BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (26 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

26 Avr

I. L’implosion annoncée est là

Dès 2012 et les grandes manoeuvres pour la prise de l’UMP par François Fillon et Jean-François Coppé, nous annoncions de sombres perspectives pour le parti de la pseudo-droite parlementaire. Nous revenions sur le sujet en 2014 dans un article de notre blogue intitulé « À propos de l’implosion de l’UMP » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/07/19/bulletin-climatique-du-week-end-1920-juillet-2014-de-la-republique-francaise/).

Aujourd’hui, les conséquences tragiques pour ce mouvement de la campagne électorale et des résultats du premier tour de l’élection présidentielle, semblent devoir mettre un terme à son existence (en tout cas dans la forme actuelle) et montrer que les ambitions personnelles de beaucoup de ses responsables vont l’emporter sur l’intérêt porté à leurs électeurs.

Au lendemain du naufrage, dimanche 23  avril, du candidat Les Républicains (LR), François Fillon, dès le premier tour de la présidentielle, une troisième position et 20  % des suffrages exprimés, la droite se retrouve en lambeaux.

Elle doit affronter une triple crise : de leadership, avec la question épineuse quant à savoir qui va mener la campagne des législatives ; de ligne idéologique, en raison des fractures profondes entre les modérés et les droitiers ; et de stratégie, eu égard aux sérieuses divergences sur l’attitude à tenir face aux deux finalistes, le candidat d’En marche !, Emmanuel Macron, et la candidate du Front national, Marine Le Pen.

Ces questions ont donné lieu à de vifs échanges, lundi, entre les ténors de LR, lors du comité politique – qui réunit un cercle restreint de hauts dirigeants – à 10 h 30, puis du bureau politique – à la composition plus large – à 17  heures.

Après avoir assumé sa défaite dimanche soir, François  Fillon n’avait pas indiqué la suite qu’il souhaitait donner à sa carrière politique. Il l’a explicitée lors de son intervention devant le bureau politique de LR, lundi après-midi. L’ancien Premier ministre se retire momentanément de la vie politique :  » Je vais redevenir un militant de cœur parmi les autres. «  Il renonce à mener le  » combat «  des élections législatives, prévues les 11 et 18  juin.  » Je n’ai plus la légitimité pour le livrer avec vous « , a-t-il reconnu. Avant d’appeler les membres de son camp à rester  » soudés «  pour  » obtenir un score favorable « .

Le candidat déchu entend se mettre en retrait pour guérir les blessures de cette campagne parasitée par les affaires. Quoi qu’il en soit, dès dimanche soir, plusieurs dirigeants lui ont imputé la responsabilité de la défaite.  » Ce n’est pas la droite et le centre qui ont perdu, c’est François Fillon qui a perdu « , a lâché Eric Wœrth notamment, qui était chargé du projet du candidat. Comme nous étions loin du grand rendez-vous du Trocadéro, organisé par Sens Commun !

S’il se met en retrait dans l’immédiat, M.  Fillon n’a pas pour autant tiré un trait définitif sur sa carrière politique.  » Il n’est plus dans le combat politique pour les échéances à venir, mais il ne voulait pas non plus faire comme Lionel Jospin en  2002, explique son entourage. On ne sait pas ce que réserve l’avenir. « 

Alors, quelle est la position de LR vis-à-vis de Macron et de Le Pen ? Lors du bureau politique, les responsables du parti sont arrivés à une solution de compromis. La position officielle du parti a été résumée dans un communiqué :  » Face au Front national, l’abstention ne peut être un choix, nous appelons à voter contre Marine Le Pen pour la faire battre au second tour de l’élection présidentielle.  » Ce qui n’est pas la réponse à la question posée…histoire de ne pas insulter l’avenir.

Ce texte permet de préserver temporairement une unité de façade, tant s’affrontent différentes lignes. Nathalie Kosciusko-Morizet, Xavier Bertrand, ou encore Jean-François Copé, souhaitaient évidemment que LR appelle explicitement à voter en faveur d’Emmanuel Macron. Deux figures d’une droite plus dure, Laurent Wauquiez et Eric Ciotti, voulaient que le parti conseille de faire barrage au FN, mais en laissant les électeurs libres de pouvoir s’abstenir. Une façon de ne pas irriter les sympathisants les plus opposés à l’ancien ministre de l’économie de François Hollande. François Baroin, qui avait pourtant indiqué, dès dimanche soir, qu’il voterait en faveur de M.  Macron, était aussi sur cette ligne.

Le texte retenu tente donc de ne mécontenter personne. Il mécontentera tout le monde.  » En fait, la seule chose qui fait se rejoindre toutes les lignes, c’est l’envie de voir perdre le FN qui est passé devant nous dans des départements importants « , résume un membre du bureau politique, fidèle d’entre les fidèles de la vieille alliance

Et qui pour mener la bataille des législatives ? M.  Fillon discrédité, l’ancien premier ministre Alain Juppé retiré à Bordeaux, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy lancé dans une seconde retraite… En six mois, la droite a perdu tous ses leaders. Difficile de mener la campagne des législatives si le projet n’est pas incarné par une ou plusieurs personnes. Sauf qu’aucun ténor n’a plus de légitimité que les autres pour prendre le leadership. La primaire est caduque et le congrès n’est prévu qu’à l’automne.

Pour éviter de s’offrir une guerre totalement anarchique, les ténors ont décidé de repousser l’affrontement. Le chef de file des députés LR, Christian Jacob, a été chargé de mettre en place une direction de campagne collégiale. Car tout le monde sait bien qu’une bataille d’ambitions au milieu du gué serait très mal vécue par les candidats aux législatives. M.  Baroin, qui aimerait être Premier ministre de cohabitation, et M.  Wauquiez, qui rêve de prendre le parti, ont ainsi convenu d’un pacte de non-agression. Reste à savoir si ces solutions provisoires tiendront le choc des nouvelles difficultés à venir.

Sur quelle ligne idéologique ? La défaite a ravivé les profondes divergences idéologiques existantes à droite, entre les modérés et les  » droitiers « . Les premiers veulent recentrer le logiciel de la droite en vue des législatives, après avoir été mal à l’aise avec la campagne de François Fillon : Alain Juppé, se sentant de nouveau pousser des ailes gauchistes, a jugé lundi nécessaire de revoir la  » ligne politique  » de LR pour faire émerger «  une composante humaniste, libérale et européenne « .

Dans la foulée, une trentaine d’élus LR ont mis en garde, lundi, leur  » famille « contre  » le rétrécissement de la droite sur une ligne politique exclusivement identitaire et conservatrice « . Parmi eux, essentiellement des partisans de M.  Juppé et de Bruno Le Maire. Même constat de Thierry Solère, organisateur de la primaire de la droite et ex-porte-parole de François Fillon, qui a lui aussi appelé son camp à  » s’élargir « . Et, de nouveau, la bonne vieille

Ces gens-là sont décidément indécrottables !

M.  Sarkozy, de son côté, a invité LR à se tourner vers les législatives avec une campagne  » plus ouverte sur la droite populaire « , lors d’un déjeuner avec plusieurs de ses fidèles. L’ex-chef de l’Etat souhaite voir ajouter au projet de LR la défiscalisation des heures supplémentaires, tout en supprimant certaines mesures du projet de M.  Fillon, jugées trop radicales, comme l’augmentation de deux points de TVA et la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires.

Le programme de François Fillon devrait donc être amendé dans les semaines à venir pour répondre aux aspirations des uns et des autres.

Mais en vérité, ce n’est pas tant leur programme qui les préoccupe que leur avenir. C’est heureusement grâce à cela qu’ils mourront.

 

II. Pourquoi eux et pas nous ?

En  2016, la dette publique de la zone euro est repassée sous la barre des 90  % du produit intérieur brut (PIB) pour s’établir à 89,2  %, selon les statistiques publiés lundi 24  avril par Eurostat. C’est 1,1  point de moins qu’en  2015.  » Après avoir culminé à 92 % en  2014, l’endettement de l’union monétaire enregistre sa deuxième année d’affilée de baisse, commente Howard Archer, économiste chez IHS Global Insight. Cela confirme que l’horizon conjoncturel s’éclaircit « , ajoute-t-il imprudemment. Pour l’ensemble de l’Union européenne, le ratio de dette s’est élevé à 83,5  % du PIB l’an dernier, en baisse de 1,4  point par rapport à 2015.

Mais en réalité et dans le détail, les situations des différents Etats sont très contrastées. Sans surprise, la Grèce enregistre toujours l’endettement le plus élevé (179 % du PIB), suivie par l’Italie (132,6 %) et le Portugal (130,4  %), puis Chypre (107,8  %). A l’inverse, l’Estonie (9,5 %), le Luxembourg (20  %) et la Bulgarie (29,5  %) affichent les taux les plus bas. La France, elle, confirme son décrochage face à l’Allemagne. La dette de nos voisins est en effet tombée de 77,5  % à 68,3  % du PIB entre 2013 et 2016, tandis que la nôtre a grimpé de 92,3  % à 96  % sur la même période (Lire https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/04/22/bulletin-climatique-du-week-end-2223-avril-2017-de-la-republique-francaise/).

Les évolutions des déficits publics sont plus marquantes encore. Celui de la zone euro s’affichait, en  2016, à 1,5  % du PIB, contre 2,1  % en  2015. C’est très inférieur à la limite de 3  % du PIB imposée par les règles budgétaires européennes.  » Si les dettes publiques sont encore au-dessus du seuil européen de 60  % du PIB, la page de la crise est bel et bien tournée du côté des déficits « , salue un député européen. En  2010, il culminait ainsi à 6,2 % du PIB dans l’ensemble de la zone euro.

Sur les vingt-huit pays de l’Union européenne, seuls quatre affichent encore un déficit supérieur ou égal à 3 % : l’Espagne (4,5  %), la France (3,4  %), le Royaume-Uni (3  %) et la Roumanie (3  %).  » Pour le reste, douze pays européens affichent un solde budgétaire à l’équilibre ou excédentaire, y compris la Grèce – + 0,7  % du PIB – , tandis que les autres affichent de faibles déficits « , expliquent les experts d’Eurostat.

Le Portugal est ainsi parvenu à réduire le sien de 4,4 % du PIB en  2015 à 2  % en  2016, son plus bas niveau depuis 1974. Déjouant les pronostics, le gouvernement d’Antonio Costa est parvenu à remettre les finances publiques du pays en ordre, tout en préservant le pouvoir d’achat des Portugais, comme il l’avait promis pendant sa campagne. Il a ainsi revalorisé les petites retraites et certaines allocations sociales. Des mesures notamment financées par une hausse des taxes sur les patrimoines immobiliers supérieurs à 600 000  euros.

Pour le reste, le redressement des comptes publics est le fruit des politiques d’assainissement menées jusqu’en  2015. Si la plupart des pays sont désormais sortis des politiques d’austérité, les dépenses publiques de la zone euro ont en moyenne baissé de 48,5 % à 47,7  % du PIB entre 2015 et 2016. Hélas, la France détient toujours le record en la matière (56,2  % du PIB), suivie par la Finlande (56,1  %) et le Danemark (53,6  %).

Le retour de la croissance a également contribué à la fonte des déficits. L’an dernier, la zone euro a en effet vu son PIB progresser de 1,7  %, soit plus qu’aux Etats-Unis (1,6 %). Mais ce n’est pas tout : la baisse des taux d’intérêt a aussi aidé. Selon la Cour des comptes, 40  % de la réduction du déficit public français enregistrée depuis 2011 tient à la seule baisse des taux d’emprunt. Pas sûr cependant que cela dure car ces derniers ont commencé à remonter. Et leur hausse devrait accélérer en  2018. Motif : les perspectives d’inflation se redressent, tandis que la Banque centrale européenne devrait peu à peu réduire ses soutiens monétaires dès l’an prochain.

Les Etats les plus endettés, notamment l’Italie et le Portugal mais aussi la France pourraient se retrouver en difficulté.  » La question de la soutenabilité des dettes publiques, comme le débat sur leur allégement ou leur mutualisation, pourraient alors ressurgir « , prévient Patrick Artus, économiste chez Natixis.

Ce sera sans doute la prochaine crise financière qui se présentera aux Européens avec, pour conséquence, l’éclatement de l’Union.

Mieux vaudrait donc anticiper et ne pas suivre le projet d’Emmanuel Macron qui veut davantage d’Europe (alors qu’il en faut moins) et davantage d’euro (alors qu’il n’en faut plus).

III. Il n’y a pas que la peste ou le choléra

Il y a aussi les hépatites virales qui tuent. 1,34  million de personnes en  2015, soit presque autant que la tuberculose (1,8  million de morts), et davantage que le virus du SIDA (VIH, 1,1  million). Au premier chef, les hépatites dues aux virus B (VHB) et C (VHC), qui sont à l’origine de 96  % des décès. Alors que la mortalité imputable à la tuberculose, au VIH ou au paludisme suit une courbe descendante, celle des hépatites prend le chemin inverse : en  1990, le nombre de décès imputables aux hépatites s’élevait à moins de 890 000 et, en 2000, à 1,1  million. Ce constat a été présenté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), vendredi 21  avril.

 » Pour la première fois, nous publions des estimations à la fois globales et régionales validées par l’OMS pour l’année 2015. Elles montrent que les hépatites constituent bien un problème mondial de santé publique « , souligne le docteur Gottfried Hirnschall, directeur du département VIH et du programme mondial sur les hépatites de l’institution internationale. L’organisation estime que 328  millions d’individus dans le monde sont porteurs à l’état chronique du virus : 257  millions du VHB et 71  millions du VHC.

68  % des personnes infectées par l’hépatite B se trouvent dans les régions Afrique et Pacifique occidental (telles que définies par l’OMS), tandis que l’hépatite C est ubiquitaire, même si l’ampleur de l’épidémie varie beaucoup entre les pays et au sein même de chaque pays, les régions Europe et Méditerranée orientale étant les plus affectées. Sans doute en relation avec les importantes migrations de population qui s’y déroulent.

Sans traitement, les infections chroniques par les virus B ou C des hépatites sont à l’origine de cirrhoses (720 000  morts) et de cancers primitifs du foie (470 000  morts). Cette tendance à la hausse de la mortalité avait déjà été mise en évidence dans des publications en  2016. Pour l’expliquer, les chercheurs faisaient intervenir les évolutions démographiques (augmentation de la population, modification de la structure d’âge).

On peut aussi y voir, notamment dans le cas des hépatites C liées à des expositions au sang et aux fluides corporels, soit l’effet de mauvaises pratiques de soins (réutilisation de matériel d’injection comme cela s’est produit en Egypte), soit celui de l’injection intraveineuse de drogues avec du matériel contaminé, faute d’une politique de réduction des risques. Pour 2015, l’OMS évalue à 1,75  million le nombre de nouvelles infections par le VHC liées aux 5  % d’injections dans le cadre de soins ne respectant pas les règles d’asepsie.

L’hépatite  B est fréquemment contractée autour de la période de la naissance, par transmission d’une mère infectée à son bébé, ou lors des premières années de la vie (avant l’âge de 5  ans), par contact avec des enfants infectés. L’existence d’un vaccin contre l’hépatite  B déployé à grande échelle dans le monde – couvrant 84  % des enfants – a contribué à une réduction des infections. La proportion d’enfants infectés est passée de 4,7  % avant son introduction au cours des années 1980 et 1990 à 1,3  % au niveau mondial en  2015, selon l’OMS, et à 3  % en Afrique.  » Nous commençons à voir des générations sans hépatite B grâce à la prévention par le vaccin « , se réjouit l’un des principaux auteurs du rapport, le docteur Yvan Hutin, du département VIH et du programme mondial sur les hépatites de l’OMS.

Mais dans les deux cas, les transmissions sexuelles sont aussi responsables de l’extension de ces maladies. L’importation des virus par les migrants est, en cela, un danger croissant pour toutes celles et ceux qui n’en sont pas avertis ou prennent des risques insensés.

L’un des problèmes majeurs avec les hépatites vient de l’ampleur du nombre de personnes ignorant leur statut sérologique.  » En  2015, 9  % des personnes vivant avec le VHB, soit 22  millions d’individus, et 20  % de celles porteuses du VHC, soit 14  millions, ne savaient pas qu’elles étaient infectées « , pointe le docteur Hutin. Cette situation s’explique à la fois par les problèmes d’accès à des tests de diagnostic bon marché, même si les plus simples coûtent à présent cinquante centimes, mais aussi par un manque relatif d’implication des professionnels de santé, qui ne les proposent pas toujours.

L’identification de l’infection par le virus B ou le virus C conditionne la prise en charge. L’OMS constate que l’on est loin du compte : en  2015, 8  % des personnes chez lesquelles a été découverte une hépatite B (1,7  million d’individus) ont par la suite reçu un traitement, et 7,4  % de celles porteuses du VHC (1,1  million). Un paradoxe, alors que les remèdes n’ont jamais été aussi efficaces. Mais les freins sont de plusieurs ordres.

Le coût des traitements d’abord, en particulier pour l’hépatite C. Depuis leur mise sur le marché, 5,5  millions de malades en ont reçu mais, en  2015, seul un demi-million a bénéficié des nouveaux antiviraux d’action directe. Ces derniers permettent de guérir en deux à trois mois, sont plus simples à utiliser et mieux tolérés. Mais leur prix reste trop élevé, malgré des baisses décidées dans un certain nombre de pays par le principal fabricant, l’américain Gilead. L’OMS note qu’il y a eu plus de nouvelles infections par le VHC en  2015 que de personnes qui commençaient un traitement contre l’hépatite  C.

Dans le cas de l’hépatite  B, le traitement doit être pris à vie et le médicament le plus efficace, le ténofovir, également utilisé dans les combinaisons contre le VIH, coûte 48  dollars (45  euros) par an.

Les objectifs internationaux concernant les hépatites sont ambitieux puisqu’ils visent à l’élimination de celles-ci comme problème mondial de santé publique d’ici à 2030. L’OMS préconise le renforcement du système de surveillance, le déploiement à grande échelle du dépistage et de la mise sous traitement pour toutes les personnes touchées. S’y ajoutent un financement durable des programmes et la mise au point d’innovations aussi bien pour les tests diagnostiques que pour les médicaments et vaccins (il n’existe pas de vaccin contre l’infection par le VHC). Sans oublier une logistique adaptée mais aussi des comportements de prévention dont nous sommes encore loin.

 » Il y a vingt ans, prévenir et contrôler les hépatites virales paraissait totalement hors de portée, de même qu’inclure le vaccin contre l’hépatite  B au sein des programmes de vaccination dans les pays pauvres. Nous savons que l’impossible s’est réalisé « , plaide avec optimisme le docteur Hutin. A côté des pays riches, dont la France, qui ont appliqué des stratégies globales, l’OMS montre en exemple les programmes hépatites que des Etats lourdement affectés, comme l’Egypte, la Géorgie ou la Mongolie, ont mis en place avec des mécanismes de financement.

Mais  la route est encore longue.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

En adoptant un ou plusieurs arbres parmi les cinq cents tilleuls plantés dans l’allée des tilleuls aux Mortemets, vous redonnez vie aux perspectives royales du parc du château de Versailles.

L’allée des tilleuls aux mortemets retrouve son dessin d’origine

L’allée des Tilleuls aujourd’hui replantée dans le prolongement de l’allée d’Apollon reliait le château de Versailles aux « Mortemets », réserve de gibier d’eau dans le domaine de chasse de Louis XIV.

Intégrée dès 1662 à la grande composition paysagère imaginée par André Le Nôtre, jardinier du Roi Soleil, elle participe aux célèbres perspectives des jardins de Versailles.

Adoptez un ou plusieurs arbres

Apportez votre concours à la campagne de replantation de l’allée des Tilleuls aux Mortemets 

  • Pour transmettre aux générations futures
  • Pour célébrer une naissance
  • En l’honneur d’un évènement marquant
  • En mémoire d’une personne chère

Devenez mecene

L’adoption d’un arbre s’élève à 1 000 € (coût d’achat de l’arbre, transport, plantation et entretien pendant un an).

En adoptant un arbre, vous bénéficierez d’une réduction d’impôt et recevrez un certificat calligraphié à votre nom ou au nom de la personne à laquelle vous souhaitez dédier votre don.

Vous êtes Un particulier Une entreprise
Votre mécénat 1 000 € 1 000 €
Réduction d’impôt 66% 60%
Coût après réduction d’impôt 340 € 400 €

 

Il vous suffit d’adresser un courrier au service du mécénat du Château de Versailles (Château de Versailles – RP 834 – 78008 Versailles Cedex) précisant votre intention de soutenir la replantation de l’allée des tilleuls aux Mortemets, accompagné du bulletin d’adoption ci-dessous et d’un chèque bancaire ou postal libellé (sans guillemets) à l’ordre de l’Agent comptable de l’Etablissement public du château de Versailles.

Veuillez préciser vos coordonnées, y compris téléphoniques, ainsi que le nom de la personne qui sera calligraphié sur le certificat d’adoption et qui figurera sur le panneau de remerciement des mécènes installé à l’orée de l’allée des Tilleuls.

 

Le 26 avril 2017.
Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (26 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.”

  1. Hervé J. VOLTO avril 26, 2017 à 5:16 #

    LETTRE A MARINE LEPEN

    Chère madame,

    en 1956, année de ses 20 ans, mon père – alors jeune caporal- a fait l’opération de Suez sous les ordre d’un jeune lieutenant sur la trentaine qui ressemble à si méprendre à votre père : le mien en posède une photo qu’il concerve religieusement à la maison…

    Pour ma part, de formation publicitaire -je suis un spécialiste de communication politique- je suis né en Algérie le 25 Février (jour anniversaire de la rencontre hitorique entre Sainte Jeranne d’Arc et le Roi Charles VII le Sage) 1962 : par mon père, je possède des origines bretonnes, auvergnates, corses, espagnoles, siciliennes et maltaises. Par ma mère, je possède de origines napolitaines, parmesannes, irlandaises et autrichiennes. Mes arrière-grands-parents appartenaient à un essemble de peuples de culture CATHOLIQUE.

    Vous l’aurez compris, madame : convertit après une jeunesse agitée, Catholique de tradition, Royaliste parce que Catholique et Français, je suis avant tout patriote. J’ai également l’honneur d’appartenir à l’Ordre Royal de Sainte Jeanne d’Arc qui a eu le privilège d’accueillir votre nièce Marion en son sein.

    La Mission Divine de la France -étendre les vérités Chrétiennes- a été afffirmé au baptême de Clovis, définie dans le Testament de Saint-Rémy et confirmée par les Miracles de ce dernier et par ceux de Sainte Clotilde et Saint-Jeanne d’Arc, Patronne et Héroîne de la Patrie.

    Les Mérovingiens ont chassé l’hérésie arienne et fondée la Gaule Franque sur des base Chrétiennes. Les Carolingiens ont porté UNE FOI, UN ROI, UNE LOI de la Catalogne à la Pologne, fondant ainsi l’Europe. Les Capétiens ont construit les cathédrales, créé la Chevalerie qu’il ont porté aux Croisades avant de donner des Rois dans le Royaume de Naples et en Hongrie. Les Valois ont Créé le Protectorat Français sur les Lieux Saint (abandonné en 1926) et repoussé la Réforme. Les Bourbons, enfin, ont assis le caractère Catholique de l’Etat et la Couronne de France, organisé les Missions avant de donner des Rois aux Royaume d’Espagne et des Deux-Siciles comme sur les Duchés de Parme et de Plaisance.

    Les fausses lumières qui ont assis la République ont détourné la France de sa Misssion Sacrée : l’Eglise est divisée, La France est déclassée, les Français sont déchirés, l’Occident est menacé. A l’heure où notre population est terrorisée, où notre Etat est bradé, nos églises sont vidées, nos villes souillés, notre jeunesse gachée, abandonnée, livrée, il ne serait pas impossible de voir certains Français spirer à ce qu’une haute et Sainte Légitimité ne vienne couronner l’autorité de l’Etat Français.

    La France doit retrouver sa vocation de Fillle Aînée de l’Eglise et d’Educatrice des peuples : elle le peut en retrouvant le manteau de Royauté que la République lui a arraché.
    Le Royalisme en France, chère madame -et votre nièce Marion l’a très bien compris !- c’est avant tout une attitude culturelle Catholique, celle de la Tradition. En politique, il participe du principe d’expension-évangélisation dont Léon XIII reprendra l’idée : tout le contraire de l’actuel euro-mondialisme islamisant ! C’est aussi un nationalisme Français et Chrétien : mourir pour la patrie, c’est mourir pour le salut de la société Française, destabilisée par les idée révolutionnaires. C’est, enfin, chère madame, face à la masse, l’affirmation de la personne.

    Les Royalistes Français n’entendent pas tourner à la Cour de Louis XIV -qui pourtant fait le Grand Siècle Français en appuyant un fort protectionisme économique (dit Colbertisme) sur un puissant ordre moral- MAIS ASPIRENT A UN GOUVERNEMENT CHRETIEN, dans une France laïcisée de force qui se trouve en guerre contre le terrorisme au nom de l’sialm, contre la barbrie anti-sémite et anti-Chrétienne, contre l’aveuglement de nos élites ripoux-blicaines parvenues et mécréantes dont vous prétendez, madame, vous démarquer.
    Au cinéma, dans l’éditon, dans la parfumerie et dans la décoration, l’étiquette Royal fait MONAR-CHIC. On ne compte plus les magazine people qui font leur miel du mariage Royal ou du baptême Princier.

    Les Monarchistes s’attellent depuis la chute du Second Empire à maintenir un état d’esprit Royaliste par une action de propagande en profondeur -je vous revoie au Groupe d’Action Royaliste (GAR) pour les Royalistes Orléanistes et au Groupe Royaliste d’Initiative et de Proposition Politique (GRIPP) pour les Royalistes Légitimistes- et dans l’attente du retour de la Royauté en France, ils entendent défendre l’intéret national.

    C’est sur le deuxième point, madame, que nos idées se rejoignent. Vous prétendez à la magistrature suprême, à devenir notre Régente : Vous êtes intelligente, vou parlez-bien, vous possédez une bonne vision des problématiques qui touchent notre Pays à l’intérieur et de la place de la France dans le monde.

    Aussi, pour vous démarquer du PETIT maCrON enfariné qui est en face de vous et que nous savons (malgrès ce qu’il dit) fils du système, dopé aux fortunes anonymes et vagabondes nous voulant tous crétins et protitués -et ce depuis la plus tendre enfance !- tous nés de père inconnu et mourant ous célibataires, et avançant masqué (ce que vous avez très bien compris !), vous devrez proposer aux français quelque chose de nouveau, de différant : je vous invite, chère madame, à OSER la carte des racines Chrétiennes de la France.

    Même si vous n’êtes pas forcément Cathos Tradi ni Royaliste convaincu comme votre nièce Marion, si vous arrivez à laisser vos problèmes PERSONNELS avec l’Eglise à la maison et penser au BIEN COMMUN de la Patrie, et pendre en considération l’électorat Catholique qui s’est organisé à travers CIVITAS, vous verrez venir à vous beaucoups plus de soutients que vous ne le penseriez vous même.

    Sans rien hôter à votre programme, ET SANS SORTIR DE LA REPUBLIQUE, vous pourriez REELEMENT REVOLUTIONNER LA FRANCE en apportant LE VERITABLE CHANGEMENT que beaucoups attendant, même inconsciemment :

    1°) Extension du statut concordataire mosello-alsacien à tout la France : il ne suffirait qu’un seul texte de loi !
    2°) Affirmation publique de la religiosité : on ne vous demende pas de faire semblant de retourner à la Messe, madame, mais de permettre à votre nièce de se faire voir publiquement à Saint-Nicolas du Chardonnais les jours de grande affluences religieuses.
    3°) Défense de l’Eglise : défense de la liberté de l’Eglise Catholique, défense des biens de la même Eglise Catholique.
    4°) Législation Chrétienne.
    Ces quatres points constituent ce que les historiens de la pensée politique apellent NATIONAL-CATHOLICISME. Le National-Catholicisme s’appuie sur la pensée Catholique-Sociale : je vous renvoie à René de La Tour du Pin et à Albert de Mun, le premier étant resté Royliste, le second ayant rallié la République.
    Beaucoups de Français voudraient vous entendre dire qu’une certaine beurgeoisie arrogante et revancharde n’est pas chez elle en France : elle n’y est qu’invitée…
    Saint-Pie X savait faire la différence entre la France et le régime qui l’assassine : la France existe au-delà de la République, elle existait encore sous l’Empire et elle continuera d’exister sous la Monarchie.

    ET VOUS ETE ASSEZ JEUNE, MADAME, POUR VOIR UN EVENTUEL CHANGEMENT DE REGIME ET DE CONTINUER A SERVIR LA FRANCE AU-DELA DE LA REPUBLIQUE SI CELLE-CI VENAIT A DISPRAITRE !

    Cesser de servir la République ne serait trahir la France, madame.

    Pour ses partisans, madame, le Royalisme consiste avant tout en une ambition pour la France: la volonté de redonner au pays sa vocation de Fille Aînée de l’Eglise et d’Educatrice des Peuples, la position hégémonique qu’elle a eu jusqu’au début du siècle passé où elle était indépendante et rayonnante, de retrouver un Monarque apte à enclencher de grands projets -La France défenseur des nations, la France promoteur du développement, la France pivot d’une Europe des patries, la France partenaire des pays de l’Afrique et du Moyen-Orient, la France présente dans le monde, la France artisan de paix- celle aussi de sortir du jeu des partis et de la politique à court terme qui caractérise, pour les Royalistes, l’exercice du pouvoir des hommes politiques de la république.
    Le Royalisme se pose aussi pour certains comme une opposition au nouvel ordre mondial, par le renforcement de l’Etat face aux insitutions supranationales qui empiètent sur les libertés fondamentale des peuples.

    Beaucoups de Français, chère madame, et pas tous Royaliste comme votre serviteur, sont cependant las de se sentir considéré que comme des cons-tribuables bons à être préssurés.

    En conclusion, ce serait le moment, madame, de convier tous les Français à se rassembler sur le terrain politico-religieux, afin de sauvegarder « la nation des Francs qui a Dieu pour fondateur » , dans l’attente un jour peut-être de lui rendre les institutions qui garantiront sa pérennité.

    Hervé J. VOLTO, CJA, Président Honoraire de la Charte de Fontevrault (Président 1991-1994), membre du Chapitre Général et Délégué Officiel pour l’Italie

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