, elle obtient 16,71  %, mais 9,37  % à Toulouse. A Bordeaux, elle recueille 7,39  % mais son score sur la Gironde monte à 18,26  %. Même chose entre son résultat à Rennes (6,70  %) et celui de l’Ille-et-Vilaine (14,12  %).

Le contraste est encore plus frappant dans des départements où elle arrive en tête, comme le Bas-Rhin, avec 24,89  % des suffrages mais seulement 12,17  % à Strasbourg, dans l’Hérault, avec 25,70  % des voix mais 13,32  % à Montpellier, ou dans le Nord, où la députée européenne recueille 28,22  % des suffrages mais doit se contenter de 13,83  % à Lille.

Ainsi se confirme une tendance qui ne cesse de s’accentuer. Depuis 1995, les 588  villes de plus de 15 000  habitants, qui représentent près de 37  % du corps électoral, votent moins FN que la France entière. Ce qui n’a pas toujours été le cas : davantage urbain en  1988, le vote FN est progressivement devenu plus rural et périurbain. Lors de la dernière élection présidentielle, en  2012, la présidente du FN avait obtenu 17,90  % des voix sur la France entière, 15,73  % dans les 573  villes dont la population était comprise entre 15 000  et 150 000  habitants, et 11,05  % dans les 15  plus grandes villes. Cet écart va encore s’accroître. Il est riche d’enseignements sur cette France qui se sent éloignée des centres de décision, qui vit douloureusement le déclin de ses activités, la raréfaction de l’emploi et la dégradation des services publics. La paupérisation d’un côté, organisée par l’UMPS qui y remédie par le  » Grand Remplacement  » et le  » toujours plus  » de l’autre au seul profit des plus aisés ou des mieux placés.

L’autre fracture, c’est la fracture géographique. Au premier tour de scrutin, Marine Le Pen arrive en tête dans 47  départements, Emmanuel Macron dans 42  départements, tandis que François Fillon et Jean-Luc Mélenchon arrivent tous deux en tête dans 6  départements, dont un d’outre-mer (Mayotte) pour le candidat de la droite et trois (Martinique, Guyane, Réunion) pour celui de La France insoumise.

En métropole, M.  Mélenchon arrive en tête en Seine-Saint-Denis (34,03  %), en Ariège (26,74  %) et en Dordogne (22,97  %). M.  Fillon, quant à lui, obtient son meilleur score dans les Hauts-de-Seine (29,14  %), où il est néanmoins devancé par M.  Macron, et arrive en tête dans son fief de la Sarthe (28,61 %), dans la Mayenne (27,06 %), en Haute-Savoie (25,41 %), dans l’Orne (24,74 %) et dans la Lozère (22,82  %).

Le reste se partage donc entre Marine Le Pen et Emmanuel  Macron. Tout le nord-est de la France, de la Seine-Maritime à l’Ain, est remporté par la candidate du FN, à l’exception de l’Ile-de-France et de la Côte-d’Or, remportés par le candidat d’En marche !. Elle est également en tête dans l’ensemble du pourtour méditerranéen depuis les Pyrénées-Orientales jusqu’aux Alpes-Maritimes en remontant jusqu’à l’Ardèche et la Drôme, y compris dans les deux départements de la Corse et avec une excroissance incluant le Tarn, Tarn-et-Garonne et Lot-et-Garonne. Elle obtient plus de 30  % des suffrages dans 13  départements et réalise son meilleur score dans l’Aisne avec 35,67  %.

Tout le flanc ouest de l’Hexagone ainsi que le Rhône, l’Isère, la Savoie et les Hautes-Alpes placent M.  Macron en tête. Celui-ci franchit la barre des 30  % dans 5  départements, obtenant son meilleur score à Paris avec 34,83  %.

Deux France se font face, qui n’ont jamais paru aussi éloignées l’une de l’autre. Les germes de la guerre civile sont déjà là : d’un côté les négriers et leur piétaille venue d’ailleurs ou rêvant d’ailleurs, de l’autre le pays réel enraciné.

Ils ne sont pas beaux les fruits de la République ?

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

C’est maintenant ou jamais

qu’il faut décider de participer au pèlerinage organisé à Tilly-sur-Seules (14250) les samedi 27 et dimanche 28 mai 2017, après la  marche du 17 mai à Pontmain  (53220)

Pour le retour du Roi        

Pour tout renseignement complémentaire prière de contacter : chouandecoeur@orange.fr ou téléphoner au : 06 07 50 26 58

Le 25 avril 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

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